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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 18:58

Mea culpa, mea culpa.


Jusqu'ici j'avais réussi à rester loin des polémiques plus ou moins vaines sur la blogo et sur Facebook.

Et puis je me suis laissée avoir comme une blogueuse débutante!


Pourquoi? Parce que je ne l'ai pas vue venir du tout.

Ca m'apprendra, tiens. Désormais je ne serais que bisounours.

 

 

gala.jpg

 

Tout a commencé par ce chouette billet de la Mère Cane.

Je l'ai aimé, je partage sa pensée, et j'ai tenu à le dire. Marre que l'image de la femme soit ramené à ce stéréotype:

Belle, mince, même juste après avoir accouché (marche ou crève!), pomponnée tout le temps même quand elle est tranquille chez elle, souriante, et bien sûr, mère.

Cependant tu remaqueras que les gamins ne doivent pas prendre trop de place, faut pas déconner, elle doit rester sexuellement disponible.

Et avoir une bête de maison bien décorée, propre, en ordre.

Et une jolie carrière.

 

Sinon ce n'est pas une femme accomplie. C'est une sous-merde indigne d'être considérée et aimée.

Quelle honte...

 

Bref, tout ce petit rappel du foin d'il y a quelques jours pour dire que le slogan de Gala m'a vraiment choquée, (pas la photo), encore et encore cette aliénation de la femme...

 

Parce que cette fille "peut sans rougir remettre ses stilettos un mois après avoir accouché" (sous entendu sa robe taille mannequin bien sûr), toutes celles qui ne le peuvent pas doivent donc rougir.

Les grosses vaches.


C'est de la logique, hein.

 

Si tu trouves ce slogan acceptable, c'est que tu es Karl Lagergfeld (et je suis grave honorée tout de même que tu tombes sur mon petit blog, Karlito de mon coeur!).


 

Je ne souhaite vraiment pas rentrer dans le débat concernant la personne sur cette photo, ce pourrait être n'importe quelle mannequin. Et qui bien sûr fait les photos qu'elle veut et la taille qu'elle veut et mène la vie qu'elle veut et je m'en fous.

 

Ni dans l'esthétique pure ou la critique photographique, ou la mise en scène qui relègue les enfants au rang d'accessoires mettant leur maman en valeur.


Des photos de stars toutes maigre après avoir accouché, il y en a plein les tabloïds.


Et il y a plein de femmes qui ne sont pas des stars qui sont toutes minces après avoir accouché, aussi. Chacun sa nature, son métabolisme, et ses priorités.


J'ai moi même pris assez peu de poids pour mes deux grossesses et il ne m'en est rien resté, et ce assez rapidement, même si c'est tout de même bien plus d'un mois après. Aujourd'hui je fais le même poids que quand j'avais 15 ans. (Et je me pomponne et je met des talons, put...de bord... de mer...!).

C'est vrai que je ne poste pas souvent, voire jamais de photos de moi en pied et très apprêtée, genre robe-talons aiguilles. Ca ne veut pas dire que je traîne en pyj tous les weekends, c'est juste que je ne prends pas souvent mes tenues en photo.


Je ne suis d'ailleurs pas du tout choquée que telle ou telle actrice ou autre ne garde aucun kilo de grossesse à peine le marmot expulsé: leur corps, c'est leur travail, c'est comme ça, elles ne peuvent pas se permettre d'avoir du rab' de gras et c'est pour ça qu'on les paye.

A leur place, tu ferais pareil.

 

Ce qui m'intéresse c'est le message.

 

Je pense qu'on peut être maman, ou pas.

 Prendre soin de soi. Ou pas. Ou pas tout le temps.

On peut mettre des talons de 12. Ou de 5. Ou pas. Ou pas tout le temps.

On peut rentrer dans un 34 le lendemain de l'accouchement. Ou 10 ans après. Ou jamais.

On peut être en robe de créateur ou en vieux joggo. Ou alterner.

 

Et être une femme accomplie. Et féminine.

Il y a autant de styles de féminité que de femmes.

Si t'es heureuse comme ça, fais donc ton ménage en louboutins, ou en pyjama!

 

Moi aussi, je peux faire des photos sexy dans mon salon, d'abord. Je me demande bien pourquoi Gala ne les prend pas pour faire sa Une.

J'ai pas de stilettos, c'est vrai, mais j'ai quand même mis les plus hauts talons que j'ai!

Par contre j'ai bien failli me fouler la cheville en passant mon balais avec...tu crois que Gala m'aurait remboursé mon plâtre?

J'ai un décolleté aussi...enfoncée la Sylvie, j'suis bien mieux non? Allez Gala, j'attends tes propositions!

 

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DSCF6131-copie-1.JPG

 

Voilà, mon salon est en bordel, mes gamins sont si peu parfaits que je ne peux pas les faire poser sur une photo, je n'ai pas de stilettos...mais je suis quand même une vraie femme épanouie même si je ne vends pas du rêve.

Quoique j'ai une jolie pelle, tu ne trouves pas?

 

Même que je vais te dire pourquoi on veut nous enfermer dans la quête de la perfection inaccessible selon Gala, le diktat de la minceur à tout prix, du look au top, celui de la mère parfaite ou de la maison nickel.


C'est parce que pendant que ton cerveau est occupé à tenter d'atteindre ces graals futiles...la moitié de l'humanité peut tranquillement continuer à asservir l'autre moitié, dont tu fais partie, meuf.

 

Ca réagit aussi par ici:

 

La Mare au Canard

 

Confidences de maman


 


 

 

 

 

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 05:15

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Il y a eu un temps où je n'y pensais pas.


Un temps où "ces gens-là" étaient, dans mon esprit, des marginaux, des punks à chien, des skinheads désintégrés, des anciens collabos et autres joyeusetés "exotiques". En ce temps là, on ne les voyais pas, on parlait d'eux comme des êtres à part, à qui ils manquait une case, des personnes incompréhensibles pour le reste du monde, comme Céline (l'écrivain,pas l'atsem de mon fils!) mais sans le génie littéraire.

