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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 05:24
Tout va bien.

En relisant mes quelques maigres billets de ces dernières semaines, j'ai trouvé que ce qui en ressortait c'était pas mal de morosité, du manque d'entrain, de la fatigue, un rien de déprime...

 

C'est vrai que je ne prends pas beaucoup de temps pour mes loisirs, ce blog pour commencer.

C'est vrai que 'ai même du mal, beaucoup de mal, pour les trucs qui me concernent comme la fameuse rééducation du périnée, les quelques rendez-vous médicaux auxquels je dois vraiment aller (je ne parle même pas d'aller faire un truc genre coiffeur...).

 

C'est vrai que je me sens parfois dépassée, épuisée, sans force.

 

C'est vrai que ces vacances d'été n'ont pas été (justement, huhu!) les meilleures de ma vie, et merci à tout ceux qui sont venus de loin car vraiment ça les a égayé!

C'est vrai que j'ai parfois bien du mal à profiter de mes joyeux diablotins, empêtrée dans la gestion du quotidien.

Je désespère parfois de voir enfin cette maison devenir telle que je la souhaite, belle, agréable, ordonnée...

Contradictoire que je suis, quand ça avance de ce côté, je déplore que les travaux nous empêchent d'aller à la plage, à la montagne...

Car oui ça avance, mais à pas de fourmis vu que l'homme assure à peu près tout seul le gros du boulot tandis que je lutte pour que le reste garde un semblant de forme correcte.

 

C'est vrai que j'ai eu un gros coup de blues quand j'ai appris fin août que l'homme allait passer plusieurs jour par semaine loin de nous. Je n'aime pas qu'on soit séparés, il me ma,que beaucoup, et j'ai peur de la gestion des diablotins et de l'intendance seule. Je sais bien que beaucoup le font et bien plus que quelques fois par semaine, mais pour moi c'est difficile de me projeter dans un tel schéma avec bonheur. Jouer à Joe le taxi entre les whatmille activités des grands avec bébé sous le bras tout en assurant à la maison...bref. Nous n'étions pas du tout préparés à ça.

 

C'est vrai aussi que cet éloignement grève nos finances et qu'il va falloir se serrer encore un peu la ceinture pour redresser la barre.

 

Mais tu sais quoi, rien de tout ça n'est grave. Et même si je me laisse un peu abattre, là tout de suite...je ne vais pas traîner comme ça à me plaindre de broutilles. Laisse moi encore chouiner un peu sur mon sort qui est si loin d'être terrible et dans quelques jours j'aurais repris tout ça en main.

 

Des jolis diablotins en bonne santé et heureux de vivre, une grande voiture pour les mettre dedans et se balader, une maison qui un jour ressemblera à quelque chose, sisisisi on y croit, le meilleur homme du monde à mes côté (à part quelques jours et nuits par semaine...pendant quelques temps), de bons amis, de bons voisins, une bonne santé pour moi aussi, à manger dans mon frigo (et des mars glacés au congélo), la mer et la montagne à portée de main (quand ont le temps et l'énergie, mais à portée de main!), le soleil 300 jours par an et...de belles écharpes pour porter mon bébé!

Tout va bien!

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 05:07
Le piège du fait-maison.

C'est la vogue du home-made, à fond les ballons. Tu as dû remarquer.

En cuisine, dans la salle de bain, pour les produits ménager, pour les vêtements, la déco...

 

Pas un jour ne passe sans que je ne lise un billet de blog, que je ne voie une émission de TV, que je ne tombe sur un bouquin ou un magazine...avec de beaux DIY comestibles ou pas.

C'est sympa. C'est souvent économique. C'est agréable.

C'est souvent écolo et meilleur pour la santé.

Certes.

 

Moi la première, je me suis engouffrée dans la tendance. Surtout en cuisine, j'ai toujours aimé cuisiner. Je fais le pain, les yaourts, les desserts, les plats et les crèmes glacées...

En découvrant le no-poo et les cosmétiques cleans, je bidouille aussi de ce côté.

Quant aux produits ménagers, ça fait un bon moment que je jongle entre produits cleans et faits-maison.

Concernant la déco et la couture, tu me connais hein, c'est pas mon rayon.

