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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 06:28
Si les hommes avaient leurs règles...

Tu es au courant, les femmes ont leurs règles, tous les mois. Plus de la moitié de la population mondiale. Ces règles entraînent un certain nombre de désagréments, à commencer par le tabou qui les entoure. 

 

Pourtant, il serait possible de rendre cette période bien plus facile à vivre...ce qui serait le cas à mon avis si c'étaient les hommes qui avaient leurs règles. 

 

Déjà, les protections serait remboursées par l'assurance maladie. Ca t'étonne? C'est quelque chose dont on ne peut pas se passer, pas vrai? Pourquoi doit on le payer? Et plutôt cher en plus! Et les systèmes lavables, serviettes lavables ou mooncup, serait bien plus répandues. Moins chères, non polluantes et surtout sans risques sanitaires, elles auraient le vent en poupe pour préserver la santé intime de ces messieurs. Pourquoi les serviettes lavables, que j'utilise et dont je suis complètement satisfaite, sont-elles jugées sales? Du sang, c'est du sang, non? Si je me coupe la et que je tâche mes vêtements, je vais simplement les laver, non, pas les jeter? Je lave donc mes serviettes et je suis ravie de ne plus dépenser mon argent pour être en contact avec des produits toxiques et en plus polluer.

 

Les publicités pour ces protections seraient réalistes. Pas de liquide bleu, pas de mec en minishort blanc pour en vanter les mérites. C'est du sang. Ce n'est pas bleu. Ce n'est pas sale. Et personne ne met un minishort blanc en période de règles! Ces tabous entretiennent l'idée que les règles, c'est honteux, c'est à camoufler, il faut faire comme si de rien n'était...

 

Les règles, c'est souvent douloureux. Il y aurait beaucoup plus de recherche pour avoir des solutions pour soulager ces douleurs. Et 2 jours mensuels de congé payés pour les hommes pour les débuts de règle, la période où c'est le plus gênant. Dans la même lancée, le syndrome prémenstruel qui touche beaucoup de femmes serait complètement pris au sérieux. Il y aurait également des recherches bien plus poussées pour le soulager. Ce ne serait plus un moyen de décridibiliser et d'infantiliser les femmes: "oh mais t'es pénible, t'as tes règles ou quoi?" . Au contraire, ce serait un facteur de patience, d'écoute: "attend, il a ses règles quand même, donne moi ce dossier supplémentaire, je vais le traiter." "Oh, il a ses règles, aujourd'hui on lui envoie moins de clients, qu'il puisse souffler". Et à la maison mesdames seraient priées de prendre pour elles plus de tâches pour soulager ces messieurs et les laisser se reposer dans cette période d'indisposition. On peut même aller plus loin: j'imagine un procès aux Prud'hommes où un patron voudrait renvoyer un employé qui aurait insulté un client. La défense:"Mais ce client s'est montré odieux, alors que c'était le premier jour des règles de l'employé! C'est inadmissible!". Et le patron serait sanctionné et contraint de dédommager grassement son employé...Mais oui, on peut voir les choses ainsi, si on n'est pas sexiste.

 

Les règles seraient un sujet de conversation comme un autre. On saurait qui les a, quand. Les hommes iraient se changer aux WC avec leur protection à la main. Sans les cacher honteusement. En chemin, ils en parleraient. " ah tien, tu as des serviettes MAM? Moi je suis passé à la mooncup, c'est top!" Dans tous les WC publics et de travail, il y aurait des distributeurs de protections, avec du choix. Des poubelles correctes et bien tenues. 

 

Si un homme avait une fuite, il ne se cacherait pas honteusement en mettant un pull à sa taille. Il en rirait, et il aurait le droit de partir de son travail pour aller se changer chez lui.

 

Les jeunes garçons à l'école ne serait pas livrés à eux mêmes avec leurs règles. Il y aurait des cours exprès, avec des personnels spécifiques. Des sages-hommes. Qui leur expliquerait bien ce qu'il se passe en eux. Et leur montrerait les différentes manières de se protéger. On en informerait également les filles, pour qu'elles respectent bien ces périodes particulières chez leurs camarades. Les garçons auraient le droit de s'absenter de cours, de ne pas aller en gym si besoin, pendant leurs règles. Quand un garçon aurait ses premières règles, il en parlerait sans aucune honte autour de lui: sa famille, ses amis, ses professeurs. 

 

Mais ce sont les femmes qui ont leurs règles. Et notre société patriarcale utilise ce simple phénomène biologique pour les humilier, les rabaisser, les exploiter un peu plus encore.

 

 

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 05:38
Petit lexique féministe #NotAllMen

J'ai été inspirée par ce petit billet que j'ai posté, il y a quelques jours, dans lequel j'expliquais que le "tout fait maison" en vogue en ce moment ressemblait à s'y méprendre à une nouvelle injonction faite au femmes par notre bonne vieille société patriarcale.

Bref.

 

Et là, c'est rigolo, j'ai reçu des com' et des messages, pas méchants hein, mais bien conditionnés comme il faut (ou pas...)t. Comme quoi hein les gens, le sexisme ordinaire, il est vraiment ancré, là.

 

Entre les "ah mais non chez moi c'est comme ci ou comme ça que ça se passe" et les "ah mais ouais mais non parce que quand même moi je pense que c'est bien le fait maison et puis les mecs ils font la bouffe maintenant et même que moi je change les couches!".

 

Ouais ouais. On sait. Le sexisme et le féminisme ont donc encore de beaux jours devant eux.

 

Je ne vais pas faire la moralisatrice parce que je n'ai pas la prétention d'être totalement déconstruite encore, mais j'essaye. Et le peu que j'ai appris/compris, si tu veux, je vais essayer de le partager rien qu'un chouïa. 

 

Aujourd'hui je te parle "NotAllMen".

 

C'est amusant comme, quand tu parles de sexisme et d'oppression des femmes, beaucoup d'hommes se sentent attaqués directement et personnellement. Les réactions de défense, voire de contre-attaque, sont alors très courantes.

 

Un peu comme si je me sentais visée quand j'entendais des trucs attaquant tel ou tel aspect sociétal défavorisant les hommes en général. (Y en a t'il d'ailleurs?)

 

Ces messieurs qui se sentent, on se demande bien pourquoi, visés, balancent illico "mais tous les hommes ne sont pas comme ça! Moi, je fais la bouffe/sors les poubelles/passe l'apirateur/change les couches..." ou tout autre tâche ingrate qu'ils estiment être typiquement dévolue aux femmes dans les "foyers sexistes".

 

Mais ces dames ne sont pas en reste, car le conditionnement est loin d'être uniquement masculin. Tout le monde est conditionné. Tu verras alors des réactions du type "ah mais non ici mon mari fait la bouffe/sors les poubelles/passe l'apirateur/change les couches...tous les hommes ne sont pas comme ça!".

 

​Voilà une des "défense" classique: "NotAllMen."

 

D'une part, il n'est pas question de parler des individus mais de l'oppression générale (et mondiale) des femmes par les hommes, du système bien rodé et organisé qui lui permet de perdurer.

