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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:20
"Il faut goûter, les enfants!", avec RIE (éducation respectueuse).

Ah, ce moment des repas. Je ne sais pas pour toi, mais manger avec 3 enfants, ce n'est pas chez nous une image d'épinal. Et quand j'arrive à rester 5 minutes assise d'affilée, je crie un peu au miracle. Entre un bébé de 18 mois qui certes mange seul mais veut tout goûter de ce qu'il voit sur la table et n'a pas encore appris la patience, un moyen qui n'aime rien tant que le riz et les pommes dauphines et ne tient pas assis, et une ado pour qui le mot féculent est synonyme de vie, la tranquillité n'est pas vraiment de mise.

 

Pourtant, avec un peu de réflexion, on arrive à avoir des repas plutôt agréables et avec assez peu de conflits, grâce à l'éducation RIE.

 

Je t'explique.

 

Rares sont les enfants qui mangent de tout avec enthousiasme. Face à leurs réticences rapport à tout ce qui est vert, nouveau, trop ou pas assez mélangé...on a deux options classiques: forcer à manger, ou forcer à goûter.

 

Je n'ai jamais trouvé pertinent de forcer un enfant à manger un plat qu'il n'aime pas. J'ai moi-même d'affreux souvenirs devant des assiettes que de détestais, interdite de me lever avant d'avoir terminé, alors que chaque bouchée me soulevait le coeur.

 

Je n'ai jamais compris comment on peut ne pas se forcer soi-même, adulte, ou les autres adultes autour de nous, à manger ce qu'on n'aime pas, et pourtant ne pas reconnaitre à un enfant le droit d'avoir des goûts, et des dégoûts.

 

Est ce que tu te forces à manger un truc que tu n'aimes vraiment pas? Est ce que tu forces tes invités, ta famille, ton conjoint? Non, n'est ce pas? Alors pourquoi forcer un enfant? En éducation respectueuse, on ne traite pas un enfant différemment d'un adulte sous prétexte qu'il est plus jeune (et plus vulnérable...).

 

" Ne pas aimer un aliment n’est ni bien ni mal. C’est un fait. " Catherine Gueguen.

 

La seconde option est celle que j'avais pratiquée jusqu'ici: faire goûter. Ce qui avait bien fonctionné avec une Pouillette docile, était un point de friction avec le Cromignon. Et nos repas tournaient autour de "faire goûter" à Cromignon ce qui ne le tentait pas du tout, on s'en sortait au mieux avec un micro-bout totalement ridicule touché du bout des lèvres...

 

Du coup, on était coincés. Refusant de goûter, Cromignon pouvait être fort pénible à table, voire faire une belle colère. Et s'il goutait, ça n'avait aucun intérêt du point de vue de la découverte du goût vu la quantité microscopique avalée. On se retrouvait alors dans ce qu'on s'efforce de bannir de nos vies: une lutte de pouvoir pure.

 

Tu sais,  quand j'ai un souci, eh bien je cherche une solution! Et j'y ai trouvé une excellente alternative, qui permet à la fois de respecter les enfants, leur développement, tout en leur proposant des aliments variés (et verts parfois!).

 

Beaucoup d'enfants se braquent à la vue de nouveautés, légumes, ou autre. J'ai appris que leur cerveau immature a besoin de temps pour s'habituer, s'intéresser et avoir envie de découvrir de nouveaux aliments. Plus ou moins de temps selon l'enfant, son âge, etc.

 

L'idée est de proposer un aliment aimé en même temps qu'un aliment nouveau ou problématique. Et d'en servir un peu à l'enfant, sans le forcer à quoi que ce soit. A force de le voir dans son assiette, à force de nous voir le manger et l'apprécier, lui aussi sera curieux et voudra le goûter. Ca peut aller jusqu'à une vingtaine de fois, avant que s'opère ce mécanisme. Mais il s'opère, je peux en témoigner avec Cromignon. Pas à chaque fois, bien sûr! Mais c'est très efficace pour l'ambiance agréable à table d'une part, le respect de l'enfant d'autre part et la découverte des aliments dans la joie et la bonne humeur.

 

Et alors, on fait comment?

 

En amont, on explique à l'enfant ce qu'on va faire. Qu'on lui proposera dans son assiette des aliments variés, qui sont bons, qui contiennent plein de bonnes choses pour bien grandir. Que s'il souhaite, il peut en manger, juste en goûter, ou simplement les regarder.

On met une petite quantité, l'équivalent d'une cuillère à soupe, de l'aliment problématique dans l'assiette de l'enfant en même temps qu'un autre aliment qu'il apprécie, et on lui explique ce que c'est. Et c'est tout. Pas besoin de scruter ce qu'il fait, et pas grave s'il n'y touche pas. Dans 2, 10, 15 ou 20 voire 30 fois, il goûtera. C'est scientifique, sans déconner. Déjà tu dédramatises le truc, tu n'en fais pas un enjeu, l'enfant va se détendre aussi, te voir manger, et il y viendra aussi. Sisisisisi.

On peut aussi éveiller la curiosité avant le repas en associant l'enfant à la préparation du repas. Ca marche vraiment bien ici. Cromignon goûte quasi à coup sûr les plats qu'il a aidé à faire. Ce qui ne veut pas dire qu'il aimera ou en fera une orgie.

 

Et au final?

 

Eh bien on a des repas sans rapport de force autour de la nourriture, et ça c'est chouette. Cromignon a plusieurs fois goûté des trucs que je ne lui aurais jamais fait goûter avant. Et quand il le fait de lui-même, il est tout fier: "tu as vu maman? J'ai goûté les lasagnes! Mais j'aime pas quand même!" Ah oui, ce n'est pas magique, hein...C'est loin de fonctionner à chaque repas. Mais maintenant qu'on a un fonctionnement sans tensions, on est ravis et on ne reviendra pas en arrière! Les épinards, il les goûtera quand il les goûtera...

 

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 06:18
Petit point sur la "bienveillance".

La bienveillance, on en entend parler à toutes les sauces. L'éducation "bienveillante" a le vent en poupe. La "bienveillance" en général aussi. Beaucoup en parlent, peu savent ce dont il est question.