Ils ne se montraient certainement pas au grand jour, ne distribuaient pas leurs tracts avecles autres partis, collaient leurs affiches la nuit, avaient honte peut être, et peur, sûrement.

En ce premier temps, la dernière guerre, elle n'était pas encore très loin dans les esprits: mes deux grands pères, encore loin de la tombe, m'en racontaient les horreurs qui avaient bien failli leur coûter la vie.

En ce temps là, le "Bébête show" de glorieuse mémoire mettait en scène un "Pencassine" à dents de vampire, ridicule et grimé, planqué dans un placard à balais et n'en sortant que sous les huées, pour dire des insanités.


 

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*crédit photo



Et puis il y a eu le temps du déni: c'était si éloigné de ma façon de penser que je en voyais pas comment un autre être humain, avec un cerveau foutu comme le mien, pouvait avoir ce type d'idéologie simpliste à l'extrème. D'ailleurs je ne vois toujours, pas, mais passons.

En ce temps-là, je disais "la France n'est pas un pays raciste, voyons! Ca a toujours été une terre d'accueil, à la pointe de l'Europe, à la fin des chemins." Ou encore "Si tu as les dipômes, tu trouveras du travail, voyons, faut pas être parano. Je ne dis pas que ça n'arrive jamais, mais c'est très très rare, de se faire jeter parce qu'on est étranger ou d'origine étrangère." Faut dire que j'ai grandi dans un coin ou l'exception, c'était moi, et je croyais sans doute que le reste du pays était à l'image de ce que je connaissais.


 

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*crédit photo

 


Il y a ensuite eu le temps de la bonne volonté: les Hommes sont intelligents, si certains sont dans l'erreur à ce point, il doit etre facile de le leur montrer. Ils ont dû avoir un moment de faiblesse, comme quand on tombe dans l'alcool ou la drogue à 14 ans, et être mal entourés à ce moment là. Une bonne cure de désintox et zou, on en fera des nanars, pour sûr. 


A cette période, j'avais un copain très sympa qui un jour m'a dit sans ciler et en me regardant droit dans les yeux qu'on lui avait refusé les aides au logement parce qu'il était blanc et français, alors qu'on les avait accordées au gars noir qui faisait la queue devant lui à la CAF. Et crois moi, il n'y a pas une seule cellule de mon cerveau qui ne s'est pas senti déboussolée par ce discours incohérent, cherchant une logique inexistante.

Mais c'était le temps de la bonne volonté, alors j'ai rengainé mes envies de cogner tant de bêtise crasse et j'ai parlé. J'ai expliqué que les calculs des aides sociales se faisaient à l'aide d'un ordinateur, sur des critères de ressources et de charges, et que la couleur de la peau n'était pas un item qu'on pouvait cocher ou non dans le formulaire.


Ce à quoi il m'a répondu que quand même, le gars noir, il les avait eues, les aides, lui.

Mais tu sais quoi? J'ai dû me prendre pour mère Thérésa et j'ai continué quelques mois à le fréquenter: je croyais qu'à la longue, je pourrais lui faire comprendre ses erreurs, à quel point c'était crétin ce discours, à quel point il était manipulé.


Peine perdue bien sûr: il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. J'en suis donc arrivée à le dégager de mes fréquentations, aussi sympa soit-il, et en même temps à l'époque actuelle.

 

 

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*crédit photo

 

 

Le temps actuel, c'est celui de l'intolérance, oui, oui. Moi qui me fiche de l'opinion des autres sur 90% des choses. Moi qui clame que la vérité n'existe pas, que chacun à la sienne, et qu'il faut arrêter de nous les briser avec les diktats divers et varié. Moi qui apprend à ma Pouillette que les gens ne sont jamais tout noirs ou tout blancs, que chacun à tout un tas de nuances, qu'un très bon ami peut être un mari violent, qu'un patron tyran peut etre un très bon père, je dis que ces gens là sont tout noirs, sont des nuisibles, ne sont pas dignes d'être fréquentés. quelques soient leurs autres qualités.


Sur ce sujet, pas de négociation, pas de tiédeur, pas de compromis.

Je peux fréquenter presque tout le monde, aussi grandes soient nos divergences de vues sur la gestion de nos nos vies, notre rapport aux autres, et la politique.

C'est un sujet ennuyeux, pas vrai? Pas de ceux dont on papote avec les copines en buvant un café, pas vrai?

J'ai dans mes copains des miltants pro-palestiniens et d'autres pro-israéliens qui se frittent sur facebook autant qu'ils peuvent, des électeurs (déçus souvent, mais c'est une autre histoire) de Sarkozy et d'autres (non moins déçus d'ailleurs, comme quoi...) de Hollande. Des anarchistes trotskystes prosélytes et les admirateurs de Juppé. J'ai été à la fête de Lutte Ouvrière avec des copains qui votaient Chirac. Et tout ce petit monde cohabite joyeusement chez moi pour l'apéro.


Mais il y a une limite. Sur ce sujet, l'Histoire me rends raison, la vérité, LA vérité, c'est bien moi, c'est bien nous qui l'avons. 

Sur ce sujet là, il n'y en a bien qu'Une, celle des "gentils", et les "méchants" c'est pas nous.

 

Oui il y a un mec sur quatre ou cinq en France qui est un haineux médiocre. Qui croit des discours de haine, qui n'a rien foutu en cours d'histoire. Qui rejette toujours la faute sur l'autre. Qui croit qu'une crise économique mondiale peut être imputée à 10% de la population française. Qui croit que Pétain est un héros de la première guerre (d'ailleurs là dessus aussi j'aurais à en dire). Que Vichy n'est qu'une ville d'Auvergne un peu bourgeoise où coule une eau gazeuse célèbre.


Aujourd'hui ceux qui croient des fascistes légèrement déguisés, devenus étonnament fréquentables dans l'univers médiatico-politique, sans avoir même lu leur programme, sans avoir la moindre idée de ce qui les attend en cas de vistoire de ces gens là, n'ont pas de cerveau. Et ceux qui les croient en ayant lu le programme sont bien pire que des crétins.


