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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 06:01
Après l'accouchement...

Tu te souviens de cette photo dans Gala, de la légende et de la polémique qui s'en était suivie? J'avais bêtement foncé à l'époque, sans voir qu'une bataille virtuelle se profilait, et ce fut mon baptême du feu bloguesque.

 

Avant tout je veux donc bien préciser clairement: chaque femme devrait pouvoir se vêtir, avoir le corps, la maison et la vie qu'elle souhaite, passer l'aspi en talons de 12 si ça lui chante ou traîner en pyjama troué, et ce dans l’indifférence générale.

Mais on en est loin.

 

Et puis, on parle ici d'une femme après l'accouchement, pas n'importe quand...

Aujourd'hui je suis en plein dedans, le post-accouchement, alors je vais me permettre de l'ouvrir.

 

Voici donc Sylvie, ex miss France, un mois après son accouchement qui peut "remettre sans rougir ses stilettos". Tu vois, tout est dans le "sans rougir". Le reste est fort banal, un mannequin de 30kg tout mouillé après son accouchement, apprêté et maquillé, on connait et ça ne me choque pas: c'est son job. Elle ne va pas poser en chemise de nuit tâchée pour Gala, hein.

 

Je ne vais pas te redire tout le bien que j'en pense, si ça t'intéresse, c'est par ici.

 

Voilà l'image que la société, les médias (en tous cas celui là), renvoient aux femmes: une maison nickel, un corps conforme aux exigences de la mode, des gamins comme accessoires pour décorer parce que "bon hein quand même une femme ça fait des gosses" (!!!!) mais faut pas qu'ils prennent trop de place parce que sexuellement elle doit rester dispo et désirable pour Monsieur.

Sinon faut rougir, avoir honte de soi.

 

Les femmes, usées par cette quête permanente de la perfection selon Gala, continuent d'être aussi opprimées sans avoir le temps d'y réfléchir. Trop occupées à compter les calories. Ca occupe bien l'esprit, les calories. Et les rides, et le bordel dans la maison, le cul pas assez musclé...Histoire qu'elles ne réclament pas trop l'égalité avec les hommes et le respect de leur personne.

 

Quant aux hommes, spectateurs bienveillants la plupart du temps, ils se glorifient d'être des super papas maintenant qui "aident" à la maison. Ah, que les femmes ont de la chance d'avoir des hommes qui aident, de nos jours. De quoi on se plaint, hein?

Jamais le verbe "aider" n'a été si mal placé. Est ce que j'aide Monsieur quand je débouche le siphon de l'évier bouché ou que je remets de l'huile de moteur dans la clio?

 

Bref, me voici donc plus d'un mois après avoir accouché.

 

Ma maison est en bordel. Pas trop sale, c'est vrai, merci l'aide ménagère de la CAF. Mais la déco intérieure n'a jamais été aussi peu importante ici.

 

Je suis bien loin de (re)mettre mes stilettos, arf. Je n'en n'ai pas d'ailleurs. Forcément, j'ai vécu 35 ans dans le 93 et mon sport quotidien, courir après le RER B, c'était pas compatible avec des talons de 12, tu vois. (Mais j'aime porter des talons même s'ils ne sont pas de 12, ne me fais pas dire que je critique celles qui en ont!). J'ai de beaux chaussons violets confortables, et quand j'arrive à sortir (suites opératoires compliquées), je mets des baskets. (les talons de 12 après une césa...).

En passant, je ne te racconte pas comment je me serais fait traiter dans le RER station La Plaine Saint Denis avec des talons de 12. Le harcèlement de rue, hein.

 

Je suis bien loin aussi de remettre mes fringues habituelles. Je tourne avec 2 pantalons, 3 tshirts compatibles allaitement et 2 pulls.

Je ne suis pas coiffée ni maquillée. Ma coupe de cheveux ne ressemblent à rien vu que j'ai tout coupé pour les donner en juillet et que la repousse, c'est moche.

Je suis poilue des jambes.

Mes enfants portent des vêtements froissés.

Les nuits entrecoupées font que j'ai vraiment une sale tronche.

 

Devrais-je rougir, hein, Gala? Devrais-je me mettre à compter les propoints? A camoufler mes cernes sous du fond teint parce que les tétées nocturnes, ça fait la peau terne?

Parce qu'il n'y a pas mieux que l'auto-aliénation pour que la moitié de la population ne se pose pas de questions sur sa condition?

 

Je n'ai pas honte. Ma féminité et ma dignité ne sont pas dans mes fringues, mon tour de taille, mon maquillage, la tenue impeccable de ma baraque et de mes gamins.

Je n'ai pas honte. Moi, je m'aime bien quand même, malgré toi, Gala. Je ne t'autorise pas à me dire ce à quoi je devrais ressembler, pour avoir le droit d'être fière de moi.

 

Tu vois Gala, je mets mes chaussons sans rougir un mois après mon accouchement, avec mon corps que tu trouverais honteux et laid, et je t'emmerde.

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 06:15
Avac, Ava2c, césarienne? Le choix impossible.

Lors de mon précédent billet sur le sujet, je te racontais comme il est difficile de pouvoir tenter d'accoucher par voie basse après deux césariennes en France. Pourtant, c'est pratiqué dans d'autre pays, avec des taux de réussite très encourageants et pas plus d'accidents qu'ailleurs. Depuis j'ai appris encore pas mal de choses, comme par exemple que l'Ava2c (accouchement par voie basse après deux césariennes) n'est pas du tout plus risqué qu'une césarienne, opération qui peur entraîner des complications, comme toute opération d'ailleurs.

 

Bref.

Après moult recherches j'ai donc trouvé un gynéco qui accepte de tenter un Ava2c, et jusque là j'étais plus que motivée.

Mais.

C'est à 80 km de chez moi, 45 minutes de route. En soi ça ne m'effraie pas, beaucoup de femmes ont ce genre de timing avant d'arriver à la maternité. Dans mon département, plein de mes copines vivent en montagne et peuvent même mettre plus de temps. Quand j'étais parisienne, si les embout' s'en mêlaient, je pouvais mettre le même temps pour y arriver, aussi. Rares sont les femmes qui accouchent en moins d'une heure.

 

Ce qui m'ennuie le plus ce sont les aller-retour que ça va imposer à l'homme ensuite. Si l'Avac est complété, ce ne sera que trois jours, mais sinon....ce sera 5 ou 6 jours. C'est court et c'est long, pour lui qui devra gérer les diablotins tout en assurant auprès de moi.

 

Soyons méthodique, qu'en dis tu? Les pour et les contre...

 

Pour: possibilité de voie basse=meilleure récupération, pas d'opération, pas de cicatrice douloureuse pendant des mois, moins de fatigue, je serais bien plus vite et bien plus opérationnelle qu'avec une césarienne. Je ne passerais que 3 jours à la maternité. L'homme ne sera pas obligé de rester auprès de moi H24 au début, je pourrais me lever pour m'occuper de bébé. PAs de perfusions partout, pas de sonde urinaire (ma bête noire, je hais ce truc!). Si l'Avac n'est pas complété et que je finis quand même en césarienne, je n'aurais pas de regrets, pendant des mois voire plus, de ne pas avoir eu le cran d'essayer. Et t'inquiète que cette saleté de cicatrice me le rappellera, à avoir été ouverte 3 fois, je ne doute pas qu'elle saura se manifester encore plus que les deux premières fois.

