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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 08:29

8853.jpgAprès les galères qu'on peut rencontrer en allaitant, dont je t'ai déjà parlé ici et , je vais te parler du bonheur que c'est, pour moi, d'allaiter le Cromignon. Parce que les galères, ça va un moment!


Attention, pas de prosélytisme dans ma démarche. Si tu n'allaites pas, si tu n'as pas allaité, c'est ton histoire, je ne me permets ni de juger ni de donner des conseils. C'est mon histoire ici, c'est tout.


La question de l'allaitement ne s'est jamais posée à moi. Je ne me suis pas demandé si j'allais allaiter mes enfants ou non. Pour moi c'était une évidence. Peut-être parce que j'ai vu ma mère allaiter ma petite soeur. Peut-être parce que je m'efforce souvent de faire ce que la nature a prévu (parce que sisisisi elle fait bien les choses...).


Peut-être parce que j'ai appris que c'était bon pour la santé du bébé, pendant l'allaitement mais aussi durant toute sa vie. Je me souviens de cette étude que j'ai dû lire quand j'étais au collège, qui expliquait que les gens qui ont été allaités bébés présentaient moins de maladies, toutes maladies confondues, de la gastro au cancer, durant toute leur vie. Car l'allaitement, semble t'il, permet en fait de construire un meilleur système immunitaire. De plus apparemment ça préserve aussi des allergies, notamment alimentaires. Et les allergies alimentaires, c'est ma phobie!


Attention je parle ici de statistiques, hein. Après c'est toi et ta chance. Un tel aura été allaité deux ans et sera tout le temps malade, tel autre ne l'aura pas été et aura une santé de fer. Les statistiques, c'est général, ça ne s'applique pas à l'individu.


Ensuite l'allaitement protège la mère également du cancer du sein, en partie du moins. Car les cellules du sein (lesquelles exactement je ne sais pas hein...) n'arrivent à maturité qu'en remplissant leur fonction de produire du lait, et des cellules arrivées à maturité sont moins susceptibles de déconner que celles qui n'y sont pas arrivées. En bref l'étude parlait de 50% de moins de cancer du sein chez les femmes ayant allaité deux enfants ou plus pendant 6 mois.


Il y a tout un tas de bonnes raisons sanitaires d'allaiter.


Il y a plein de bonnes raisons pratiques aussi: c'est toujours prêt, à la bonne température, la nuit c'est vite fait, si tu sors pas besoin d'emmener tout le barda pour faire les bibs.


Mais laisse tomber tout ça. Car si bien sûr ça m'a motivée pour l'allaitement, ça n'est pas vraiment ça qui est en jeu.


Le bonheur d'allaiter, c'est quand on me donne ma Pouillette de 2 heures, qu'elle ouvre grand la bouche en fouinant sur mon ventre meurtri, qu'elle réussit à choper le mamelon sous mes yeux ébahis, et qu'elle commence à téter, alors que personne ne lui a jamais apris à le faire. Que son petit corps tout chaud se détend tout à coup. Que l'expression de son visage exprime la plénitude la plus totale.

 

Le bonheur d'allaiter, c'est quand le Cromignon s'endort tout à fait, lové contre moi, mon sein dans sa bouche, refusant de le lâcher pendant tout son sommeil.

 

C'est quand le Cromignon a les yeux qui se révulsent de plaisir tant ça doit lui apporter EXACTEMENT ce dont il a besoin.

 

C'est quand le Cromignon me regarde en tétant, avec dans ses yeux tout l'amour du monde.

 

C'est quand le lait ressort de sa bouche parce qu'il s'est endormi. 

 

C'est ce lien fusionnel entre lui et moi, qui nous rend l'un à l'autre unique.

 

Il a bientôt 10 mois et je l'allaite encore, je ne me pose pas la question "jusqu'à quand". Il est très bien comme ça et moi aussi. Pour moi c'est juste vital, ça fait partie de la maternité, c'est comme le vote: un droit et un devoir. J'ai fabriqué mon petit dans mon ventre pendant 9 mois, et je continue. C'est moi qui le fait grandir. C'est mon rôle, mon job, ma responsabilité de maman.

Je le redis: pas de jugement ni de conseil ici, c'est mon ressenti personnel. Chacun fait ce qu'il veut.


Je suis contente car pour le moment je n'ai pas autour de moi de réaction inappropriées, comme je peux en lire un peu partout. Mon entourage est bienveillant, voire admiratif. Parfois on me demande "jusqu'à quand", ou on me donne un avis, mais toujours gentiment. Au pire j'ai prévu une ou deux répliques bien senties pour ceux qui s'aventureraient à me donner des conseils non demandés!

 

Et toi, que penses tu de l'allaitement?