Je dis que les "imbéciles heureux qui sont nés quelque part" n'ont jamais réfléchi à ce que c'est d'être un Homme, à cette barbarie artificielle que sont les frontières, les pays, les Etats. C'est tellement plus facile de se vautrer dans le populisme le plus basique que de se poser des questions!


La tolérance avec ces gens là? Des révisionistes puants qui écoutent tranquillement un mec dire que "les chambres à gaz ne sont qu'un détail de la seconde guerre mondiale"? La tolérance avec ceux qui regardent les autres cultures comme inférieures? 


Quant à respecter la démocratie et le droit des gens à s'exprimer, certainement pas avec un parti anti-démocratique lui-même. Le droit de s'exprimer, c'est dans le respect des libertés des autres, tu sais, là où s'arrête la mienne, la tienne et la leur aussi.

 


Je l'ai déjà dit ici et ailleurs: les sympathisants du FN, je n'ai rien à leur dire: ce serait comme expliquer le théorème de Pythagore à mon chien, ils ne peuvent pas comprendre.

 

 

 

 

 

Ainsi finit en musique aujourd'hui mon pavé dans la mare de la Mère Cane. 

 

pavédanslamare

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 06:50

Je n'ai pas porté ma Pouillette, j'ai porté et je porte encore, tant que je peux, mon Cromignon.

 

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J'ai vu la différence.

 

J'ai vu d'une part le bonheur de sentir son bébé blotti contre soi, les agréables sentations, et le bien-être du bébé, lové contre maman.

Puis qui découvre le monde, à hauteur d'adulte, à portée de bisou.


 

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Mais tout ça, c'est un plus, la cerise sur le gâteau.


Non, la vraie raison qui m'a fait "tomber" dans le monde du portage physiologique, c'est d'abord et avant tout parce que c'est vraiment pratique.


Je suis pragmatique comme nana, pas trop idéoloqique.


 

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Un bébé dans les bras, c'est handicapant. Un bébé dans l'écharpe, ce n'est pas gênant pour s'occuper des grands, de la maison, rentrer et sortir avec bébé endormi (ou pas) sans avoir à le déplacer de transat en cosy en poussette...


Un bébé dans un transat, ça s'ennuie vite. Surtout Cromignon.

J'avais à peine le temps de laver deux assiettes, ou d'étendre 3 chaussettes, que déjà il chouinait.

 

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Trois solutions: soit le laisser chouiner, puis pleurer, puis hurler. C'est pas mon truc: je ne pense pas qu'un bébé aussi petit fasse des "caprices", s'il réclamme, c'est qu'il exprime un "besoin".

Et puis franchement c'est juste l'horreur, quoi: faire sa vaisselle avec hurlements en fond sonore...

 

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Soit arrêter et le prendre dans les bras, puis le reposer et laver à nouveau deux assiettes, puis le reposer...Etc. Epuisement assuré.


Soit le mettre dans l'écharpe (le mei tai, le préformé...). Et finir ma vaisselle. Avec un bébé serein.

 

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Tu devines ce que j'ai choisi?

 


Quant aux déplacements...quel confort, par rapport à une grosse poussette à trimballer, qui te fais galérer dans les transports, qui se manie mal...Même si parfois elle a ses avantages: j'ai toujours sorti la poussette pour les vide-greniers par exemple.

 

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Alors oui, le portage pour moi, ça a été une révélation. Et comme je suis enthousiaste et convaincue, j'en parle autour de moi: autant faire profiter les copines de ce que j'ai découvert de bien!

 

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Si les gens sont dubitatifs, pelin de préjugés, ou simplement n'accrochent pas, je leur montre un peu, s'ils veulent, comment ça marche, mais je ne suis pas "lourde", je n'insiste pas.

Ma came c'est ma came, et pas forcément la leur.

 

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Ca pourrait s'arrêter là mais...


Quand je vois des personnes qui galèrent avec une énorme poussette dans le métro et qui s'en plaignent: "ahhh trop galère de trimballer bébé dans le bus!!!".

Bah oui, bien d'accord avec toi.


Ou à la neige: "ahhh mais la poussette dans une station de ski, c'est pas possible!!"

En effet, pas vrai!

 

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Ou tout simplement à la maison: "il veut tout le temps les bras, quand je le pose il crie, je n'arrive pas à faire quoi que ce soit dans la maison!"

Je veux, mon neveu!


Ou encore dans des situations du quotidien, toutes simples: " aller chercher le pain, c'est la misère! sortir la poussette, mettre bébé dedans, puis tout remballer, juste pour 3 minutes et acheter le pain!"

Quelle perte de temps et d'énergie, j'en conviens!

 


"Comment faire ses courses? Dans la poussette tout ne tient pas et bébé ne va pas encore dans le siège du caddie!"

Tu y retournes plusieurs fois avec ta foutue poussette, je ne vois que ça, désolée...


 

Et là je m'interroge: il me semble que le portage est LA solution à toutes ces situations, non?

 

Je le leur en ai parlé, je leur ai expliqué, non?


Qu'ils n'adhèrent pas, c'est leur problème, mais alors pourquoi continuer à me gonfler avec des problèmes déjà résolus, qu'ils veulent bien avoir uniquement pour pouvoir continuer à se plaindre!

 

Mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

 

pavédanslamare

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 06:59

J'ai allaité mes deux enfants, respectivement 9 mois et 2 ans.

J'ai aimé le faire, et eux en ont bien profité.

J'ai adoré que mon corps me permette de leur offrir le meilleur.

Si ce n'est pas ton cas, ti'nquiète, je m'en fiche, c'est ton corps, ce sont tes gosses, chacun fait ce qu'il veut.


Je ne milite pas, je n'aime pas la désinformation.


Et parfois je m'interroge.

En essayant de ne pas juger.

Et en confrontant mon point de vue aux autres.

 

Dernièrement une amie m'a dit qu'elle avait sevré son bébé à deux mois parce qu'elle n'avait pas apprécié de l'allaiter.

Elle m'a dit qu'elle se sentait comme une "vache à lait".

 

 

allergie-au-lait.jpg

*crédit photo

 

 

Les montées de lait, le contact et la succion, la nécéssité de vider ses seins trop pleins parfois, surtout les premières semaines...