 

 

Contre: peu de chances de compléter mon Avac, en France. Si le Canada a entre 65 et 70% de réussite, dans notre pays les Ava2c sont marginaux. Les médecins qui acceptent de les pratiquer finissent en césarienne d'urgence à la moindre anomalie, ralentissement dans le travail, saignement suspect...ce qui laisse peu de chances. Il faut vraiment que l'accouchement se déroule vite et bien.
On dira que si je le tente, c'est possible, mais peu probable.

Finir en césarienne à 80 km de chez moi ce serait très con, quand même.Surtout que dans cette clinique, les papas ne sont pas présents au bloc. Et ça, c'est vraiment une grosse source de stress pour moi.

De plus l'hôpital qui est à 5 minutes de chez moi pratique un protocole de césarienne qui progresse de jour en jour dans le respect de l'humain. J'aurais une chance que l'homme puisse être présent, mais oui, les choses avancent tu vois. Comme quoi, il faut l'ouvrir, argumenter...Je devrais récupérer plus vite qu'avec une césarienne "classique" et même...ne subir cette satanée sonde urinaire que 8h. Avoir aussi des antidouleurs dignes de ce nom, et pas du Dafalgan.

Pour l'homme, la proximité sera un atout non négligeable pour tout gérer. Et pour moi, la possibilité d'avoir les visites des copines, ce qui n'est pas du luxe pour le moral. Sans parler des deux premiers diablotins qui pourraient voir plus vite et plus souvent leur petit frère.

 

Il reste une semaine pour la deadline. Si bébé se manifeste avant, j'espère faire le bon choix. Mais je ne sais pas toi, on dirait que le "bon" choix ne dépend pas vraiment de moi.

 

 

 

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 05:47
RIE (éducation respectueuse): tu n'es pas obligé!

Aujourd'hui, un coup de gueule. Oui, des fois, j'en ai un peu marre, de la négativité.

 

Il y a presque un an, Maman Mymou m'a gentiment fait découvrir l'éduation respectueuse, RIE en anglais.

 

Notamment en ce qui concerne la gestion des crises de colère de Cromignon, ça a changé notre vie.

 

Pourtant, il n'y a rien d'extraordinaire au final. Je veux dire pas là que ce n'est pas une refonte totale de notre manière de faire, mais une avancée plutôt.

 

Il y a un certain nombre de choses qui ne vont pas de soi dans notre tête, parce qu'on n'a pas été élevés ainsi.

L'idée de ne plus punir, même en mettant au coin, est une de ces choses difficile à accepter et à envisager, par exemple. Pourtant concrêtement c'est simple et efficace en ce qui concerne le respect des règles par les enfants.

 

Une autre chose qui a été difficile pour moi, ça a été de ne plus focaliser sur les "petits trucs" gênants. Par exemple le fait que Cromignon ait tendance à gigotter sur sa chaise à table. Ou sur le fait qu'il puisse balancer "Tu es méchante, maman!" quand il est en colère.

Pourtant là aussi ça marche: moins je focalise, moins ça devient un souci dans ma tete et dans la sienne, moins il le fait.

 

 

Avant, je pouvais le mettre au coin 3 fois par jour pour un "tu es méchante". Mantenant il ne le dit plus du tout quotidiennenment. C'est devenu vraiment rare. Quand ça arrive, ça ne m'énnerve plus. Pourquoi? Parce que j'ai compris que le respect dans sa tête de 3/4 ans n'existe pas, et que ce que j'interprète comme un manque de respect n'est qu'une manifestation de sa colère, elle-même saine expression de ses émotions.

 

Du coup, "not a big deal", je lui fais remarquer les rares fois ou ça arrive que je préfèrerais qu'il ne me dise pas ça, c'est tout. Il ne le repète même plus. Avant il allait le hurler, depuis le coin, pendant 20 minutes.

 

Pour arriver à pratiquer l'éducation respectueuse, c'est à la fois simple et compliqué.  

 

Simple, parce qu'on a des conseils "concrêts", applicables aux situations du quotidien, problématiques ou non, et voilà.

 

Compliqué, parce que ça demande de réfléchir sur ses pratiques, de se remettre en question, de remettre ses propres parents en question, et de canaliser ses propres émotions. En clair et en bref, il faut avoir un peu de recul, être convaincu que c'est la bonne manière de faire. Et aussi ne pas considérer RIE comme un "truc" pour gérer les gamins "difficiles". C'est une approche globale.

 

La chance que j'ai eue, c'est qu'on était déjà bien avancés dans cette direction. Il a juste fallu faire tomber quelques barrières mentales.

 

 

Aujourd'hui je suis ravie de l'ambiance qui règne à la maison, et dans ma tête. Oui, c'est parfois tendu. La grande et le petit se chamaillent, Cromignon fatigué frappe le chien, Cromignon  frustré tente de mordre sa soeur, etc. Bien sûr, je ne vis pas dans la maison de Barbapapa. Aucune "méthode éducative" ne changera le caractère des enfants. On peut simplement mieux vivre tous ensemble, sans cris, sans énervement, en acceptant les difficultés, en acceptant qu'il faille être patient. Pas de miracle possible, il faut de la constance, de la répétition.

 

Ce qui a fondamentalement changé, c'est que maintenant j'ai un "process" pour chaque situation, qu'elle soit "tendue" ou non. Je sais ce que j'ai à faire, je sais comment gérer. Je suis rassurée quant à ma capacité à résoudre les problèmes. Je me sens détendue avec mon Cromignon. Mon état d'esprit est completement différent.

 

 

Le point représentatif qui montre bien que tout va beaucoup mieux, c'est que nous mangeons tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur. Ca n'était plus arrivé depuis des semaines.

 

Bref, je suis convaincue que l'éducation respectueuse nous a vraiment fait évoluer dans le bon sens, et ça a été vérifiable dès le premier jour.

 

 

Du coup, je suis ravie, j'en parle, je partage. On m'a aidée, je me dis que je peux en aider d'autres, même si je ne me permet pas de donner des cours, je débute à peine, bien sûr.

 

 

Et j'en ai assez que trop de personnes m'opposent des raisons toutes faites sans avoir réfléchi.

Certains vont même jusqu'à dire qu'ils n'ont pas à lire quoi que ce soit, parce qu'ils ont du bon sens. Je me suis fatiguée à lire, moi, ça prend du temps, de l'énergie, c'est vrai. J'ai du bon sens aussi à la base pourtant, enfin je crois. Mais ça ne suffisait pas. Je ne savais pas malgré tout mon soi-disant bon sens qu'il y avait une alternative à l'éducation punitive, autre que le laxisme.

 

Beaucoup m'opposent le temps, alors que RIE me fait gagner un temps fou.