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 08:24

main-dans-la-main.jpgMa Pouillette a 9 ans et demi. Jusqu'à récemment, je n'avais pas remarqué qu'elle grandissait: elle suce toujours son pouce, elle a besoin de son doudou, elle veut des gros câlins et sa petite chanson pour dormir. Elle est toujours mon "bébédoux" comme je l'appelais, petite, et comme je l'appelle encore.

 

Mais...en allant à l'école, j'ai voulu lui prendre la main, comme toujours. Elle ne m'a pas donné la main et m'a regardée en coin. J'ai compris. Il y avait une copine juste derrière nous. Elle ne veut pas être prise en flagrant délit de "je donne la main à maman".

On en a ri. Je lui ai raconté que moi aussi j'avais eu un peu honte d'être vue donnant la main à ma mère, même si c'était un peu plus tard, plutôt vers 11 ans je crois.


C'est vrai qu'elle est toujours très "bébé", très "maman, câlin" mais son corps n'est plus le même, je ne peux plus la prendre dans mes bras d'un seul coup, ses jambes sont longues, ses pieds ne sont plus tout petits mais commencent vraiment à ressembler aux miens. (en même temps j'ai de tout petits pieds!)


Elle me raconte encore ses histoires de copines et d'amoureux, elle veut encore que je lui beurre ses tartines, que je lui épluche ses pommes, que je lui lise des histoires, mais pour combien de temps?


J'ai toujours aimé la voir grandir, s'émanciper peu à peu, devenir autonome. Ca ne m'angoissait pas. Mais là, elle commence à se passer de moi.


Ma Pouillette, un jour, ne voudra plus que je l'appelle "Pouillette"....

 

 

C'est ma participation à "Quoi de neuf les Loulous" chez Anaïs et Maman Poussinou.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 23:00

boite-aux-lettres.jpg

 

Ah le courrier...Tous les jours le facteur passe entre 11h et midi. Quand on attend une lettre importante, on est tous comme des abeilles dans une ruche, on attend de pied ferme! Jusqu'au jour où ladite lettre arrive.


Mais même quand on n'attend rien de précis, on guette le facteur. Un peu comme un ami qui viendrait avec une surprise. Chaque jour c'est une petite surprise. Même quand c'est juste une pub pour une nouvelle pizzeria! 


Comme avant Noël, on est plus excités par l'attente que par la chose réelle. C'est le même principe, on est dans l'attente de quelque chose qui pourrait arriver, quelque chose de chouette, on ne sait pas quoi, et c'est ça qui est bien!


Quand le temps le permet, vers midi, je dis au Cromignon: "viens avec moi Cromignon, on va aller chercher le courrier!". Je le  prend dans mes bras, je descend l'escalier et on parcours les deux mètres qui nous séparent de la petite boîte verte.

J'ai le coeur qui bat un peu plus fort, je suis toute contente, peut-être y a t'il une chouette lettre, une jolie carte postale, un petit paquet? Le Cromignon n'y comprend encore rien mais il sait que je suis contente d'y aller.


J'aime ouvrir les enveloppes. Je me demande ce qui s'y cache. Parfois je fais durer le plaisir, et je remonte les lettres et ne les ouvre qu'un peu plus tard...entre-temps je me demande ce que peut bien cacher cette petite enveloppe verte manuscrite, ou cette grande enveloppe blanche...


C'est un de mes petits bonheur de chaque jour...sauf du dimanche!

 


Et c'était mon courrier à moi, pour les défis du jeudi chez Sysyinthecity et MaCyMa!

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:33

DSCF7889.JPG

 

Tu auras compris que je n'ai ni le temps ne trop l'envie ni le matériel pour cuisiner. Ni l'énergie. Sans avoir de four, il faut trouver des recettes bonnes et vite fait. En voici une que j'affectionne tout particulièrement: pas chère, vite fait, et qui en jette quand même un peu.

Il faut: 

-des spaghettis. Complets si possible.

-un sachet de fruits de mer surgelé.

-de l'huile d'olive.

-du basilic (frais si possible, c'est meilleur)

-20cl de crème fraîche, allégée ou non.

-un oignon.

-une gousse d'ail.

 

Dans une casserole, fais cuire les spaghettis, attention, al dente! Trop cuits ça serait pas top. 

Dans une autre casserole, tu fais bouillir de l'eau, tu mets dedans les fruits de mer congelés 5 minutes.

Tu éminces oignon et ail, et tu fais revenir dans une poêle 5 minutes avec une cuillère à soupe d'huile d'olive. Tu rajoutes une cuillère de basilic.

Tu égouttes les pâtes et les fruits de mer et tu les mets dans la poêle avec l'oignon et l'ail revenus. Tu remets une bonne cuillère de basilic. Tu laisses ça mijoter 10 minutes à feu doux en remuant.