 

Tout ça l'avait rebutée. Elle fait ce qu'elle veut, hein, je te rappelle. La guerre bib/sein ne passera pas par moi.

 

C'est cette histoire de "vache à lait" qui m'intrigue.


 

Techniquement, qu'est ce qu'une vache à lait?

 

C'est une vache, donc un mammifère, que l'Homme utilise pour produire du lait (dont il est friand, l'Homme, eh oui).

Je passe sur les méthodes utilisées pour arriver à ce résultat. Il y aurait à dire.

 

C'est donc d'abord un mammifère, et elle produit, comme toute femelle de mamifère qui n'a pas de dysfonctionction de ce côté, du lait dans ses seins, ses mamelles, son pi, ce que tu veux.

Bref.

 

Donc ce "complexe de la vache à lait" est en fait, me semble t'il, un refus d'être assimilé à un animal.

A ce que l'on est, au final, un mammifère.

 

Les mammifères ont des poils sur le corps, un suqelette interne, ont une reproduction sexuée, fabriquent leurs petits dans l'utérus de la femmelle qui accouche et allaite son bébé en lui apprenant la vie. quand il est sevré, il reste encore plus ou mouisnb longtemsp avec sa mère, ou dans son troupeau, et puis vole de ses propres ailes.

en gros hein, je ne te fais pas un cours de SVT.

 

Moi, je trouve les mammifères admirables.

Je trouve que c'est une classe vachement sympa, et je suis contente d'en faire partie: être un reptile me brancherait moins, par exemple...

 

Je trouve qu'ils sont hyper complexes, et pourtant parfaits. Adaptés. Intelligents.

Et puis, ils ont des émotions (viens donc près d'un élevage le soir où on enlève le veau à sa mère, tu verras si elles n'en n'ont pas, les vaches...pour que nous puissions bouffer du yaourt, soit dit en passant).


 

En bref, moi, je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de dégradant à être, pendant quelques mois de la vie de mon petit (sachant que mon espérance de vie à moi dépasse de beaucoup celle de la malheureuse vache en question.), productrice de sa nourriture, ainsi que ma nature de mammifère me le permet (ouiiii me le PERMET, quelle chance! Les lézards nous envient!).


 

Cette propension à placer l'Homme au dessus des autres animaux m'agace un peu, et je ne me sens pas du tout supérieure à cette vache là, qui peut être est une bien meilleure maman que moi. Ni à aucun autre mammifère, ou animal.

Différente, pas supérieure.


 

Pendant que j'ai allaité mes enfants, j'ai simplement fait fonctionner mon corps comme toutes mes consoeurs, mammifères mamans, vaches comprises, en ont la possibilité.

Les premiers temps, mes seins étaient gonflés, douloureux, et pour Cromignon j'ai eu pas mal de soucis.

Le rodage de la machine.

 

J'ai tiré mon lait, j'ai eu les seins qui "fuient", je me suis tachée de partout, je me suis baladée dans ma maison les seins à l'air.

 

Si dans ton esprit ça fait de moi une "vache à lait", sache que je vois vraiment pas où est l'insulte ni le côté péjoratif.

 

 

Et si on laissait ces pauvres vaches tranquilles?

 

 

Mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

 

pavédanslamare

 


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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 06:05

En cette période de soldes, je pense qu'il est temps pour moi de faire mon coming out consumériste.


Mon rapport à la consommation en général, et aux fringues en particulier, à beaucoup changé.

Depuis mon congé parental.

 

 

soldes.jpg


Auparavant, j'étais un peu comme tout le monde: je pestais contre la société qui nous pousse sans cesse à acheter de nouvelles merdes, mais je participais: je suivais un peu la mode, je voulais sans cesse un nouveau truc, à peine le dernier acheté, je lorgnais sur les boutiques de fringues, de bijoux, de sacs, de chaussures...


Je voulais toujours acheter les nouveautés que ce soit en alimentation, en maquillage.

J'achetais des stocks de crèmes dans les ventes privées, que je gardais dans mes placards.

Je faisais le plein de vêtements et sacs à main pendant les soldes.

 

Et puis mon congé parental m'a bien forcée à restreindre tout ça: plus de sous pour la fantaisie.

J'en ai beaucoup souffert, surtout quand dans mon frigo je ne trouvais en guise de desserts que des yaourts natures bien aigres.

Depuis, on a franchement du mal à se refaire une santé et des économies, mais le quotidien est devenu plus agréable.

 

Pendant tout ce temps, j'ai subi cette restriction budgétaire.

Et puis j'ai repris le travail, et j'ai alors réfléchi: j'avais survécu sans rien acheter.

Ni vêtements, ni chaussures, ni sacs, ni crèmes, ni maquillage, ni meubles.

 

Tout ce dont j'avais eu réellement BESOIN, je l'avais trouvé à moindre coût, d'occasion.

 

Les meubles pour la nouvelle maison, les vêtements pour les enfants...

 

Un jour, j'ai tenu un stand dans une brocante, pour vider un peu les placards.

Sur chaque stand, c'était un entassement de fringues, de fringues et encore de fringues...une telle offre que même à 50 centimes, un jean Pepe jeans tout neuf ne partait pas.

 

Ca m'a vraiment dégoutée.

J'ai fait un tri drastique dans mon armoire, j'ai tout mis en vente ou donné.

D'ailleurs il me reste encore quelques cartons.

Et j'ai instauré de nouvelles règles chez les diablotins.

 

Je n'achète plus que ce dont j'ai vraiment besoin, même si les prix sont attractifs, même si une vente privée d'enfer se présente.


Je cherche toujours de l'occasion avant d'acheter du neuf.


Les plaisirs de la table et les activités prévalent sur les achats, car la joie qu'ils procurent n'est pas égoïste et est bien plus durable.

Les achats pour la maison prévalent sur les achats personnels.


Concernant les produits, crèmes, savons  et autres: je finis toujours un tube avant d'en racheter un autre. Plus de stocks.


Je reste vigilante concernant les faux amis qu'on nous rend indispensables alors qu'ils ne le sont pas: exit les gels douches, retour au savon, par exemple.