Ben oui, mais il faut réfléchir, établir des stratégies, lire un peu pour comprendre les bases. Tâtonner, essayer, réfléchir, discuter, recommencer. Gueuler un bon coup et mettre des baffes, c'est plus expéditif.

 

D'autres me questionnent, je répond tant que je peux, j'aiguille sur le blog de Maman Mymou et celui de Janet. Pour qu'ensuite soient catalogués "RIE" des trucs pas du tout respectueux de l'enfant, mais punitifs, exagérés, incompréhensible pour des petits cerveaux. La base de RIE, c'est le sens , enfin je crois. La logique, sans disproportion.

Sans laxisme, sans rigidité non plus.

 

Le but de l'éducation respecteuse ce n'est pas de se faire obéir de l'enfant, c'est de vivre ensemble harmonieusement. 

 

Le bonheur qui en ressort m'a semblé valoir quelques heures de lecture, quelques questionnements, de la concertation, du recul.

 

En prime, ça devient très vite completement automatique, du coup ce temps "perdu" au début est vite regagné.

 

 

J'ai aussi du mal avec la notion de "perdre son temps" quand il s'agit d'élever nos enfants.

Oui ça demande du temps, au moins au début. Ou ca demande de l'investissement. Non, ce n'est pas naturel parce qu'on n'a pas été elevés ainsi. Mais oui, ça vaut le coup. C'est la clé du bonheur et de l'harmonie familiale, en tous cas chez nous. Si tu ne veux pas perdre ton temps à élever tes enfants...je crois qu'on va parler d'autre chose...

 

Alors quand j'entends "mais ci, mais ça..." de la part de gens qui voudraient en fait qu'on leur livre clé en main un gamin docile et obéissant, désolée d'être un peu gavée.

 

Et ceux qui, faute de réflexion et de lecture, n'ont rien compris et postent de fausses informations sur leurs pratiques pas du tout respectueuses "ahhhh j'ai fait ci et ça, c'est RIE pourtant ça ne "marche" pas du tout!!!!" effraient ceux qui voudraient peut être s'y mettre inutilement.

 

Alors tu sais quoi? Si ta vie familiale est difficile, que tu es désespéré, que tu ne sais plus comment faire avec tes enfants, mais que tu n'as pas vraiment envie de te lancer dans l'éducation respecteuse, reste dans ta mouise et n'en dégoûte pas les autres. Ton but non avoué n'est pas de vivre heureux, mais de te plaindre.

 

Si tu veux qu'on change tes enfants en plantes vertes, rends les à la maternité et va chez le fleuriste.

 

Si tu penses que les cris, voire les coups et les brimades sont efficaces, parfait pour toi. Le gars qui a mis son gamin de 3 ans dans une machine à laver jusqu'à ce qu'il en meure voulait le punir d'avoir été agressif à l'école, un comble. On reproduit ce que nos parents ont fait. Chacun fait ce qu'il veut chez lui, ce n'est pas mon problème. Ne viens pas voir ce que je fais chez moi, merci.

 

Si tu penses que tes parents t'ont crié dessus et mis quelques baffes, et que tu ne vas pas faire différement parce que "c'était mieux avant", parfait. Si ça "fonctionne" chez toi, tant mieux. On peut remonter loin comme ça, jusqu'à l'époque pas si lointaine où le père avait droit de vie et de mort sur ses enfants, mais oui. Et pas au Moyen Age. Heureusement que d'autres ont été plus réfléchis et progressistes parce que sinon on en serait toujours là.

 

Si tu aimes critiquer, sache au moins ce que tu critiques: l'éducation bienveillante, positive, respecteuse, tu sais ce que c'est? Je ne pense pas. Critiquer sans connaître, un sport très répandu, hélas.

 

Il n'y a pas de manière idéale ou parfaite, et je ne détiens pas la vérité (hélas...), je ne suis qu'une imparfaite maman qui tente de faire de son mieux...comme nous toutes.

 

Billet un peu décousu désolée, je suis un peu furax.

 

 

 

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 05:24
Accouchement, voie basse, césarienne, AVAC et protocoles médicaux.

Parlons un peu d'accouchement.

 

Je parle pas mal de ma grossesse ici, j'attends un troisième diablotin pour cet automne. Mais un jour, dans quelques semaines, il devra sortir, ce petit bonhomme.

 

Comment, est la grande question.

 

Jusqu'ici j'ai toujours été plutôt une bonne cliente pour le milieu médical. Je partais du principe que le docteur connait son boulot, et je faisais ce qu'il me disait, en gros. Je n'ai jamais remis en questions certains protocoles que d'autres tentent d'éviter, convaincue que j'étais qu'ils étaient mis en place pour notre santé avant tout.

 

Mais ça, c'était avant.

 

Quand j'ai subi ma seconde césarienne, ce fut vraiment dur. J'ai trouvé cette intervention violente (la première aussi mais dans d'autres circonstances, je crois l'avoir mieux vécue). Si on ne ressent bien entendu pas la douleur, j'ai tout de même eu droit à de charmantes sensations qui, 4 ans après, me font encore faire des cauchemars.

J'ai senti qu'on m’enfonçait une sonde urinaire. J'ai senti le scalpel ouvrir mon ventre. J'ai senti qu'on appuyait très fort sur moi pour faire descendre le bébé. J'ai senti l’arrachement de son corps au mien. J'ai senti la main qui me fouillait par cette plaie pour nettoyer, enlever, placenta et autres joyeusetés. J'ai senti qu'on recousait ma peau. La gyneco m'avait prévenue que j'allais sentir hein, pas d'erreur médicale là dedans. D'ailleurs la première fois j'avais senti aussi, mais j'étais tellement dans les choux que j'ai cru que je délirais.

 

J'ai souffert de ne pas avoir la force de prendre mon petit dans mes bras. J'ai eu une affreuse nausée à n'en plus finir. J'ai mis des heures à bouger mes pieds, trois jours pour manger, un mois pour marcher sans être pliée en deux, quatre mois à ressentir une extrême fatigue, deux ans avant de ne plus sentir la cicatrice.

 

Oui, je sais: certaines femmes sont debout le lendemain et diront: "ça tire un peu"!. Chacun son vécu. Pour moi, la césa, c'est pas funky, et j'ai des bouffées violentes quand j'entend dire qu'il faut en finir avec les césariennes de confort car je n'ai rien vécu de moins "confortable" de ma vie.

Bref.

 

J'ai détesté entendre "le principal c'est que bébé aille bien". Comme s'il fallait cacher ses souffrances, taire sa douleur, parce qu'au final personne n'est mort ou handicapé. Bien sûr ça pourrait être bien pire. Ca peut toujours être pire, ou presque. Mais le gars sur terre qui vit le pire du pire n'est pas le seul à souffrir, et les autres n'ont pas à fermer leur bouche. La hiérarchie de la douleur, physique ou morale, ça m'énerve. Si ça va mal, ça va mal, point. Fin de la parenthèse métaphysique.

 

Tu l'auras compris, pour moi, m'occuper d'un nourrisson tout en récupérant de cette opération chirurgicale, en allaitant et en gérant deux autres enfants plus grands, c'est quelque chose qui me fait peur et me semble au dessus de mes forces.

