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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 06:00

Le Cromignon a un rythme...particulier pour un bébé de 13 mois. Enfin, il a ce rythme depuis qu'il a 3 mois, en fait, à peu de choses près.


C'est un couche tard. Et un lève-tard. Comme sa soeur avant lui, et comme moi. Est-ce que c'est génétique? Est-ce que mes enfants se sont calés sur mon rythme? 


Quoi qu'il en soit, il va dormir le soir, à 10h30. Allez savoir pourquoi ça en énerve certains?


Les petites phrases des proches: "ça n'est pas on pour lui". Ah bon? Pourquoi? Le Cromignon est en pleine forme. Il se développe tout à fait normalement. De plus, il peut voir son papa le soir après le travail, ce qui est chouette pour les deux.


"Comment tu feras quand il ira à l'école?" D'une part j'ai encore 2 ans pour y penser. Ensuite, c'est très simple, je ferais comme avec la Pouillette avant lui. Je le réveillerais, il mettra 3 jours à se caler, et ensuite pas de problème. Après tout, nous autres adultes, est-ce qu'on a le même rythme tous les jours, 375 jours par an?


"Tu ne peux pas profiter de ta soirée". D'une part, c'est mon problème. D'autre part, c'est faux, le Cromignon faisant encore deux siestes par jour, dont une autour de 19h-20h, donc je peux dîner pépère. Et pour finir sur ce sujet-là, je ne pense pas qu'il faille absolument que les gamins soient au lit pour "profiter" de sa soirée.


"Tu ne peux pas te coucher tôt si tu es fatiguée". C'est vrai. Maintenant, je ne sais pas pour toi, mais moi, avant 10h30, de toutes façons, c'est uniquement en cas de gastro intense.


"Tu n'as pas le temps de faire quoi que ce soit le matin." C'est vrai. Mais perso, je préfère dormir tranquille plutôt que passer la serpillère ou aller a supermarché. Chacun ses goûts! Quant aux weekends, si je veux faire quelque chose un peu tôt, eh bien je le réveille, il n'y a pas mort d'homme.


Et surtout, surtout...pourquoi donc les gens se permettent de donner leur avis alors qu'on ne leur a rien demandé????

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!pavédanslamare

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 12:00

Une-nounou-denfer.jpgOn entend ces derniers temps plusieurs affaires de maltraitance de bébés par les nounous. Une telle insultait à longueur de journée la petite de 6 mois dont elle avait la garde, une autre laissait le bébé toute la journée seul au garage et ne faisait que le nourrir et lui changer ses couches 2 ou 3 fois par jour. Rien que de l'écrire j'en ai des frissons. Comment peut-on maltraiter un bébé?


Sorti des images d'épinal du bébé qui est trop mignon, il s'agit d'un petit être qui ne peut ni se défendre ni témoigner de ce qu'il vit, ce qui rend particulièrement abject ce genre de traitements. De plus, le bébé ne comprend pas ce qui lui arrive et peut rester marqué à vie par ces actes. Je regarde le Cromignon et je tremble à l'idée du monde extérieur et de tout ce qui pourrait lui arriver...j'ai toujours été très inquiète pour mes enfants, et ce genre d'info ne va sûrement pas m'apaiser...


L'une de ces nounous a été démasquée grâce à un enregistrement que les parents, inquiets de l'état de leur bébé, on réalisé à l'insu de la nounou avec un micro planqué dans une peluche. Et en écoutant les infos ces derniers jours je suis tombée des nues: la nounou contre laquelle bien sûr les parents avaient porté plainte, portait plainte elle aussi pour atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui, « en captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel », infraction prévue par l'article 226-1 du code pénal.

Mais elle est gonflée celle là!


Quand bien même elle pense tenter sa chance pour obtenir des sous, elle n'a pas honte? Se faire attraper en flagrant délit de maltraitance sur bébé et oser se retourner contre les parents? Je pense que l'âme de certains êtres humains est si vile qu'elle échappe à toute compréhension par un esprit sain (le mien, hihihihih!).


Heureusement sa plainte a été déboutée, le tribunal a pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant, merci la justice. Mais là ne s'arrêtait pas ma surprise quant à l'étrangeté de certains esprits. Sur la blogosphère, je trouvais des articles scandalisés par le procédé utilisé par les parents, arguant qu'on allait vers une dérive sécuritaire et le flicage des gens sur leur lieu de travail. L'article que j'ai lu disait que tôt ou tard la nounou aurait été démasquée par d'autres moyens. Mais on mélange tout là! 