Tu rajoutes la crème fraiche. Tu laisses encore mijoter 2 ou 3 minutes.

Et voilà!

C'est ma participation aux Mercredis Gourmands chez AnneLaureT !

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:43

Donc comme tu l'as compris, j'ai eu un démarrage difficile pour allaiter Cromignon, mais ensuite tout allait bien. Un Cromignon qui grossissait vraiment beaucoup, tellement qu'à la PMI ils ne voulaient pas me croire quand je disais ne pas lui donner de complément. Eh non pas du tout. Idée reçue fausse numéro 1: un bébé au sein grossit moins qu'un bébé au bib. Idée reçue numéro 2: les petits seins font moins de lait. 

 

6 mois d'allaitement exclusif, comme recommandé par l'OMS, et moi toute fière d'y être arrivée malgré la fatigue et les difficultés du début, car j'y tenait vraiment beaucoup.

 

Mon mamelon gauche, celui qui avait été très amoché par les crevasses et avait mis 2 mois à cicatriser restait plus sensible que le droit, mais tout allait bien.

Et puis un jour sur ledit mamelon, je remarque une petite, toute petite boule blanche. Comme un petit bouton blanc ou une cloque. En vraiment petit. 

Comme ça n'était pas douloureux, je n'y ai pas trop prêté attention.

Et puis au fil des jours, ça a commencé à grossir. A durcir. Et à être douloureux.

 

J'ai cherché sur le net ce que ça pouvait être et j'ai trouvé que j'avais un canal bouché, et que du coup le lait ne s'en écoulait plus et faisait cette petite cloque.

J'ai donc appelé ma super consultante LLL, écrit à Adèle l'autre super consultante. Verdict: il n'y a qu'une seule solution. Percer la cloque avec une aiguille désinfectée à mort et vider le canal, soit en appuyant dessus, soit en faisant téter le Cromignon.

mamelon.jpgCa m'a vraiment paniquée. Je n'avais pas du tout le cran (croyais-je) de me percer le mamelon avec une aiguille! J'ai appelé ma généraliste, une nana très sympa mais qui m'a dit ne vraiment rien pouvoir pour moi parce qu'elle ne savait pas quoi faire. J'ai appelé mon gygy, me disant qu'il s'y connaîtrait un peu, mais pas de rendez vous avant 3 semaines. Adèle m'a conseillé d'appeler un dermato, j'en ai appelé 4, pas de rendez-vous avant plusieurs semaines non plus.

 

Je me suis dit que ça allait bien finir par passer seul. Et j'ai attendu. Quelques jours de plus. La douleur n'était rien par rapport à ce que j'avais enduré le premier mois, c'était surtout gênant, mais j'avais peur que ça ne dégénère ensuite en infection ou autre truc sympa. J'ai ressorti mes coquilles d'allaitement rangées depuis des mois, pour atténuer la gène liée au frottement avec mes vêtements. J'ai cherché, cherché, une autre solution, ou quelqu'un pour m'aider. Rien. Ni personne.

 

Alors j'ai pris tout le courage dont je dispose, et franchement laisse-moi te dire que je ne suis pas une warrior de la douleur, donc je n'en n'ai pas beaucoup.

J'ai pris une aiguille à coudre, la plus fine que j'ai. Je l'ai désinfectée, avec de l'alcool à 70 (t'en trouve encore toi, à 90?), et chauffée à blanc, et re-alcool.

Et j'y suis allée. Tout doucement au début, puis voyant que ça ne donnait rien, plus franchement. Rien à faire, la petite boule était toute dure, je n'arrivais pas à la percer. J'ai tout au mieux réussi à amocher la peau autour et à faire un peu saigner.

 

Et alors j'ai paniqué. J'avais fait ce qu'il fallait, la seule chose à faire, et ça ne marchait pas. J'ai rappelé la consultante LLL près de chez moi, mais elle m'a dit que là elle ne pouvait rien, que le lait était calcifié et que si je n'y arrivait pas seule, ça serait une solution opératoire.

 

Mais ça n'est pas hallucinant qu'il n'y ait personne pour te donner un coup de main dans ces cas-là? Car c'est un tout petit truc, c'est tout bénin! C'est pas compliqué l'allaitement, mais quand il y a certains petits soucis, il n'y a vraiment nulle part où s'adresser!

Ca tient aussi beaucoup au fait que je vive maintenant un peu loin de tout, car à Paris je suis sûre que j'aurais trouvé de l'aide, ne serais-ce qu'une autre consultante LLL plus à même peut-être de me faire ce petit geste. A Paris ou ailleurs, mais quelque part ou j'aurais eu plus d'interlocuteurs.

