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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:17
Récit d'un accouchement à domicile.

Entre conscience et folie, donner la vie chez soi.

Naissance de Pierre, le 2 juin 2017.

Par Hermine.

 

"C’est à chaud que je vais tenter de vous conter cette journée du 2 juin. La veille je trouve bébé bien énervé dans mon ventre : il gigote dans tous les sens, essaie de repousser les limites de ses parois qui ont l’air de lui sembler bien étroites... Et le col a l’air de travailler par la même occasion. Je me sens fatiguée, je n’ai envie de rien, je laisse traîner la vaisselle. Tout est prêt à la maison pour accueillir bébé. J’ai passé toute la grossesse avec un col modifié à imaginer qu’il pourrait arriver au plus vite. Donc dès 37 semaines j’étais prête, et j’attendais... Je suis aujourd’hui à 40sa.

 

A minuit, un écoulement de liquide chaud me réveille. Le bouchon muqueux certainement... Cela présage d’un début de travail prochain, quelques heures, ou quelques jours, je ne m’alarme pas. A 2h première contraction. Présente mais je respire en silence... Puis ça reprend toutes les 5 minutes. Je ne m’affole pas, j’ai déjà eu une petite séance similaire il y a quelques jours. Et puis quand même, c’est régulier et suffisamment fort pour que j’en informe l’homme qui tente de trouver le sommeil à côté. A 4h on décide d’appeler la sage-femme. On avait convenu que l’on appellerai au plus tôt car deuxième accouchement, donc possiblement rapide. Ma grande fille Jeanne (2ans 1⁄2) - qui n’a pas un sommeil toujours fiable ces derniers temps - passe une bonne nuit, c’est génial. Nathalie arrive à 5h, accompagnée de son fils de 4 ans, petit contretemps. Bon. On se réadapte. De toute façon, si c’est rapide, notre amie viendra garder Jeanne et ils resteront à la maison. Nous attendons également une autre amie photographe qui s’est proposée de couvrir l’événement. Ca va faire beaucoup de monde pour cet accouchement !

 

Il est donc 5h, je suis dilatée à 3 mais le col n’est pas effacé. Il y a encore du pré- travail à faire... Nathalie et son fils s’installent pour dormir un peu dans la chambre de bébé. Jeanne se réveille, elle descend jouer avec son père pendant que je reste me reposer un peu plus. Quand je descends déjeuner les contractions sont plus rapprochées, on décide d’appeler Anne-Claire qui va venir pour garder Jeanne. Lorsqu’elle arrive, je me suis allongée, les contractions se sont espacées et sont moins fortes... Je sens que ça peut s’arrêter, j’ai pourtant envie que ça démarre, tout le monde est là pour ça. Et puis tout le monde part : Nathalie amener son fils à l’école et Anne-Claire chez elle avec Jeanne. On se retrouve en amoureux, par un magnifique matin d’été dans une maison volets fermés. J’ai une envie irrésistible de profiter de ce matin là, de profiter de notre environnement montagnard, de profiter d’avoir un petit bébé d’été, de profiter des bienfaits de la marche sur les contractions, de profiter de ce moment en amoureux... Quel bonheur, les pieds dans la rosée, cueillir des fleurs au petit matin, prendre chaque contraction qui vient avec vue sur la montagne, le soleil sur le visage et l’air frais dans les cheveux... Je me rends compte de la chance que j’ai et je suis reconnaissante d’avoir cette possibilité de mettre mon enfant au monde dans mon environnement familier, dans mon foyer.

 

Car 3 cm avec des contractions aux 5 minutes depuis plus de 2h... Cela aurait été le moment de se rendre à la maternité. Pour nous cela signifie que c’est le moment de mettre la petite pancarte sur la porte : « Ne pas déranger, Naissance en cours ». Mais voilà, lorsque nous rentrons et que je me repose un peu, les contractions se sont de nouveau espacées. Lorsque Nathalie revient, nous décidons de repartir en balade tous les trois. Un petit chemin qui descend jusqu’au Replat, le petit village d’à côté. Je n’ai pas été aussi loin de toute la grossesse ! C’est très agréable, nous faisons du tourisme, de la botanique, nous parlons portage, je m’arrête régulièrement pour prendre chaque contraction suspendue au cou de Renaud pendant que Nathalie me masse le bas du dos. On a trouvé notre petit rythme. J’ai pleinement conscience de ma chance, pouvoir marcher en montagne pendant le pré-travail alors que j’arpentais les couloirs ternes de la maternité pour ma première.