 

D'autre part, oui oui, mec, tu changes les couches, tu veux une médaille? Tu te crois spectaculaire? Exemplaire? C'est juste normal, c'est ton chiard aussi, non? On ne devrait même pas en parler.

 

L'oppression et le sexisme ne se résument pas au partage plus ou moins équitable de la gestion d'un foyer...partage fort discutable si on se base sur les chiffres: 4h par jour pour les femmes, 2h pour les hommes. Ca, ce sont des stats. On n'y peux rien. Alors oui sans doute que chez toi Monsieur réalise de jolis petits shampooings solides pour soigner écologiquement les cuirs chevelus de toute la famille (arf), avant de s'attaquer à la création de petits sarouels pour les minots (arfarf) pendant 5h par jour pendant que Madame boit une bonne bière au bord de la piscine/joue à des jeux vidéos/travaille parce qu'elle a un boulot tellement plus important et prenant et fatiguant (huhuhu) que celui de monsieur...

Sans doutes hein, si tu le dis je te crois.

 

Mais les stats sont quand même là.

 

Donc non, TOUS les hommes ne sont pas acteurs, en tout cas conscients, du système d'oppression. Ou pas de tous ses aspects.

C'est évident, et Dieu merci d'ailleurs!

 

Mais se jeter des fleurs en invoquant le NotAllMEn c'est juste nier une réalité dont nous sommes presque tous complices.

 

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 05:07
Le piège du fait-maison.

C'est la vogue du home-made, à fond les ballons. Tu as dû remarquer.

En cuisine, dans la salle de bain, pour les produits ménager, pour les vêtements, la déco...

 

Pas un jour ne passe sans que je ne lise un billet de blog, que je ne voie une émission de TV, que je ne tombe sur un bouquin ou un magazine...avec de beaux DIY comestibles ou pas.

C'est sympa. C'est souvent économique. C'est agréable.

C'est souvent écolo et meilleur pour la santé.

Certes.

 

Moi la première, je me suis engouffrée dans la tendance. Surtout en cuisine, j'ai toujours aimé cuisiner. Je fais le pain, les yaourts, les desserts, les plats et les crèmes glacées...

En découvrant le no-poo et les cosmétiques cleans, je bidouille aussi de ce côté.

Quant aux produits ménagers, ça fait un bon moment que je jongle entre produits cleans et faits-maison.

Concernant la déco et la couture, tu me connais hein, c'est pas mon rayon.

 

Il y a eu un moment où j'ai vraiment eu l'impression d'y consacrer du temps, beaucoup de temps...trop de temps.

 

Quand on bosse et qu'on a trois diablotins, le temps c'est un paramètre très précieux.

Alors je me suis posée un instant et j'ai réfléchi.

 

D'abord, pourquoi le home made. Pourquoi moi, je veux faire moi-même. Qu'est ce que je je veux faire moi-même.

 

Et puis, pourquoi et comment cette tendance. Féminine. Comme je crois de plus en plus à une orchestration mondiale de la société patriarcale et non plus à un "hasard" découlant de l'évolution, je me suis dit que bien peu nombreux dans les foyers sont les hommes qui cousent de petits sarouels pour leurs lardons. Qui font leurs gel-douche. Qui font des danettes maison ou du gel de lin pour remplacer leur gomina. Qui fabriquent leur lessive...

 

Pourtant ces messieurs ne sont-ils pas concernés aussi par leur santé, celles de leurs enfants, l'écologie, les économies? Pourquoi seules les femmes se lancent-elles dans ces activités certes gratifiantes et souvent agréables, mais chronophages de ouf?

 

Dans les magazines masculins, y-a-til des articles sur "comment faire soi-même sa mousse à raser"?

N'as-tu pas l'impression qu'on nous vend la femme parfaite avec une nouvelle corde à son arc: elle fait-tout elle-même?

N'as-tu pas l'impression qu'on doive limite s'excuser si on poste une photo d'un gâteau qu'on a acheté?

Ohhhh la vilaine maman nullasse, elle n'a pas fait de sweet table pour l'anniversaire de pitchoune...Elle n'a pas recyclé des branches d'arbre et des pommes de pin pour décorer la chambre de bébé...

 

Ne serait-ce pas un nouvel outil d'asservissement des femmes, cette affaire de fait-maison? Histoire d'encore plus nous occuper à des tâches pour éviter -peut-être- qu'on se demande pourquoi ces messieurs les juges condamnent un homme violent qui a tué sa compagne (c'est donc un "drame familial...") à 3 ans fermes (voire à rien du tout, homicide involontaire, les prisons sont pleines, dehors monsieur...), et une femme victime qui se défend (c'est donc un meurtre...) à 10?

Mais pardon je m'égare. Le home-made,, donc.

 

J'ai donc décidé de mettre un frein à mes productions. Je garde du temps pour mes diablotins, et je ne réalise moi-même que ce qui en vaut vraiment la peine.

Pour moi, c'est: la nourriture, mais j'ai toujours de quoi dépanner. Je fais le pain, mais j'ai du pain de mie dans un placard, ou des tranches au congélateur. Aujourd'hui, je manque vraiment de temps, alors j'ai aussi quelques plats tout prêts surgelés. Et des boîtes de conserve. quand je peux sans m'épuiser ou négliger mes enfants, je fais la popote. Sinon j'ouvre le placard ou le congélateur. En attendant de retrouver un peu de temps pour ça.

Niveau cosmétiques, ce que je fais me semble très important et ne me prend pas beaucoup de temps. Mon shikakai, mon henné, le dentifrice...Je ne fais plus de savons ni de gel douche maison. C'est long, et me semble inutile. J'achète du bon savon clean, c'est écolo et ça ne coûte pas cher, ça dure longtemps. Je me lave au rhassoul en général, ça ne prend pas de temps non plus. Plus de crème pour le visage,n mis les remplacer est rapide.

Pour les produits ménagers, c'est également rapide. Je prépare la lessive pour plus d'un mois. J'alterne avec de la lessive clean. Pour les sols, je prépare en avance pas mal de produit en 3 minutes.

 

Pour le reste, j'achète des produits les plus sains possibles...

Je ne passerais plus mes dimanches après-midi en cuisine pour préparer les menus et repas de la semaine...les goûters des enfants, j'ai recommencé à les acheter. Et si j'ai le temps, et l'envie,  on les fait ensemble avec eux.

 

Avec un peu de recul, cette mode du tout-fait maison ressemble fort à une injonction de plus et à une jolie pierre à l'édifice de l'asservissement féminin...non?

 

 

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 05:53
Si toi aussi tu aimes tes enfants plus que tout...

...clique sur j'aime et partage cette photo.

Toi aussi tu dois voir passer ce genre de statuts sur les réseaux sociaux. Assortis d'une photo avec des étoiles, ou des fleurs, des petits nounous mignons.

Tu en as peut être postés?

 

Ca m'a toujours interpellé. Non parce que ça me semble un peu évident d'abord, qu'on les aime à peu près plus que tout, nos gamins.

Mais aussi parce que ma conception de l'amour que je leur porte n'est pas de poster un statut mièvre.