 

J'ai décidé que non, je n'irais pas me faire opérer ma boule blanche, entendre qu'il fallait que j'arrete d'allaiter, et que j'allais y arriver.

 

J'ai laissé cicatriser, et j'y suis retournée. Avec cette fois une aiguille d'acupuncture donnée par ma kiné qui fait aussi de l'acupuncture.

 

Et laisse moi te dire que ce fut un peu Dexter sur mon mamelon. Je te passe les détails.

 

A la fin je ne pouvais plus voir si la boule était toujours là, j'étais désespérée car j'avais l'impression de n'y être toujours pas arrivée. J'avais lu qu'en cas de succès on ressent un soulagement immédiat, ce ne fut pas le cas. J'en ai pleuré. J'ai imaginé le pire, devoir arrêter d'allaiter. Pour moi c'est le pire.

 

Et j'ai fait téter Cromignon. Ca ne faisait pas très mal, contrairement à ce que j'aurais pu penser, c'était très supportable, surtout vu la gueule qu'il avait, ledit mamelon (pardon pour gueule mais là c'est vraiment le mot!). Et j'ai laissé cicatriser. 

 

Deux jours après, Cromignon tétait. Il s'est étranglé en buvant, une fois, deux fois. Je n'ai pas tilté même si ça arrive rarement.

Et ensuite j'ai vu que...la boule avait disparu! J'avais réussi! Cromignon avait réussi! Comme le lait était calcifié, ça devait être dur et il s'était étranglé en avalant!

Depuis, tout va bien de nouveau...

Promis la prochaine fois j'écris un billet sur le bonheur, enfin sur mon bonheur d'allaiter!

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:09

Je hais déménager. Attention quand c'est moi qui déménage, sinon j'aime beaucoup aider les copains/copines, je suis championne du porter de carton toutes catégories, c'est moi qui conduit le camion, j'adore ça! J'ai dû rater ma vocation de routier! Mais quand il s'agit de moi, je déteste.

D'abord, c'est épuisant. Il faut tout préparer, empaqueter, démonter, pendant des semaines en avance, ce qui t'empêche d'avoir d'autres activités et toute vie sociale. Pendant des semaines tu manges des trucs tous prêts parce que t'as encartonné tes casseroles.

Ensuite il faut trouver des copains sympa qui vont t'éviter de payer les déménageurs une fortune, et le jour J il ne faut pas de couac dans l'organisation. Et ensuite...faut tout remonter, déballer, agencer. Le tout dans un bordel sans nom et des litres de poussière.

Tout ceci est très anxiogène pour moi.

L'an dernier nous avons fait THE déménagement. Paris-Perpignan. quasi 900 bornes. avec donc des données très précises:

- nous ne savions pas avant fin juin où nous allions être en poste, et nous devions être au plus tard le 1er septembre sur place pour reprendre le travail. Ça fait 2 mois pour: trouver un appart, sur le net sur photo (crainte de la mauvaise surprise à l'arrivée...), rendre l'appart parisien, déménager.

- vu le kilométrage, pas moyen de faire des aller-retours. Un seul voyage. 

-donc: tout l'appart doit tenir dans le camion. qui sera le plus grand que l'on puisse conduire avec un permis voiture, l'homme n'ayant que ce permis là!

-donc: il va falloir dégager du meuble. Ventes dès le mois de mars sur le boncoin.

-donc: à l'arrivée il va falloir trouver du monde pour aider l'homme à décharger tout ça. Au départ on a des copains, mais à l'arrivée...

-last paramètre, BUT NOT LEAST: enceinte jusqu'au yeux, je suis censée accoucher le 4 août. Je tiens absolument à accoucher dans ma maternité, où j'ai été suivie. Je ne vais pas me pointer aux urgences dans un hôpital inconnu le DDay.

Compte tenu des données du problèmes, j'ai juste envie de me recoucher plutôt que de faire des cartons. Ah oui, étant donné que j'ai passé 8 mois allongée en attendant le Cromignon, ben les cartons, j'ai rien fait.

En juillet nous avons trouvé un appart, pris virtuellement. On a eu de la chance il était conforme à la description et aux photos. Par contre ce qui n'était pas stipulé c'est que les murs sont en papier mâché. J'entends mon voisin ronfler la nuit. Sans rire!!!

Et le déménagement s'est finalement fait en 2 fois. Premier départ en juillet pour aller entreposer notre bordel chez des amis adorables qui nous avaient laissé leur maison pendant leurs vacances. Donc ce jour là, je devais serrer les fesses et ne pas accoucher, l'homme étant indisponible. Ce fut somme toute simple et rapide: plein de copains pour aider, les cartons à mettre en vrac dans leur garage. Ca a pris 4h, et voilà.