 

Il y a eu un moment où j'ai vraiment eu l'impression d'y consacrer du temps, beaucoup de temps...trop de temps.

 

Quand on bosse et qu'on a trois diablotins, le temps c'est un paramètre très précieux.

Alors je me suis posée un instant et j'ai réfléchi.

 

D'abord, pourquoi le home made. Pourquoi moi, je veux faire moi-même. Qu'est ce que je je veux faire moi-même.

 

Et puis, pourquoi et comment cette tendance. Féminine. Comme je crois de plus en plus à une orchestration mondiale de la société patriarcale et non plus à un "hasard" découlant de l'évolution, je me suis dit que bien peu nombreux dans les foyers sont les hommes qui cousent de petits sarouels pour leurs lardons. Qui font leurs gel-douche. Qui font des danettes maison ou du gel de lin pour remplacer leur gomina. Qui fabriquent leur lessive...

 

Pourtant ces messieurs ne sont-ils pas concernés aussi par leur santé, celles de leurs enfants, l'écologie, les économies? Pourquoi seules les femmes se lancent-elles dans ces activités certes gratifiantes et souvent agréables, mais chronophages de ouf?

 

Dans les magazines masculins, y-a-til des articles sur "comment faire soi-même sa mousse à raser"?

N'as-tu pas l'impression qu'on nous vend la femme parfaite avec une nouvelle corde à son arc: elle fait-tout elle-même?

N'as-tu pas l'impression qu'on doive limite s'excuser si on poste une photo d'un gâteau qu'on a acheté?

Ohhhh la vilaine maman nullasse, elle n'a pas fait de sweet table pour l'anniversaire de pitchoune...Elle n'a pas recyclé des branches d'arbre et des pommes de pin pour décorer la chambre de bébé...

 

Ne serait-ce pas un nouvel outil d'asservissement des femmes, cette affaire de fait-maison? Histoire d'encore plus nous occuper à des tâches pour éviter -peut-être- qu'on se demande pourquoi ces messieurs les juges condamnent un homme violent qui a tué sa compagne (c'est donc un "drame familial...") à 3 ans fermes (voire à rien du tout, homicide involontaire, les prisons sont pleines, dehors monsieur...), et une femme victime qui se défend (c'est donc un meurtre...) à 10?

Mais pardon je m'égare. Le home-made,, donc.

 

J'ai donc décidé de mettre un frein à mes productions. Je garde du temps pour mes diablotins, et je ne réalise moi-même que ce qui en vaut vraiment la peine.

Pour moi, c'est: la nourriture, mais j'ai toujours de quoi dépanner. Je fais le pain, mais j'ai du pain de mie dans un placard, ou des tranches au congélateur. Aujourd'hui, je manque vraiment de temps, alors j'ai aussi quelques plats tout prêts surgelés. Et des boîtes de conserve. quand je peux sans m'épuiser ou négliger mes enfants, je fais la popote. Sinon j'ouvre le placard ou le congélateur. En attendant de retrouver un peu de temps pour ça.

Niveau cosmétiques, ce que je fais me semble très important et ne me prend pas beaucoup de temps. Mon shikakai, mon henné, le dentifrice...Je ne fais plus de savons ni de gel douche maison. C'est long, et me semble inutile. J'achète du bon savon clean, c'est écolo et ça ne coûte pas cher, ça dure longtemps. Je me lave au rhassoul en général, ça ne prend pas de temps non plus. Plus de crème pour le visage,n mis les remplacer est rapide.

Pour les produits ménagers, c'est également rapide. Je prépare la lessive pour plus d'un mois. J'alterne avec de la lessive clean. Pour les sols, je prépare en avance pas mal de produit en 3 minutes.

 

Pour le reste, j'achète des produits les plus sains possibles...

Je ne passerais plus mes dimanches après-midi en cuisine pour préparer les menus et repas de la semaine...les goûters des enfants, j'ai recommencé à les acheter. Et si j'ai le temps, et l'envie,  on les fait ensemble avec eux.

 

Avec un peu de recul, cette mode du tout-fait maison ressemble fort à une injonction de plus et à une jolie pierre à l'édifice de l'asservissement féminin...non?