Pour moi, aimer mes enfants plus que tout se traduit autrement. Et en partie par le fait de chercher à leur donner le meilleur, dans tout, tout le temps.

 

Aucun parent n'est parfait sans doute, mais j'ai vu des personnes poster de genre de truc et ensuite une photo de leur bébé de 4 mois dans un siège auto face à la route. Pourtant on sait les dangers que ça comporte aujourd'hui. Tu aimes ton enfant plus que tout, tu le clames sur Facebook, mais tu ne recherche pas pour lui la sécurité optimale en voiture. Paradoxal.

 

Le meilleur, on ne nait pas avec. Le meilleur, ça s'apprend, ça se cherche.

 

Ma manière de les aimer plus que tout?

 

Je passe du temps sur le net à lire les crash tests des sièges autos, pour choisir celui qui sera le plus adapté pour mes petits.

Je passe d'ailleurs beaucoup de temps à me rengeigner avant de choisir quelque chose pour eux, quoi que ce soit ou presque. Je veux choisir en connaissance de cause, pas parce que j'ai vu ça quelque part, parce que d'autres le font, parce que j'ai vu une pub ou qu'un docteur l'a dit.

 

J'essaye de ne pas forcément reproduire l'éducation que j'ai eue ou que j'ai vue autour de moi, parce que "c'était mieux avant" ou que "c'est comme ça que mes parents ont fait et je ne suis pas morte". Garder mes enfant en vie n'est pas ma seule ambition pour eux, vois tu.

 

Je cherche quels produits utiliser pour ne pas les empoisonner à petit feu à cause d’industries mensongères douées en com' et pour qui seul le profit compte. Coller sur le cul de mon bébé des couches blindées de produits toxiques H24 pendant 2 ans et plus, sachant que bien évidemment sa petite peau fragile est perméable à ces saloperies, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Le tartiner de crèmes pleines de trucs tout aussi toxiques sans même m'interroger sur ce que sont ces noms étranges dans la composition, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur.

 

Je lis les étiquettes des choses qu'ils mangent, qu'ils utilisent, que j'utilise pour eux. En cherchant ce qui est bon, ce qui est mauvais, ce qui acceptable et ce qui ne l'est pas. Donner à mes enfants des aliments susceptibles d'être cancérigènes, comme l'huile de palme contenue dans les laits infantiles, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Combien de parents aiment leurs enfants plus que tout, mais ne cherchent pas à savoir ce que leur bébé va manger exclusivement pendant les premiers mois de sa vie? Ce qui va le faire grandir, le construire? Paradoxal.

 

J'essaye de me renseigner, de sortir de ma zone de confort, de me remettre en question et ce que j'ai appris avec. Pour voir comment on peut faire autrement, pour voir si autrement ce ne serait pas le meilleur, peut-être. Comme le portage physiologique, la motricité libre, la DME, l'éducation non punitive...

 

Je ne dis pas que c'est le meilleur, je dis que je pense que ça l'est, pour nous.

 

Aujourd'hui avec Internet c'est facile, de chercher, de trouver, de lire, de se renseigner. C'est rapide. En tous cas plus qu'il y a 20 ans.

 

Mais c'est vrai que ca prend du temps. Ca demande de la réflexion et des discussions. De la lecture. Ca ne se fait pas en un jour. C'est un travail au quotidien. Et c'est loin d'être une science exacte...que d'erreurs j'ai pu commettre en pensant faire au mieux!

 

C'est comme ça que je les aime, plus que tout.

 

Et toi, comment tu les aimes plus que tout, tes enfants?

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 05:33
N'aie pas peur, nullipare.

Nullipare, toi qui hésite à faire un enfant. Toi qui en a bien envie mais qui lis et entends tant de choses terrifiantes sur la maternité.

La grossesse, l'accouchement, la remise en cause dans le couple, le tsunami émotionnel, le changement radical de vie, la fatigue, les cris, les nuits blanches et les vergétures...

Tu sais, nullipare, ce n'est pas forcément ce qui t'attends.

 

Quoi qu'on fasse dans la vie, ce n'est pas forcément facile. Il y a des difficultés qui rythment notre chemin. Si tu choisis de ne pas avoir d'enfant, ne crois pas que ta vie sera un long fleuve tranquille pour autant. Peut être que si, peut être que non.

 

Avoir un ou des enfants, ça peut aussi se passer en douceur. Tu peux rencontrer quelques écueils, rien d'insurmontable. Tu peux cumuler et avoir beaucoup de soucis. Tout peut aussi se passer sans problèmes.

 

Je n'aime pas les généralités. "Les gens", "les Français", "les chiens" ou "les mères", "les pères", "les enfants"...c'est con. Tout le monde est différent, et on peut aussi vivre les même choses sans avoir du tout le même ressenti.

Certains enfants font leurs nuits à la sortie de la maternité. D'autres à 2 ans. Les parents qui sont réveillés la nuit pendant des mois peuvent le vivre bien ou très mal.

 

Je n'aime pas le spectacle de Florence Foresti, je dois être la seule en France, non? Parce que justement elle énonce des généralités qui n'en sont pas...aussi drôle que ça puisse être. Quand j'emmène mes enfants au parc, je ne rêve pas de m'évader pour aller faire les soldes chez Zara. Et je sais que beaucoup de parents sont comme moi. J'aime bien aller au parc.

 

Ca laisse entendre qu'être parents, c'est chiant. En tout cas pour tout le monde.

Que la grossesse c'est horrible. Que l'accouchement c'est une boucherie. Forcément, à tous les coups.

Tu as compris l'idée.

 

Être parents ça peut être chouette, je t'assure. Sache les difficultés qu'on peut rencontrer, mais sache aussi que ce n'est pas le lot de tout le monde, pas du tout.

 

Quand ma Pouillette est née, je n'ai pas ressenti ce fameux"tsunami", par exemple. Je l'ai plus vécu pour le Cromignon, mais c'était aussi sans doute lié au fait que nous avons déménagé juste après sa naissance. Quant à Polochon, il est arrivé dans nos vies comme s'il avait toujours été là.

Je n'ai pas changé radicalement de vie non plus. J'ai adapté. J'étais bien entourée. Aujourd'hui, avec trois diablotins et beaucoup moins d'aide autour de nous, j'ai mis pas mal de choses sur pause. Il y a un temps pour tout.

Et quand il y a des moments moins funs que les autres, on se concentre sur le positif, le temps que ça passe.

Les soucis avec les enfants ont souvent ça de bien: ils sont passagers. Le temps de te prendre la tête, de chercher des solutions, paf, c'est fini. Et un autre prend le relai.

 

On peut s'épanouir dans la maternité et la paternité. Si, on peut. J'en ai vus!

Beaucoup de gens se plaignent...ne cherchent pas forcément de solutions...étalent leur mal être sur les réseaux sociaux...faisant croire au reste du monde que c'est la norme. Il n'y a aucune norme.

 

Un peu d'humour, de recul, quelques lectures, et aussi une oreille attentive pour pleurer dedans quand tu craques: voilà tes armes pour une parentalité triomphante!