 

Il est déjà midi lorsque nous rentrons ; j’ai besoin de me poser quelques minutes sur le matelas avant de reprendre des positions de suspension que nous avons imaginé. Mais là, de les voir tous les deux vaquer à leurs occupations, de voir l’heure tourner, je suis prise d’une vague de culpabilité... C’est long, je leur fais perdre leur temps... Je ne pensais pas que ce serait si long... J’ai peur que cela dure encore toute la journée ou plus... J’ai peur. Je le dis. Je me rends bien compte que je suis encore tout à fait présente et consciente entre les contractions, que je peux tenir une conversation normale. Je ne suis pas dans cette folie du travail, cette bulle d’hormones... C’est que ce n’est pas encore le vrai travail, je m’en rends compte et j’ai peur. Une larme coule. Je ne suis pas de nature à refouler mes émotions. Je suis plutôt quelqu’un qui les accueille et les extériorise. Alors je laisse aller. S’il y a bien un moment dans la vie où l’on doit lâcher les blocages, c’est au moment de donner la vie, se purifier des impuretés, renaître avec son enfant. Alors je pleure, je ne sais même plus pourquoi. D’abord quelques larmes, puis de gros sanglots incontrôlables. Du fond des tripes je vide mon sac, soutenue par les épaules de mon amoureux, simplement présent. Je sens le sourire de Nathalie, confiante, heureuse de me voir lâcher prise. Mais moi je ne sais plus pourquoi je pleure ; je raconte tout ce qui me passe par la tête, par le cœur, une douce folie s’empare de moi. « Mais après je serai plus enceinte » « C’est moi sa maman. Je l’avais à moi dans mon ventre, on était tous les deux mais après il faudra que je le partage alors ? Alors il faut vraiment que je le... mette au monde ? ». Je pense à ma fille, elle me manque, j’ai très envie de la serrer dans mes bras. Je réclame sa couverture doudou. Et pendant tout ce temps... Aucune contraction... Mon corps m’a laissé ce temps dont j’avais besoin pour évacuer un trop plein, décider mon esprit à laisser cet enfant, à vivre ce moment entre deux mondes...

 

Dès que les sanglots s’estompent, une contraction arrive, plus forte, plus longue. Et les suivantes aussi. A chaque montée de la vague, je m’agrippe à ce que je peux :

l’accoudoir du canapé, le bras fort du chéri. A genoux devant le canapé, je m’enfouie dans la pile coussins et d’oreillers devant moi, je plonge dans la sensation, ma voix accompagne la douleur: «Ohhhhhhhh Ahhhhhhhhh». C’est grave, ça vient du ventre. Je bouge le bassin. J’entends la voix de mon ange derrière, mon guide, « Visualise ton col, son ouverture ». Alors j’obéis. Je lutte. Je dirige la douleur vers le bas. Je m’efforce de m’ouvrir en me disant que ça ne pourra être que plus rapide. Mais je pars. A chaque contraction je pars loin dans la sensation, je suis un peu submergée par cette force, je n’ai pas le temps de me concentrer, de visualiser la vague qui m’aiderait à avoir moins mal. Je me prends la douleur en pleine face. A chaque pause je suis de nouveau là. Présente, consciente, « Fuck c’est puissant ! ». Je bois mon énième verre de diabolo grenadine. Je leur dis qu’il faut qu’ils mangent car il est midi passé. Et la contraction revient. Et puis il y en a une plus forte, plus longue, surprenante, que je n’ai pas le temps d’accepter, je hurle. Mais dans le fond de ma douleur je réalise « ok on passe une étape là, accepte. ». Et je lâche mes sons « Ohhhhhh Ahhhhhh », graves, qui viennent du ventre. Entre deux je reviens à cet était normal, je demande « Didonc c’est fort là tu crois que c’est le vrai travail ça y est ? ». Elle m’examine je suis à 7, le col est effacé, elle est fière et contente (je vous passe l’épisode de la contraction prise sur le dos... Insurmontable...). Je n’ai plus trop la notion du temps mais il me semble que ça ne fait pas si longtemps que nous sommes rentrés de la balade. Je crois entendre Renaud qui prépare la piscine entre deux contractions, j’entends le coulis de l’eau, ça m’apaise instantanément. Je lui demande de le laisser mais c’est difficile à réaliser, dommage. Je me dis qu’à un prochain accouchement il faudra que je prenne un CD de bruit d’eau à Nature et Découvertes... Et je me fais rire de penser ça dans un moment pareil...