Et ensuite, nous avons attendu Cromignon. Qui a traîné si bien que le 4 août, jour du terme, on a du aller le chercher en me faisant une césarienne. Ce qui n'a pas simplifié les choses, en me rendant indisponible pour tout effort physique pendant deux mois, et m'affaiblissant considérablement pour la suite des opérations.

5 jours après, je sortais de la mater et m'installais avec Cromignon chez lesdits adorables copains. Mes beaux-parents étaient venus préter main-forte, car l'homme allait me laisser avec Cromignon, Pouillette et le lapin pour se farcir les 900 bornes, seul dans son camion. Ce qu'il a fait 3 jours après notre sortie.

Comme les copains étaient quasi tous en vacance en août, on a payé les grands fils de deux copines pour venir aider l'homme à charger le camion définitif. Et il est parti. Heureusement, s'il a fait le voyage seul dans son camion rempli tellement à ras bord qu'il pouvait à peine accéder au levier de vitesse, ma super sister et son fiancé on pris la voiture (ben oui parce qu'on a une voiture aussi!) et son venus lui prêter main-forte pour le déchargement, ainsi qu'un super copain. Merci les gars (je dis les gars parce que ma soeur, c'est un bonhomme pour le coup!).

Et je suis restée avec ma cicatrice, mes seins douloureux (cf ici), mon Cromignon d'une semaine, ma Pouillette, le lapin et mes beaux-parents.

Et j'ai trouvé ça dur. D'être sans mon homme, d'être inquiète pour lui arce que c'est tout de même drôlement crevant tout ça. D'être avec ma douleur aux seins sans pouvoir lui parler. D'être démunie parfois avec Cromignon. Je voulais me reposer 2 semaines, lui laisser le temps d'installer un peu le nouvel appart. Mais je voulais le rejoindre. Alors 4 jours plus tard, j'ai pris le train.

Il faut visualiser la chose.

J'avais deux ENORMES valises. Plus deux ou trois petits sacs supplémentares. Le Cromignon en écharpe JPMBB. La Pouillette qui me fut d'une aide plus que précieuse. Et, dans sa minuscule cage de transport, l'inévitable lapin. Qu'il fallait abreuver et câliner régulièrement pour s'assurer qu'il n'arrive pas tout crevé, pauv'bête, c'est fragile ces machins.

J'ai pensé qu'il allait me manquer: des bras, de la force, des porteurs, du sommeil, des anti-douleur.

Demenagement-transport.jpgPour aller jusqu'à la gare nous partîmes une belle bande d'éclopés, à 3 adultes. Moi donc dans l'état que tu peux imaginer, avec en prime de la fièvre due à mon infection aux seins. Ma belle-mère de très bonne volonté mais ne pouvant pas soulever les valises vu qu'elle souffre du dos. Ma super copine J. qui nous a accompagnées en voiture mais qui ne peut pas soulever non plus vu qu'elle est enceinte.

Belle brochette!!!! Dans le genre bras cassés c'était charmant!

Comme mes valises roulent, le soucis consistait surtout à les monter dans le train. Je comptais alors sur la solidarité humaine en me disant qu'il était moralement impensable de nous voir arriver sans se ruer sur nous à l'entrée du train pour me porter les valises (lourdes comme un âne mort tu t'en doutes...) et les installer dans le compartiment. Quiconque n'aurait pas eu ce geste naturel se serait senti voué pour l'éternité aux flammes de l'enfer, non? Eh bien non.

Gare de Lyon, Paris.

Après s'être gourées de quai, avoir marché (cavalé) partout, je sens que j'ai la tete qui tourne.  Ah oui j'avais oublié, il y a 10 jours j'étais sur le billard, le bide ouvert. Normal donc, faudrait que je puisse m'asseoir. Et poser un peu Cromignon.

On arrive devant mon wagon qui évidement était le dernier au bout du quai. Loi de Murphy, quand tu nous tiens, tu nous tiens bien!

Je suis juste épuisée. Le contrôleur est une contrôleuse. Qui me dit que ça n'est pas son taf de m'aider avec les valises. OK, sympa. Dans le wagon, eh bien...personne!!!!!! Ce sont ces wagons à étage, où l'on ne voit pas l'intérieur!

Finalement c'est super J., enceinte, qui a porté les valises. J'ai failli tomber de trouille qu'elle n'ait un problème à cause de ça, mais elle n'a rien voulu entendre...et aujourd'hui sa petite va très bien, ouf! Elle ne m'a même pas aissé le temps de m'interposer en fait, sinon je l'en aurais empêchée je pense.

Et nous voici dans le TGV, en première parce que là c'était vraiment nécessaire. 5h de train, ça n'est si long finalement, avec un Cromignon qui dort et tête, et une super Pouillette qui gère le lapinou.