 

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 06:01
Après l'accouchement...

Tu te souviens de cette photo dans Gala, de la légende et de la polémique qui s'en était suivie? J'avais bêtement foncé à l'époque, sans voir qu'une bataille virtuelle se profilait, et ce fut mon baptême du feu bloguesque.

 

Avant tout je veux donc bien préciser clairement: chaque femme devrait pouvoir se vêtir, avoir le corps, la maison et la vie qu'elle souhaite, passer l'aspi en talons de 12 si ça lui chante ou traîner en pyjama troué, et ce dans l’indifférence générale.

Mais on en est loin.

 

Et puis, on parle ici d'une femme après l'accouchement, pas n'importe quand...

Aujourd'hui je suis en plein dedans, le post-accouchement, alors je vais me permettre de l'ouvrir.

 

Voici donc Sylvie, ex miss France, un mois après son accouchement qui peut "remettre sans rougir ses stilettos". Tu vois, tout est dans le "sans rougir". Le reste est fort banal, un mannequin de 30kg tout mouillé après son accouchement, apprêté et maquillé, on connait et ça ne me choque pas: c'est son job. Elle ne va pas poser en chemise de nuit tâchée pour Gala, hein.

 

Je ne vais pas te redire tout le bien que j'en pense, si ça t'intéresse, c'est par ici.

 

Voilà l'image que la société, les médias (en tous cas celui là), renvoient aux femmes: une maison nickel, un corps conforme aux exigences de la mode, des gamins comme accessoires pour décorer parce que "bon hein quand même une femme ça fait des gosses" (!!!!) mais faut pas qu'ils prennent trop de place parce que sexuellement elle doit rester dispo et désirable pour Monsieur.

Sinon faut rougir, avoir honte de soi.

 

Les femmes, usées par cette quête permanente de la perfection selon Gala, continuent d'être aussi opprimées sans avoir le temps d'y réfléchir. Trop occupées à compter les calories. Ca occupe bien l'esprit, les calories. Et les rides, et le bordel dans la maison, le cul pas assez musclé...Histoire qu'elles ne réclament pas trop l'égalité avec les hommes et le respect de leur personne.

 

Quant aux hommes, spectateurs bienveillants la plupart du temps, ils se glorifient d'être des super papas maintenant qui "aident" à la maison. Ah, que les femmes ont de la chance d'avoir des hommes qui aident, de nos jours. De quoi on se plaint, hein?

Jamais le verbe "aider" n'a été si mal placé. Est ce que j'aide Monsieur quand je débouche le siphon de l'évier bouché ou que je remets de l'huile de moteur dans la clio?

 

Bref, me voici donc plus d'un mois après avoir accouché.

 

Ma maison est en bordel. Pas trop sale, c'est vrai, merci l'aide ménagère de la CAF. Mais la déco intérieure n'a jamais été aussi peu importante ici.

 

Je suis bien loin de (re)mettre mes stilettos, arf. Je n'en n'ai pas d'ailleurs. Forcément, j'ai vécu 35 ans dans le 93 et mon sport quotidien, courir après le RER B, c'était pas compatible avec des talons de 12, tu vois. (Mais j'aime porter des talons même s'ils ne sont pas de 12, ne me fais pas dire que je critique celles qui en ont!). J'ai de beaux chaussons violets confortables, et quand j'arrive à sortir (suites opératoires compliquées), je mets des baskets. (les talons de 12 après une césa...).

En passant, je ne te racconte pas comment je me serais fait traiter dans le RER station La Plaine Saint Denis avec des talons de 12. Le harcèlement de rue, hein.

 

Je suis bien loin aussi de remettre mes fringues habituelles. Je tourne avec 2 pantalons, 3 tshirts compatibles allaitement et 2 pulls.

Je ne suis pas coiffée ni maquillée. Ma coupe de cheveux ne ressemblent à rien vu que j'ai tout coupé pour les donner en juillet et que la repousse, c'est moche.

Je suis poilue des jambes.

Mes enfants portent des vêtements froissés.

Les nuits entrecoupées font que j'ai vraiment une sale tronche.

 

Devrais-je rougir, hein, Gala? Devrais-je me mettre à compter les propoints? A camoufler mes cernes sous du fond teint parce que les tétées nocturnes, ça fait la peau terne?

Parce qu'il n'y a pas mieux que l'auto-aliénation pour que la moitié de la population ne se pose pas de questions sur sa condition?

 

Je n'ai pas honte. Ma féminité et ma dignité ne sont pas dans mes fringues, mon tour de taille, mon maquillage, la tenue impeccable de ma baraque et de mes gamins.

Je n'ai pas honte. Moi, je m'aime bien quand même, malgré toi, Gala. Je ne t'autorise pas à me dire ce à quoi je devrais ressembler, pour avoir le droit d'être fière de moi.

 

Tu vois Gala, je mets mes chaussons sans rougir un mois après mon accouchement, avec mon corps que tu trouverais honteux et laid, et je t'emmerde.

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 06:15
Avac, Ava2c, césarienne? Le choix impossible.

Lors de mon précédent billet sur le sujet, je te racontais comme il est difficile de pouvoir tenter d'accoucher par voie basse après deux césariennes en France. Pourtant, c'est pratiqué dans d'autre pays, avec des taux de réussite très encourageants et pas plus d'accidents qu'ailleurs. Depuis j'ai appris encore pas mal de choses, comme par exemple que l'Ava2c (accouchement par voie basse après deux césariennes) n'est pas du tout plus risqué qu'une césarienne, opération qui peur entraîner des complications, comme toute opération d'ailleurs.

 

Bref.

Après moult recherches j'ai donc trouvé un gynéco qui accepte de tenter un Ava2c, et jusque là j'étais plus que motivée.

Mais.

C'est à 80 km de chez moi, 45 minutes de route. En soi ça ne m'effraie pas, beaucoup de femmes ont ce genre de timing avant d'arriver à la maternité. Dans mon département, plein de mes copines vivent en montagne et peuvent même mettre plus de temps. Quand j'étais parisienne, si les embout' s'en mêlaient, je pouvais mettre le même temps pour y arriver, aussi. Rares sont les femmes qui accouchent en moins d'une heure.

 

Ce qui m'ennuie le plus ce sont les aller-retour que ça va imposer à l'homme ensuite. Si l'Avac est complété, ce ne sera que trois jours, mais sinon....ce sera 5 ou 6 jours. C'est court et c'est long, pour lui qui devra gérer les diablotins tout en assurant auprès de moi.

 

Soyons méthodique, qu'en dis tu? Les pour et les contre...

 

Pour: possibilité de voie basse=meilleure récupération, pas d'opération, pas de cicatrice douloureuse pendant des mois, moins de fatigue, je serais bien plus vite et bien plus opérationnelle qu'avec une césarienne. Je ne passerais que 3 jours à la maternité. L'homme ne sera pas obligé de rester auprès de moi H24 au début, je pourrais me lever pour m'occuper de bébé. PAs de perfusions partout, pas de sonde urinaire (ma bête noire, je hais ce truc!). Si l'Avac n'est pas complété et que je finis quand même en césarienne, je n'aurais pas de regrets, pendant des mois voire plus, de ne pas avoir eu le cran d'essayer. Et t'inquiète que cette saleté de cicatrice me le rappellera, à avoir été ouverte 3 fois, je ne doute pas qu'elle saura se manifester encore plus que les deux premières fois.