 

Depuis que l’on prépare l’accouchement à la maison, je me suis toujours demandé comment j’allais bien pouvoir m’habiller, que j’aurais un minimum de pudeur et d’organisation. Quand je voyais ces images d’AAD avec ces femmes nues je me demandais bien comment elles avaient pu en arriver là. Et bien laissez moi vous expliquer. Après que Nathalie m’ait examiné, une contraction est arrivée, je n’ai absolument pas eu le temps de remettre mon slip, je me mets tout de suite à genoux, dans mes coussins, pour l’accueillir. Mais c’est pas grave je suis bien, je sens que ça libère mon bassin, en tout cas dans ma tête. Ca me rend courageusement vulnérable, libre, sauvage. Et puis d’un coup j’ai chaud. Très chaud. Enlevez moi ce T-Shirt et ce soutien gorge qui m’oppressent. Ahhhh l’air sur ma peau, la fraîcheur des tissus... Je ne veux rien d’autre, revenir à l’essentiel, à la nature. Entre deux je confirme avec Nathalie que je suis bien en travail actif et je demande la permission d’aller dans l’eau si la piscine est prête. Comment peut on être si polie dans un moment pareil... Je me dépêche avant la suivante, j’immerge le bas de mon corps juste au moment où elle arrive et ahhhhh quel soulagement immédiat. Le contact de l’eau, la douce chaleur apaisante. Les contractions sont extrêmes. Pendant une je bats des bras, je ne trouve plus mon soutien mon support je hurle « Renaud !!! Renaud !!! ».

 

Le pauvre court partout, je crois me rendre compte qu’il était en train de faire chauffer de l’eau pour remplir la piscine. Mais j’ai trop besoin de lui, de ses mains, de ses bras qui me soutiennent avec force à chaque vague comme ils l’ont fait depuis le début. Je me rends compte que je ne suis pas capable d’avancer sans cela... Et nous cheminons ensemble.

 

D’un coup il se passe quelque chose d’immense, de puissant, de plus fort que moi, je ne comprends pas, je suis entièrement envahie, submergée, perdue, minuscule face à l’étendue de la sensation. Je hurle, aussi fort que je ne l’ai jamais fait auparavant je crois, je hurle du fonds de mes entrailles, le cri de la terre, le cri de la vie ; celui que l’on ne retient pas, qui nous envahit, qui dure, qui se transforme, que l’on ne comprends pas, qui nous connecte à la puissance de la vie elle même. Je me sens crispée, je lutte, c’est trop tôt, je ne suis pas prête. « Non non !!! C’est quoi ça???». J’entends la petite voix «C’est ton bébé qui descend Hermine c’est super ! ». Dès que ça se calme un peu j’analyse, j’essaie de comprendre, je récite mes bouquins. « Mais t’as dit que j’étais à 7 c’est trop tôt c’est pas possible ! Je suis pas prête ! Ahhhh ça pousse ! Non ! Mon périnée ! ». Je navigue entre deux mondes opposés : l’analyse et l’abandon. Je n’arrive pas à faire le choix entier de me laisser aller. Et j’entends mon guide, mon ange « Il faut que tu détende Hermine, laisse aller, détend toi, c’est ton bébé qui descend, il est juste là, bientôt tu sentiras son poids sur ton ventre. ». Alors j’essaie... Mais c’est dur... Je me crispe, j’ai besoin d’une pause, je serre les jambes ! Tout va tellement vite. Après avoir imaginé toute la grossesse un accouchement rapide, j’ai depuis le matin intégré l’idée que cela pourrait finalement être long... Je suis donc extrêmement surprise et peu préparée à le laisser arriver. Il est pourtant là, à quelques centimètres d’être dans mes bras. Alors je déclique. De toute façon il arrive Hermine, autant que ça se passe avec toi et pas contre toi. Ok accepte. Alors je me tourne dans l’eau, je me mets sur le dos. « Ok comment on fait, comme ça c’est bon ? ». Et ça pousse. C’est dingue, c’est immense. « Regarde Hermine, sens le ». Je mets la main, je commence à sentir des petits cheveux. Comme pour mon premier accouchement, je m’attends à ce que la tête remonte puis redescende par à-coups. Mais non. Pas d’à-coups. C’est tout tout de suite tout le temps. Je fais de la place à cette petite tête qui arrive, j’écarte les tissus en douceur pour laisser passer ce grand bonheur... Je ferme les yeux très fort dans l’immensité. Je ne vois rien. Je sens tout. Et puis un petit truc qui pique. C’est son nez, ça glisse dehors, la tête est là ! Encore un petit effort... J’attrape ce que je peux, je sens un petit bras tout flasque sortir de moi j’ouvre les yeux et là dans l’eau un petit bébé !!! Je crie ! De surprise, de joie, de soulagement, je ne sais plus ! « Y a un bébé ! Y a un bébé ! » ; tout cela en l’attrapant, tout gluant, plein de vernix, pour le déposer sur mon ventre... Je ne m’en rends pas compte sur le moment. Mais lorsque j’écris ces lignes j’en pleure...