 

J'achète beaucoup moins qu'avant, par contre je veux de la qualité, surtout si j'achète neuf.

Je préfère avoir un beau sac à main qui me dure quatre ans, plutôt que cinq de chez Gémo qui puent le faux cuir.

Pareil pour les cosmétiques.

 

Attention, j'aime me faire plaisir et j'ai toujours une whish list, je ne me suis pas transformée non plus!

 

C'est étrange, parce que quand on me demande ce que je vais acheter pendant les soldes, j'ai vraiment l'impression que c'est un passage obligé.

Hier une collègue ne m'a pas demandé "si" j'avais prévu de faire un saut dans les boutiques, mais ce que j'allais acheter.

Quand je réponds que non, je n'ai besoin de rien, et que quand j'ai besoin j'achète surtout de l'occasion, on me regarde avec des yeux ronds.

 

Une loi est-elle passée, rendant les soldes obligatoire? N'ai-je pas le droit d'avoir tout ce dont j'ai besoin?

De ne pas (toujours) céder à l'appel de la consommation effrénée?

Bien sûr si j'ai besoin de quelque chose de neuf, je vais guetter les promos et les soldes, mais il se trouve que là maintenant tout de suite je ne veux rien du tout!

 

On dirait que je suis une extraterrestre parce que je ne me rue pas, le premier mercredi des soldes, dans les magasins pour une lutte sans merci à coup de carte bleue.

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

 

pavédanslamare

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 06:47

Les chiens d'attaque, tu connais?

 

 

mastiff.jpg

 

 

Ce sont des chiens qui appartiennent à ces races:

  • Staffordshire terrier ou American Staffordshire terrier (chiens dits "pit-bulls"),

  • Mastiff (chiens dits "boerbulls"),

  • Tosa.

  • Rottweiler

C'est donc très précis: 4 races.

 

Jusqu'à il y a peu, je n'avais pas vraiment d'avis sur la question.


Je pensais qu'un chien, ça s'éduque, et que n'importe lequel avec de grandes dents peut être sympa ou dangereux selon son maître, la vie qu'il a...


Cependant il est vrai que certains chiens sont agressifs de par leur race: le caractère est plus ou moins génétique.

Ajoute à ça une grosse mâchoire et de longues dents...

 

Un jour, je baladais la chienne avec ma Pouillette.

Arrivées au bout de ma rue, j'ai vu au loin un voisin, avec son chien.

Un Mastiff.

Costaude, la bête.

 Ni attachée, ni muselée, ni rien du tout.

 

Quand elle nous a vues, je pense que notre tête n'a pas dû lui revenir.


Le clébard s'est mis à aboyer comme un dingue et à cavaler vers nous à la vitesse de la lumière.


Son maître, derrière lui, avait beau l'appeler, il n'y prétait aucune attention.

Ledit maître ne s'est même pas mis à courir pour tenter de le stopper, il l'appelait juste, un peu mollement, comme blasé.

 

Tu vois la scène d'horreur?

 

Ma toute petite chienne morte de peur qui se blottit derrière moi.

Ma grande Pouillette tout aussi morte de peur qui se met à crier "maman!!!!!!!!" en me serrant le bras.

 

Et moi...tout aussi morte de peur.

 

Et ce monstre plein de dents pointues qui fonce vers nous, apparement pas dans l'optique de nous faire des câlins.

 

Et la grille de mon jardin, pile à mi chemin entre le chien à cet instant T et nous.

 

C'est marrant comme, dans ce genre de situation "vitale", j'ai des réflexes que je ne pensais pas avoir.

Je pense qu'avec la peur, le cerveau analyse les situations plus vite.

 

Jai chopé ma chienne sous le bras, hors de question de laisser ce monstre la déchiqueter.

J'ai crié à ma Pouillette "cours!", parce qu'elle, je ne peux pas la mettre sous mon bras.

 

Et on a foncé droit devant, vers la grille, et aussi...vers le chien qui se rapprochait de plus en plus, forcément.

 

Ca s'est joué à une demi seconde.

Mon analyse cérébrale était juste, mais peu s'en est fallu que je n'ai un milième de seconde d'erreur.

Que j'aurais payée sans doute avec un bout de chair de mon mollet, au mieux.

 

Mais j'avais calculé juste, et j'ai refermé la grille pile au nez du molosse.


Il était derrière la grille, et nous à l'abri. Il écumait de rage de nous avoir loupées de si peu. Il sautait comme un dingue, en aboyant à fond, et en sautant de toutes ses forces. Heureusement, la grille est haute.


J'étais tellement choquée que je suis restée là, sans bouger, un peu hagarde de trouille, ma chienne dans les bras, ma Pouillette derrière moi, et j'ai regardé passer le maître.


Il m'a fait un petitsigne de la tête, genre "salut!", et s'est éloigné, normalement. Comme si de rien n'était.

Je ne savais pas quoi faire et je suis restée comme une conne dans mon jardin. Le chien a finalement suivi son maître.

 

Maintenant ma Pouillette a peur de sortir la chienne.


On a repéré, toutes les deux, les maisons sur notre parcours, qui ont une grille par dessus laquelle on peut sauter. Au cas où on croise le voisin trop loin de la notre pour avoir le temps de la rejoindre.


Comme j'ai un copain dans la police, je lui ai demandé quoi faire. Parce qu'à un moment, il y a des lois dans ce pays.

 

Il m'a dit que ce voisin avait déjà eu des soucis: il ne respecte jamais l'obligation d'attacher et de museler son chien.

Des gens se sont plains, et son chien a même été confisqué et placé en chenil deux fois. Il a du payer des amendes, aussi.


Mais rien n'y fait, il le récupère toujours et continue à se comporter comme le ,maître de la terreur avec sa bête.

 

Et je me demade pourquoi c'est à nous de faire attention, nous qui n'enfreignons aucune loi? Pourquoi c'est à nous d'avoir peur?

Pourquoi ce mec a t'il le droit de garder ce chien non dressé, ce chien dangereux, ce chien qui pourrait blesser, défigurer, ou pire?