 

Je trouve qu'ici ces blogueuses oublient la première personne concernée: l'enfant. (et si c'était le vôtre mesdames, vous le laisseriez chez votre nounou avec ce doute affreux?) Cet enfants, comme d'autres, vivait un enfer et ne pouvait pas le dire. Il sera certainement marqué d'une manière ou d'une autre par ce qu'il a vécu. Si les parents n'avaient pas découvert le pot aux roses, il aurait pu subir ça encore très longtemps.

 

J'ai pour ma part fait garder ma grande par une nounou qui était super et traitait ma fille comme si elle était de la famille. Je n'ai jamais eu aucun doute ni aucun souci avec elle. Mais que sait-on de ce qui se passe vraiment quand les parents ont le dos tourné? Ces parents qui ont confié leurs bébés à ces nounous étaient certainement confiants au départ, les gens savent bien donner d'eux l'image qui les arrange.

 

Imaginez les parents du bébé qui ont choisi cette personne sur un entretien d'à peine une heure, et qui la voient 5 minutes le matin et 5 minutes le soir. Que peuvent-ils remarquer? Rien.

 

Je ne suis pas partisan d'un flicage sur le lieu de travail, bien au contraire. La société Big Brother serait certainement une des choses qui pourrait nous arriver de pire.  Mais ici on parle de bébés, de NOS bébés. Alors il faudrait un contrôle plus strict des agréments, des contrôles réguliers sur place via les PMI peut-être, et une formation plus poussée pour les assistantes maternelles qui ne sont en rien spécialistes de la petite enfance, enfin que sais-je... Ainsi les parents n'auraient plus à transgresser la loi pour savoir comment on s'occupe (ou pas) de leurs enfants.

 

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère cane!

 

pavédanslamare

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 08:23

cerazette.pngSi tu as des enfants, que tu les as allaités, et que pendant ton allaitement tu as pris une contraception orale, tu connais bien ce mot: Cérazette.


C'est LA pillule contraceptive compatible avec l'allaitement. La seule. Je m'explique: pour faire du lait, certaines hormones présentes dans les autres pillules sont interdites, sinon tu risques fort d'avoir une forte diminution de ta lactation.

La seule pillule possible, c'est Cérazette.


Déjà j'aime moyen le concept de monopole. Mais surtout, ce que je déplore, c'est qu'elle a deux défauts majeurs.


Le premier, c'est d'être chère, et pas remboursée. La boite pour 3 mois m'a coûté plus de 40 euros, et franchement, je trouve ça abusif, dans le sens où je n'ai pas le choix. C'est celle-là, à ce prix, ou rien. De plus, pourquoi est-ce que je cotise à la sécu et à ma mutuelle, si c'est pour ne pas me faire rembourser un produit qui est à la fois quotidien et nécéssaire???

 

Le second, c'est d'avoir, sur certaines femmes, au bout d'un certain temps, des effets secondaires. Quand j'ai eu la Pouillette, je l'ai allaitée 8 mois. J'ai donc eu cette pillule, car je souhaitais une contraception orale. Et aucun souci. Mais là, j'allaite le Cromignon depuis presque un an, et depuis 3 mois j'ai des douleurs et des saignements. Des douleurs vraiments fortes, comme des douleurs de règles, mais plus fortes. Et des saignements tous les jours, tout le temps. Pas très abondants, mais continus. 


Donc je suis obligée de me bourrer de spasfond et de dolipranes en prime (c'est peut-être les mêmes labos??? C'est étudié pour???) et d'acheter des protèges-slips, ce qui rajoute au budget initial (j'ai essayé de me faire rembourser les protèges-slips par la sécu...ils m'ont dit non, pffff!).


J'ai été voir mon gyneco, qui m'a dit d'un air blasé que c'était un des effets secondaires classiques de cette pillule, et qu'il n'y avait rien à faire. A part arrêter la pillule. Ou arrêter l'allaitement. Chic. Merci, 40 euros de consultation, au revoir.


C'est moi, ou c'est juste scandaleux qu'il n'y ait que cette pillule possible pour allaiter? Ils font quoi les labos concurrents? Et pourquoi ça n'est pas remboursé? 

 

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

pavédanslamare

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:02

nuit.gifOk, j'ai choisi un titre un peu...accrocheur. Alors qu'au final je pense que mon propos est plus calme...quoique.