 

Quelle chance inouïe d’avoir vécu ça. Quel bonheur. Quelle expérience tu m’as offerts là mon guide, mon ange. Ta présence si discrète, assurée et rassurante, pleine de confiance en moi, en la vie, pleine de juste retenue, pleine de justes encouragements. Je ne te remercierai jamais assez je crois, de m’avoir permis de mettre au monde mon enfant moi même... Et je découvre ce petit visage tout fripé alors qu’ils mettent des serviettes chaudes sur son petit dos. Il est beau. Il garde fermés ses petits yeux, la rencontre se fera plus tard. Il pleure. Je lui parle. « Oui ça a été dur mon bébé, ça a été rapide, violent, intense, tu en as fait du chemin pour venir jusqu’à nous, je suis fière de toi. ». Au bout de quelques minutes je réalise que l’on ne connaît toujours pas le sexe. On découvre alors les petites testicules gonflées en soulevant la couverture. Un petit gars. Ce sera Pierre. On est si heureux. Le choix du roi. Il est 14h. Deux heures à peine après être rentrés de la balade... Deux heures d’intense émotion crescendo, de perte, de panique, de concentration, de conscience, de folie.

 

Au bout d’une dizaine de minutes de flottement, le placenta n’est toujours pas là. Nathalie me propose de sortir de l’eau, ce que je fais tant bien que mal, mon fils dans les bras, toujours accroché à l’intérieur de moi. Une fois allongée, les contractions reprennent mais toujours rien... J’essaie de pousser mais toujours rien... Le temps passe, on commence à s’inquiéter. J’entrevois le transfert à l’hôpital... Mon dieu que ce serait dommage... Non pas maintenant, pas après tout ça, on est si bien chez nous. Le cordon a finalement cessé de battre, on le coupe pour me permettre de gagner en mobilité. Petit Pierre reste dans les bras de son papa. Je marche, rien n’y fait, accroupie, rien... Allez, encore un petit effort. Nathalie me guide, m’encourage, millimètre par millimètre. Encourageante mais vigilante, elle a le geste sûr. Je suis inquiète mais je n’ai pas peur. Je sais que je suis entre de bonnes mains. Les contractions sont très douloureuses, il a l’air loin ce jumeau, ce deuil de la grossesse à faire... Courage, laisse aller. Je suis exténuée par la douleur, je veux juste que ça cesse, que l’on me laisse tranquille. J’ai besoin de revoir mon bébé. De nouveau dans mes bras je le regarde, je m’apaise, il est si beau... Ah du mouvement, il paraît que ça vient. Encore un petit effort, je pousse, consciemment, sereinement, je maîtrise, de cette maîtrise qui m’a totalement échappée lors de l’accouchement. Maintenant l’effort est complet. Je suis fière. Millimètre par millimètre il arrive. Et c’est enfin la délivrance...