 

J'ai subi deux césariennes, et tous les docteurs que j'ai pu voir m'ont toujours dit que 2=3 et qu'en cas de troisième diablotin, la voie de sortie était toute trouvée. J'avais donc intégré ça comme une obligation médicale, "le risque de rupture utérine est trop important et la rupture utérine c'est la mort", m'avait-on dit, partout.

 

Le temps, ce coquin, faisant son oeuvre, nous avons décidé malgré tout de tenter l'aventure du troisième bébé si mère Nature, cette chipie, voulait bien nous en laisser la chance. Ce qu'elle fit, grand merci à elle.

 

Mes deux enfants sont donc nés par césarienne, l'une en urgence, l'autre programmée, en présence du papa. Dans deux maternités différentes, en région parisienne. Je n'imaginais pas qu'il puisse en être autrement.

 

Quand j'ai appris ma grossesse, maintenant que je vis à Perpignan, je me suis mise en quète de l'endroit idéal pour cette troisième césarienne, en présence de papa, donc.

Il y a dans tout le département 66, trois maternités, pas une de plus. Aucune n'accepte la présence du père pour les césariennes.

Impensable, n'est-il pas?

Pour moi en tous cas ça l'est. Car affronter une pareille épreuve, seule, sans le soutien de mon cher et tendre, me semble inimaginable.

 

J'ai pourtant expliqué qu'il était habitué, promis qu'il serait sage et propre, qu'il ne s'évanouirait pas, qu'il n'aurait pas bu et ne ferait aucune blague graveleuse...rien à faire. Le protocole, c'est le protocole. Le putain de protocole.

 

A l’hôpital, la maternité qui m'a semblé la plus à l'écoute des trois, la charmante gynéco m'a expliqué que "si tout se déroulait bien, il pourrait entrer sitôt le bébé né". Quand on me recoud. Disons que ce n'est vraiment pas suffisant. Je ne sais pas si j'aurais la force d'y entrer seule, moi, dans ce bloc...sachant ce qui m'y attend.

 

Alors j'ai dégainé mon téléphone, et j'ai appelé d'autres maternités, hors du département. Loin, même. Après tout, une césarienne programmée ne nécessite pas de proximité immédiate, pas vrai?

 

Mais tu vas rire, ou halluciner avec moi: il n'y en a pas une, dans toute la REGION qui accepte la présence du papa dans le bloc. Pas une!!! Moi qui croyait que c'était quasi la norme, en bonne ex-parisienne que je suis.  On en apprend tous les jours, même à mon grand-âge, ma bonne dame!

 

J'ai été prise d'une grande colère. J'ai dit des choses très rudes et injustes, sans doute. J'ai regretté d'avoir quitté ma capitale pour cet espèce de désert médical archaïsant. J'ai pesté contre ces maternités fascistes qui imposent leurs règles confortables pour elles, sans doute, mais qui négligent ce que j'estime être mon besoin fondamental et même le droit de mon homme à voir son fils naître. En quoi c'est dérangeant, dangereux? Ce ne le fut pas pour les deux premiers.

 

Bref, j'étais, et je suis toujours, en colère. Je comprends à la limite que ça puisse rester "à la tête du client": il est possible que certains posent problème dans un bloc opératoire. Les hôpitaux ne vont pas embaucher un service d'ordre pour virer les dangereux. Mais en faire une règle intransigeante me parait juste inhumain.

Accouchement, voie basse, césarienne, AVAC et protocoles médicaux.

J'en étais à me dire que j'allais pondre mon gamin dans ma cuisine toute seule, avec un cutter, quand je me suis mise à faire des recherches sur le sujet un peu partout. J'ai contacté des associations, j'ai été sur des forums, j'ai intégré des groupes facebook...

 

Et là, ma belle et grande confiance aveugle dans le milieu médical, déjà sérieusement entamée, a pris le coup de grâce.

 

Le postulat initial qui est que je ne pouvais pas accoucher par voie basse après deux césarienne...j'ai découvert qu'il était complémentent faux. Mais oui!!!

 

Ce n'est pas vrai!

 

Un accouchement par voie basse après une césarienne, on appelle ça un AVAC, dans le jargon des initiés. Après deux césariennes, c'est un AVAC2, ou un AVA2C.

C'est pratiqué en Suisse et au Canada, entre autres, d'après ce que j'ai pu en apprendre. Et sans doute dans d'autres pays.

 

En France? c'est plus que rare. J'ai trouvé une maternité à Nice qui le pratique, et une ou deux sur Paris. Il y en a peut être d'autres, je l'espère en tous cas.

 

Et le fameux risque de rupture utérine?

Il existe, bien sûr. Mais ça reste vraiment très, très rare, même si je n'ai pas de chiffres, je n'ai aucun exemple réel dans tous les exemples de tentatives d'AVAC et d'AVAC2 que j'ai pu lire. Certains symptômes et signaux alertent les médecins en général avant que les 7 couches de tissu qui composent l'utérus ne lâchent et une césarienne en urgence est alors pratiquée.

 

Certains critères plus ou moins reconnus guident les praticiens pour décider de l'accord pour tenter ou non: raisons des césariennes précédentes, taille de la cicatrice, temps écoulé entre les grossesses...

 

Il se trouve que mon cas est hautement éligible. Pendant ma seconde césarienne, la gynéco m'a lancé, alors que mon ventre venait d'être ouvert:"oh, magnifique cicatrisation de la première césarienne, il n'y a quasi plus rien! Vous avez mon accord pour une troisième grossesse dans un an!". J'ai eu envie de lui répondre: "recousez-moi d'abord, merci, on en reparle un peu plus tard..."

 

Mes bébés passent par mon bassin sans soucis, radios à l'appui. Mon troisième diablotin est pour le moment bien loin de la cicatrice, de laquelle il ne doit pas trop s'approcher pour ne pas la fragiliser.

 

Bref, je peux sans doute le tenter. Si j'étais Suisse ou Canadienne,ou Niçoise, ou Parisienne...? Quelle injustice!

 

J'ai été de nouveau bien en colère. J'allais me faire de nouveau charcuter le bide parce qu'ici, parler d'AVAC2 c'est quasi un gros mot. Oui, car j'ai du coup rappelé les trois fameuses maternités de mon département...dans deux on m'a quasi traitée de foldingue suicidaire. A l'hôpital, toujours, on m'a écoutée. Mais c'est non, ils ne font pas, pas moyen.

 

J'ai recommencé mes appels longue distance, et là...oh miracle.

 

Dans une maternité à 80 km de chez moi, un gynéco m'a écoutée. M'a dit qu'il n'avait jamais fait d'AVAC2 et que dans cette maternité, ça ne se faisait pas jusque là. Mais qu'il acceptait de me rencontrer et de voir. Imagine ma joie...rien que d'accepter d'aborder le sujet...

 

J'ai donc filé au RDV de ce gars et il m'a confirmé ce que je pensais: je peux le faire. J'ai adoré ses mots:

-" Pour le moment tout est ok pour moi. Si vous pensez que vous pouvez le faire, je vous suis".