 

Pourquoi? Parce qu'il ne suffit pas de lire 5 lignes d'Isabelle Filiozat pour tout savoir de l'éducation bienveillante et de la bienveillance en tant qu'attitude générale. encore moins 2 lignes sur Facebook, écrites par ta voisine.

 

J'ai un peu réfléchi à la question en réalisant sur des groupes et des forums que les plus bienveillants ne sont pas forcément ceux que l'on croit et souvent pas ceux qui s'en réclament le plus!

 

La bienveillance: qu'est ce que c'est, en fait?

 

Définition du dico: "Disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui ".

Ce qui semble tendre à éviter de juger/critiquer les autres.

 

Pourtant, je fais partie de nombreux groupes"bienveillants", sur lesquels tu n'as pas intérêt à faire un écart sinon ce que tu auras comme commentaire sera aussi éloigné de la bienveillance que possible! Ne viens pas dire que tu as laissé ton bébé pleurer, que tu as crié ou pire, que tu as mis une tape!

 

Je suis aussi des groupes plus "grand public", sur lesquels on pourrait plutôt s'attendre à des jugements et des idées reçues en pagaille.

Eh bien c'est tout l'inverse...pas de crêpage de chignons, pas de jugements hâtifs, du respect, des avis, des informations...

 

Etrange, de se réclamer si fort de quelque chose qu'on ne le respecte plus.

 

J'ai récemment fait les frais de gens qui emploient ce mot dans toutes les phrases, sans manifestement en connaître le sens puisqu'ils sont dans un jugement et une critique des autres (et surtout de moi!) permanent. Ce qui donne à sourire. Va lire Gordon et reviens me parler, hein.

 

Donc, la bienveillance, c'est se mettre à la place de l'autre, essayer de comprendre, respecter ses choix, ne pas juger. Vaste programme qui est loin d'être à la portée de tous. En ce qui me concerne je vais parfois avoir un avis négatif sur les choix d'autrui. Bien sûr. Mais je garde la décence de ne pas donner mon avis quand on ne me le demande pas. Mais je ne transige pas avec certaines convictions: les électeurs du FN, je n'ai envie ni de les comprendre ne de les respecter. Et je continue à avoir beaucoup de mal avec d'autres choses, notamment en éducation, en ce qui concerne la santé...Bref. Je tire mon chapeau à ceux qui arrivent à être bienveillants sans failles. Mais je sais fermer ma bouche. Chacun sa vie, chacun ses choix. Et puis juger les gens quand on ne vit pas avec eux, hein, c'est fastoche. La crituqe est facile, et on s'occupe bien plus de la paille que de la poutre!

 

Et l'éducation bienveillante alors? C'est quoi?

 

Je n'aime pas ce terme. Il sous-entend que les autres manières d'envisager l'éducation sont "malveillantes". Ce que je ne pense pas. Comme le terme de parentalisté positive, comme si les autres étaient "négatives".

 

Une définition serait: "éducation basée sur l'écoute, la compréhension, l'empathie, la coopération et le respect de l'enfant. Et pas sur la discipline, le pouvoir et l'obéissance". Ce qui n'implique pas du tout le laxisme. Mais il faut se renseigner pour savoir comment ça marche. Juger sans connaître c'est vraiment le truc que j'essaye de ne plus faire. C'est couillon. Pourtant comme beaucoup je tombe encore dans le panneau parfois!

 

Je me réclame plutôt de RIE, qu'on peut traduire par "éducation respectueuse". Et ce que je respecte avant tout, ce sont mes propres besoins, d'ailleurs. Si le coeur t'en dit j'en parle pas mal ici. Ma chère Maman Mymou en parle ici.

 

Ce n'est pas facile au départ, de pratiquer une éducation respectueuse. Parce que ça demande de déconstruire son propre shéma éducatif. De détruire nombre de ses préjugés. D'aller à l'encontre de ce qu'on a vu, appris, de la manière dont on a été elevés nous mêmes. Et tu sais comme l'être humain a une fâcheuse tendance à reproduire!

Ca demande beaucoup de recul et de réflexion.

 

Ca demande aussi de s'instruire.Si on veut respecter son enfant, le comprendre, il va falloir le connaître. Ses stades de développement. Ses besoins. Le fonctionnement de son petit cerveau. Ce dont il est capable. Ce qu'il peut comprendre. Comment il comprend. Je te donne un exemple édifiant ici, qui montre bien les dérives que la méconnaissance des méandres cognitifs de l'enfant entraîne.

 

Ensuite, ça devient automatique, et puis quand on a commencé à déconstruire on n'arrête plus. La plupart de mes lectures sont axées RIE maintenant, et je continue à en apprendre à chaque page! D'ailleurs je pense que ce n'est jamais fini. J'ai encore des blocages, liés à ma propre histoire et à ma propre éducation, mais maintenant je le sais et quand les situations que je n'arrive pas à gérer en restant respectueuse se présentent, je tente de déléguer à l'homme. Il a ses propres blocages mais heureusement pas les mêmes! Je contine chaque jour à travailler pour m'améliorer, il me reste encore pas mal de boulot!

 

Je suis fatiguée d'entendre ce mot de bienveillance dans les conversations. Souvent mal employé. Dévoyé. Assimilé à du laxisme. Ou au contraire brandi comme un étendard. Une défense, ou même une attaque. A contre sens! Par des gens qui n'ont pas réfléchi une seconde, pas pris une once de recul, pas lu une ligne sérieuse écrite par des spécialistes. Ou pire, qui sont convaincus de savoir ce dont il s'agit alors qu'ils sont complêtement à côté de la plaque.

 

La bienveillance, au quotidien comme en éducation: on n'a pas été élevés avec, on l'apprend!

 

 

 

 
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 05:40
La motricité libre pour bébé: pourquoi, comment?

Si tu me suis un peu, tu sais qu'avec Polochon nous pratiquons la motricité libre, enfin, autant que possible!

Il y a la théorie et la pratique, hein...

Mais disons qu'on s'en sort pas mal.

 

Alors d'abord, la motricité libre, c'est quoi?

 

- Quand on pratique la motricité libre, on évite de mettre l'enfant dans une position qu'il ne maîtrise pas, c'est à dire qu'il n'arrive pas à la prendre ou à s'en défaire seul.