 

C’est à ce moment là qu’est à son paroxysme le pied d’accoucher chez soi : après avoir mis un peu d’ordre et quelques vêtements, nous nous servons une coupe de champagne ! Quel bonheur ! Mon petit bébé tout neuf chez moi, je trinque à son anniversaire avec mon homme et ma sage-femme, mes compagnons de route avec qui nous avons fait un travail d’équipe remarquable. Les petites bulles fraîches sont exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là, une fête, une récompense, le plaisir du travail accompli.

 

Il est 18h lorsque Nathalie nous laisse. Renaud remet tout en ordre, on ouvre un peu les volets. Un peu plus tard nos amis arrivent, Jeanne va rencontrer son petit frère !

 

Elle est la première à ouvrir la porte, elle a un sourire rayonnant sur le visage (comme à chaque fois qu’elle passe du temps avec eux). Je suis allongée sur le matelas encore au sol, Pierre dans les bras. Elle s’approche timidement mais assurément. Je la prends dans les bras et lui présente son petit frère. Elle semble émue et très rapidement souhaite le prendre dans ses bras, lui faire des caresses, des bisous. Ca ne s’est pas encore arrêté depuis. Nous passons la soirée à partager un bon repas par une belle soirée d’été, chez nous, entourés de nos amis chers à notre cœur, tout cela quelques heures seulement après la naissance de notre enfant... Je m’arrête un instant pour réaliser et savourer ma chance. Tout est parfait. J’en suis follement consciente. Merci la vie.

 

 

EPILOGUE :
Deux jours après cet événement, je récupère plutôt bien. Je suis heureuse d’être déjà chez moi, c’est confortable, c’est facile, c’est agréable. Pierre est un bébé très calme qui pleure peu, tète bien, dort beaucoup. Jeanne est très fière de son petit frère mais ne maîtrise pas toujours ses gestes du haut de ses deux ans et demi. Il va falloir aller le déclarer en mairie, première naissance sur la commune depuis 1948. Merci à tous ceux qui ont rendu cela possible. "

 

 

Parce que c'est magnifique, j'ai eu très envie diffuser ce texte et cette histoire. Parce que 90% des accouchements dans le monde se passent à domicile, mais qu'en France c'est une pratique jugée marginale, dangereuse, alors qu'ailleurs elle est juste normale et que c'est nous ici, qui passons pour des fous dangereux avec nos hôpitaux, nos médecins et nos piqures.

Et aussi un petit peu parce que je ne saurais jamais ce que c'est.

​​​​​​​Merci Hermine pour ce partage!

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 21:47
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.

Cette semaine était bien partie. Chaleur, soleil, plage, piscines...

 

Et puis une personne bonne, douce, belle, de mon entourage et surtout de mon enfance est décédée. Je pense à mon amie de toujours, sa fille,et à ses deux autres enfants, j'espère pouvoir faire l'aller-retour pour l'accompagner à l'enterrement.

 

La mort c'est vraiment nul.

 

Allez, des petits bonheurs quand même, en images.

Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.

La récolte de figues a commencé, du coup j'ai fait un cheesecake à la figue pour la fête des pères.

Cromignon sait nager, c'est bon, testé et approuvé à la mer.

La Pouillette profite de ses derniers cours de cheval avant les vacances.

On a visité la future "école" de Polochon, il a bien aimé, surtout la petite ferme pédagogique où il a caressé les chèvres.

Et j'ai pu recommencer à porter Polochon, ça c'est chouette!

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

 

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 05:46
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.

Ouh la la, j'ai manqué de régularité ici!

Alors hop pour la peine je te mets tout en vrac!

Un weekend en camping et des diablotins en liberté, qui profitent de la piscine. 

Un bon gâteau de fête des mères, commandé à une copine de la Pouillette qui est passionnée de pâtisserie.

Un résultat médical post-opératoire rassurant, l'opération a été un succès. Je ne suis pas encore complètement remise mais ça ne devrait pas tarder.

Une nouvelle draisine pour Polochon.

Une journée à la plage avec des baignades, pas moi je n'ai pas encore le droit.

Un Cromignon qui sait nager comme un petit poisson.

Une journée au lac avec un grande Pouillette qui porte son petit frère en Cliptsy. Au top ce porte-bébé, il s'adapte vraiment sur toutes les morphologies!