Un peu que je peux le faire, le couteau entre les dents, mec!

 

 

Accouchement, voie basse, césarienne, AVAC et protocoles médicaux.

Attention, il y a de sacrées précautions. J'en suis d'ailleurs ravie car soyons clairs: je ne veux ni mourir, ni que mon bébé ne meure, ni que l'un, l'autre ou les deux ayons des séquelles de cette naissance.

 

Je dois dès maintenant voir ce docteur tous les 15 jours. Il vérifie les données à chaque fois. Je continue à me faire suivre en parallèle à l'hôpital près de chez moi. Je ne dois pas dépasser la date du terme pour accoucher naturellement. Il sait qu'on peut déclencher, contrairement aussi à ce qu'on nous raconte concernant les AVAC, mais il ne tentera pas.

 

Pendant le travail, si les choses traînent, si j'ai des symptômes bizarres, s'il a le moindre doute: au bloc dans la minute. "Je ne prendrais aucun risque", m'a t'il dit. Ça tombe bien, je ne veux moi non plus en prendre aucun.

Ah, petit détail charmant: la péridurale risquant de retarder le travail, je devrais m'en passer. Gloups.

Mais si c'est le prix à payer, je crois que je le payerais. D'autres l'ont fait sans avoir un tel enjeu.

 

Je me demande pourquoi, tout de même, il n'est pas juste évident partout de tenter, quand c'est possible, un AVAC2? Les docteurs se retranchent derrière les "risques". Pourtant j'ai mis mon nez dans des études montrant qu'un AVAC2 n'est pas plus risqué qu'une césarienne.

Mon esprit devenu critique envers le corps médical, voire partisan de certaines théories du complot, me souffle des trucs pas très catholiques...manque de formation? Manque d'information? Facilité et rapidité pour une césa qui dure 20 minutes, par rapport à un AVAC2 qui dure des heures et nécessite une surveillance accrue? Assurances frileuses car peu informées? Pouvoirs publics et médicaux complêtement indifférents aux souffrances des femmes césarisées? Sans parler du coût, c'est cher, une césa, hein, pour la sécu (à l'attention de tous ceux qui râlent contre les profiteurs, y a du fric ici!).

 

Je vais quand même t'expliquer pourquoi j'y tiens tant, pourquoi je suis prête à parcourir 80 km en ayant commencé à accoucher pour aller tenter d'avoir mon bébé par voie basse alors que l'hôpital de Perpignan est à 10 minutes de chez moi.

Certaines femmes qui ont accouché par césarienne se sont senti "dépossédées" de leur accouchement. Elles se sont senti "incapables" de mettre leur bébé au monde. Elles doivent ensuite faire le deuil de leur accouchement rêvé.

Ce n'est pas mon cas.

D'autres te parleront de féminité, d'accomplissement de soi, de spoliation, de se sentir femme...

Ça m'est étranger.

 

Je suis pour ma part entièrement tournée vers l'après. Me lever après mon accouchement. Prendre mon bébé dans mes bras. Le baigner. Le changer. Le prendre pour le nourrir quand il a faim. Ne pas subir cette foutue sonde urinaire que je hais au plus haut point. Ne pas sentir de fils, d'agraphes, dans mon corps. Ne pas avoir une perf dans chaque bras. Pouvoir me laver, manger. Rentrer chez moi au bout de trois jours. Rien que ça me semble un rêve...

Ne pas souffrir le martyre quand l'anésthesie s'arrête, et les heures, les jours suivant. Ne pas supplier pour une dose supplémentaire d'anti-douleurs balaizes parce qu'en allaitant on te donne du paracétamol, point barre. Pour une opération chirurgicale, c'est light, crois moi.

Pouvoir rentrer chez moi debout et droite, m'occuper de mon bébé et de mes deux autres enfants, avoir la force de faire quelques courses, la cuisine...récupérer d'un accouchement et d'une grossesse, pas d'une opération en prime. Ne pas pleurer en regardant cette partie de mon corps, rouge, boursouflée, endolorie, dure, qui ne réagit pas pendant plusieurs mois...Ne plus endurer tout ça.

 

C'est ça, ma motivation.

On y croit?

 

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 06:29

Je fais ma prof aujourd'hui! Comment ça, comme toujours?

Quoi, serais-je une donneuse de leçons?

 

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C'est bien possible...alors si mes cours t'intéressent, c'est par ici:


On ne dit pas: "Je ne suis pas raciste. Mes grands parents (mon oncle ma tante mon mari mon jardinnier...) étaient immigrés."


On dit: "Je ne suis pas raciste. C'est une idée de merde, basée sur l'ignorance, la haine, la peur, la fermeture d'esprit, l'intolérance. Tout ce que j'aime, quoi. De plus d'un point de vue strictement cartésien le racisme n'a aucun sens: les "races" ne peuvent être inférieures ou suppérieures entre elles, puisqu'elles n'existent pas.


 

On ne dit pas:" Charlie Hebdo se moquait des musulmans."


On dit: "Charlie Hebdo se moquait des terroristes intégristes qui se réclamment honteusement de l'Islam. Mais pas que. En gros, Charlie Hebdo se moquait de tout le monde".


 

On ne dit pas: "Je ne parle pas aux cons, ça les instruit". Quel manque de charité. Si personne n'instruit les cons, ils ne sont pas prêts de ne plus l'être, et je crois à l'évolution de l'individu. Si quelqu'un peut devenir con (et ça arrive, j'ai des preuves irréfutables), l'inverse est aussi possible. Sisisisisi.


On dit: "Je ne parle pas aux électeurs du FN. Ils sont motivés par la haine, l'ignorance, la peur, l'intolérance (tu as vu je me répète)." Ce ne sont pas des idées qu'on peut combattre avec des mots, ça serait fait, sinon. Ce serait trop fatigant de leur causer et ça donne envie de cogner. C'est mal de cogner. S'ils savent lire (et comprendre ce qu'ils lisent), éventuellement tu peux leur mettre sous le nez le programme de ce "parti" car bien sûr, ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'il contient. Ca peut, qui sait, en réveiller quelques uns.

 

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Tu remarqueras que c'est une affiche de Charlie Hebdo. quand je te disais que tout le monde chez eux en prenait pour son grade.


 

On ne dit pas: "Je ne suis pas raciste. Mais bon, il y en a qui abusent, qui profitent des allocs, qui piquent le travail des Français, qui font de la bouffe qui pue, qui sont sales, qui ne respectent pas la République et ses lois, qui crachent sur la France...etc." Tu peux rajouter ce que tu veux, ce genre de phrases nauséabondes ne manque pas.

 

On dit: "Je suis raciste mais j'assume pas (encore). Pour le moment je vote UMP parce qu'ils ont quand même Guéant qui est sympa (OMG), mais ça va pas tarder à évoluer."

 

A copier 20 fois pour la semaine prochaine, une lettre en rouge, une lettre en vert.

Au boulot!

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 06:59

Merde. Ils ont tué Cabu.

Remarque je ne devrais pas être surprise: on a bien tué Ghandi.