 

J'entends tout un tas de mamans et autres dire que quand un bébé ne fait pas ses nuits, il ne faut pas le laisser pleurer, c'est horrible, c'est barbare, c'est traumatisant pour l'enfant.

Certes. Que voilà un beau discours.

Cependant.

Il y a beaucoup de cas différents de bébés qui ne font pas leur nuits.


Chères mamans qui tenez ce discours, avez vous pensé à ces mamans qui ont 4 enfants, qui bossent, qui courent partout toute la journée, et dont le petit dernier (et l'avant-dernier aussi!) se réveille toutes les deux heures chaque nuit? Pendant des mois? Cette maman, usée jusqu'à la corde, quand elle lit ce genre de propos, forcément, elle culpabilise, et elle se lève,et se relève, 4 ou 5 fois, chaque nuit. Elle tente d'expliquer au bébé, de rester près de lui en lui tenant la main, de lui donner à manger, à boire, que sais-je...

Sauf que rien ne marche. Et elle, épuisée, ne sait plus à quel saint se vouer...elle déprime sec, elle ne tient debout que sur les nerfs, et toi aussi tu sais ce que ça donne, pas vrai, l'épuisement. Je ne vais pas te faire un dessin.


Et encore si ces partisans du no-cri proposaient des solutions qui marchent...mais s'il y en avait ça se saurait, et l'inventeur ferait fortune.

Attention je ne prône pas le fait de laisser crier un bébé comme solution décisive et efficace. Surtout pas, et surtout pas un tout petit. Avant 3 mois de toutes façons, la plupart des bébé ont besoin encore de manger la nuit. Mais je ne rejette pas non plus la possibilité. Je comprend qu'on ne veuille pas laisser pleurer son bébé, mais je ne comprend pas qu'on estime que personne ne devrait le faire.


J'ai une petite soeur, qui n'a pas fait ses nuits pendant 2 ans. J'avais 11 ans. Pour qu'elle dorme, il fallait la bercer sans arrêt. Si on s'arrêtait, elle se réveillait. Ma mère n'a pas voulu la laisser pleurer. Ca a été les deux années les plus horribles de notre vie de famille je pense.

Mon père travaillait tôt le matin, il était réveillé plusieurs fois par nuit, dès que ma mère flanchait et que la petite se réveillait en hurlant. Je pense qu'en deux ans il a du perdre 10 kg (en même temps comme régime, super efficace!). Ma mère bossait toute la journée. Au jour d'aujourd'hui, plus de 20 ans après, je ne sais pas si elle s'en est jamais remise. Pas moralement en tout cas.

Et moi j'allais en 6ème avec les cernes les plus creusées de la classe...


Je ne dis pas que la laisser pleurer aurait été LA solution, pas qu'une fois en tous cas. Mais à ce stade, je pense qu'il aurait fallu essayer, plutot que de nous laisser tous sombrer dans une vie de fatigue...la petite comris d'ailleurs...ma soeur a toujours des problèmes de sommeil. Elle n'arrive pas à s'endormir seule. Elle est insomniaque. Elle se réveille fréquement la nuit. Cause, ou conséquense?


Tout ça pour te dire que si toi, tu ne veux pas laisser pleurer ton bébé pour qu'il fasse ses nuits, c'est ton problème. Mais il n'y a pas lieu de juger ceux qui le font, ou de les culpabiliser. Parce que face à la fatigue, une des pires tortures à mon avis, on fait feu de tout bois.

Et au final, si ça fonctionne, pour ma part je préfère être une mère reposée, disponible pour mes enfants la journée, en forme pour eux, plutot qu'un zombie épuisé. Je pense que les quelques nuits ou ils auront pleuré une demi heure ne seront pas si traumasitantes que ça, par rapport au fait d'avoir ses parents à bout de force pendant des mois.

Je n'ai pas eu besoin de réfléchir à ça avec la Pouillette. Ce fut le cas pour le Cromignon.


Je suis une faible, je ne supporte pas la fatigue. Si je n'ai pas mes heures de sommeil, je suis une épave. Les premiers mois, ça va, je tiens. Mais au bout d'un moment, c'est fini, je ne répond plus de rien. Le Cromignon me réveillait totues les deux heures la nuit. Quand je n'en ai plus pu, je l'ai laissé pleurer. Un peu, car je me suis rendu compte qu'au bout d'une vingtaine de minutes, il se rendormait. Au fil des nuits, le temps des pleurs s'est racourci. Un quart d'heure, puis dix minutes, puis juste quelques pleurs. Et au bout de 3 semaines à ce rythme, il dormait de 23h à 7h.