- On sécurise l'espace et on laisse l'enfant évoluer. On intervient le moins possible. On lui fait confiance.

- On ne bloque ou n'enferme pas l'enfant, mais on lui propose des espaces au sol, adaptés.

- On choisit pour lui des habits adaptés qui lui permettent d'être libre de ses mouvements et de ressentir son corps.

 

Concrètement, ça donne quoi?

 

Ca remet en cause pas mal de pratiques et de matériel de puériculture "classiques".

 

Pas de : transat, trotteur, parc, coussins ou fauteuils pour tenir l'enfant assis avant qu'il ne le fasse seul, anneau de bain, vêtements serrés, chaussures rigides et/ou montantes, aides diverse à la marche...

 

On ne met pas bébé assis avant qu'il ne le fasse seul. On ne le soutient pas pour l'aider à marcher, et non, on ne lui met pas de chaussures raides et montantes (qui reviennent à le faire marcher avec l'équivalent pour nous de chaussures de skis toute la journée, et expliquent au moins en partie que 75% des femmes et 65% des hommes souffrent des pieds à l'âge adulte. Perso mes pieds me font un mal de chien, pas toi?). Les pieds ont besoin d'être nus ou chaussés très souplement pour se muscler et se developper en fonction de l'évolution du développement moteur de bébé.

 

On lui lâche la grappe, on n'est pas tout le temps derrière lui pour l'empêcher d'évoluer, le rattraper alors qu'il n'est pas en train de tomber.... Oui, ça fait peur, au début. Mais non, il ne va pas s'éclater la tête plus qu'un autre. Peut être même moins. On l'observe, on sécurise l'espace, et on le laisse faire.

 

On installe un bon tapis d'éveil, et on le laisse gigoter dessus.

 

Et finalement, pourquoi c'est chouette?

 

Bébé évolue à son rythme, il prend confiance en lui et en ses capacités. Il développe son autonomie. Et la confiance en soi, ça se construit dès la naissance, et ça se détruit aussi très tôt...si on aide sans cesse bébé pour faire les choses qui sont somme toutes naturelles pour lui, il ne prend pas confiance: au contraire, il développe l'idée qu'il a besoin d'aide, qu'il n'est pas autonome.

 

Il ne force ni ses muscles si ses articulations immatures pour prendre une position que son corps n'est pas encore prêt à tenir, au risque de créer tensions et déséquilibres parce qu'on n'aura pas respecté son rythme de développement. Rien n'est prouvé (est-ce prouvable?) mais mon petit doigt me dit que ma sciatique chronique, là, ou mes douleurs cervicales ont peut être quelque chose à voir là dedans, va savoir...

Et puis c'est carrément économique, et quel gain de place sans tout ce matériel!

La motricité libre est simplement le respect du développement naturel psychomoteur de bébé.

 

Et en réel, pas en théorie?

 

Selon pas mal de variables, il peut être difficile de pratiquer la motricité libre à 100%. Le caractère de Cromignon nous a amenés à lui payer un jumperoo par exemple. Dans certaines maisons, selon la configuration, il peut être nécessaire d'avoir un parc pour sécuriser bébé le temps d'aller faire autre chose. Un transat, surtout pour un nouveau né, ça peut être bien utile aussi.

 

On est humains, on ne vit pas dans un bouquin de puericulture: en pratique ici on fait motricité libre, la plupart du temps.

On n'a pas de parc, pas de trotteur (pour le coup je suis convaincue par contre, quand je vois que dans d'autres pays c'est carrément interdit c'est que c'est vraiment inutile, voire néfaste), Polochon n'a plus été dans sont transat depuis qu'il a 3 mois en gros et même avant il n'y restait pas beaucoup.

Je ne l'ai jamais installé assis, il l'a fait tout seul à 7 mois. Dans son bain, pas d'anneau. Avant de se mettre assis, je l'allongeais sur un tapis antidérapant. Et quand il s'est mis assis seul, il n'est jamais tombé à la renverse. Je ne le tiens pas debout, là encore il se débrouille très bien. Je ne suis vraiment pas du genre flippé, à être derrière quand il fait ses expériences. J'ai vraiment confiance en lui et en ses capacité, en son jugement. Il sait ce qu'il est capable de faire, j'en suis convaincue. Il ne marche pas encore: je ne le fais pas marcher. Il apprend seul à évoluer le long des meubles et des murs. Il se lâche un peu, cherche son équilibre. Je ne l'aide jamais, je ne l'encourage pas dans telle ou telle direction. Il retombe sur ses fesses, souvent. Pas de bobo, merci aussi aux couches lavables qui font bien airbag.

 

Il porte des vêtements qui ne le serrent pas ni ne le gènent: les sarouels sont parfaits. Pas de chaussures montantes ou rigides ou avec des semelles épaisses, mais des petits chaussons en cuir souple et surtout le plus possible pieds nus. Quand il marchera je lui prendrais la paire de chaussures la plus minimaliste possible.

La motricité libre pour bébé: pourquoi, comment?

Je te laisse avec les excellentes illustrations de Bougribouillons, qui résument et expliquent bien mieux que moi tout ça.

La motricité libre pour bébé: pourquoi, comment?
La motricité libre pour bébé: pourquoi, comment?
La motricité libre pour bébé: pourquoi, comment?
La motricité libre pour bébé: pourquoi, comment?
La motricité libre pour bébé: pourquoi, comment?

Pour rappel: aucun jugement ici, uniquement de l'information, parce que (moi la première) avant de savoir, on ne sait pas.

 

Et pour ceux qui (peut être bien comme moi il y a peu...) me diront que leur enfant ont eu des trotteurs, n'ont pas été dans la motricité libre mais n'en sont pas morts ou n'ont aucun problème moteur: beaucoup de choses ne tuent pas ou ne créent pas (et heureusement!) de problème qui leur semble directement lié, ce n'est pas pour autant qu'elles sont le meilleur.

 

 

Alors la motricité libre, qu'en penses tu?

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 05:41
1 an et demi de RIE: éducation respectueuse, non punitive. Bilan.

En novembre 2014, suite à une période de crises particulièrement dures avec mon petit Cromignon, j'ai découvert grâce à Maman Mymou l'éducation respectueuse.