 

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 05:01
Est-ce une bonne idée d'avoir une famille nombreuse quand on n'en n'est pas issu?

Question qui me traverse l'esprit depuis quelques semaines, alors que je vois autour de moi des gens tellement plus dégourdis, avec une troupe parfois bien plus nombreuse que la mienne!

 

Je me suis construite en enfant unique. Dans le calme, avec l'attention générale d'une petite famille rapprochée et d'une grande famille élargie. Mes besoins, mon rythme, mes goûts étaient écoutés et respectés.

 

Mes parents m'ont toujours rabâché que j'étais égoïste. Je ne sais pas si c'est vrai, aujourd'hui on ne me le dit plus mais qui sait. Ils avaient peut-être raison.

 

En tous cas je suis devenue grande soeur sur le tard, à 11 ans. Faire de la place pour ce petit être braillard qui n'a fait ses nuits qu'à 2 ans et était à la limite de l'hyperactivité n'a pas été facile!

J'en ai gardé une aversion pour le bruit, les cris, l'agitation.

 

J'ai aussi le sommeil très léger. Je n'aime pas le désordre total, ça m'oppresse. Je suis loin d'être une fée du logis mais quand trop de bazar s'accumule partout, j'angoisse.

 

J'ai toujours eu ma chambre, et je n'arrive pas à dormir quand mes petites habitudes sont bousculées...

 

Sachant tout ça, quelles sont mes chances de survivre avec bonheur avec trois diablotins plus un chien (plus un homme...)?

Minces n'est-ce pas!

 

Et quand je vois ces familles bien plus nombreuses que la mienne relever haut lamais les défis sur lesquels je bute...ménager chaque enfant selon son âge et sa personnalité, tenir une maison à peu près correcte, faire des repas équilibrés respectant les goûts de chacun, garder un créneau pour la vie de couple (ahah!), pour moi-même (double ahah!), pour la vie sociale (juste MDR!!!).

 

Allez hauts les coeurs...Un bébé dans le dos, une grande qui lit une BD et un Cromignon-pirate qui grimpe dans le figuier. Je vais y arriver!

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 05:53
Si toi aussi tu aimes tes enfants plus que tout...

...clique sur j'aime et partage cette photo.

Toi aussi tu dois voir passer ce genre de statuts sur les réseaux sociaux. Assortis d'une photo avec des étoiles, ou des fleurs, des petits nounous mignons.

Tu en as peut être postés?

 

Ca m'a toujours interpellé. Non parce que ça me semble un peu évident d'abord, qu'on les aime à peu près plus que tout, nos gamins.

Mais aussi parce que ma conception de l'amour que je leur porte n'est pas de poster un statut mièvre.

Pour moi, aimer mes enfants plus que tout se traduit autrement. Et en partie par le fait de chercher à leur donner le meilleur, dans tout, tout le temps.

 

Aucun parent n'est parfait sans doute, mais j'ai vu des personnes poster de genre de truc et ensuite une photo de leur bébé de 4 mois dans un siège auto face à la route. Pourtant on sait les dangers que ça comporte aujourd'hui. Tu aimes ton enfant plus que tout, tu le clames sur Facebook, mais tu ne recherche pas pour lui la sécurité optimale en voiture. Paradoxal.

 

Le meilleur, on ne nait pas avec. Le meilleur, ça s'apprend, ça se cherche.

 

Ma manière de les aimer plus que tout?

 

Je passe du temps sur le net à lire les crash tests des sièges autos, pour choisir celui qui sera le plus adapté pour mes petits.

Je passe d'ailleurs beaucoup de temps à me rengeigner avant de choisir quelque chose pour eux, quoi que ce soit ou presque. Je veux choisir en connaissance de cause, pas parce que j'ai vu ça quelque part, parce que d'autres le font, parce que j'ai vu une pub ou qu'un docteur l'a dit.

 

J'essaye de ne pas forcément reproduire l'éducation que j'ai eue ou que j'ai vue autour de moi, parce que "c'était mieux avant" ou que "c'est comme ça que mes parents ont fait et je ne suis pas morte". Garder mes enfant en vie n'est pas ma seule ambition pour eux, vois tu.