 

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*crédit photo

 

 

Il y a d'abord les faibles d'esprit et tarés de toutes sortes qui se font manipuler et appuient sur la détente, croyant fermement le faire au nom d'une cause juste.

Mourir pour des idées, tuer pour des idées, Dieu, la reine ou le père Noël, ça a toujours la cote. Comme disait Brassens, les bon apôtres eux, frôlent l'âge de Mathusalem pourtant.


On a tous appris que Ravaillac a tué Henri IV qui avait mis fin à la guerre de religions en France. Ce Ravaillac était, semble t'il, un fou manipulé par les Jésuites probablement, qui voulaient bouter les protestants hors de France et croyaient dur comme fer que partager les même droits, c'est perdre la moitié des siens.

Il a fini écartelé, (on ne rigolait pas à l'époque), persuadé d'avoir gagné sa place au paradis, le con.


Il y a derrière ceux qui manipulent. Saura t'on jamais pourquoi Kennedy a été assassiné? Le crime semble profiter à trop de monde pour que le mobile puisse être évident. Pas plus que Ravaillac, Oswald n'a pu agir seul sur un coup de folie ou autre. Et tel Mohamed Merah, il a été très très vite contraint au silence de la manière la plus radicale possible. Qui l'a armé, fanatisé, qui a organisé tout ce bordel pour lui, il ne pourra pas le dire.


Le vieux de la Montagne dirigeais ses "assassins" lors de missions suicides depuis sa foteresse d'Alamuk, sur les cibles que le plus offrant lui désignait. Ses sbires, fanatiques et drogués, croyaient plaire à Dieu alors qu'ils remplissaient juste les caisses de leur gourou au prix de leur vie.

Des intérêts divers et variés traversent ces nébuleuses plus opaques les unes que les autres. Cherchons encore à qui profite le crime, je suis sûre que la plupart des clés sont là.


Il y a ensuite les médias, ah...les médias. Ceux là je ne les aime vraiment pas. Comme le disait Coluche, il y a pire que les hommes politiques qui mentent: il y a les journalistes qui savent très bien qu'ils mentent mais répètent leurs mensonges comme des vérités, leur donnant toute leur légitimité, pour berner le pauvre peuple, toi et moi.

Les médias vont dans les sens du vent qui tourne, étrange, non?

Tout à coup on n'entend que parler d'attaques de chiens dangereux, sur enfants si possible, bien atroces. Avant, on n'en n'avais jamais entendues. Pif paf, un président s'empare de l'affaire, fait des rodomontades, sort une loi contre lesdits chiens. Et hop, par je ne sais quel tour de passe-passe, plus aucune affaire de chien ayant défiguré ou tué un enfant n'est médiatisée.

Ahaha. Crois tu que d'un coup les pitbulls sont devenus agressifs, puis se sont bouffé du lexomil pour toujours? Allons donc.

 

 

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Les médias médiatisent ce qu'ils veulent. Un terrible et obscur ennemi intérieur...voilà ce qui va occuper le peuple et leur faire oublier les chiffre du chômage et l'inflation. 


Puis vient la première couche de la populace crasse, désolée pour le côté hautain, mais on ne va pas pinailler. Ceux là n'ont juste pas de capacité à réfléchir, et il ne leur en faut pas plus pour sauter dans le camp déjà bien plein de l'extrème droite qui se frotte les mains. Amalgame, crédulité, peur de l'autre, repli, radinerie et racisme sont leur apanage. Un conseil: ne tente pas de leur ouvrir les yeux, ces aveugles là veulent le rester, ou n'ont pas assez de neurones pour que leur cerveau ordonne à leurs paupières de s'ouvrir. "La France tu l'aimes ou tu la quitte" c'est leur credo. (J'ai l'impression d'avoir écrit un gros mot, là).


Et pèle-mèle arrivent ensuite ceux qui semblent bien moins dangereux au prime abord. "Ne faisons pas d'amalgame" est leur cri de guerre. Sain, semble t'il.

Sauf qu'il est suivi de remarques diverses et variées telles qe "il faudrait rétablir la peine de mort pour ces terroristes!" "La France doit se défendre!" "Il faut plus de flics, faites sortir l'armée, vigipirate puissance violette, sauvons les innoncents des hordes combattantes qui veulent tout péter sur notre bonne terre natale" "Envoyons la bombe atomique sur tel ou tel bled" selon que les médias auront parlé du Yemen, de Tombouctou, ou de la Suède. N'oublions pas le 11 septembre et l'Irak qui n'avait rien à voir dans l'affaire, pourtant. Et les fameuses "armes de destruction massives" de Tony Blair.

Ils me font peur ceux là, ils sont partout. Il ne leur en faudrait pas beaucoup pour qu'ils comprennent la manipulation dont ils sont victimes. La leur expliquer suffirait souvent. Encore faudrait il le faire à grande échelle, plutôt que de véhiculer mots et concepts ineptes et mensongers.

Parce que tu sais quoi, en 1933, le peuple allemand qui a élu Adolf Hitler n'était pas nazi. Juste convaincu qu'il fallait "reconstruire la mère patrie" et "se défendre contre les hordes bolchéviques". Oui, c'étaient déjà des hordes, mais elles étaient bolchéviques à l'époque. 


"You can fool some people sometime, but you can't fool all the people all the time", a dit Bob Marley.

Je crois qu'il avait tort. Mais j'espère me tromper.

 

 

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 06:27

Ca faisait un bon moment que je voualis te parler de ces spectacles.


J'ai toujours emmené ma Pouillette, toute petite, voir des spectacles adaptés, et au cinéma aussi.

 

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A Paris il y a pléthore d'offres.


Au forum des images, elle a vu ses premiers courts métrages avant 1 an, et c'était rien chouette.

Son premier spectacle, elle l'a vu vers 10 mois, ça s'appelait A la recherche du doudou perdu, c'était magnifique et elle a eu les yeux luisants de bonheur pendant toute la journée.

 


Avec Cromignon, comme nous vivons en province, c'est un peu plus compliqué.

Il y a moins d'offres, et donc dès qu'il y a un spectacle ou une séance de ciné adaptée, on fonce.

Et ce qu'on a parfois vu ne m'a vraiment pas plu.

 

Quand j'emmène Cromignon au ciné ou au spectacle, ce qu'il veut, c'est qu'on lui raconte une histoire. Un spectacle narratif, donc.

Plusieurs fois je me suis retrouvée avec lui devant des spectacles carrément inadaptés aux petits.


La toute première fois, il avait 11 mois, et le spectacle était à partir de 6 mois jusqu'à 3 ans.

La scène était centrale et les spectateurs assis autour.

Il y avait des plumes qui volaient, avec des lumières, et des petits bruits genre "nature": de l'eau, de la pluie, du vent...


Cromignon regardait et papotait en même temps: "aga? beuh? Mama!".


C'était tout sauf captivant pour des bébés, et pour les plus grands aussi.


Et en prime...au bout de quelques minutes une dame est carrément venue me demander de sortir, parce "ça n'allait pas être possible": Cromignon faisait trop de bruit. Il ne pleurait pas, ne criait pas. Il faisait juste "des bruits de bébé".