 

Aussitôt avec l'homme nous avons foncé. Le mieux-être familial ne s'est pas fait attendre, et au bout de quelques jours déjà, nous respirions tous bien mieux...

Nous avons tâtonné, cherché, parfois nous avons subi aussi.

 

Ca a été pas mal de réflexion et de recherches. De discussions. De questions.

On s'est trompés. On a trouvé des solutions. On s'est retrompés.

Le temps nous a aidés.

 

On a compris tellement de choses. D'abord, la première chose, c'est que notre fils et nous sommes "normaux" dans le sens qu'il n'y a rien de pathologique dans son comportement. La gestion des émotions chez un enfant peut donner lieu à des comportements agressifs. Déjà, ça fait du bien.

On a compris qu'on n'était pas du tout les seuls dans ce cas.

On a compris que parfois, il n'y a rien d'autre à faire que gérer ses propres émotions et attendre. Que parfois, non ce n'est pas une bonne idée d'aller chez des amis, d'en recevoir à la maison, pendant les périodes compliquées.

 

Que ce n'est pas de notre faute s'il réagit ainsi. Que non, on n'a rien loupé.

Par contre on a aussi compris que notre manière de gérer pouvait l'aider ou aggraver la situation.

Que si on gérait ça mal, ça pouvait durer encore plus. Devenir plus grave. Déborder du cadre familial.

 

Je garde en tête dans les moments difficiles (où j'ai bien envie de crier, de dire des trucs horribles, voire de partir en claquant la porte) que Cromignon prend exemple sur moi dans la gestion de ses émotions. Comment pourrait-il progresser si moi même je perds mon calme, je crie, je dis des choses désagréables?

 

Du coup je suis moi-même plus calme, plus posée et je crois, plus agréable au quotidien dans ma famille.

Je me fais moins une montagne des soucis car ils sont "normaux" et si je ne les aggrave pas, ils s'arrangeront.

 

J'ai compris que mes enfants n'avaient pas à être parfaits, ne pas me déranger, être dressés. Que si je voulais des enfants heureux et épanouis, je devais les aider à apprendre à s'exprimer, à exister. Même si ça n'est pas toujours confortable pour moi.

 

Cromignon a fini sa seconde année de maternelle, sans un seul souci, sans une seule bagarre, sans une seule fois où la maîtresse m'aurait retenue à la fin de la journée pour me parler. Au contraire, elle n'a pas tari d'éloges sur son application, son autonomie, ses facultés à trouver des solutions , sa persévérance et sa confiance en lui. En ce moment il va au centre de loisirs. Il s'éclate. Les animateurs l'adorent. Il est volontaire et enthousiaste, créatif et imaginatif.

Non je ne taris pas non plus parce qu'on vient de si loin et je suis si heureuse!

 

A la maison, il laisse éclater parfois, par périodes, ses colères. Seulement avec ses parents. Parce qu'il sait qu'on saura l'aider, qu'il n'a pas besoin de se cacher, parce qu'il a confiance en nous. On le prend de manière positive, même si ce n'est pas toujours simple.

 

Sa violence revient parfois, mais avec tellement moins d'ampleur! Depuis le début il y a des hauts et des bas, des périodes compliquées et d'autres tellement parfaites, mais dans l'ensemble on va vraiment dans le bons sens...

 

Il y a quelques jours, il s'est mis en colère un matin. Il n'était pas content que son père et moi trainions trop au lit à son goût (ok, il était 11h..) car il s'ennuyait. Comme on est ferme sur le respect du repos des autres, on ne s'est pas levés et il a arpenté la maison et le jardin (en slip) avec une tête de colère. Quand je me suis levée, il n'était pas encore calmé. J'ai regardé partout, Cromignon ayant tendance à passer ses nerfs en cassant des choses ou en mettant le bazar. Rien. Je lui ai demandé s'il avait besoin d'aide. Il y a encore quelques temps, il aurait hurlé, aurait essayé de me frapper, de me mordre. Il aurait renversé la panière à linge, il aurait pu jeter au sol des objets fragiles, casser une chaise en la retournant violemment sur le sol.

 

Mais il m'a dit que comme il était en colère, il avait écrasé la mine d'un critérium sur un mur du jardin et qu'elle s'était cassée.

La mine du critérium. Elle restera pour moi le symbole de notre parcours si positif dans cette éducation respectueuse, le symbole de notre harmonie familiale parfois mise à mal mais tellement plus présente jour après jour.

 

Tu veux en savoir plus? c'est par ici et .

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 05:53
Si toi aussi tu aimes tes enfants plus que tout...

...clique sur j'aime et partage cette photo.

Toi aussi tu dois voir passer ce genre de statuts sur les réseaux sociaux. Assortis d'une photo avec des étoiles, ou des fleurs, des petits nounous mignons.

Tu en as peut être postés?

 

Ca m'a toujours interpellé. Non parce que ça me semble un peu évident d'abord, qu'on les aime à peu près plus que tout, nos gamins.

Mais aussi parce que ma conception de l'amour que je leur porte n'est pas de poster un statut mièvre.

Pour moi, aimer mes enfants plus que tout se traduit autrement. Et en partie par le fait de chercher à leur donner le meilleur, dans tout, tout le temps.

 

Aucun parent n'est parfait sans doute, mais j'ai vu des personnes poster de genre de truc et ensuite une photo de leur bébé de 4 mois dans un siège auto face à la route. Pourtant on sait les dangers que ça comporte aujourd'hui. Tu aimes ton enfant plus que tout, tu le clames sur Facebook, mais tu ne recherche pas pour lui la sécurité optimale en voiture. Paradoxal.

 

Le meilleur, on ne nait pas avec. Le meilleur, ça s'apprend, ça se cherche.

 

Ma manière de les aimer plus que tout?

 

Je passe du temps sur le net à lire les crash tests des sièges autos, pour choisir celui qui sera le plus adapté pour mes petits.

Je passe d'ailleurs beaucoup de temps à me rengeigner avant de choisir quelque chose pour eux, quoi que ce soit ou presque. Je veux choisir en connaissance de cause, pas parce que j'ai vu ça quelque part, parce que d'autres le font, parce que j'ai vu une pub ou qu'un docteur l'a dit.