 

Je cherche quels produits utiliser pour ne pas les empoisonner à petit feu à cause d’industries mensongères douées en com' et pour qui seul le profit compte. Coller sur le cul de mon bébé des couches blindées de produits toxiques H24 pendant 2 ans et plus, sachant que bien évidemment sa petite peau fragile est perméable à ces saloperies, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Le tartiner de crèmes pleines de trucs tout aussi toxiques sans même m'interroger sur ce que sont ces noms étranges dans la composition, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur.

 

Je lis les étiquettes des choses qu'ils mangent, qu'ils utilisent, que j'utilise pour eux. En cherchant ce qui est bon, ce qui est mauvais, ce qui acceptable et ce qui ne l'est pas. Donner à mes enfants des aliments susceptibles d'être cancérigènes, comme l'huile de palme contenue dans les laits infantiles, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Combien de parents aiment leurs enfants plus que tout, mais ne cherchent pas à savoir ce que leur bébé va manger exclusivement pendant les premiers mois de sa vie? Ce qui va le faire grandir, le construire? Paradoxal.

 

J'essaye de me renseigner, de sortir de ma zone de confort, de me remettre en question et ce que j'ai appris avec. Pour voir comment on peut faire autrement, pour voir si autrement ce ne serait pas le meilleur, peut-être. Comme le portage physiologique, la motricité libre, la DME, l'éducation non punitive...

 

Je ne dis pas que c'est le meilleur, je dis que je pense que ça l'est, pour nous.

 

Aujourd'hui avec Internet c'est facile, de chercher, de trouver, de lire, de se renseigner. C'est rapide. En tous cas plus qu'il y a 20 ans.

 

Mais c'est vrai que ca prend du temps. Ca demande de la réflexion et des discussions. De la lecture. Ca ne se fait pas en un jour. C'est un travail au quotidien. Et c'est loin d'être une science exacte...que d'erreurs j'ai pu commettre en pensant faire au mieux!

 

C'est comme ça que je les aime, plus que tout.

 

Et toi, comment tu les aimes plus que tout, tes enfants?

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 05:38
Noyée.

Je passe d'une pièce à une autre avec une idée précise. Ranger la panière de vêtements. Débarrasser la table. Vider la poubelle à couche et faire tourner la machine. Valider quelques commentaires sur le blog (et y répondre, soyons fous). Arroser le citronnier.

 

En chemin mon oeil est attiré. La chaise haute de Polochon est encore pleine de son repas, avec son bavoir sale par dessus. Ou le pot de chambre de la nuit de Cromignon n'est pas vidé. Ou la salle de bain est vraiment trop sale. Ou ma chambre trop en désordre. Ou le sol de la cuisine plein de tâches.

 

Je m'attelle alors à arranger ça quand...Polochon m'appelle. Il veut téter. Je le prends et m’installe, je vais en profiter pour valider ces com'...ah non, répondre à ce mail important, le blog attendra...ah non faire un virement vite vite avant de dépasser le découvert...ah non faire le drive, le frigo est vide- paf: qu'est ce que je fais à manger, ce soir? - ah non je dois commander un truc pour envoyer chez ma cousine...

 

Polochon a fini. Vite je repars pour la préparation du repas donc. Qu'est ce que j'ai -pour Polochon je dois vite faire un ou deux trucs vapeur, comme on fait DME, mais maintenant parce que ça doit bien refroidir- on sonne à la porte.

J'avais oublié ces gens qui viennent m'acheter ce bidule. J'ouvre, en pyjama, j'aime pas, mais bon, ils en ont sans doute vus d'autres. "Bonjour, 10 euros, merci, oui c'est bien comme ça que ça marche, ah oui le bébé est en écharpe, oui c'est pratique et joli, non ça ne fait pas mal au dos, tenez voilà les coordonnées d'une monitrice pour apprendre...".

 

Je repars, je butte dans la pile de chaussures mal rangées. Il faut que je m'y attaque. Mais le téléphone sonne. D'une main, je réponds, de l'autre je calme Polochon qui a sommeil.