Parce que c'est clair que s'il chope un enfant ou un petit chien, ce sera vite vu...

 

Il existe plein, plein de races de chiens.

Pourquoi choisir une de ces quatre là, qui sont dangereuses?

 

Je sais bien que d'autres races peuvent être dangereuses aussi, mais il faut bien commencer quelque part.


Alors depuis ce jour là, j'enrage, et je le dit haut et fort: que les gens prennent d'autres chiens que ceux-là, il y a le choix!

Je sais bien que certains sont adorables et bien dressés, avec des maîtres respectueux des lois et conscients.

Mais d'autres ne le sont pas.


Pour éviter que ces chiens ne se retrouvent en de mauvaises mains, et plutôt qu'attendre les drames pour agir, je pense qu'il vaut mieux faire de la prévention drastique.

Qu'on interdise ces bestioles qui peuvent terroriser tout un quartier et se transformer en armes!

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

 


pavédanslamare

 

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:06

ecole

 

 

Il y beaucoup à dire sur l'état de nos collèges. Du bon, du mauvais.

On entend surtout du mauvais, mais je te garantis que ce n'est pas (encore complètement) la catastrophe.

 

Pourtant aujourd'hui je vais apporter ma pierre à l'édifice du mauvais.

 

Parce qu'il se passe de sacrées choses, ignorées du grand public.

Pour moi, c'est évident. Mais en parlant avec les copines je me suis rendu compte que personne, en fait, ne le savait.

 

Les profs, pour les parents, ce sont des profs.

 

Je vais t'apprenddre aujourd'hui que non.

 

Les profs de collèges, bon an mal an, sont censés être formés dans leur matière et en pédagogie.

Ils obtienent un putain de concours super balaize, crois moi.

Au terme de deux ans de préparation tant théorique que sur le terrain, ils seront en poste.

La formation est ce qu'elle est, mais elle existe.

 

Ces profs sont des profs titulaires.

 

Ca, c'est sur le papier.

 

En réalité, le postes sont de moins en moins moins remplacés suite aux départs en retraites ou aux mutations.

Remplacés par des titulaires.

C'est à dire que le nombre de postes au concours ne suffit pas aux besoins.

 

Cependant les élèves sont là et bien là, et il leur faut des profs quand même.

 

Donc l'Etat a recours à un sacré tour de passe passe.

Il s'adresse tout bonnement à l'ANPE.

 

"Qui a un bac + 3 ou 4 en n'importe quoi et veut faire le prof?"

 

J'exagère à peine.

 

Et arrivent dans nos chers collèges de France des "profs" donc, qui n'ont aucune formation pour l'être.

Ils sont contractuels ou vacataires: leur contrat est un CDD (pour la majorité, certains parviennent à avoir un CDI au terme de...pffff...plein d'années).

Généralement pour une année scolaire, parfois moins quand il s'agit de remplacement de quelques emaines ou mois.

Oui, parce qu'il n'y absolument pas assez de remplaçants titulaires non plus, pour les courtes durées.

 

Aujourd'hui ces profs précaires sont de plus en plus nombreux. Quand j'ai commencé mon métier il y a une quinzaine d'années, dans le collège où j'exerçais ils étaient 3.

Aujourd hui ils représentent la moitié des effectifs.

 

Certains font ce métier depuis des années, et ils sont rappelés chaque année pour boucher les trous à droite à gauche. On peut les balloter dans un périmètre géographique très important. Et ils doivent la fermer, bien sûr, sous peine de n'avoir aucune affectation.

Certains font bien le boulot, d'autres moins, mais ce n'est même pas mon propos.

Parce que de mauvais profs titulaires, il y en a, aussi. Je ne t'apprends rien.

 

Ces profs non titulaires ne sont pas toujours payés pendant les vacances scolaires.

J'en ai connu qui cumulaient deux activités, pour joindre les deux bouts.

Comme cette collègue d'espagnol qui était vendeuse dans un magazin de souvenirs à Montmartre le weekend...

 

Pour l'Etat, c'est tout bénèf: de la main d'oeuvre bien plus docile que les titulaires. Sans sécurité de l'emploi. Moins bien payée. Moins militante. Moins encline à défendre des droits qu'elle n'a pas.

 

Et personne ne le sait, en dehors de ceux qui bossent à l'éducation nationale.


Tes enfants, au collège, seront pris en charge en partie par un personnel qui n'a pas eu de formation, qui n'a pas de concours, qui fait peut etre ce job en attendant mieux, qui est mal traité par son employeur.

 

Attention, je ne souhaite pas du tout accuser les personnes concernées d'incompétence.


Je voulais juste informer ceux qui me lisent de ce qui se passe: au lieu de donner le nombre de postes au concours nécessaire, et par là même de permettre à ceux qui le souhaitent d'être des profs reconnus et titulaires, l'Etat fait des éconnomies sur le dos de nos enfants. Et envoie au casse pipe du personnel non formé.

Eh oui, parce que ces profs-là sont surtout dans les établissements difficiles, comme c'est étrange!

Envoyer des personnels non formés dans les établissements où la formation et l'expérience est la plus nécessaire...c'est tout à fait logique!

 

 

Au fait: ce n'est pas mieux dans le privé, non. La bas certains peuvent être recrutés en interne de la même manière, et même parfois pire...

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 


pavédanslamare

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:02

J'ai écrit une brève de CDI où je racontais ma surveillance du brevet des collège.

 

Il était question d'élèves un peu...faibles...hem. Restons politiquement corrects.

 

jeune-et-con.jpg

 

Le but n'était pas de critiquer la société en entier, ou "une génération", ou quoi que ce soit de ce genre. Je racontais juste une anecdote.

 

Suite à ce billet, j'ai eu quelques réactions.

Certains qui me disaient que "cette génération craint". "Les jeunes sont des faignants illettrés". Etc...

Bref, toujours le même refrain: c'était mieux avant.

 

Et ça, ça n'est vraiment pas ma came.

Parce qu'il y a une chose que je déteste, ce sont les généralités.

 

Quand j'étais jeune, j'entendais la même chose. Et mes parents devaient entendre la même chose, jeunes. Et mes grands-parents avant eux. Etc...