 

 

 

Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.

Voilà, je te l'ai faite courte.

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:50
Mais on va le prendre où, l'argent?

Voilà une des phrases qui doit être dans mon top 5 des phrases qui, soit me font sourire, pester intérieurement, ou carrément qui m'énervent.

 

Cadre:

Période électorale. Chaque candidat y va de ses phrases plus ou moins choc. Les réseaux sociaux fourmillent de photos/vidéos/citations indignées, élogieuses...Mon FB le premier d'ailleurs. Ce qui est con, hein, vu que ceux du même bord que moi savent bien qui je vote, quand je vote, et les autres ben je ne les ferait pas changer d'avis avec des posts facebooks, aussi percutants qu'ils soient.

Le candidat qui m'a convaincue d'aller aux urnes a une bête de programme. Et une bête d'équipe pour l'expliquer aux cons électeurs. Le genre de programme qui, s'il peut être en mesure de l'appliquer (faut pas se leurrer hein, le président n'est pas omnipotent), améliorerait vraiment les conditions de vie en France, de la majorité des gens. Pis + sur l'écologie, + sur les droits des animaux, + sur les droits des femmes, bref + partout où il faut.

Et on entend à l'explication de son programme, que oui c'est bien beau (de viser le bonheur de la population, what else?) mais que...

" revaloriser, embaucher, augmenter, défendre, c'est bien joli mais où va t'on prendre l'argent?".

 

Changement de cadre:

Salle des profs. Tendance gauchistes, les profs, mais pas trop. Discussion sur les retraites. "faut pas trop compter dessus le système actuel ne peut pas durer moi je prends une complémentaire blablabla". Moi je demande pourquoi, dans un pays "riche" tout de même, on ne pourrait pas partir en retraite à un âge décent et être rémunéré correctement, rapport au fait qu'on a cotisé 40 putains d'années. (J'essaye de ne plus dire putain c'est trop sexiste comme juron, mais il est tellement ancré en moi que je rame, malgré toute ma bonne volonté féministe.)

"Parce que blablabla conjoncture économique crise caisses de l'Etat vides blablabla ramassis de foutaises journalistiques".

"Parce que c'est plus possible avec le chômage des jeunes voyons, qui va payer les retraites quand les retraités seront plus nombreux, vivront de plus en plus vieux, forcément on ne meurt plus à 70 ans maintenant blablabla on n'est plus en période de croissance c'est plus 1960 blabla."

"Ou va t'on prendre l'argent?"

Etonnant comme des gens qui ne sont ni ministres ni économistes semblent connaître l'éat des caisses publiques d'ailleurs. Etonnant comme tous se sentent omniscients en la matière "Il n'y a plus d'argent". Ah bon? Et d'où tu sais ça, toi? Ah oui, tu l'as entendu aux infos. Hum hum. Paraît aussi qu'il y avait des armes de destruction massive en Irak, ils l'ont dit aux infos.

 

Encore un exemple de cadre:

Discussion sur le nombre de fonctionnaires en France avec des voisins. Les services publics sont de plus en plus à chier, faut bien le dire. Les fonctionnaires en général font bien ce qu'ils peuvent mais sont en sous effectif. Beaucoup de postes de départ en retraite ne sont  pas remplacés.

Et l'hôpital, on en parle partout, les gens s'indignent, les urgences sont un vrai foutoir indécent tellement que perso pour que j'y aille faut que j'ai pris une balle, au moins. Le personnel est sous payé et surexploité...tout le monde en a conscience mais personne ne se dit que ce serait bien de voter pour le gars qui dit qu'on va arranger ça en augmentant le personnel et en améliorant leurs conditions de travail.

Et chez les profs, le nombre de vacataires augmente à vue d'oeil. Pas formés, sous-payés, exploités, comment veux tu qu'ils fassent du bon boulot? (Je t'en parle ici si jamais ça t'intéresse de savoir qui enseigne à tes enfants).

Nous sommes deux professeures-documentalistes dans mon CDI, pour 900 élèves. Toutes les deux à temps partiel, et pas complétées. Comment faire notre travail correctement, et ouvrir le CDI au maximum dans ces conditions?