Je raccroche, je range 3 paires de chaussures, je me dis que ce n'est pas le plus urgent, je file en cuisine lancer une courgette et une pomme de terre pour Polochon. Pendant que j'épluche, j'en profite pour grignotter un morceau de fromage avec du pain. Je lance la cuison. Je file au salon mettre Polochon sur son tapis. Il joue. Je branche l'aspirateur. Je commence à le passer au salon. Il déconne, et s'éteint sans cesse, ne se rallume qu'avec un coup de pied. C'est usant. Un petit coup, un coup de pied, etc...Je voudrais en racheter un. Mais quand est-ce que je trouve une heure au calme devant mon ordi pour faire des recherches pour le choisir?

 

Polochon crie. Je le récupère, laissant l'aspirateur en plan. Je le mets dans mon dos, sauvée par l'écharpe. Je finis l’aspirateur mais c'est mal fait, je n'ai pas passé sous la table, ni dans le bazar des chaussures. Tant pis. Le temps de remplir la bassine d'eau chaude pour la serpillière, Polochon s'est endormi. Je vais le poser dans son lit. Je reviens et je réussis à finir très sommairement à laver par terre. Il y a plein de jouets dans un coin, sans doute un peu de poussière avec. Les tentures sur le canapé sont pleines de miettes. J'avais pourtant dit "on ne mange pas sur le canapé" mais...je suis la première à le faire finalement aussi...

 

Il n'y a pas une seule pièce de la maison qui soit propre et rangée, ni même agréable. Je cherche souvent du linge propre dans la montagne à ranger.

Polochon sieste, j'en ai pour une heure. Je vais faire au plus vite ce qui est compliqué de faire quand il est là. Lave vaisselle, étendre le linge...que des choses passionnantes. Je vais oublier de manger correctement. Et puis il sera vite 15h45, Cromignon et la Pouillette vont finir, je dois aller les chercher. S'enclenche alors le level 3 de la journée. Goûter devoirs bains activités. Jo le taxi. Repas du soir. Le tout avec plein de rires, de joie, de cris, de disputes. La vie avec les gamins.

 

Ça fait 5 jours que je me dis qu'il serait temps de me laver les cheveux. Mais quand à 23h, j'ai enfin fini ma journée, je n'ai pas le courage. Heureusement que je suis au nopoo, ça permet de tenir.

 

Tu l'auras compris, j'ai l'impression de brasser de l'air sans réussir à rien. De me noyer dans les tâches quotidiennes sans parvenir à les mener à bien. De vivre dans un capharnaüm sans nom sans espoir d'en sortir. Je voudrais avancer un peu dans la déco, le rangement, la chambre de bébé, la mienne...celle de Cromignon, celle de la Pouillette, le salon, la cabane..le tri...chercher un nouvel aspirateur, une nouvelle TV....faire tant de choses. Mais rien que le linge, la vaisselle et les repas occupent 80% de mon temps. Je voudrais plus d'énergie pour profiter des diablotins, mais je ramasse les miettes sous la table.

 

Et pourtant je suis en congé parental...

Oh, ne t'inquiète pas. Je suis du genre à chercher des solutions quand je me mine comme ça.

Ca va passer. Après la noyade, je saurais nager!

 

 

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 06:42
Passion: écharpes de portage.

J'ai un gros rhume. Mon nez coule quasiment sans s'arrêter. Il est tout rouge et irrité. Je me mouche tout le temps. J’éternue par salves de 10 à la chaîne. J'ai les yeux larmoyants. Mes traits sont tirés, ma peau est fatiguée. Je fais plus vieille que mon âge. Je manque de sommeil.

 

Mais bien pire : bébé Polochon aussi est malade. Il est très encombré. Il tousse. Ca dure depuis des jours et je suis inquiète. Il n'a pas encore 4 mois. C'est mon premier enfant à être malade si petit. J'ai peur que ça ne prenne de l'ampleur. Je ne dors que d'un oeil à guetter tout signe de détresse respiratoire. Je passe mes journées à lui mettre plein de trucs dans le nez mais aucune amélioration. Ses médicaments homéopathiques semblent aussi inefficaces.

 

Cromignon a lui aussi commencé à tousser hier. Ce qui annonce sans coup férir une belle semaine de toux/fièvre (et caractère de cochon en prime).

 

Il fait froid et il y a beaucoup de vent. Je vais quand même devoir sortir avec mon bébé pour aller chez le pédiatre.