 

J'essaye de ne pas forcément reproduire l'éducation que j'ai eue ou que j'ai vue autour de moi, parce que "c'était mieux avant" ou que "c'est comme ça que mes parents ont fait et je ne suis pas morte". Garder mes enfant en vie n'est pas ma seule ambition pour eux, vois tu.

 

Je cherche quels produits utiliser pour ne pas les empoisonner à petit feu à cause d’industries mensongères douées en com' et pour qui seul le profit compte. Coller sur le cul de mon bébé des couches blindées de produits toxiques H24 pendant 2 ans et plus, sachant que bien évidemment sa petite peau fragile est perméable à ces saloperies, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Le tartiner de crèmes pleines de trucs tout aussi toxiques sans même m'interroger sur ce que sont ces noms étranges dans la composition, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur.

 

Je lis les étiquettes des choses qu'ils mangent, qu'ils utilisent, que j'utilise pour eux. En cherchant ce qui est bon, ce qui est mauvais, ce qui acceptable et ce qui ne l'est pas. Donner à mes enfants des aliments susceptibles d'être cancérigènes, comme l'huile de palme contenue dans les laits infantiles, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Combien de parents aiment leurs enfants plus que tout, mais ne cherchent pas à savoir ce que leur bébé va manger exclusivement pendant les premiers mois de sa vie? Ce qui va le faire grandir, le construire? Paradoxal.

 

J'essaye de me renseigner, de sortir de ma zone de confort, de me remettre en question et ce que j'ai appris avec. Pour voir comment on peut faire autrement, pour voir si autrement ce ne serait pas le meilleur, peut-être. Comme le portage physiologique, la motricité libre, la DME, l'éducation non punitive...

 

Je ne dis pas que c'est le meilleur, je dis que je pense que ça l'est, pour nous.

 

Aujourd'hui avec Internet c'est facile, de chercher, de trouver, de lire, de se renseigner. C'est rapide. En tous cas plus qu'il y a 20 ans.

 

Mais c'est vrai que ca prend du temps. Ca demande de la réflexion et des discussions. De la lecture. Ca ne se fait pas en un jour. C'est un travail au quotidien. Et c'est loin d'être une science exacte...que d'erreurs j'ai pu commettre en pensant faire au mieux!

 

C'est comme ça que je les aime, plus que tout.

 

Et toi, comment tu les aimes plus que tout, tes enfants?

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 05:37
2 mois de DME: test et avis.

La DME, je t'en ai déjà parlé ici, c'est la diversification menée par l'enfant. Je peux juger des avantages et inconvénients vu que mes deux premiers diablotins ont été diversifiés plus classiquement.

Aujourd'hui à 8 mois, Polochon n'a que deux mois de diversification derrière lui. Et pourtant il gère comme un chef.

 

Comment ça marche?

 

A partir du moment où l'enfant tient assis, soit vers 6 mois environ, on peut commencer. On introduit les aliments, non pas en purée, mais en morceaux. En gros morceaux. Voire entier.

Et on laisse l'enfant manger seul. C'est vachement simple, en fait.

 

Pourquoi c'est chouette?

 

Pour plein de raisons. 

Avec la DME, l'enfant est actif et développe des tas de compétences sympa. Découverte autonome de la nourriture, des textures, des goûts. Motricité. Gestion de son appétit et de ses besoins nutritionnels. Bref, au lieu d'ouvrir la bouche passivement pour avaler toujours la même chose, de la purée, bébé s'éclate et est acteur de sa diversification. Il est avec le reste de la famille pendant les repas.

Quand on essaie, comme nous, de respecter le rythme de développement de l'enfant et ses besoins, la DME semble plus logique que les purées.

 

D'un point de vue pratique: pas besoin d'un robot spécial, et un gain de temps pour la préparation des repas. Pas de mixage, pas de séparation de pots...enfin si on les prépare soi meme. Sinon, bonjour les économies en prime.

Alors qu'en diversification classique, on doit choisir entre nourrir bébé et se nourrir soi même, en DME on mange tous ensemble. Pour nous c'est un sacré plus et un gain de temps non négligeable. Je me souviens que le repas de Cromignon pouvait durer facile une bonne demi heure, sans compter le temps de préparation et de nettoyage.

 

Et les moins?

 

Le côté salissant de la DME ne me dérange pas: un bébé qui se nourrit seul, c'est salissant en général. Que ce soit à 8 mois ou à 15. Un coup d'éponge et de serpillière, un coup de gant de toilette et éventuellement un change de vêtements si le bavoir n'a pas tenu le coup, et voilà.

Mais je comprends que si on est maniaque...ce soit un souci!

 

Ce qui est embêtant pour moi ce sont les déplacements. Il me semblait plus facile de trimballer un pot de purée, de le donner rapidement à la cuillère à bébé, que ma boite avec un brocolis cuit vapeur et une pomme de terre. Ensuite il faut installer bébé de manière à éviter le carnage chez les amis, ou si on mange en pique nique c'est encore autre chose. Bref, hors de chez nous ou en voyage c'est encore un peu compliqué.

 

Mais je trouve que ces petits inconvénients pratiques ne sont rien par rapport au plaisir de Polochon de manger seul, à table avec sa famille...

 

Et toi, tu connais la DME?

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 05:47
RIE (éducation respectueuse): tu n'es pas obligé!

Aujourd'hui, un coup de gueule. Oui, des fois, j'en ai un peu marre, de la négativité.

 

Il y a presque un an, Maman Mymou m'a gentiment fait découvrir l'éduation respectueuse, RIE en anglais.

 

Notamment en ce qui concerne la gestion des crises de colère de Cromignon, ça a changé notre vie.

 

Pourtant, il n'y a rien d'extraordinaire au final. Je veux dire pas là que ce n'est pas une refonte totale de notre manière de faire, mais une avancée plutôt.

 

Il y a un certain nombre de choses qui ne vont pas de soi dans notre tête, parce qu'on n'a pas été élevés ainsi.

L'idée de ne plus punir, même en mettant au coin, est une de ces choses difficile à accepter et à envisager, par exemple. Pourtant concrêtement c'est simple et efficace en ce qui concerne le respect des règles par les enfants.