Et arrivés sur place...ah un appart plein de cartons, de poussière, tout est crade, et l'eau chaude dont j'ai besoin pour dégorger mes seins malades ne marche pas...vision d'horreur, j'ai failli repartir!!

Je pense tout de même que ce rocambolesque voyage n'est pas étranger aux longs mois qu'il m'a fallu pour récupérer après mon accouchement...

Quand je pense qu'on va remettre ça dans deux mois, j'ai juste envie d'émigrer au Kamachatka...

 

 

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 19:08

Je reprends à mon compte le slogan de Causette.Je l'aime bien, même si je ne partage pas tout à fait l'opinion de ce magazine, enfin un peu quand même mais pas à 100%, en plus je trouve que le ton est parfois assez vulgaire. quiche.jpg

 

Alors pour la quiche je dirais deux choses: j'adore les quiches, je fais une très bonne quiche aux artichauts notamment (enfin ça c'était quand j'avais un four! encore 2 mois et je m'y remets...). Et j'aime beaucoup tester des recettes, c'est bon, facile à faire, ça se conserve, ça ne coûte pas cher (sauf pour la version quiche aux truffes et au caviar évidemment!) on peut innover facilement...J'ai même plusieurs recettes "légères" pour les périodes barbouillées.


Cependant il y a un certain nombre de mots qui me posent problème, qui me foutent le cafard. "Quiche" en fait partie. Ce qui n'a rien à voir avec le plat en lui-même mais plutôt à ce qu'il m'évoque: la ménagère de -de 50 ans aux fourneaux. Mince, c'est moi!!!! Et voilà comme dirait Goldman, t'échappes à la police, pas aux statistiques.


Je crois que j'ai commencé à cataloguer ce mot dans le clan de ceux qui me foutent le cafard quand une de mes collègues ramenait tous les lundis dans son tupperware du midi une part de quiche, parce qu'elle faisait de la quiche tous les dimanches. J'ai du mal avec ce genre de rituel. J'ai besoin de fantaisie, d'un peu de n'importe quoi, de bazar. Me dire que tous les dimanches je vais faire de la quiche ça me donne juste envie de me pendre (j'exagère mais tu vois l'image).


Attention je ne juge pas ceux et celles qui ont une vie bien rythmée et qui vont régler leurs menus comme du papier à musique, chacun fait ce qu'il veut (peut) pour se sentir bien. C'est très pratique d'organiser ses menus. Mais pour moi c'est juste dépressiogène à fond.


Tiens d'écrire ça, ça m'a juste donné envie d'une bonne part de quiche au saumon, hummm j'adore...


 

C'était ma participation au défi du jeudi chez MaCyMa et Sysyinthecity!

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 18:36

Eh oui, aujourd'hui, en ce 8 mai, nous sommes allés (encore!) à une chouette brocante. Et pour l'occasion je me suis dit: "Arwen a raison". Dans son com' ici.

Si tu me lis un peu, tu sais que depuis la naissance de Cromignon, mon apparence, je m'en contrefiche. Je porte toujours les mêmes sapes et ça va très bien comme ça. Mais en ce printemps hésitant, je sens poindre comme une légère envie de mode, de look, de redevenir la diablesse fashion (enfin un peu...) que je fus il y a trop longtemps pour compter les années.

Rien d'extraordinaire évidement. Juste assortir ses vêtements et ne pas prendre juste le plus confortable.

Je tiens juste à noter que j'ai réussi à mettre du jaune, c'est, parait-il, une couleur très tendance mais pas facile à porter! J'ai trouvé la chemise à 1 euro en brocante...pfff pas évident le jaune!!!

C'est déjà un premier pas, ça fait plaisir, bientôt je m'y remets et je me ferais une petite tenue sympa!

DSCF7869.JPG

J'ai hésite avec le foulard vert, mais comme il y a du jaune et du doré, j'ai trouvé que ça irait et que ça relèverait le tout. Je suis une folle de foulards, je ne sors jamais sans un foulard et je pourrais en acheter des tonnes!

DSCF7872

Mince on voit le ballon sauteur rose tout moche grrr pour faire croire que mon balcon est bien rangé c'est mort. Pouillette va falloir que je t'apprenne à cadrer!

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:43

DSCF6411.JPGPour moi, allaiter est une évidence qui prend aux tripes, un droit et un devoir. Attention, c'est MON opinion, jamais je ne me me permettrais de donner des leçons. Après tout c'est un choix personnel qui concerne chacune d'entre nous, et à la rigueur on ne devrait même pas en parler avec autant de polémiques...on le fait, ou pas, longtemps, ou pas, RAS.