 

Ma maison est en bazar. Je vais encore déjeuner d'un bout de fromage avec du pain. Flemme de me faire cuire quelque chose.

Je traîne en pyjama. Je perds mon temps sur le net.

 

Bébé commence à pleurer. Il est épuisé par ses quintes.

 

Alors je prends une écharpe. Une belle écharpe. Une écharpe rare. Dans un tissu magnifique. Une écharpe très douce. Une écharpe dont j'ai rêvé avant de l'avoir. Une écharpe qui m'a tiré des cris de joie quand j'ai ouvert le paquet à son arrivée.

 

Je mets mon bébé malade dans mon dos et je noue ma belle écharpe autour de nous.

Ah, je ne suis pas la reine en la matière, non. Je voudrais faire de beaux nouages photogéniques, comme les copines, mais je n'en suis pas là. Je nous enveloppe comme je peux, du mieux que je sais faire. C'est perfectible mais... on est bien.

 

Ces écharpes haut de gamme permettent l'amateurisme.

 

Bébé s'endort paisiblement en quelques minutes. Son petit souffle chaud dans ma nuque est un morceau de paradis. Il ne tousse plus.

 

Et moi, je suis la reine du monde.

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:11
Astuces anti-déprime post-opératoire.

Si tu me suis un peu, tu sais que j'ai été opérée il y a plus d'un mois et demi, et que je peine à m'en remettre. En conséquence, je ne sors quasi pas de chez moi. Si au début je profitais avec grand plaisir de mon petit bébé tout neuf, rapidement j'en ai eu assez d'être entre 4 murs.

 

J'aimerais tant aller balader bébé autour de chez moi, j'aurais voulu aller aux nombreux marchés de Noël avec mes grands...bref. Je sais que c'est temporaire et que je ferais ensuite plein de belles promenades, j'ai quand même un peu tendance maintenant à broyer du noir.

Il y a bien pire, hein, mais c'est plus fort que moi, rester chez moi alors qu'il fait beau, ne pas aller plus loin que mon jardin, ça commence à peser sur mon moral.

Mais je en veux pas céder à cette tendance morose et j'ai réfléchi...comment éviter de déprimer?

 

C'est assez simple en fait! voila mon plan en 10 points!

 

1/ Voir du monde. A rester sans arrêt entre nous, on va finir comme dans Huis Clos ou Shinning. Alors toute visite est bienvenue! Heureusement les copines passent régulièrement, les voisins aussi. On a eu de la famille pendant 2 semaines et c'était vraiment chouette.

 

2/ Bien manger. Évidement en période de fatigue comme ça, c'est plus facile à dire qu'à faire. Mais c'est hyper important: rien de plus déprimant que d'enchaîner pâtes-oeufs durs à tous les repas. Alors on trouve des façons de contourner...Picard est notre ami, et les copains pensent parfois à nous apporter de bonnes choses toutes prêtes. Ce qui m'amène à mon point suivant:

 

3/ Faire la cuisine. Il faut que j'occupe mes méninges et mes mains, sans quoi chaque jour est quasi l'exacte réplique de la veille. J'aime bien cuisiner, quand je ne suis pas trop fatiguée je passe aux fourneaux. Je trouve des recettes faciles et rapides, je fais surtout des gâteaux, ça fait du bien au moral et c'est vite fait. En ce moment tu peux déguster chez moi un fondant à la noix de coco plus que rapide à préparer et des petits sablés de Noël.

 

4/ Prendre un rien de temps pour moi. Chaque jour je tâche de prendre une bonne douche, me crémer le corps, hydrater mon visage. Régulièrement je me fais un petit masque (tentative désespérée de sauver les meubles?) et je renoue doucement avec ma routine nopoo henné et shikakai.

 

5/ Mettre le nez dehors. Chaque jour, même sans pouvoir aller loin, je me pose au jardin avec une tisane. Avec ou sans bébé. Je reste au moins 10 minutes, même s'il fait mauvais, je crois que j'ai besoin de ma ration de lumière.

 

6/ Ne pas oublier les vitamines. J'ai une petite cure spéciale allaitement en ce moment, et je n'oublie pas mes clémentines et mes kiwis, sans parler des noix et autres amandes. Manger des trucs bons et des trucs sains, c'est vraiment une clé anti-déprime à mon avis.