Aujourd'hui c'est un bébé heureux, qui dort très bien, qui s'endort tout seul dans son lit, heureux d'y retrouver ses doudoux. Je ne regrette vraiment pas. Je dors la nuit, je suis heureuse, en forme.


Si tu juges que c'est mal, c'est ton jugement. Garde le pour toi. Je ne te juge pas de faire autrement, chacun gère comme il peut.

 

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

pavédanslamare

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 01:45

enfant-en-colere.jpgEh non! Quand on est imbuvable, on peut l'être à 4, 16, 36 ou 74 ans!


Car il est un lieu commun que je déteste: celui qui consiste à dire qu'un enfant est mignon, innocent, que ses bêtises sont dues à son jeune âge, etc..."Laisse-le, il est petit!" entend-on encore souvent.

Ah parce que le fait d'être petit est une excuse à tout?


Certains enfants sont adorables et mignons. Certains sont turbulents et mignons. Certains sont terribles au quotidiens mais ont un grand coeur. Il font les pires bêtises et se rattrapent d'un sourire, d'un câlin.

Et certains sont infects. Sont pétris de défauts absolument incompatibles avec mon caractère.

Tout comme les adultes, finalement, non?


De la même manière que je trouve aberrant d'accorder du respect à nos aînés sous prétexte qu'ils sont plus âgés, parce que je ne pense pas que le fait d'avoir vécu plus longtemps que moi donne une quelconque valeur ajoutée, je trouve que le fait d'avoir 4 ans n'est pas une justification suffisante à certains comportements. Ce n'est pas parce qu'un être humain n'a que 4 ans qu'il a tous les droits, et particulièrement celui d'être aimé de tous quoi qu'il arrive.


Car oui, j'aime certains humains. Beaucoup même. Et ce, quelque soit leur âge. Car ce n'est pas un paramètre que je prends en compte pour ressentir ou non de l'affection.

Des atomes crochus, je peux en avoir, ou pas, avec plein de gens, ou pas, qu'ils aient 4 ou 88 ans.


Nous avons tous connu des gamins juste impossibles à vivre, et franchement désagréables, voire "méchants" (même si je trouve ce qualificatif réducteur, des fois, il est parlant!).

On met alors en cause leur jeunesse, leur éducation, leur vécu qui peut déjà, avoir été difficile (il n'y a malheureusement pas d'âge pour souffrir). Mais peu importe! Quelque soit la raison, si je ne t'aime pas, je ne t'aime pas, point! Et je ne vais ni me forcer, ni me sentir coupable de ça, à cause de ta jeunesse!

Parce qu'on culpabilise, souvent, de se dire qu'on n'aime pas un gamin. C'est fou, non? Est-ce que tu culpabilises de ne pas aimer ton abominable voisin beauf, irrespectueux et bruyant? Ta belle-mère tyrannique qui met son nez partout? Ton collègue raciste et misogyne? Bien sûr que non! Est-ce que tu leur cherche des excuse dans leur passé? Dans leur vie actuelle? Est-ce que tu les excuses parce que leur boulot est pourri, parce que leur conjoint les a quitté, ou autre?


Pour moi, c'est pareil quelque soit l'âge. L'affection et la sympathie ne sont pas en rapport avec le nombre des années.

Il y a des enfants qui ne me sont pas sympathiques, c'est tout, c'est normal, je ne peux pas aimer tout le monde. Zéro culpabilité là-dedans.

 

 

 

 

Et toi, il y a des gamins que tu n'aimes pas?

 

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

pavedanslamare-copie-1.jpg

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 01:34

Et ça n'est pas peu dire. Outrée, énervée à l'extrême, scandalisée!


J'ai récemment cherché un soutien-gorge d'allaitement une taille en dessous de ceux que j'ai, car à plus de dix mois d'allaitement, ma poitrine a dégonflé. En centre-ville, rien. Pas un magasin n'en vendait. J'ai donc passé commande sur un site sympa, qui m'a livré très rapidement, et qui avait eu la gentillesse d'inclure à son envoi un magazine que je pensais chouette, "Neuf mois". Le numéro de juin.


Bon, ça ne me concerne pas vraiment en ce moment, je ne suis pas enceinte, mais je l'ai feuilleté, il est bien agréable, ce magazine, non?


Eh bien non!!! Pas du tout, mais alors pas du tout!


Page 100 de ce magazine, je tombe sur un article traitant de l'après grossesse, et notamment du baby blues.