 

 

Contre: peu de chances de compléter mon Avac, en France. Si le Canada a entre 65 et 70% de réussite, dans notre pays les Ava2c sont marginaux. Les médecins qui acceptent de les pratiquer finissent en césarienne d'urgence à la moindre anomalie, ralentissement dans le travail, saignement suspect...ce qui laisse peu de chances. Il faut vraiment que l'accouchement se déroule vite et bien.
On dira que si je le tente, c'est possible, mais peu probable.

Finir en césarienne à 80 km de chez moi ce serait très con, quand même.Surtout que dans cette clinique, les papas ne sont pas présents au bloc. Et ça, c'est vraiment une grosse source de stress pour moi.

De plus l'hôpital qui est à 5 minutes de chez moi pratique un protocole de césarienne qui progresse de jour en jour dans le respect de l'humain. J'aurais une chance que l'homme puisse être présent, mais oui, les choses avancent tu vois. Comme quoi, il faut l'ouvrir, argumenter...Je devrais récupérer plus vite qu'avec une césarienne "classique" et même...ne subir cette satanée sonde urinaire que 8h. Avoir aussi des antidouleurs dignes de ce nom, et pas du Dafalgan.

Pour l'homme, la proximité sera un atout non négligeable pour tout gérer. Et pour moi, la possibilité d'avoir les visites des copines, ce qui n'est pas du luxe pour le moral. Sans parler des deux premiers diablotins qui pourraient voir plus vite et plus souvent leur petit frère.

 

Il reste une semaine pour la deadline. Si bébé se manifeste avant, j'espère faire le bon choix. Mais je ne sais pas toi, on dirait que le "bon" choix ne dépend pas vraiment de moi.

 

 

 

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 05:47
RIE (éducation respectueuse): tu n'es pas obligé!

Aujourd'hui, un coup de gueule. Oui, des fois, j'en ai un peu marre, de la négativité.

 

Il y a presque un an, Maman Mymou m'a gentiment fait découvrir l'éduation respectueuse, RIE en anglais.

 

Notamment en ce qui concerne la gestion des crises de colère de Cromignon, ça a changé notre vie.

 

Pourtant, il n'y a rien d'extraordinaire au final. Je veux dire pas là que ce n'est pas une refonte totale de notre manière de faire, mais une avancée plutôt.

 

Il y a un certain nombre de choses qui ne vont pas de soi dans notre tête, parce qu'on n'a pas été élevés ainsi.

L'idée de ne plus punir, même en mettant au coin, est une de ces choses difficile à accepter et à envisager, par exemple. Pourtant concrêtement c'est simple et efficace en ce qui concerne le respect des règles par les enfants.

 

Une autre chose qui a été difficile pour moi, ça a été de ne plus focaliser sur les "petits trucs" gênants. Par exemple le fait que Cromignon ait tendance à gigotter sur sa chaise à table. Ou sur le fait qu'il puisse balancer "Tu es méchante, maman!" quand il est en colère.

Pourtant là aussi ça marche: moins je focalise, moins ça devient un souci dans ma tete et dans la sienne, moins il le fait.

 

 

Avant, je pouvais le mettre au coin 3 fois par jour pour un "tu es méchante". Mantenant il ne le dit plus du tout quotidiennenment. C'est devenu vraiment rare. Quand ça arrive, ça ne m'énnerve plus. Pourquoi? Parce que j'ai compris que le respect dans sa tête de 3/4 ans n'existe pas, et que ce que j'interprète comme un manque de respect n'est qu'une manifestation de sa colère, elle-même saine expression de ses émotions.

 

Du coup, "not a big deal", je lui fais remarquer les rares fois ou ça arrive que je préfèrerais qu'il ne me dise pas ça, c'est tout. Il ne le repète même plus. Avant il allait le hurler, depuis le coin, pendant 20 minutes.

 

Pour arriver à pratiquer l'éducation respectueuse, c'est à la fois simple et compliqué.  

 

Simple, parce qu'on a des conseils "concrêts", applicables aux situations du quotidien, problématiques ou non, et voilà.

 

Compliqué, parce que ça demande de réfléchir sur ses pratiques, de se remettre en question, de remettre ses propres parents en question, et de canaliser ses propres émotions. En clair et en bref, il faut avoir un peu de recul, être convaincu que c'est la bonne manière de faire. Et aussi ne pas considérer RIE comme un "truc" pour gérer les gamins "difficiles". C'est une approche globale.

 

La chance que j'ai eue, c'est qu'on était déjà bien avancés dans cette direction. Il a juste fallu faire tomber quelques barrières mentales.

 

 

Aujourd'hui je suis ravie de l'ambiance qui règne à la maison, et dans ma tête. Oui, c'est parfois tendu. La grande et le petit se chamaillent, Cromignon fatigué frappe le chien, Cromignon  frustré tente de mordre sa soeur, etc. Bien sûr, je ne vis pas dans la maison de Barbapapa. Aucune "méthode éducative" ne changera le caractère des enfants. On peut simplement mieux vivre tous ensemble, sans cris, sans énervement, en acceptant les difficultés, en acceptant qu'il faille être patient. Pas de miracle possible, il faut de la constance, de la répétition.

 

Ce qui a fondamentalement changé, c'est que maintenant j'ai un "process" pour chaque situation, qu'elle soit "tendue" ou non. Je sais ce que j'ai à faire, je sais comment gérer. Je suis rassurée quant à ma capacité à résoudre les problèmes. Je me sens détendue avec mon Cromignon. Mon état d'esprit est completement différent.

 

 

Le point représentatif qui montre bien que tout va beaucoup mieux, c'est que nous mangeons tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur. Ca n'était plus arrivé depuis des semaines.

 

Bref, je suis convaincue que l'éducation respectueuse nous a vraiment fait évoluer dans le bon sens, et ça a été vérifiable dès le premier jour.

 

 

Du coup, je suis ravie, j'en parle, je partage. On m'a aidée, je me dis que je peux en aider d'autres, même si je ne me permet pas de donner des cours, je débute à peine, bien sûr.

 

 

Et j'en ai assez que trop de personnes m'opposent des raisons toutes faites sans avoir réfléchi.

Certains vont même jusqu'à dire qu'ils n'ont pas à lire quoi que ce soit, parce qu'ils ont du bon sens. Je me suis fatiguée à lire, moi, ça prend du temps, de l'énergie, c'est vrai. J'ai du bon sens aussi à la base pourtant, enfin je crois. Mais ça ne suffisait pas. Je ne savais pas malgré tout mon soi-disant bon sens qu'il y avait une alternative à l'éducation punitive, autre que le laxisme.

 

Beaucoup m'opposent le temps, alors que RIE me fait gagner un temps fou.