 

Une autre chose qui a été difficile pour moi, ça a été de ne plus focaliser sur les "petits trucs" gênants. Par exemple le fait que Cromignon ait tendance à gigotter sur sa chaise à table. Ou sur le fait qu'il puisse balancer "Tu es méchante, maman!" quand il est en colère.

Pourtant là aussi ça marche: moins je focalise, moins ça devient un souci dans ma tete et dans la sienne, moins il le fait.

 

 

Avant, je pouvais le mettre au coin 3 fois par jour pour un "tu es méchante". Mantenant il ne le dit plus du tout quotidiennenment. C'est devenu vraiment rare. Quand ça arrive, ça ne m'énnerve plus. Pourquoi? Parce que j'ai compris que le respect dans sa tête de 3/4 ans n'existe pas, et que ce que j'interprète comme un manque de respect n'est qu'une manifestation de sa colère, elle-même saine expression de ses émotions.

 

Du coup, "not a big deal", je lui fais remarquer les rares fois ou ça arrive que je préfèrerais qu'il ne me dise pas ça, c'est tout. Il ne le repète même plus. Avant il allait le hurler, depuis le coin, pendant 20 minutes.

 

Pour arriver à pratiquer l'éducation respectueuse, c'est à la fois simple et compliqué.  

 

Simple, parce qu'on a des conseils "concrêts", applicables aux situations du quotidien, problématiques ou non, et voilà.

 

Compliqué, parce que ça demande de réfléchir sur ses pratiques, de se remettre en question, de remettre ses propres parents en question, et de canaliser ses propres émotions. En clair et en bref, il faut avoir un peu de recul, être convaincu que c'est la bonne manière de faire. Et aussi ne pas considérer RIE comme un "truc" pour gérer les gamins "difficiles". C'est une approche globale.

 

La chance que j'ai eue, c'est qu'on était déjà bien avancés dans cette direction. Il a juste fallu faire tomber quelques barrières mentales.

 

 

Aujourd'hui je suis ravie de l'ambiance qui règne à la maison, et dans ma tête. Oui, c'est parfois tendu. La grande et le petit se chamaillent, Cromignon fatigué frappe le chien, Cromignon  frustré tente de mordre sa soeur, etc. Bien sûr, je ne vis pas dans la maison de Barbapapa. Aucune "méthode éducative" ne changera le caractère des enfants. On peut simplement mieux vivre tous ensemble, sans cris, sans énervement, en acceptant les difficultés, en acceptant qu'il faille être patient. Pas de miracle possible, il faut de la constance, de la répétition.

 

Ce qui a fondamentalement changé, c'est que maintenant j'ai un "process" pour chaque situation, qu'elle soit "tendue" ou non. Je sais ce que j'ai à faire, je sais comment gérer. Je suis rassurée quant à ma capacité à résoudre les problèmes. Je me sens détendue avec mon Cromignon. Mon état d'esprit est completement différent.

 

 

Le point représentatif qui montre bien que tout va beaucoup mieux, c'est que nous mangeons tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur. Ca n'était plus arrivé depuis des semaines.

 

Bref, je suis convaincue que l'éducation respectueuse nous a vraiment fait évoluer dans le bon sens, et ça a été vérifiable dès le premier jour.

 

 

Du coup, je suis ravie, j'en parle, je partage. On m'a aidée, je me dis que je peux en aider d'autres, même si je ne me permet pas de donner des cours, je débute à peine, bien sûr.

 

 

Et j'en ai assez que trop de personnes m'opposent des raisons toutes faites sans avoir réfléchi.

Certains vont même jusqu'à dire qu'ils n'ont pas à lire quoi que ce soit, parce qu'ils ont du bon sens. Je me suis fatiguée à lire, moi, ça prend du temps, de l'énergie, c'est vrai. J'ai du bon sens aussi à la base pourtant, enfin je crois. Mais ça ne suffisait pas. Je ne savais pas malgré tout mon soi-disant bon sens qu'il y avait une alternative à l'éducation punitive, autre que le laxisme.

 

Beaucoup m'opposent le temps, alors que RIE me fait gagner un temps fou.

Ben oui, mais il faut réfléchir, établir des stratégies, lire un peu pour comprendre les bases. Tâtonner, essayer, réfléchir, discuter, recommencer. Gueuler un bon coup et mettre des baffes, c'est plus expéditif.

 

D'autres me questionnent, je répond tant que je peux, j'aiguille sur le blog de Maman Mymou et celui de Janet. Pour qu'ensuite soient catalogués "RIE" des trucs pas du tout respectueux de l'enfant, mais punitifs, exagérés, incompréhensible pour des petits cerveaux. La base de RIE, c'est le sens , enfin je crois. La logique, sans disproportion.

Sans laxisme, sans rigidité non plus.

 

Le but de l'éducation respecteuse ce n'est pas de se faire obéir de l'enfant, c'est de vivre ensemble harmonieusement. 

 

Le bonheur qui en ressort m'a semblé valoir quelques heures de lecture, quelques questionnements, de la concertation, du recul.

 

En prime, ça devient très vite completement automatique, du coup ce temps "perdu" au début est vite regagné.

 

 

J'ai aussi du mal avec la notion de "perdre son temps" quand il s'agit d'élever nos enfants.

Oui ça demande du temps, au moins au début. Ou ca demande de l'investissement. Non, ce n'est pas naturel parce qu'on n'a pas été elevés ainsi. Mais oui, ça vaut le coup. C'est la clé du bonheur et de l'harmonie familiale, en tous cas chez nous. Si tu ne veux pas perdre ton temps à élever tes enfants...je crois qu'on va parler d'autre chose...

 

Alors quand j'entends "mais ci, mais ça..." de la part de gens qui voudraient en fait qu'on leur livre clé en main un gamin docile et obéissant, désolée d'être un peu gavée.

 

Et ceux qui, faute de réflexion et de lecture, n'ont rien compris et postent de fausses informations sur leurs pratiques pas du tout respectueuses "ahhhh j'ai fait ci et ça, c'est RIE pourtant ça ne "marche" pas du tout!!!!" effraient ceux qui voudraient peut être s'y mettre inutilement.