J'ai allaité la Pouillette pendant 8 mois, et c'était du bonheur. J'ai bien eu des crevasses douloureuses pendant les 15 premiers jours, j'ai mis des bouts de seins en silicone et utilisé la crème au calendula des laboratoires Boiron, et ça a été très vite réglé. 

Pour Cromignon, ça a été une autre histoire. J'ai eu les crevasses très vite, comme pour la Pouillette, dès la première tétée deux heures après l'accouchement.  J'ai remis la même crème, j'ai mis les bouts de seins. Ça ne passait pas, ça avait plutôt tendance à s'aggraver. Mon mamelon gauche était très amoché, avec un gros cratère en plein milieu, on aurait dit que j'avais deux mamelons quoi.

Lorsque j'ai emmené le Cromignon se faire peser dans une PMI, au bout d'une semaine, une nana (je ne sais plus si elle était puéricultrice ou quoi...) m'a conseillé d'alterner les seins à chaque tétée, pour laisser le temps aux plaies de cicatriser. ERREUR FATALE!!! A cause de ce conseil j'aurais vraiment pu arrêter l'allaitement, car mes seins n'étant plus correctement drainés toutes les 2/3 heures, ils se sont engorgés et là ça a vraiment été l'enfer. Ma plaie au sein gauche s'est infectée, mes seins sont devenus énormes et rouges, très douloureux. J'avais de la fièvre. En plus de l'épuisement de l'opération (car j'ai accouché par césarienne) et du manque de sommeil. Au début de l'allaitement, je pense qu'il faut bien donner les deux seins à chaque tétée, tant pour bien stimuler la lactation que pour éviter l'engorgement. Après je parle de mon expérience personnelle, je ne suis pas spécialiste.

Lorsque le Cromignon tétait, je pouvais pleurer ou même crier de douleur tant j'avais mal. J'en suis venue à mordre un morceau de bois pendant l'allaitement pour ne pas crier. Au début, il pouvait téter pendant une heure sans lâcher le sein, dix fois par jour. Ça fait dix heures par jour de souffrance pure. Ma douleur de la cicatrice de césarienne, je ne la sentais même plus en comparaison. Honnêtement je n'ai jamais tant souffert de ma vie et je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi. En dehors des tétées, je ressentais aussi la douleur, tant mes seins étaient tendus. J'ai essayé de les vider dans la douche, aucun résultat. Vu les plaies de mes mamelons, il était impensable de les vider au tire-lait. Sur Internet j'ai trouvé le témoignage d'une maman qui disait avoir réussi à vider ses seins grâce à un verre d'eau chaude dans lequel elle mettait son sein en pressant bien le verre. Ça m'a bien aidée, mais un quart d'heure après avoir vidé un sein je ressentais à nouveau une montée de lait et c'était reparti.

Après une semaine de ce régime sans voir aucune amélioration, j'ai appelé en pleurant la Leache League. Je suis tombée sur Adèle. C'était le 15 août. Eh oui les consultantes sont toujours joignables. Cette femme a simplement été merveilleuse. J'en ai encore les larmes aux yeux de l'écrire tant je déborde de reconnaissance. Elle m'a dit d'arrêter immédiatement l'alternance des seins et de bien donner les deux seins à chaque tétée pour les vider. Elle a su trouver les bons mots pour me rendre confiance, me remonter le moral, j'ai repris espoir en une possibilité de continuer d'allaiter et de guérir. Elle m'a immédiatement envoyé voir une consultante proche de là où j'emménageais (car oui j'ai déménagé dans la foulée, avec un Cromignon de 11 jours, la Pouillette, deux valises plus grosses que moi et l'inévitable lapin!) qu'elle a appelé pour la prévenir de l'urgence de ma situation. 

En arrivant, j'ai immédiatement été voir d'abord une médecin généraliste qui m'avait été recommandée, et qui s'est montrée très douce et compréhensive. Là ou certains m'auraient dit d'arrêter d'allaiter vu l'état dans lequel j'étais (en pure perte, j'étais convaincue désormais que tout allait s'arranger et que ces 15 premiers jours allaient bientôt être derrière moi). J'avais donc une mastite, donc antibios, et en prime une mycose, donc traitement de 3 semaines anti-mycose.

Et ensuite je suis allée voir la consultante. Elle m'a montré une nouvelle position pour allaiter (la pose s'appelle l'a madone inversée pour celle qui s'y connaissent...) qui a permis de changer les points de pression où Cromignon appuyait et ainsi réduire considérablement la douleur, tout en permettant une cicatrisation puisque les plaies étaient moins sollicitées. Et elle m'a aussi dit que le Cromignon avait le frein de langue trop court et que ça me sciait le sein, qu'il fallait le couper. J'ai juste halluciné que personne à la maternité d'abord ne se soit penché sur la question! 