Ben oui, mais il faut réfléchir, établir des stratégies, lire un peu pour comprendre les bases. Tâtonner, essayer, réfléchir, discuter, recommencer. Gueuler un bon coup et mettre des baffes, c'est plus expéditif.

 

D'autres me questionnent, je répond tant que je peux, j'aiguille sur le blog de Maman Mymou et celui de Janet. Pour qu'ensuite soient catalogués "RIE" des trucs pas du tout respectueux de l'enfant, mais punitifs, exagérés, incompréhensible pour des petits cerveaux. La base de RIE, c'est le sens , enfin je crois. La logique, sans disproportion.

Sans laxisme, sans rigidité non plus.

 

Le but de l'éducation respecteuse ce n'est pas de se faire obéir de l'enfant, c'est de vivre ensemble harmonieusement. 

 

Le bonheur qui en ressort m'a semblé valoir quelques heures de lecture, quelques questionnements, de la concertation, du recul.

 

En prime, ça devient très vite completement automatique, du coup ce temps "perdu" au début est vite regagné.

 

 

J'ai aussi du mal avec la notion de "perdre son temps" quand il s'agit d'élever nos enfants.

Oui ça demande du temps, au moins au début. Ou ca demande de l'investissement. Non, ce n'est pas naturel parce qu'on n'a pas été elevés ainsi. Mais oui, ça vaut le coup. C'est la clé du bonheur et de l'harmonie familiale, en tous cas chez nous. Si tu ne veux pas perdre ton temps à élever tes enfants...je crois qu'on va parler d'autre chose...

 

Alors quand j'entends "mais ci, mais ça..." de la part de gens qui voudraient en fait qu'on leur livre clé en main un gamin docile et obéissant, désolée d'être un peu gavée.

 

Et ceux qui, faute de réflexion et de lecture, n'ont rien compris et postent de fausses informations sur leurs pratiques pas du tout respectueuses "ahhhh j'ai fait ci et ça, c'est RIE pourtant ça ne "marche" pas du tout!!!!" effraient ceux qui voudraient peut être s'y mettre inutilement.

 

Alors tu sais quoi? Si ta vie familiale est difficile, que tu es désespéré, que tu ne sais plus comment faire avec tes enfants, mais que tu n'as pas vraiment envie de te lancer dans l'éducation respecteuse, reste dans ta mouise et n'en dégoûte pas les autres. Ton but non avoué n'est pas de vivre heureux, mais de te plaindre.

 

Si tu veux qu'on change tes enfants en plantes vertes, rends les à la maternité et va chez le fleuriste.

 

Si tu penses que les cris, voire les coups et les brimades sont efficaces, parfait pour toi. Le gars qui a mis son gamin de 3 ans dans une machine à laver jusqu'à ce qu'il en meure voulait le punir d'avoir été agressif à l'école, un comble. On reproduit ce que nos parents ont fait. Chacun fait ce qu'il veut chez lui, ce n'est pas mon problème. Ne viens pas voir ce que je fais chez moi, merci.

 

Si tu penses que tes parents t'ont crié dessus et mis quelques baffes, et que tu ne vas pas faire différement parce que "c'était mieux avant", parfait. Si ça "fonctionne" chez toi, tant mieux. On peut remonter loin comme ça, jusqu'à l'époque pas si lointaine où le père avait droit de vie et de mort sur ses enfants, mais oui. Et pas au Moyen Age. Heureusement que d'autres ont été plus réfléchis et progressistes parce que sinon on en serait toujours là.

 

Si tu aimes critiquer, sache au moins ce que tu critiques: l'éducation bienveillante, positive, respecteuse, tu sais ce que c'est? Je ne pense pas. Critiquer sans connaître, un sport très répandu, hélas.

 

Il n'y a pas de manière idéale ou parfaite, et je ne détiens pas la vérité (hélas...), je ne suis qu'une imparfaite maman qui tente de faire de son mieux...comme nous toutes.

 

Billet un peu décousu désolée, je suis un peu furax.

 

 

 

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 05:24
Accouchement, voie basse, césarienne, AVAC et protocoles médicaux.

Parlons un peu d'accouchement.

 

Je parle pas mal de ma grossesse ici, j'attends un troisième diablotin pour cet automne. Mais un jour, dans quelques semaines, il devra sortir, ce petit bonhomme.

 

Comment, est la grande question.

 

Jusqu'ici j'ai toujours été plutôt une bonne cliente pour le milieu médical. Je partais du principe que le docteur connait son boulot, et je faisais ce qu'il me disait, en gros. Je n'ai jamais remis en questions certains protocoles que d'autres tentent d'éviter, convaincue que j'étais qu'ils étaient mis en place pour notre santé avant tout.

 

Mais ça, c'était avant.

 

Quand j'ai subi ma seconde césarienne, ce fut vraiment dur. J'ai trouvé cette intervention violente (la première aussi mais dans d'autres circonstances, je crois l'avoir mieux vécue). Si on ne ressent bien entendu pas la douleur, j'ai tout de même eu droit à de charmantes sensations qui, 4 ans après, me font encore faire des cauchemars.

J'ai senti qu'on m’enfonçait une sonde urinaire. J'ai senti le scalpel ouvrir mon ventre. J'ai senti qu'on appuyait très fort sur moi pour faire descendre le bébé. J'ai senti l’arrachement de son corps au mien. J'ai senti la main qui me fouillait par cette plaie pour nettoyer, enlever, placenta et autres joyeusetés. J'ai senti qu'on recousait ma peau. La gyneco m'avait prévenue que j'allais sentir hein, pas d'erreur médicale là dedans. D'ailleurs la première fois j'avais senti aussi, mais j'étais tellement dans les choux que j'ai cru que je délirais.

 

J'ai souffert de ne pas avoir la force de prendre mon petit dans mes bras. J'ai eu une affreuse nausée à n'en plus finir. J'ai mis des heures à bouger mes pieds, trois jours pour manger, un mois pour marcher sans être pliée en deux, quatre mois à ressentir une extrême fatigue, deux ans avant de ne plus sentir la cicatrice.

 

Oui, je sais: certaines femmes sont debout le lendemain et diront: "ça tire un peu"!. Chacun son vécu. Pour moi, la césa, c'est pas funky, et j'ai des bouffées violentes quand j'entend dire qu'il faut en finir avec les césariennes de confort car je n'ai rien vécu de moins "confortable" de ma vie.

Bref.

 

J'ai détesté entendre "le principal c'est que bébé aille bien". Comme s'il fallait cacher ses souffrances, taire sa douleur, parce qu'au final personne n'est mort ou handicapé. Bien sûr ça pourrait être bien pire. Ca peut toujours être pire, ou presque. Mais le gars sur terre qui vit le pire du pire n'est pas le seul à souffrir, et les autres n'ont pas à fermer leur bouche. La hiérarchie de la douleur, physique ou morale, ça m'énerve. Si ça va mal, ça va mal, point. Fin de la parenthèse métaphysique.