DSCF8084.JPGIl y a un témoignage d'une maman nommée Emilie. Dans ce témoignage, elle raconte son baby-blues qui a duré 3 semaines. Elle dit avoir eu des problèmes pour allaiter sa fille, n'avoir pas eu sa montée de lait à la sortie de la maternité, ce qui la déprimait beaucoup. Du coup, "conseillée" (!!!!!!!) et soutenue (re !!!!!!!) par son médecin traitant et les puéricultrices de la PMI, elle a arrêté d'allaiter et (je vais citer parce que c'est vraiment à lire un truc pareil!) "une fois le biberon instauré, j'ai enfin pu me reposer (...) et j'ai pu profiter à fond de mon bébé".

 

Euuuhhhh! Je hurle intérieurement!!!!


D'abord par rapport à ce témoignage: cette pauvre maman désirant allaiter est sortie de la mater sans avoir eu sa montée de lait (et sans avoir eu de conseil non plus là-dessus apparemment!): c'est où cette maternité de....???? En maternité on est censé se faire aider aussi pour allaiter, non? Ils n'ont pas de conseillère en lactation? Personne ne lui a donné les coordonnées de l'une d'entre elle? Un site Internet où elle aurait pu en trouver une? L'adresse du forum de la Leache League pour avoir des conseillères en ligne, et d'autres mamans?


Ensuite, toujours sur le témoignage: c'est quoi ce médecin traitant de ...???? Depuis quand les médecins s'y connaissent en allaitement, d'ailleurs??? Je rappelle qu'au cours du cursus de médecine en France il n'y a aucun cours sur l'allaitement, car ce n'est pas une maladie. Donc les médecins, à la base, ne s'y connaissent pas du tout! Par contre celui-là qui est médecin, c'est son devoir d'aider cette maman à allaiter, et se renseigner, ou l'aiguiller convenablement, parce que "passez au bib vous n'aurez plus de problèmes", il n'y a pas besoin d'avoir bac+7 pour le dire!!!!


C'est quoi cette puéricultrice de PMI???? Depuis quand elles disent d'arrêter d'allaiter??? Pour la petite histoire que je raconte ici, quand j'ai eu des problèmes d'allaitement, c'est une puéricultrice de la PMI qui m'a encore plus enfoncée et qui a m'a provoqué, avec un conseil totalement dénué de connaissances derrière, une infection aux seins. Donc là c'est pareil, on pourrait croire qu'elles s'y connaissent, mais que dalle!!! De plus, sous couvert de leur profession, certaines donnent des conseils qui n'ont pas plus de valeur que ceux de votre poissonnier (et peut-être même moins...), auxquels on crois parce qu'on les pense compétentes en la matière, ce qui est faux.


Alors attention: je ne dis pas que TOUS les médecins et TOUTES les gens qui bossent en PMI sont incompétents en matière d'allaitement. Si tu as de la chance, tu vas tomber sur des personnes qui se sont autoformées parce que ça les intéresse, et qui seront de bon conseil.

Mais ça, c'est si tu as de la chance. Mieux vaut s'adresser à des spécialistes, des vraies, des consultantes en lactation (dont certaines ont sauvé mon allaitement).


Ensuite je hurle par rapport à ce magazine!!! Comment il s'appelle? "Neuf mois"? C'est pas pour les futures et jeunes mamans ce truc? C'est pas sensé les aider, les aiguiller, leur donner de bons conseils? Leur dire où s'adresser en cas de souci? Publier des témoignages CONSTRUCTIFS? 


Parce que là, c'est simple, ils font un lien entre baby-blues et allaitement, rien que ça! La nana raconte comment tout a été mieux en sevrant son bébé (de 3 semaines en prime...au secours...enfin...je n'ai rien à conseiller à personne mais je rappelle que l'OMS, elle, conseille un allaitement maternel exclusif au minimum deux mois...moi j'dis ça j'dis rien...)

Et s'ils veulent publier un témoignage faisant ce lien, parce que ça n'engage que la maman qui témoigne, ils devraient au moins inscrire un démenti en NDLR! Des explications, des conseils! Parce que l'allaitement ne cause pas le baby blues, enfin! Et le passage au bib ne le stoppe pas! Sinon ça fait 10 mois et demi que je suis en baby blues! 

 

Je suis une maman allaitante et heureuse de l'être. Si tu as fait le choix de pas allaiter, c'est ton affaire, je ne me permets pas de te dire ce que tu as à faire, chacun sa vie. On peut être copines, c'est pas comme si tu votais FN. Oui, parce qu'il y a un quart des votant de cette année qui ne seront pas mes copains, ça c'est sûr!