 

Non, un élève un peu..."limité"...n'est pas à l'image de toute la jeunesse française du moment.

Une classe entière non plus.

D'ailleurs je mets quiconque au défi de dire quoi que ce soit de censé en commençant sa phrase par "Les jeunes d'aujourd'hui..."

 

Il y a autant de cas que de "jeunes". Il y en a des crétins. Et d'autres très intéressants. Et la plupart sont un peu entre les deux...comme tout le monde, de tous les âges!

Le jeunesse ou la vieillesse ne sont pas des critères pour savoir si quelqu'un est intelligent, intéressant, sympathique...


Te rappelles tu que "le temps ne fait rien à l'affaire..."?

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

pavédanslamare

 

 

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 05:47

Ma Pouillette était un bébé modèle et une petite fille digne de la comtesse de Ségur.

 

Quand elle a atteint ses deux ans, on m'avait prédit l'enfer.

Le terrible two. Le déchaînement des enfers.

 

Deux ans ont été fêtés. Puis dépassés, puis carrément laissés loin derrière.

 

terrible-two.jpg

*crédit photo

 

 

Rien.

 

Ma Pouilette est restée le petit bébé sage qu'elle avait toujours été.

Calme, posée, obéissante. Tranquille.

 

Pas de colères, pas de violence. Pas de crises au supermarché (de toutes façons j'évite d'emmener mes enfants au supermarché). Pas de test. Pas de refus d'autorité. Pas de volonté d'opposition.

Rien du tout.

 

Elle n'a même pas voulu à tout prix faire seule ce qu'elle n'était pas capable de faire, préférant attendre de maîtriser les capacités nécessaires.

 

Autour de moi, stupeur et consternation!

 

Et tout le monde d'y aller de ses remarques plus ou moins acerbes...allant du côté de ma famille jusqu'à se demander si elle était "normale", si elle était bien nourrie, si elle n'était pas délaissée ou même limite maltraitée!

 

Parce qu'un enfant ne peut pas être calme et sage sans être bizarre?

Ou est ce que, en ayant bavé avec leurs gosses, ces gens ne supportaient pas que je n'en bave pas, moi?

 

Et puis elle a grandi, et j'ai entendu: "oh, elle va te faire une adolescence terrrible, tu vas morfler!" "Il va bien falloir qu'elle s'oppose à toi! Tu vas le sentir passer!"

 

En reliant deux évènements qui n'ont rien à voir, ils se mettent en tête que, n'ayant pas eu ma dose d'enfant infect à l'âge requis, j'allais m'en prendre une double ration pour ses 15 ans!

Ben oui, pour grandir, il faut IMPERATIVEMENT s'opposer avec violence, c'est bien connu!

 

Jusqu'à cette pédopsy de la crèche qui ne m'a simplement pas crue quand je lui ai dit que ma fille n'avait jamais fait de "crise" d'opposition à deux ans, jamais une seule colère.

 

Peut être que la Pouillette fera une grosse crise d'ado, peut être pas. Mais tous ceux qui jouent à madame soleil parce qu'ils sont aigris que ma diablotine ait été un bébé plus que cool me tapent vraiment sur le système!

 

Et aujourd'hui, alors que le Cromignon grandit (et qu'il a tendance à coller des pains à ses petits camarades, et à faire des crises depuis ses 10 mois, hem...), voilà que certains en remettent une couche: "ah, c'était cool avec la Pouillette, tu vas souffrir avec le Cromignon!"

Comme si ce terrible two était une obligation, une fatalité, une étape qui devait forcement nous épuiser, nous, parents. Et que le fait d'y avoir échappé n'était pas normal, pas juste même!


Et donc si l'un de mes enfants ne l'avait pas fait, je devrais: être une mère maltraitante, subir une double crise d'ado, ou avoir un petit deuxième qui n'allait pas me louper! Voire le tout, pour ma peine!

 

Je n'ai pas de mérite particulier, j'ai de la chance, ma fille est cool. Peut être que ça va durer, peut être pas. Mon Cromignon est très cool sur certains points, et beaucoup moins sur d'autres. Cependant je trouve qu'à l'approche des deux ans, il s'assagit plutôt: plus grande compréhension du monde qui l'entoure, meilleure maîtrise du langage, ou autre?

Pour le moment, le terrible two n'est pas passé par nous.

 

Et j'aimerais bien que les haineux gardent leur haine!

 

C'est mon pavé dans la mare de la Mère Cane!

 

pavédanslamare

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:24

ecole.jpg

 

 

Il faut d'abord que je te dise que l'école Française républicaine, laïque, publique, gratuite et obligatoire, je l'aime.


Je sais qu'elle est une chance inouïe que beaucoup n'ont pas.

Je l'aime tant que j'y travaille, d'ailleurs.

J'aime à me voir comme une héritière des "petits soldats de la République" même si mon dévouement ne doit pas approcher le millième du leur.

 

Je lis et j'entends beaucoup de critiques sur l'école.

Beaucoup lui reprochent d'imposer une "normalité", de définir des cases dans lesquelles nos enfants doivent renter sous peine de tomber dans la spirale de l'échec scolaire.

De négliger les spécificités de chacun.

De laisser de côté ceux qui ne peuvent pas suivre, ceux qui sont plus lents, ceux qui ont des difficultés de concentration, etc...

 

On lui reproche de stigmatiser ces enfants.

 

On lui reproche aussi de ne pas intégrer les principes éducatifs présentés comme miraculeux, de Freinet à Montessori, Steiner et autres merveilleux penseurs et  pédagogues.

 

Nombreux sont les parents qui, alors même que leur enfant n'est même pas encore scolarisé, ont peur de l'école publique pour ces raisons et pensent directement aux écoles privées faisant miroiter un plus grand épanouissement des enfants, une meilleure prise en charge des différences de progression de chacun, de la pédagogie adaptée à gogo.

 

Sans parler de ceux qui ont des enfants ayant déjà quelques difficultés à l'école.

Ceux-là voient ces nouvelles écoles basées sur des pédagogies dites alternatives comme le Saint Graal de l'éducation, la terre promise, la solution suprême.