Un spectacle à partir de 6 mois qui demande aux spectateurs le silence? Le metteur en scène n'a pas dû approcher un enfant de toute sa vie!

Pas adapté, et en plus pas captivant...

 


Ensuite nous avons vu des spectacles et courts métrages plus que moyens: un spectacle avec un fil de laine colorée qui se déroulait dans tous les sens, un autre où des tableaux prenaient vie, une adaptation d'Akiko (mais plus esthétique que narrative, sinon c'aurait été chouette) par tableaux successifs, une série de courts-métrages donc aucun n'était narratif, et avec l'un d'eux qui...présentait des trèfles de toutes les couleurs qui faisant "pop" les uns après les autres pendant 10 minutes.

 

Ce qu'aime Cromignon, c'est qu'on lui raconte des histoires. Le premier spectacle de qualité, et narratif, on l'a vu lors de nos vacances à Paris. Ca a duré 1h10, il n'a pas bougé de mes genoux, captivé. C'était "Les trois petits cochons."

 

Pourquoi sous prétexte qu'on a moins de 3 ans, on est censé aimé regarder pendant 10 minutes des trèfles colorés qui font "pop"? C'est juste chiant.

Et encore, les enfants, bien bieffés, sont calmes. Ils sont gentils. Moi quand je me fais chier au ciné, je m'en vais!


Et pas plus qu'eux un spectacle purement esthétique ne me captive.

 

Et toi tu en en penses quoi, de ces spectacles esthétiques pour les petits?

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 06:04

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Je crois en notre école française, publique, gratuite, laïque et obligatoire.


Je crois en son rôle d'ascenceur social, malgré tout ce qu'elle subit.


Je crois qu'elle est bien faite, que ses membres sont des passionnés, qu'ils aiment les enfants et leur transmettre des savoirs et des savoirs-faire.


Je crois qu'elle joue un grand rôle dans l'apprentissage de la vie en société.


Je crois qu'elle aide les enfants à se construire, à intégrer aussi doucement que possible notre monde qui n'est pas toujours, lui, doux.


D'ailleurs l'école non plus ne l'est pas toujours.



Certains arrivent à ses portes moins armés que d'autres, par nature. Par éducation. Par transmission.

 

Elle n'est pas parfaite. Elle est faite pour le plus grand nombre. Pas pour les cas particuliers. On lui reproche souvent de ne pas prendre en compte ces cas particuliers. Alors que la majorité s'y trouve très bien.


Pour accueillir ces enfants moins "adaptés", l'école est impuissante: quand on travaille pour la majorité, les multiples minorités sont souvent mal prises en charge.

 


Ce n'est pas l'école qui devrait être accusée, mais le manque cruel de structures alternatives pour ces enfants qui ne sont de la compétence de personne, ou de trop peu.

 

Si de telles structures existaient, et en nombre suffisant, ces enfants qui ne rentrent pas dans les cases pourraient s'épanouir, et pourquoi pas, rejoindre plus tard l'école classique.

 

 

Bien sûr qu'il y a aussi, et comme partout, des éléments néfastes: prof aigri, instit' incompétent, surveillant sadique, directeur absent...bien sûr. J'y travaille, hein, je te rappelle, alors je te garantis que j'en ai vues, des vertes et des pas mûres.

 


Mais comme partout, il faut malheureusement apprendre aussi à composer avec ces personnes, les parents comme les enfants.

Il y a des gens nuisibles qu'on ne peut pas éviter, que ce soit à l'école, dans sa famille, au travail, dans le voisinage...


Mais comme j'ai vu passer sur facebook plusieurs fois ces derniers jours: faut-il renoncer aux fleurs parce qu'on s'est piqué avec une rose?

Faut-il crier haro sur l'école par la faute de quelques mauvais éléments?

Bien sûr que non.

 

Je te rappelle, à toi, parent vilipendeur, la chance que TOI et TES enfants avez: il y a dans notre pays une école nationale performante à laquelle tous ont accès. Il y a toujours une école près de chez toi. Tous les enfants y vont et y apprennent de quoi être armés pour leur vie, d'enfant et d'adulte. Tous peuvent faire des études supérieures. Tous peuvent passer le diplôme qui leur permettra de faire le métier de leur choix.


 

Combien dans le monde mourraient pour offrir une telle école à  leurs enfants?

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 05:52

Comme la nature humaine est diverse! C'est fou, j'apprends régulièrement qu'une catégorie d'humains que je n'aurais pas soupçonnée existe.


Aujourd'hui, c'est le groupe/secte des odieuses de la PMA. Celles dont la raison d'être est de publier des moqueries infectes au sujet des blogs et profils de mamans, et de leurs enfants. Celles qui passent le plus clair de leur temps à piquer des photos sur lesdits blogs et profil, pour les commenter plus que méchamment. Putasser, quoi.

 

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Pourquoi font-elles ça? Parce que ces mamans ont un tort: elles sont des mamans, elles en parlent, elles parlent de leurs enfants et postent des photos et des statuts sur eux. Et ces odieuses aigrie qui n'ont pas encore réussi à enfanter ne le supportent pas: elles ont réussi avant elles à être mère, quel scandale!


Quand je pense à toutes ces femmes qui subissent d'invasives PMA, longtemps, plusieurs, sans succès, et qui ne se vautrent pas dans la haine pour autant, ça me donne vraiment envie de vomir. 

Ne pas réussir à devenir mère, c'est très dur, je sais de quoi je parle. Même si ma galère fut relativement courte et peu invasive. Je n'ose imaginer comme ça doit être minant de vivre ça non pas 3 ans, comme moi, mais 10, 15, toujours. Mais je ne vois pas en quoi c'est la faute de celles qui ont des enfants?


Ces filles perdent leur temps et leur énergie à lire des choses qui leur font du mal, c'est malsain. Elles envient tant les mamans que ça vire à l'obsession. Toute le temps que toi et moi prenons à lire les gens qu'on aime bien, elles le prennent pour lire celles qu'elles n'aiment pas, enfin, qu'elles jalousent à en crever.

Avant de les pourrir en public. De leur piquer leurs photos pour les poster et s'en moquer. De médire même sur les enfants. Parfois c'est si violent que j'en ai été efrayée: un vrai appel à la haine.

 

Bref. Je te le disais, la nature humaine est diverse.

 

Je me suis dit que, si le fait de désirer quelque chose que d'autres ont me donnait le droit d'ouvrir un blog haineux dédié, je pourrais en faire tous les jours ou presque (c'est de l'humour). Bien sûr un enfant n'est pas un frigo, et e ne minimise pas la douleur du désir d'enfant (pour l'avoir connu), mais si on allait un peu plus loin dans la connerie jalouse...voilà ce que ça pourrait donner!

 

1/ Je veux une cheminée. Mais dans ma maison, il n'y en n'a pas. Pour le moment on n'a pas envisagé ces travaux là, il y a plus urgent. Donc si tu as une cheminée et que tu postes des photos de toi blotti au coin du feu, méfe-toi: je vais ouvrir un blog, te piquer tes photos, te traiter de tous les noms et rallier tous les frustrés de la cheminée pour faire un bûcher virtuel avec tes histoires de flammes!