 

7/ Se distraire. Pareil, avec un tout petit bébé et sans pouvoir sortir, c'est facile à dire...alors tout est bon. Discussions par SMS avec les copines tout au long de la journée, vie sociale par procuration sur Facebook, jeux avec les grands, un rien de lecture même si ce n'est que des journaux people (et quel petit rayon de soleil de voir arriver son Voici hebdomadaire...), séries TV quand on peut...tout ce que tu veux, tout ce qui te plaît et qui est faisable, il faut le faire. Le ménage attendra.

 

8/ Rester un peu connectée à l’actualité. Certes elle est rarement gaie mais j'ai besoin d'avoir une fenêtre sur le monde, et puis il me faut des sujets de discussion et de réflexion autres que bébé et mes douleurs! A moi les infos sur le net ou à la radio.

 

9/ Trouver une passion à assouvir: pour moi c'est simple, je porte mon bébé en écharpe et ça me rempli de joie! Surtout que j'ai fait quelques folies de ce coté là...

 

10/ Et bien sûr le meilleur des remèdes: me noyer dans les yeux de mon bébé Polochon!

 

Je devrais réussir à rester positive!

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 06:18
Encore un!

Encore un an de plus, c'est marrant j'ai l'impression que c'était hier que j'écrivais un billet sur mon anniversaire.

J'avais envie d'écrire un billet rigolo, genre ahah, nique le temps qui passe, on s'en fout c'est qu'un chiffre, non je n'ai pas changé, blabla.

 

Mais je ne suis pas inspirée cette fois.

Si je suis toujours convaincue que je ne vais certainement pas mourir parce que je n'ai pas que ça à faire, le temps quant à lui se rappelle à moi.

Et outch, pan dans les dents, sisi il passe et sisi j'ai changé.

 

Mon corps se remet bien moins vite des épreuves et mon esprit aussi.

Alors je n'ai pas grand chose à raconter en fait aujourd'hui, sinon que je suis vraiment ravie que le temps passe parce qu'il efface les saletés et magnifie les trucs chouettes dans ma mémoire.

 

Je suis ravie, parce que je ne vais pas passer ma journée dans le strass ni les paillettes et que je n'aurais sans doute pas de mirifiques cadeaux avec des diam's. Je vais la passer avec mon homme et mes enfants, si j'en ai la force je m'habillerais.

 

Je vais avoir des dessins, des bisous, et un joli petit cadeau de mon chéri. Des messages de mes amis. Un gâteau sans fruits à coque mais plein de chocolat. Le soir on regardera un film "famille". C'est tout de suite moins glamour qu'ouvrir une bouteille de champ' à L.A.

 

Moi, ça me va bien comme ça.

 

 

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 05:59
De plein fouet.

Si tu me connais un peu, tu sais que je ne me lasse pas de m'interroger sur nos différences, l'être humain est si divers...depuis que j'ai des enfants, les différences d'approche de la maternité sont peut-être celles qui me semblent le plus étonnantes.

 

Avant je jugeais. Maintenant que la tolérance est mon cheval de bataille, je tente de ne plus envisager les différences en termes de "bien" "mal" "mieux ou "pire". Chacun sa vie, chacun pense comme il peut/veut, la critique est aisée...

 

Ce qui me chagrine c'est quand je vois de super nanas souffrir de leur approche de la maternité. Mais encore une fois, c'est leur affaire, la solution ne peut être qu'en elles.

 

Personnellement je fonctionne ainsi: si quelque chose me fait souffrir de manière récurrente, je me pose, je cherche une solution. Si je n'en trouve pas, je travaille sur l'acceptation. Si tu savais ce que j'accepte aujourd'hui, moi, la control-freak d'antan! Changer ce que je peux changer, accepter ce que je ne peux pas changer, et attendre car rien n'est immuable.

 

Aujourd'hui je m'étonne particulièrement de la douleur des mamans face aux petites phrases assassines de nos chérubins. Les enfants ont le don de sortir des trucs sans aucun recul, comme ça leur vient, parfois. Et ce n'est pas toujours tendre. Encore moins plein de gratitude. Les "Ze ne t'aime plus! Ze préfère nounou! "ou autres gentillesses du même accabit.