 

Alors tu sais quoi? Si ta vie familiale est difficile, que tu es désespéré, que tu ne sais plus comment faire avec tes enfants, mais que tu n'as pas vraiment envie de te lancer dans l'éducation respecteuse, reste dans ta mouise et n'en dégoûte pas les autres. Ton but non avoué n'est pas de vivre heureux, mais de te plaindre.

 

Si tu veux qu'on change tes enfants en plantes vertes, rends les à la maternité et va chez le fleuriste.

 

Si tu penses que les cris, voire les coups et les brimades sont efficaces, parfait pour toi. Le gars qui a mis son gamin de 3 ans dans une machine à laver jusqu'à ce qu'il en meure voulait le punir d'avoir été agressif à l'école, un comble. On reproduit ce que nos parents ont fait. Chacun fait ce qu'il veut chez lui, ce n'est pas mon problème. Ne viens pas voir ce que je fais chez moi, merci.

 

Si tu penses que tes parents t'ont crié dessus et mis quelques baffes, et que tu ne vas pas faire différement parce que "c'était mieux avant", parfait. Si ça "fonctionne" chez toi, tant mieux. On peut remonter loin comme ça, jusqu'à l'époque pas si lointaine où le père avait droit de vie et de mort sur ses enfants, mais oui. Et pas au Moyen Age. Heureusement que d'autres ont été plus réfléchis et progressistes parce que sinon on en serait toujours là.

 

Si tu aimes critiquer, sache au moins ce que tu critiques: l'éducation bienveillante, positive, respecteuse, tu sais ce que c'est? Je ne pense pas. Critiquer sans connaître, un sport très répandu, hélas.

 

Il n'y a pas de manière idéale ou parfaite, et je ne détiens pas la vérité (hélas...), je ne suis qu'une imparfaite maman qui tente de faire de son mieux...comme nous toutes.

 

Billet un peu décousu désolée, je suis un peu furax.

 

 

 

 

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 05:51
Sur quoi lâcher prise? Education respectueuse (RIE).

La semaine dernière je te racontais comment on a mis en place un système de règles et de conséquences aux manquement aux règles selon RIE, l'éducation respectueuse.

 

Un point très important c'est de ne pas en avoir trop. Trop de règles crée un carcan autour de l'enfant qui a besoin de liberté pour s'épanouir, prendre des initiatives, se développer correctement.

 

Comment faire alors pour savoir quelles règles créer?

 

Avec l'homme, on s'est posés un peu et on a réfléchi.

 

Il y a plusieurs sortes de comportements qui nous gènent chez l'enfant.

 

  • Les comportements potentiellement dangereux. Ceux là font l'objet de règles, si l'enfant à tendance à les enfreindre bien sûr. donner la main en traversant la rue n'est pas négociable, mettre son manteau pour sortir quand il fait froid...

 

  • Les comportements socialement dérangeants. Arriver chez des amis et se mettre à sauter sur leur canapé avec ses chaussures pleines de boue n'est pas acceptable, par exemple. Ceux là font aussi l'objet de règles, si besoin.

 

  • Et les comportements ennuyeux pour nous mais qui font partie du développement normal de l'enfant. Ceux là ne doivent pas faire l'objet de règles, elles ne seraient ni applicables, ni productives, ni comprises par l'enfant, et surtout pas respectueuses de son développement.

 

Par exemple: jetter des objets encore et encore, patouiller à table ("on ne joue pas avec la nourriture" est sans dout l'un des précepte les moins RIE et le plus éloignés de la psychologie de l'enfant), gigoter à table, se mettre debout en mangeant (rester assis sans bouger pour un enfant de 2/3 ans c'est trèèèès compliqué), se mettre en colère ou bouder, grimper partout, vider des placards, jouer à l'eau en se lavant les mains et en mettre partout, salir et déchirer ses vêtements en jouant...liste non exhaustive!

 

Bien entendu il faut avoir un minimum de notions de ce que fait un enfant à tel ou tel âge, et pourquoi. La lecture d'un ou deux bouquin de psychologie de l'enfant ou de développement psycho-moteur n'est pas de trop.

 

Que faire alors? Lâcher prise, accepter que oui, son enfant a besoin de jetter 34 fois de suite son jouet et lui rendre à chaque fois. Oui, à table il met les mains dans la purée, la mélange avec la compote, étale le tout partout. Oui il rentre de l'école avec ses vêtements pleins de boue, il a joué à sauter dans les flaques, et c'est normal. Il y a des machines à laver pour ça. Oui il se met en colère parce que son bateau légo est détruit, et il balance ses légos partout. son système nerveux immature ne lui permet pas encore de gérer sans heurts ce genre de frustration.

 

Chez les PetitsDiables, on a choisi de laisser faire Cromignon, tout en lui signalant le désagrément causé: s'il mets de la compote dans l'eau par exemple, je lui dit que ça me déplait parce c'est du gâchis, qu'ensuite nous n'aurons plus de compote à manger. Mais je n'applique pas de conséquence "restrictive". S'il se lève sur sa chaise, s'il gigotte à table, je lui signale que c'est mauvais pour sa digestion, qu'il risque d'avoir mal au ventre. Mais pas de conséquences là non plus.

 

Avoir des enfants et les élever respectueusement, c'est aussi lâcher prise sur ce qui ne peut être évité dans leur développement normal, et l'accepter.

 

D'autres articles RIE ici chez moi, et ici chez Maman Mymou.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 05:16
Education respectueuse (RIE): le tableau règles et conséquences

Quand nous avons débuté l'éducation respectueuse (RIE) avec Cromignon, nous avons cessé de le punir et de l'envoyer au coin.

Mais pas de punitions, ce ne signifie pas du tout laxisme, ou permissivté. Au contraire, et je t'en parlais déjà ici.

Il y a des règles, elles sont stictes, et ne pas les respecter entraîne des conséquences.

 

Cependant si tu attends que l'enfant ne respecte pas la règle pour définir la conséquence, l'enfant ne sera pas prévenu. Tu vas hésiter. Tu vas établir dans l'urgence une conséquence qui ne sera pas forcément appropriée.