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2/ J'ai les cheveux épais et bordéliques. J'envie celles qui ont de belles boucles bien définies ou les cheveux lisses. Je vais donc pourrir tous les blogs hairs beauty, mais pas que. Si toi, blogueuse maman, tu as de beaux cheveux, je vais menacer de te les raser, je vais piquer tes photos et faire des montages où tu seras chauve, ou avec les cheveux verts.

 

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3/ Je bosse et j'aimerais bien être femme au foyer mais sans changer mon train de vie, donc avec un mari riche et/ou un bel héritage. Si c'est ton cas, je vais t'insulter, te traiter de profiteuse, de michetonneuse, et pire encore! Je vais piquer tes photos et te déguiser en prostituée, je vais te pourrir sur la place publique jusqu'à ce que tu n'oses plus ouvrir ton FB! Non mais, as t'on idée de se faire entretenir (alors que je ne peux pas le faire!).

 

 

 

4/J'aime les voitures de collection, avec une prédilection particulière pour les Allemandes d'avant-guerre. J'ai eu une sublime 4 chevaux de 1958, que j'ai dû revendre à la naissance de la Pouillette pour un véhicule plus "aux normes". Certains peuvent se permettre d'en avoir une, et même plusieurs, et font des blogs dessus. Quelle honte, alors que moi, je n'en n'ai pas! Je vais les menacer de casser leurs bagnoles, de leur foutre le feu, les traiter de tous les noms encore! Les pourris!

 

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5/ Je voudrais aller au concert de Sting au Zénith le 3 avril prochain. Je suis ultra fan, j'ai du le voir 10 fois en concert. Vivant à Perpignan, et n'étant pas en vacances à ce moment là, il y a peu de chances que ça se produise cettefois. Je veux donc que personne n'y aille! Malheur à toi si je vois la moindre photo, vidéo ou j'entends un accord de Roxanne! Je te maudirais jusqu'à la 6ème génération, je ferais des montages photos obscènes de toi et Sting que je publierais sur mon blog haineux!

 

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6/ Je voudrais voyager beaucoup, beaucoup, beaucoup. C'est arrivé, mais avec les diablotins pour le moment on est en pause. Je refuse donc que qui que ce soit voyage, et encore moins fasse des blogs voyage! Surtout ceux où l'on voit des sublimes photos de montagnes, parce que j'adore la montagne. Tu as un blog voyage avec des sublimes phtos? Honte à toi! Malheur sur toi! Tu te réjouis, tu racontes tes aventures, tu poses devant l'opéra de Sidney? OMG, je te vouerais auc gémonies pour les siècles des siècles, amen. Je dirais que c'est minable, pas original, moche, et je ferais encore des montages photos (mais là j'ai pas d'idées...^^).

 

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7/ J'aurais voulu être sportive professionnelle. Mais voilà, j'ai découvert ma vocation trop tard (et je n'en n'aurais probablement pas eu les capacités de toutes façons). C'est ton cas? Tu as une page FB pour raconter tes exploits? Et même pourquoi pas, un blog? Alors là Coco, tu es mal barré. Tu n'imagines pas l'ampleur de ma jalousie. Je vais créer un blog rien que pour toi, détruire tes victoires et ricanner sur tes échecs, pourrir ta familles de profiteurs et tes enfants qui marchent dans tes traces sans vergogne aucune (au lieu d'aller pointer aux 3/8 comme tout le monde, les petits gosses de riche!)

 

8/ J'ai faim, là tout de suite. Je voudrais des sushis. Mais je peux pas me faire livrer. Si jamais tu postes une photo de ton déjeuner-sushis, je vais devenir ta pire enemie, faire une fixation sur toi et médire jour et nuit sur mon blog haineux: tes sushis sont dégueus, tu vas choper des salmonelles au moins et peut être pire, tu seras malade toute ta vie et tes gosses mourront dans d'atroces souffrances.

 

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9/ Je voudrais avoir des seins plus gros. Ben oui, les miens sont petits! Tu as des gros seins? Tu postes des photos où on les voit? Je vais te maudire! Piquer des photos et faire -encore, ben oui, je fais une fixette n'oublie pas!- des tas de montages obscènes. Sur mon blog haineux il ne sera question que de tes gros nichons qui sont, bien entendus, laids et vulgaires!

(Ca, c'est pas vrai, mes petits seins me conviennent parfaitement...)

 

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10/ Pour le dernier j'hésite...es-tu propriétaire d'un grand frigo américain, alors que j'en veux un? D'une machine à laver 10kg alors que je dois faire tourner ma 6 kg tous les jours? D'un cerisier que je voudrais planter au jardin? D'un chalet à la montagne, comme j'aime?


Ou...es-tu tout simplement enceinte alors qu'il est bien probable que chez nous, le petit dernier ne reste qu'un rêve...

 

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Et toi, quel blog haineux bavant de jalousie pourrais-tu écrire???

 


 

 

 

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 05:52

Si tu as un enfant scolarisé, tu as dû t'en rendre compte.

Depuis quelques années, il arrive que les écoles et collèges décident de faire un pont, mais du coup les cours sont "rattrapés" sur deux mercredis après-midi.


Et je ne sais pas pour toi mais moi, ça me gave.

 

 

mercredi.png

 

En général, il s'agit d'un vendredi qu'on va chômer parce que le jeudi est férié.

Du coup, on va devoir envoyer les enfants en classe et aller bosser deux mercredis après midi.

 

Le mercredi après midi, ma Pouillette va aller gratter au collège plutôt qu'aller au basket et se reposer. Et enchaîner avec ses devoirs. Deux semaines. Pas de temps de répit.


Moi,tout ce que je fais le mercredi après midi, et crois moi j'en fais, je vais devoir soit reporter, soit faire le soir quand c'est possible.

 


Et surtout, dans un couple de profs, que faire de Cromignon? Cette année j'ai trouvé à le faire garder, mais ce fut assez galère. Quand on n'a pas de papy-mamy pour dépanner, on fait comment?


Bref, pour un vendredi chômé, deux semaines de galère et de désorganisation.


 

Alors qu'un vendredi post-jour férié, c'est cool au boulot. On est détendus, on bosse tranquillou. On est reposés et on sait qu'on se reposera encore le lendemain.


 

Je déteste vraiment ces vendredis chômés. Je ne pense pas que beaucoup de gens, surtout en ces temps de crise, en profitent pour partir en weekend prolongé.

Autour de moi en tous cas je n'en connais pas, ou très peu.

 

Je pense qu'on devrait demander leur avis aux principaux intéréssés: nous, les profs, tu sais, la 5ème roue du carrosse.

 

Faire voter d'une manière académique les profs en ligne, ce ne serait pas si compliqué à mettre en place, à l'être du Web tout puissant...


 

Et toi, tu en penses quoi de ces ponts qu'on rattrappe?

 

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Le Blog Des Petits Diables

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