 

Les miens aussi, enfin surtout la Pouillette, pour le moment Cromignon, en plein Œdipe, n'est qu'amour et dévouement.

 

J'ai forcément eu droit, famille recomposée oblige ou presque, à la demande d'aller vivre chez le papa, mais aussi avec les grands parents, au Maroc, aux USA, avec Tonton de Dubaï, a des comparaisons peu flatteuses avec les mamans des copines, à des réflexion sur notre vie par rapport à celle des autres...

 

Je n'ai pris ça de plein fouet qu'une fois, quand elle a demandé à aller chez son père, parce que là, je savais que ça pouvait arriver, qu'il y avait un vrai fond.

 

Sinon ça ne me touche pas. Je sais bien que les enfants n'ont aucun recul, n'imaginent pas nous blesser, ne "pensent" pas sérieusement ce qu'ils disent, et n'ont de toutes façons pas la moindre idée de la réalité de ce dont ils parlent. Je rigole en réponse, en général, ou je fais "oui, oui" d'un air détaché, qui d'ailleurs est vraiment détaché.

 

Parce que je sais que ça ne veut rien dire du tout, et certainement pas que je suis une mauvaise maman ou qu'ils ne m'aiment pas.

 

Et toi, tes enfants aussi te disent parfois de trucs "charmants"?

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 05:14
Végétarienne?

Tu remarqueras le point d'interrogation, rien n'est sûr encore. Je ne vais pas crier victoire. Le fait est que je n'ai pas mangé de viande depuis un mois et demi.

Je mange toujours du poisson, des oeufs, du lait...pour le moment en tous cas.

Mais plus de viande.

 

Ma motivation ne date pas d'hier, mais de plusieurs années.

 

Il faut savoir déjà que je ne me considère pas "supérieure" aux animaux. Différente, oui. Mais sans hiérarchie. J'ai des capacités, chaque espèce à les siennes, je ne vaux pas "mieux" que les autres. C'est pour ça que je ne ferais pas opérer ma chienne pour qu'elle n'ait plus de chaleurs. J'ai déjà du mal avec la notion de "possession" d'un autre être vivant, alors de quel droit je lui ferais enlever son utérus pour mon petit confort? Parce que je parle, et que je marche sur deux pattes au lieu de quatre? Ca me semble aussi peu fondé que d'affirmer qu'on peut (r)envoyer des gens vers une vie de misère dans un pays en guerre parce qu'ils ne sont pas nés en France.

 

A la base, c'est la monstruosité de notre chaîne de production agro-alimentaire qui m'a sauté à la figure et m'a donné très envie de ne plus consommer la viande ainsi produite. Poussins broyés, poules au bec coupé qui ne voient jamais le jour, cochons parqués comme des kilos de bidoche sans âme...participer à ça me dégoûte.

 

Au début, j'ai mangé "bio" et "fermier". Je croyais encourager ainsi une production qui garantissait aux animaux une vie "normale".

Mais d'abord, c'est très cher, et surtout, je me suis rendu compte que ces garanties ne me suffisaient pas. En parlant avec des vegans purs et durs, et en allant acheter du poulet dans une ferme bio près de chez moi. Les poules y ont certes de la place, mais quelle vie que celle qui est destinée dès le départ à la consommation, assujettie, programmée...on leur pique leurs bébés, on les parque, on organise leur reproduction...bref. Ca ne me plait pas de les manger. Je peux vivre très bien sans les manger.

 

Pourquoi que maintenant?

Les habitudes alimentaires, les stéréotypes ont la vie dure. Avant de ne plus considérer comme "normal" de manger des animaux morts, il m'a fallu pas mal de réflexion, de discussions, j'ai avancé, reculé, avancé à nouveau...Avant de réaliser que non, ce ne serait pas si compliqué, j'ai eu besoin de temps, de parler, d'exemples. De détricoter tout un schéma mental alimentaire, et c'est loin d'être fini.

 

Voilà, je n'ai pas mangé de viande depuis un mois et demi, et je ne compte plus en manger.

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Published by PetitDiable - dans Petit Diable herself
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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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