D'ailleurs petite parenthèse sur le sujet de la mater. A la visite chez le pédiatre, qui était une pédiatre allemande avec autant de douceur qu'un déménageur manipulant des cartons non fragiles, pour la sortie de Cromignon:

"-Vous avez un beau bébé, c'est bon vous pouvez sortir demain. Et continuer à avoir des bébé." ("....!!!!!")

"-euh...merci...au fait j'ai des crevasses et ça s'aggrave chaque jour..."

"-ah bon? Passez au biberon."

-"....ben euh non, je voudrais l'allaiter vous savez..."

Et tac, papier de sortie signé. Je passe sur le côté complètement navrant, ubuesque, hallucinant et j'en passe de cette conversation avec une jeune mère césarisée, de la part d'une pédiatre qui devrait connaître les avantages sanitaires de l'allaitement, ou tout au moins respecter le choix des autres, et aussi peut être jeter un oeil sur le frein de langue...

Donc le lendemain j'ai trouvé une ORL qui a compris l'urgence et m'a reçue avec Cromignon, lui a coupé son frein de langue.

A partir de là j'ai pu allaiter Cromignon. Plus dans la douleur, mais dans le bonheur, comme il se doit. Mes crevasses ont mis très longtemps à cicatriser, sans que je comprenne pourquoi, mais je n'avais plus si mal. A la fin je pense que ce qui a définitivement réglé le problème, ce sont les coquilles d'allaitement Avent (encore, mais oui!). Car j'avais auparavant acheté des coquilles en pharmacie qui n'étaient pas du tout ergonomiques et me blessaient le sein! Dès que j'ai eu les Avent, j'ai vu la cicatrisation s'accélérer.

Ce calvaire n'a duré que deux semaines. Mais je ne pense pas oublier un jour.

Et désormais je sais deux choses: d'une part si ça a duré aussi longtemps c'était de ma faute. Entièrement. J'aurais du avant d'accoucher aller à des réunions de la Leache League. J'aurais du les appeler dès la sortie de la maternité plutôt que de faire confiance à la PMI. Je n'aurais pas du avoir autant confiance en moi parce que l'allaitement de la Pouillette s'était bien passé et que mes crevasses du début avaient bien guéri.

La deuxième chose c'est qu'en France, l'allaitement, c'est secondaire. Si vous avez des galères et que vous ne savez pas où vous adresser, si vous ne tombez pas sur les bonnes personnes, vous êtes mal barré. 

Aujourd'hui le Cromignon a 9 mois. Je l'allaite toujours, il prend 3 ou 4 tétées par jour, et c'est du bonheur.

C'est mon témoignage pour Véronique Darmangeat, consultante en lactation.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:25

Dans ma famille, le boulot a été à la fois synonyme de contrainte et d'engagement. Mon père a toujours eu un boulot alimentaire, tandis que ma mère était dévouée et passionnée par son boulot.

Je n'ai jamais ressenti de réelle vocation. Enfin si, mais trop tard, bien trop tard. On demande à des enfants de 14 ans de s'orienter à un âge où on a du mal à envisager le futur plus loin que le prochain samedi soir. Donc soit on a une passion et on s'y engage, soit on se laisse porter au gré des notes et des matières dans lesquelles on est le meilleur. Ce qui ne fut pas exactement mon cas vu que j'étais une bonne élève et que j'aimais autant les maths que le français.

Il a donc fallu choisir. Ce qui ne fut pas aisé vu que rien ne m'attirait particulièrement. Fille d'instit (ma mère, donc) je me suis quasi mécaniquement dirigée vers l'éducation nationale.

Pour moi le boulot c'est la moyen de gagner ma vie, mais vu que j'aime les livres et la lecture depuis mes 6 ans, j'ai passé le CAPES de documentation, et je m'y sens bien, dans mon CDI de collège. bibliotheque.jpgA tenter de donner le goût de la lecture à mes sauvageons. Je ne compte pas mes heures pour faire avancer mes projets. Mais je n'y consacre pas ma vie, je ne suis pas passionnée. Je suis heureuse car je ne m'y ennuie pas, comme ce fut le cas dans nombre de boulots alimentaires que j'ai fait de mes 18 à mes 23 ans, pendant mes études universitaires.

Enfin ça ,c'était avant.

Maintenant je suis en congé parental et j'ai eu ma mutation. Je vais donc, après ledit congé, intégrer un nouveau boulot. Car dans ma branche, il y a autant de métiers différents qu'il y a de CDI, chaque endroit implique des pratiques différentes, de par les élèves et de par les collègues, l'administration, le budget qui nous est accordé...

Dois-je le dire, je ne suis pas pressée d'y retourner, au boulot...

C'était ma participation au défi du jeudi chez Sysy in the city et MaCyMa

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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