 

Tu l'auras compris, pour moi, m'occuper d'un nourrisson tout en récupérant de cette opération chirurgicale, en allaitant et en gérant deux autres enfants plus grands, c'est quelque chose qui me fait peur et me semble au dessus de mes forces.

 

J'ai subi deux césariennes, et tous les docteurs que j'ai pu voir m'ont toujours dit que 2=3 et qu'en cas de troisième diablotin, la voie de sortie était toute trouvée. J'avais donc intégré ça comme une obligation médicale, "le risque de rupture utérine est trop important et la rupture utérine c'est la mort", m'avait-on dit, partout.

 

Le temps, ce coquin, faisant son oeuvre, nous avons décidé malgré tout de tenter l'aventure du troisième bébé si mère Nature, cette chipie, voulait bien nous en laisser la chance. Ce qu'elle fit, grand merci à elle.

 

Mes deux enfants sont donc nés par césarienne, l'une en urgence, l'autre programmée, en présence du papa. Dans deux maternités différentes, en région parisienne. Je n'imaginais pas qu'il puisse en être autrement.

 

Quand j'ai appris ma grossesse, maintenant que je vis à Perpignan, je me suis mise en quète de l'endroit idéal pour cette troisième césarienne, en présence de papa, donc.

Il y a dans tout le département 66, trois maternités, pas une de plus. Aucune n'accepte la présence du père pour les césariennes.

Impensable, n'est-il pas?

Pour moi en tous cas ça l'est. Car affronter une pareille épreuve, seule, sans le soutien de mon cher et tendre, me semble inimaginable.

 

J'ai pourtant expliqué qu'il était habitué, promis qu'il serait sage et propre, qu'il ne s'évanouirait pas, qu'il n'aurait pas bu et ne ferait aucune blague graveleuse...rien à faire. Le protocole, c'est le protocole. Le putain de protocole.

 

A l’hôpital, la maternité qui m'a semblé la plus à l'écoute des trois, la charmante gynéco m'a expliqué que "si tout se déroulait bien, il pourrait entrer sitôt le bébé né". Quand on me recoud. Disons que ce n'est vraiment pas suffisant. Je ne sais pas si j'aurais la force d'y entrer seule, moi, dans ce bloc...sachant ce qui m'y attend.

 

Alors j'ai dégainé mon téléphone, et j'ai appelé d'autres maternités, hors du département. Loin, même. Après tout, une césarienne programmée ne nécessite pas de proximité immédiate, pas vrai?

 

Mais tu vas rire, ou halluciner avec moi: il n'y en a pas une, dans toute la REGION qui accepte la présence du papa dans le bloc. Pas une!!! Moi qui croyait que c'était quasi la norme, en bonne ex-parisienne que je suis.  On en apprend tous les jours, même à mon grand-âge, ma bonne dame!

 

J'ai été prise d'une grande colère. J'ai dit des choses très rudes et injustes, sans doute. J'ai regretté d'avoir quitté ma capitale pour cet espèce de désert médical archaïsant. J'ai pesté contre ces maternités fascistes qui imposent leurs règles confortables pour elles, sans doute, mais qui négligent ce que j'estime être mon besoin fondamental et même le droit de mon homme à voir son fils naître. En quoi c'est dérangeant, dangereux? Ce ne le fut pas pour les deux premiers.

 

Bref, j'étais, et je suis toujours, en colère. Je comprends à la limite que ça puisse rester "à la tête du client": il est possible que certains posent problème dans un bloc opératoire. Les hôpitaux ne vont pas embaucher un service d'ordre pour virer les dangereux. Mais en faire une règle intransigeante me parait juste inhumain.

Accouchement, voie basse, césarienne, AVAC et protocoles médicaux.

J'en étais à me dire que j'allais pondre mon gamin dans ma cuisine toute seule, avec un cutter, quand je me suis mise à faire des recherches sur le sujet un peu partout. J'ai contacté des associations, j'ai été sur des forums, j'ai intégré des groupes facebook...

 

Et là, ma belle et grande confiance aveugle dans le milieu médical, déjà sérieusement entamée, a pris le coup de grâce.

 

Le postulat initial qui est que je ne pouvais pas accoucher par voie basse après deux césarienne...j'ai découvert qu'il était complémentent faux. Mais oui!!!

 

Ce n'est pas vrai!

 

Un accouchement par voie basse après une césarienne, on appelle ça un AVAC, dans le jargon des initiés. Après deux césariennes, c'est un AVAC2, ou un AVA2C.

C'est pratiqué en Suisse et au Canada, entre autres, d'après ce que j'ai pu en apprendre. Et sans doute dans d'autres pays.

 

En France? c'est plus que rare. J'ai trouvé une maternité à Nice qui le pratique, et une ou deux sur Paris. Il y en a peut être d'autres, je l'espère en tous cas.

 

Et le fameux risque de rupture utérine?

Il existe, bien sûr. Mais ça reste vraiment très, très rare, même si je n'ai pas de chiffres, je n'ai aucun exemple réel dans tous les exemples de tentatives d'AVAC et d'AVAC2 que j'ai pu lire. Certains symptômes et signaux alertent les médecins en général avant que les 7 couches de tissu qui composent l'utérus ne lâchent et une césarienne en urgence est alors pratiquée.

 

Certains critères plus ou moins reconnus guident les praticiens pour décider de l'accord pour tenter ou non: raisons des césariennes précédentes, taille de la cicatrice, temps écoulé entre les grossesses...

 

Il se trouve que mon cas est hautement éligible. Pendant ma seconde césarienne, la gynéco m'a lancé, alors que mon ventre venait d'être ouvert:"oh, magnifique cicatrisation de la première césarienne, il n'y a quasi plus rien! Vous avez mon accord pour une troisième grossesse dans un an!". J'ai eu envie de lui répondre: "recousez-moi d'abord, merci, on en reparle un peu plus tard..."

 

Mes bébés passent par mon bassin sans soucis, radios à l'appui. Mon troisième diablotin est pour le moment bien loin de la cicatrice, de laquelle il ne doit pas trop s'approcher pour ne pas la fragiliser.

 

Bref, je peux sans doute le tenter. Si j'étais Suisse ou Canadienne,ou Niçoise, ou Parisienne...? Quelle injustice!

 

J'ai été de nouveau bien en colère. J'allais me faire de nouveau charcuter le bide parce qu'ici, parler d'AVAC2 c'est quasi un gros mot. Oui, car j'ai du coup rappelé les trois fameuses maternités de mon département...dans deux on m'a quasi traitée de foldingue suicidaire. A l'hôpital, toujours, on m'a écoutée. Mais c'est non, ils ne font pas, pas moyen.

 

J'ai recommencé mes appels longue distance, et là...oh miracle.

 

Dans une maternité à 80 km de chez moi, un gynéco m'a écoutée. M'a dit qu'il n'avait jamais fait d'AVAC2 et que dans cette maternité, ça ne se faisait pas jusque là. Mais qu'il acceptait de me rencontrer et de voir. Imagine ma joie...rien que d'accepter d'aborder le sujet...