Mais ce qui m'offusque là, c'est la désinformation. Pour choisir d'allaiter ou non, il faut avoir les cartes en main. Être bien informée, conseillée. Savoir à qui s'adresser en cas de soucis. Ce magazine qui est censé informer les jeunes mamans, c'est comme le médecin qui te dit "vous avez des crevasses? Passez au biberon!", c'est utiliser la confiance que donne son statut pour faire de la désinformation et entretenir de fausses idées reçue (voire en créer de nouvelles!).

Et c'est juste scandaleux.

 

Alors "Neuf mois", c'est sûr, je ne te lirais pas!

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 23:00

pavedanslamare.jpg

 

Je ne suis pas parfaite, loin de là. C'est pourquoi j'évite de donner des leçons, et aussi parce que chacun sa vie, je fais ce que je pense être bien chez moi, et je sais que ça n'est pas forcément valable chez les autres. A chacun sa vérité.

Mais il y a une chose qui m'horrifie au plus haut point, et tant pis si ça fait de moi une snob de la plume.

Je fais des fautes d'orthographe, des fautes de frappe, des fautes de grammaire. Tout le monde en fait, avec plus ou moins de régularité et de gravité. Ca n'est pas un critère pour juger les gens (d'ailleurs qu'est ce qui en est un? J'évite de trop juger, mes critères d'aujourd'hui peuvent devenir mes repoussoirs de demain). Ça n'est pas non plus un critère pour juger de la qualité d'un écrit, blog ou autre.

 

Cependant j'estime que quand on écrit en partie au moins pour les autres, dans un blog donc, on se doit par respect pour l'outil qu'on utilise, notre langue, et pour nos lecteurs, de se relire un minimum.

D'éviter de faire des fautes monstrueuses que le correcteur dans la barre d'outil en haut vous signalerait en jaune fluo avec clignotant et sirène d'alarme.

De ne pas trop se fier à ce correcteur et se relire un peu, juste un peu.

D'éviter d'utiliser trop fréquemment le langage SMS. "C koi?", c'est marrant deux minutes.

De mettre de la ponctuation dans son texte.

 

Je vais rappeler le pourquoi de ces règles fastidieuses qui encadrent notre langue, et les autres aussi. Nous n'avons pour communiquer que cela: notre langue. La communication reste assez imparfaite, car quand je dis "un chien", je pense à un chien, et toi quand tu écoutes, tu ne vas pas recevoir mon image mentale mais tu vas avoir la tienne, et penser à un chien certes, mais qui sera très différent du mien, sûrement. Cependant c'est tout ce qu'on a.

Alors s'il existe un code si compliqué, que certains trouvent vraiment imbitable, c'est pour qu'on s'embrouille le moins possible et que nos pensées puissent être envoyées au destinataire en subissant le moins possible de déformations.

Ainsi la communication idéale n'existe pas, vu qu'on n'est pas télépathes, mais l'orthographe et la grammaire permettent d'éviter trop de perte. Sinon chacun parle comme il le veut et plus personne ne se comprend, la tour de Babel!

 

Tout ce laïus pour dire que ces blogs truffés de fautes, d'orthographe et de conjugaison, de langage SMS, m'énervent au plus haut point. La nana (je dis la nana mais c'est valable pour les mecs, hein!) qui écrit s'en fout-elle complètement de moi, sa lectrice? S'en fiche t'elle que sa prose en devienne agaçante, que je n'arrive pas à tout comprendre à la première lecture? 

S'en fiche t'elle que le fond de son propos soit éclipsé par la forme?

 

Car c'est dommage, sûrement qu'elle a quelque chose à dire, peut être que j'aurais aimé la lire. Mais je ne peux pas, je suis ici pour me détendre aussi!

 

Alors, tu trouves une faute dans ce billet? 

 

Et voilà un pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:25

Ces derniers temps dans la blogosphère et sur des forums je suis tombé sur plusieurs articles et discussions autour de l'accouchement avec et sans péridurale. Certaines discussions, et surtout le ton de certaines discussions, m'a amené à réfléchir un peu. Pas à mon expérience personnelle (pour une fois je ne me regarde pas le nombril!) mais à une tendance qui prend vraiment del'ampleur.peridurale.jpg

Quand la péridurale a été inventée, c'était une révolution. Que les femmes attendaient. Depuis que l'homme existe. Depuis que l'homme existe les femmes souffrent (et meurent aussi parfois...) pour donner la vie. On peut dire que c'est un grand progrès.