Du coup tu risques de passer à côté de l'objectif qui est de faire comprendre la règle à l'enfant, et qu'il la respecte.

 

L'enfant sent quand tu hésites, quand tu n'es pas sûr de toi, et ça l'angoisse: il a besoin que tu sois un roc, un pilier pour lui.

Alors, avec l'homme, on s'est posés un peu et on a réfléchi.

 

On s'est rendu compte que les situations "conflictuelles" étaient en gros toujours les même. Que les règles que Cromignon trangressait étaient toujours les même.

 

On a donc établi, au calme, un tableau des règles et les conséquence à leurs manquements.

Attention, il ne faut pas qu'il y en ait trop, sinon l'enfant risque de refuser d'évoluer dans un carcan règlementaire, et il aura bien raison. 5 ou 6 règles "strictes" devraient suffire à rendre le quotidien plus agréable. En tous cas ici, ça a été radical en ce qui concerne l'ambiance à la maison.

 

Je te fais profiter des règles de Cromignon, absolument dans aucun ordre.

 

Règle "des chaussons": On ne marche pas pieds nus.

Conséquence au manquement: On ne peut plus continuer de jouer, on ne peut pas se déplacer.

 

Règle "de l'heure du repas": On vient manger quand c'est l'heure.

Conséquence au manquement:Celui qui ne vient pas n'a pas faim. Donc j''enlève son assiette.

 

Règle "de l'agressivité": On ne frappe pas, on ne mord pas. (Tu peux rigoler).

Conséquence au manquement:: L'actvité en cours s'arrête. S'il frappe sa soeur pendant qu'ils regardent le dessin animé, j'éteins le dessin animé. S'il la frappe pendant un jeu, le jeu est fini et chacun part sur une activité différente. S'il fait des gestes agressifs à table, le repas est terminé et j'enlève son assiette.

 

Règle "de l'extérieur": si ça se passe mal quand on n'est pas à la maison, on rentre. Ca, c'et surtout une règle pour moi...

 

Ca ce sont les règles claires et précises, après il y a ce que j'appelle le bon sens quotidien: on ne sort pas sans être suffisement couvert par exemple. MAis comme ce n'est pas un problème récurent chez nous, on n'en n'a pas fait une "règle".

 

Une fois qu'on a bien tout cadré et délimité, on est sûrs de nous, on sait aussi qu'on réagira de la même façon tous les deux, c'est plus cohérent. On aura la même réponse à chaque fois, pour plus de sens, et plus d'hésitations sur la conduite à tenir!

 

Cromignon a sauté de joie, étonnament, quand on les lui a lues: "chouette maman, des règles!!!!".

 

Quand il y a manquement à la règle, je la lui rappelle avec sa conséquence, une fois, et si elle n'est pas appliquée, je ne répète pas: j'applique.

 

 

Alors, tu en fais un, tableau des règles et conséquences?

 

 

Plus d'articles RIE ici.

 

 

 

 

 

 

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 05:05
Le point final: éducation respectueuse (RIE).

Un point important dans l'éducation respectueuse, ou RIE, c'est le fait que l'adulte soit le référent de l'enfant. L'image que Maman Mymou m'a apprise, c'est celle du rocher dans la tempête.

 

Au coeur de la crise, de la plus grosse colère, j'ai appris à me comporter en "chef d'entreprise", avec des process bien précis et définis, un tableau des règles, et les conséquences à leur manquement.

 

Pour instaurer tout ça, pour sécuriser l'enfant, il y a un détail absolument essentiel.

La manière et le ton avec lesquels on parle.

 

L'enfant a un énorme besoin de s'appuyer sur son parent, l'adulte se doit d'être sûr de lui, d'avoir les réponses claires et précises.

Être sûr de soi, ça s'entend.

 

As tu remarqué comme souvent, nos phrases se terminent par "ok? "d'accord?" ou une intonation interrogative, quand on parle à nos enfants?

Pourtant, on ne leur demande pas leur permission finalement!

 

"C'est l'heure, tu viens prendre ton bain?"

"On va manger, d'accord?"

"Viens mettre ton manteau, ok?"

Quel parent n'a pas parlé comme ça à ses enfants...

 

Mais cette manière de formuler les choses, c'est angoissant et insécurisant pour l'enfant qui se retrouve dans la situation de conforter l'adulte, au lieu du contraire.

Avec un petit bonhomme comme Cromignon c'est la crise assurée.

 

Parce qu'il risque bien de répondre "non", rien que pour voir, montrer sa désaprobation, voire le mal-être que mon attitude engendre chez lui...et après? Crise, colère, liée à cette angoisse de la toute-puissance, car l'enfant n'aime rien moins que se sentir investi de ces désisions. C'est l'adulte qui rythme la journée, qui décide de ce genre de choses "nécessaires": bain, nourriture, habillement...

 

Bien sûr, on peut laisser à l'enfant une marge de manoeuvre, comme de choisir entre deux manteaux par exemple. L'impliquer dans la prise des décision le rend aussi plus autonome, il se sent actif et non passif, c'est bien plus gratifiant.

 

On peut même l'amener à prendre lui même la bonne décision:

"Cromignon, on va sortir. Regarde par la fenêtre, quel temps fait-il?"

"Oh, il pleut maman!"

"Qu'est ce qu'on met quand il pleut?"

"L'imperméable rouge! Je l'adore!"

Et il court chercher son imper dans l'armoire pour le mettre lui même.

 

Mais je reviens à ma phrase "on sort, tu mets ton manteau?"

Depuis qu'on pratique RIE j'ai appris à dire "On sort. Tu vas mettre ton manteau." Avec un point final.

Ce n'est pas une question.

 

Parce que je suis sa maman, parce que je sais qu'on ne sort pas sans manteau au risque de prendre froid, parce que je suis garante de ce genre de choses, parce que ce n'est pas quelque chose de discutable.

 

Sécuriser l'enfant, le rassurer, c'est aussi lui montrer par notre façon de parler qu'on est sûr de nous, parce qu'on sait ce qu'il faut faire, on connait la réponse, on prend la bonne décision.

 

Être sûr de soi et le faire entendre, c'est une des bases de l'éducation respectueuse.

 

D'autres articles RIE ici.

 

 

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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