 

J'ai donc filé au RDV de ce gars et il m'a confirmé ce que je pensais: je peux le faire. J'ai adoré ses mots:

-" Pour le moment tout est ok pour moi. Si vous pensez que vous pouvez le faire, je vous suis".

Un peu que je peux le faire, le couteau entre les dents, mec!

 

 

Accouchement, voie basse, césarienne, AVAC et protocoles médicaux.

Attention, il y a de sacrées précautions. J'en suis d'ailleurs ravie car soyons clairs: je ne veux ni mourir, ni que mon bébé ne meure, ni que l'un, l'autre ou les deux ayons des séquelles de cette naissance.

 

Je dois dès maintenant voir ce docteur tous les 15 jours. Il vérifie les données à chaque fois. Je continue à me faire suivre en parallèle à l'hôpital près de chez moi. Je ne dois pas dépasser la date du terme pour accoucher naturellement. Il sait qu'on peut déclencher, contrairement aussi à ce qu'on nous raconte concernant les AVAC, mais il ne tentera pas.

 

Pendant le travail, si les choses traînent, si j'ai des symptômes bizarres, s'il a le moindre doute: au bloc dans la minute. "Je ne prendrais aucun risque", m'a t'il dit. Ça tombe bien, je ne veux moi non plus en prendre aucun.

Ah, petit détail charmant: la péridurale risquant de retarder le travail, je devrais m'en passer. Gloups.

Mais si c'est le prix à payer, je crois que je le payerais. D'autres l'ont fait sans avoir un tel enjeu.

 

Je me demande pourquoi, tout de même, il n'est pas juste évident partout de tenter, quand c'est possible, un AVAC2? Les docteurs se retranchent derrière les "risques". Pourtant j'ai mis mon nez dans des études montrant qu'un AVAC2 n'est pas plus risqué qu'une césarienne.

Mon esprit devenu critique envers le corps médical, voire partisan de certaines théories du complot, me souffle des trucs pas très catholiques...manque de formation? Manque d'information? Facilité et rapidité pour une césa qui dure 20 minutes, par rapport à un AVAC2 qui dure des heures et nécessite une surveillance accrue? Assurances frileuses car peu informées? Pouvoirs publics et médicaux complêtement indifférents aux souffrances des femmes césarisées? Sans parler du coût, c'est cher, une césa, hein, pour la sécu (à l'attention de tous ceux qui râlent contre les profiteurs, y a du fric ici!).

 

Je vais quand même t'expliquer pourquoi j'y tiens tant, pourquoi je suis prête à parcourir 80 km en ayant commencé à accoucher pour aller tenter d'avoir mon bébé par voie basse alors que l'hôpital de Perpignan est à 10 minutes de chez moi.

Certaines femmes qui ont accouché par césarienne se sont senti "dépossédées" de leur accouchement. Elles se sont senti "incapables" de mettre leur bébé au monde. Elles doivent ensuite faire le deuil de leur accouchement rêvé.

Ce n'est pas mon cas.

D'autres te parleront de féminité, d'accomplissement de soi, de spoliation, de se sentir femme...

Ça m'est étranger.

 

Je suis pour ma part entièrement tournée vers l'après. Me lever après mon accouchement. Prendre mon bébé dans mes bras. Le baigner. Le changer. Le prendre pour le nourrir quand il a faim. Ne pas subir cette foutue sonde urinaire que je hais au plus haut point. Ne pas sentir de fils, d'agraphes, dans mon corps. Ne pas avoir une perf dans chaque bras. Pouvoir me laver, manger. Rentrer chez moi au bout de trois jours. Rien que ça me semble un rêve...

Ne pas souffrir le martyre quand l'anésthesie s'arrête, et les heures, les jours suivant. Ne pas supplier pour une dose supplémentaire d'anti-douleurs balaizes parce qu'en allaitant on te donne du paracétamol, point barre. Pour une opération chirurgicale, c'est light, crois moi.

Pouvoir rentrer chez moi debout et droite, m'occuper de mon bébé et de mes deux autres enfants, avoir la force de faire quelques courses, la cuisine...récupérer d'un accouchement et d'une grossesse, pas d'une opération en prime. Ne pas pleurer en regardant cette partie de mon corps, rouge, boursouflée, endolorie, dure, qui ne réagit pas pendant plusieurs mois...Ne plus endurer tout ça.

 

C'est ça, ma motivation.

On y croit?

 

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 06:29

Je fais ma prof aujourd'hui! Comment ça, comme toujours?

Quoi, serais-je une donneuse de leçons?

 

batman.jpg


C'est bien possible...alors si mes cours t'intéressent, c'est par ici:


On ne dit pas: "Je ne suis pas raciste. Mes grands parents (mon oncle ma tante mon mari mon jardinnier...) étaient immigrés."


On dit: "Je ne suis pas raciste. C'est une idée de merde, basée sur l'ignorance, la haine, la peur, la fermeture d'esprit, l'intolérance. Tout ce que j'aime, quoi. De plus d'un point de vue strictement cartésien le racisme n'a aucun sens: les "races" ne peuvent être inférieures ou suppérieures entre elles, puisqu'elles n'existent pas.


 

On ne dit pas:" Charlie Hebdo se moquait des musulmans."


On dit: "Charlie Hebdo se moquait des terroristes intégristes qui se réclamment honteusement de l'Islam. Mais pas que. En gros, Charlie Hebdo se moquait de tout le monde".


 

On ne dit pas: "Je ne parle pas aux cons, ça les instruit". Quel manque de charité. Si personne n'instruit les cons, ils ne sont pas prêts de ne plus l'être, et je crois à l'évolution de l'individu. Si quelqu'un peut devenir con (et ça arrive, j'ai des preuves irréfutables), l'inverse est aussi possible. Sisisisisi.


On dit: "Je ne parle pas aux électeurs du FN. Ils sont motivés par la haine, l'ignorance, la peur, l'intolérance (tu as vu je me répète)." Ce ne sont pas des idées qu'on peut combattre avec des mots, ça serait fait, sinon. Ce serait trop fatigant de leur causer et ça donne envie de cogner. C'est mal de cogner. S'ils savent lire (et comprendre ce qu'ils lisent), éventuellement tu peux leur mettre sous le nez le programme de ce "parti" car bien sûr, ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'il contient. Ca peut, qui sait, en réveiller quelques uns.

 

lepen.jpg

Tu remarqueras que c'est une affiche de Charlie Hebdo. quand je te disais que tout le monde chez eux en prenait pour son grade.


 

On ne dit pas: "Je ne suis pas raciste. Mais bon, il y en a qui abusent, qui profitent des allocs, qui piquent le travail des Français, qui font de la bouffe qui pue, qui sont sales, qui ne respectent pas la République et ses lois, qui crachent sur la France...etc." Tu peux rajouter ce que tu veux, ce genre de phrases nauséabondes ne manque pas.

 

On dit: "Je suis raciste mais j'assume pas (encore). Pour le moment je vote UMP parce qu'ils ont quand même Guéant qui est sympa (OMG), mais ça va pas tarder à évoluer."

 

A copier 20 fois pour la semaine prochaine, une lettre en rouge, une lettre en vert.

Au boulot!

 

 

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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