En ce moment il y a un courant "naturaliste" qui consiste à considérer comme positif le fait de s'en passer et d'accoucher "naturellement", et donc comme négatif le fait de réclamer la péri. On admire les femmes qui "ont réussi", qui"ont tenu" et qui n'"ont pas craqué". Du coup celles qui ont choisi d'atténuer la douleur se sente dévalorisées par rapport à ces wonder-parturientes, insensibles à la douleur, fortes et qui ont "pleinement vécu leur accouchement". Il y a des variantes, avec le renouveau de l'accouchement à la maison, etc...

Attention je ne souhaite pas minimiser l'exploit. Mais je ne vois pas en quoi il serait plus admirable de choisir de souffrir que de choisir le contraire. Ce qui est admirable,c'est de donner la vie. Le reste est une question de choix personnel. La plupart du temps aujourd'hui les péri sont bien faites et bien dosées, ce qui permet à la mère de ne pas trop souffrir tout en ayant les sensations de la naissance (j'ai accouché par césarienne avec une péri, je vous garanti que j'ai tout senti alors que franchement j'aurais préféré le contraire! Sentir qu'on vous ouvre le ventre c'est très particulier!). Evidement il y a toujours la possibilité que la péri soit mal faite, mal dosée, c'est possible. Mais c'est de plus en plus rare. Je pense qu'on peut tout à fait vivre pleinement son accouchement avec une péri, ne pas trop souffrir et du coup etre plus dispo pour accueillir son bébé car moins épuisée par les douleurs. Si on voit les choses sous cet angle, il me semble, à moi et à moi seule hein, je ne donne de leçon à personne, que si j'avais le choix, je choisirais de voir si je souffre beaucoup et si c'est le cas, demander la péri. On n'est pas aux J.O.

J'ai lu un témoignage sur un forum, qui m'a bouleversée. C'était une malheureuse primipare () qui disait son angoisse de l'accouchement et qui exposait son choix d'accoucher sans péridurale. Elle était super angoissée, terrorisée par la perspective de souffrir trop et de "craquer" et de demander la péri, ce qu'elle risquait de se reprocher ensuite. Se reprocher! Comment se reprocher de demander à vivre un des évenements les plus marquants de sa vie dans les meilleures conditions possibles? Si pour certaines c'est sans péri, pour d'autres c'est avec! Est-ce qu'on se reproche de prendre un doliprane quand on a la migraine???

Alors je m'interroge sur les motivations de cette pauvre nana qui exposait son malaise sur la toile, et qui ne doit pas être la seule dans ce cas...

C'est un choix personnel, je le répète, qui n'a rien de plus ou moins admirable et qui regarde chacune d'entre nous...

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:43

femme-enceinte.jpgJe suis toujours énervée devant ces deux lieux communs: la grossesse te déforme, l'allaitement rend tes seins moches.

 

De manière générale, je suis toujours énervée devant les a priori, même si bien sûr, j'en ai aussi...ce qui a le don de m'énerver après moi-même quand je m'en rend compte!

Mais je m'égare.

 

Donc il est communément admis que la grossesse va te faire prendre 30 kg, qu'à terme il t'en restera 20, évidement que ça ne t'ira pas du tout (parce qu'on peut tout à fait prendre 30 kg et être belle hein!) et qu'évidement encore tu ne ressembleras plus à rien.

Que tu seras couverte de vergetures. Que tu seras totalement dé-musclée. Que la peau de ton ventre sera toute relâchée. Je ne te parle même pas de tes fesses, et de la cellulite qui t'enveloppera comme un sac de couchage. Adieu, vêtements moulants, petits hauts sexy, féminité et séduction (veaux, vaches, cochons, poulets...). Tu deviendras une MERE et puis c'est tout. 

Si d'aventure tu as la chance de ne pas garder lesdits 20 kg, c'est pour voir tes mignons petits seins (ou fiers et plantureux...) tomber lamentablement, se couvrir également de vergetures et ressembler à des gants de toilette pendouillant après la douche...

Quoique tu peux aussi cumuler les deux! +20 kg ET seins qui pendouillent.

 

Eh bien je dis non!

 

Parce que d'abord chacune fait avec sa nature, sa morphologie, son métabolisme. 

Grossesse ou pas, tu peux être: grosse, maigre, belle, moche, avec ou sans cellulite, avec ou sans vergetures. Avec ou sans jolis seins.