 

Tu vas me maudire, parent concerné, vilipendeur de l'école publique. Mais au risque de te plonger dans une profonde dépression, je vais te dire ce que j'en pense: la solution suprême n'existe pas, pas plus que l'école parfaite.

 

Enseignante, fille d'enseignants, femme d'enseignant, amie d'enseignants, j'en ai vu passer, des gosses "peu adaptés" à notre système scolaire. Eh bien je te garantis qu'une grande majorité d'entre eux est inadapté à TOUT système scolaire. Parce que leur problème, ou leurs problèmes, dépasse de très loin le cadre scolaire. Leurs problèmes, ils les ont aussi en dehors: à la maison, dans la vie sociale, chez les grands-parents...

Je peux aussi te dire que des gamins biens dans leurs baskets ET en échec scolaire, j'en ai vu peu. Voire pas.

Conséquence, hurle la foule.

Et si c'était cause, plutôt?

Ou un peu des deux?

Je ne sais pas, hein, je m'interroge...

 

Ensuite, avant de hurler haro sur l'école comme cause de tous les malaises scolaires, il serait bon de vérifier, gens avisés.

Non, l'école publique ne rejette pas les pédagogies alternatives.

J'ai moi-même suivi un module Montessori pendant ma formation (j'ai d'ailleurs adoré, quelle bouffée d'oxygène!).

En maternelle notamment, beaucoup d'activités sont basées sur les même schémas pédagogiques. Parce que de toutes façons, ce serait tendu de faire du cours magistral à 3 ans, hein...

 

Ensuite, de plus en plus, les enseignants sont formés et incités à différencier la pédagogie pour toucher le plus grand nombre d'élèves possible.

Et ce n'est pas d'hier! Ma formation date d'il y a douze ans, et je devais lire "pédagogie différenciée" dans à peu près tous mes cours d'IUFM...

Biens sûr, c'est aussi au bon vouloir de chaque enseignant. Bien sûr, il y a des profs et des instits plus ou moins "bons", comme dans tous les corps de métier. Bien sûr, selon sur qui ton enfant tombera, il sera plus ou moins bien suivi personnellement.

Bien sûr!


Mais le plus grand nombre cherche a voir de bons cours, de bonnes activités, à avoir des classes calmes et au travail, à avoir des élèves en réussite. Ne serait-ce que d'un point de vue personnel.

Alors ils cherchent, essayent, expérimentent, se forment...et ne retiennent que ce qui est efficace. Le travail de groupe, l'éducation sensorielle, le développement de l'autonomie, l'auto-correction, l'entraide entre élèves....ne serait-ce pas des bases de la pédagogie Montessori, par exemple? Eh bien je te garantis que les mêmes concepts sont employés pour la formation des enseignants de l'école publique! Et si tu lis les circulaires de mission des profs, tu les retrouveras toutes les deux lignes.

 

Où est-ce que le bât peut blesser?

Dans les effectifs.

Oui, parce que faire de la pédagogie différenciée avec des classes hétérogènes à 30...

 

L'école publique est conçue pour accueillir le plus grand nombre. C'est sa beauté et sa faiblesse. Elle n'est pas parfaite. Aucune école ne l'est. Elle ne le sera jamais.

Mais on peut l'améliorer.

Et ça ne peut pas se faire en la fuyant pour mettre ses enfants dans le privé, aussi performant et coûteux soit-il, ou te promet-il d'être. Parce les écoles qui font miroiter l'épanouissement de TOUS les enfants sont des menteuses.

Parce que payer cher n'est pas un gage de qualité et encore moins de bonheur.

 

Parce que finalement, beaucoup d'enfant y sont bien, dans nos écoles. Parfois il y a des phases difficiles, des rendez vous manqués, mais souvent tout se règle avec un bon travail d'équipe, une communication et un maillage enseignants-parents. Et puis souvent, juste avec du temps...

 

Certains sont laissés pour compte à l'école, mis dans  des cases? Ne le seraient-ils pas ailleurs?

Les cases, loin d'être forcément nuisibles, permettent de mettre des mots sur les choses, et de trouver aussi des solutions.


Quand on est malade, on préfère en général trouver le diagnostic pour établir un traitement, n'est-ce pas? Et pourtant on n'accuse pas nos médecins de nous fourrer dans des cases réductrices?


Avant de se tourner vers des écoles alternatives privées, fort chères, il serait bon d'être VRAIMENT sûr que le problème de l'enfant vient de l'école publique et serait mieux pris en charge ailleurs...et ça, je te parie mes bottes que ce n'est pas gagné!

 

Ensuite, attention à ne pas jouer le jeu de certains partis qui voudraient, à l'instar de beaucoup d'autres pays, une école à deux vitesse: une école publique plus que médiocre pour les "pauvres", une école privée de qualité et avec des effectifs réduits pour ceux qui peuvent se l'offrir.

Ce serait jouer le clivage des classes sociales voulu par les élites, qui veulent rester "entre-soi" et rendre impossible l'incroyable fonction d'ascenseur social que peut être notre école publique.

 

Pour finir, je dirais aussi que ce n'est pas l'école qui met les enfants dans des cases en ne respectant pas leurs différences. C'est la vie en société en général. Crois-tu qu'un patron va s'embarrasser de ce genre de préoccupations pour faire tourner son entreprise?

 

"Attention, lui est un lève tard, je ne vais pas le pénaliser parce qu'il n'est pas productif le matin."


"Oh, elle n'est pas douée en orthographe, sans doute a t'elle des talents artistiques, je ne vais pas lui demander de taper mes rapports".


"Celui-ci a une concentration assez limitée. Je ne vais pas lui en vouloir de bailler aux corneilles au bout d'un quart d'heure de réunion avec les actionnaires."

 

Allons donc....

 

La norme, le moule...ce n'est pas que l'école qui te demande de rentrer dedans. C'est le monde du travail, et le monde tout court.


 

Plutôt que de la critiquer et de la fuir, notre école, on pourrait se bagarrer pour l'améliorer, non?

 

 

pavédanslamare

 

 

 

 

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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