Tu peux être du genre à prendre 1 kg en pensant à un fondant au chocolat, ou du genre à ne rien laisser paraître après une cure pizza-raclette d'une semaine.

Le comportement qu'aura ton corps pendant et après tes grossesses va en dépendre.

 

Chacune réagira différemment. Celle-ci prendra 25 kg et les reperdra avec régime et sport. Celle-là en prendra 10 mais en gardera 5. Celle-ci a une bonne élasticité de peau et ne marquera pas, en plus elle se mettra les bonnes crèmes tout au long de la grossesse (ça aide quand même). Celle-là aura le ventre tout zébré. Celle-ci n'aura aucune marque sur sa poitrine car elle a de la chance (et elle a crémé aussi à fond, ça aide je vous dit!), celle-là aura effectivement les seins marqués.

 

Ensuite il est vrai que la grossesse va ficher un coup à ton corps, il ne faut pas se leurrer. Les athlètes de haut niveau peuvent avoir un enfant et revenir au top, mais elle vont vraiment en ch... pour y arriver. Mais elles vont revenir au top. C'est possible.

 

Évidemment, telles les stars qui hantent nos tabloïds et qui rentrent dans leurs fringues deux semaines après avoir accouché, c'est plus simple quand on est aidé, quand on a de quoi se payer femme de ménage, coach, cuisinier, nounous...et se dégager des contraintes du quotidien.

 

Mais on connaît toutes, ou peut-être même en es-tu une, des nanas toutes simples, qui récupèrent leur corps (à peu près...) après un ou deux ou trois ou plus...enfants. Et allaitements. Elle sont sûrement : de la chance, une bonne nature, certes. Mais c'est la preuve que rien n'est inéluctable, ni même définitif. Pour certaines c'est facile, naturel. Pour d'autres il faut beaucoup d'efforts. Mais c'est possible.

 

Le comportement pendant la grossesse va sans doute beaucoup jouer, même s'il ne fait pas tout. Il est plus facile de retrouver la forme, je pense, quand on a eu une grossesse active, qu'on n'en n'a pas profité pour se goinfrer de tout ce dont on se privait avant, quand on avait des envies de fraises plutôt que de profiteroles. Encore une fois on n'est pas toutes logées à la même enseigne face à sa grossesse.

 

Quant à l'allaitement, c'est un peu la même chose. On a plus de chances de retrouver ses jolis seins d'avant (s'ils étaient jolis, enfin ceux d'avant quoi...) sans trop de dégats si on gère le crèmage, les bons soutiens gorges d'allaitement, etc.

 

Alors quand certains/certaines affirment que la grossesse ou l'allaitement flingue le corps de la femme, ben moi je dis non. Il n'y a pas de fatalité. Pas de généralité.

 

A chacune son histoire.

 

 

Et toi, quelles séquelles gardes-tu de ta/tes grossesse(s)?

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 12:30

Je n'aime pas trop m'étaler sur le politique. Ce n'est pas le lieu.flamby.jpg

Mais là je fais une exception parce que je déborde de ce que j'ai envie de dire, à la lecture de certains billets.

Pour tous ceux qui nous prédisent une faillite à la grecque et qui pensent qu'il faut, pour l'éviter, notamment faire comme certains de nos voisins qui bossent 47h/semaine (sans se plaindre parait-il, j'en doute...) je dirais: je pense qu'il faudrait recadrer le débat. Il y a aussi des pays avec une économie très dynamique qui pratiquent encore l'esclavage, ou peut s'en faut. On peut faire comme eux aussi, non? 


Souhaitez-vous une société où la qualité de vie est au centre des préoccupation, ou une société qui permet aux économies de rester compétitives? Si vous voulez bosser comme des ânes, ne pas voir vos enfants ni vos proches (après tout peut-etre êtes vous workaholics? Ou préférez-vous rester au taf jusqu'à 21H pour qu'en rentrant les petits soient couchés afin de ne pas vous taper le bain?) pour que la France récupère son triple A et que le CAC 40 soit au top (les actionnaires vous remercieront-ils?), grand bien vous fasse. 


Perso je préfère penser que mettre l'humain en priorité est possible, en tous cas plus que ce fut le cas ces 5 dernières années. Je ne rêve pas trop non plus sur les "hollandemains qui chantent".


Et je rassure les catastrophistes: ne vous inquiétez pas, en vrai, il n'est pas de gauche, notre flamby.

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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