La liste est infinie. Tout le monde en convient, en général: il n'y a pas assez de fonctionnaires.

Cependant quand on parle de recruter: "mais ça coûter cher, où va t'on prendre l'argent?"

Mais on s'en fout de là où on va le prendre, il rentre le pognon tout de même. Si ce n'est pas pour avoir un service public correct, tu les payes pourquoi, tes impôts? Pour financer les campagnes électorales des partis? Pour bombarder la Syrie? Pas moi!

 

Dernier exemple de cadre:

Discussion avec des copains sur le déremboursement des médicaments, les dépassements d'honoraires, les frais dentaires et de vue, bref la sécu.

On convient tous que voir clair, c'est pas du luxe. Avoir des dents non plus. Voir des spécialistes parfois, il faut. Avoir une chambre individuelle à l'hôpital quand tu viens de te faire césariser ou autre opération sympa, ça permet de mieux récupérer. Les anecdotes fusent...on cotise, pas qu'un peu, et on doit encore payer pour se faire soigner. On est obligés d'avoir des mutuelles sinon c'est la ruine, et même avec des mutuelles on n'est pas bien remboursés, l'orthodontie des enfants nous coute les vacances, le RDV anésthesiste pré-opératoire me coûte 50e de ma poche, etc.

Mais quand je me mets à parler de santé "gratuite" (parce qu'on cotise hein, c'est pas gratuit!), quand j'explique que dans certains pays on cotise et ensuite on ne paye ni médecin ni médicaments et encore moins hôpital, on me répond "ah mais ça coûte trop cher! Où va t'on prendre l'argent?"

On peut rallonger la liste pendant un moment. Les transports en commun, l'autoroute, les services à la personne, les cantines scolaires, les maisons de retraites, les crèches...

 

On peut trouver pas mal d'autres cadres à mon avis!

 

Je vais te dire ce que j'en pense.

D'abord "on" est un con, comme dit le diction. C'est qui ce "on" qui doit "prendre l'argent"?

Je ne me sens pas inclue dans ce "on" en tous cas. Comme si c'était à nous, population, de chercher l'argent et de définir les grilles budgétaires et priorités de l'Etat?

Je paye mes impôts, mes cotisations: c'est ainsi que je remplis ma part du contrat social qui me lie au gouvernement. A lui d'utiliser cet argent (et toutes les autres rentrées) pour redistribuer, faire fonctionner le pays au mieux et rendre la vie de ses habitants équitable et agréable.

Les éventuelles dettes de l'Etat, sa gestion, ses grilles, sa redistribution en interne ne sont pas de mon ressort. Je suis prof moi, pas économiste, je ne suis pas secrétaire d'Etat à Bercy. Chacun son boulot.

"On" nous bassine avec le manque d'agent, pourtant "on" sait sortir des millions au pied levé pour tel ou tel motif, certains admirables comme aider des pays en détresse après une catastrophe météo, d'autres plus discutables comme aller bombarder je ne sais quel bled pour des raisons plus ou moins obscures. Et d'autres complètement discutables comme payer grassement des assistants parlementaires fictifs ou des campagnes électorales scandaleuses, des députés qui ne se rendent jamais à l'assemblée (perso si je ne vais pas taffer ben je ne suis pas payée et je me fais virer, pourquoi les représentants du peuple ne sont-ils pas soumis aux mêmes règles?).

Quant à la sois-disant compétitivité de la France par rapport aux autres pays, sa "grandeur", sa position commerciale en tant que vendeuse d'avions, d'armes ou de TGV, je m'en fous hein. Le bonheur des gens n'a rien à voir avec la puissance commerciale et militaire du pays dans lequel ils vivent. D'ailleurs je pourrais t'en dire sur ce que je pense des pays, des frontières, des nations. Une autre fois peut-être.

 

L'argent du pays devrait être dépensé pour que la population y vive heureuse et ait ce dont elle a besoin. Et c'est certain qu'il y en a assez. Tout est une question de priorités et de répartition. Pense-y dimanche, en allant voter.

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 19:25
Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.

Je ne suis pas en avance, hein. Et la semaine dernière, pas de récap' de petits bonheurs. Je viens quand même rapidement aujourd'hui te raconter notre semaine, avec des petits bonheurs partout.

 

Je me remets doucement mais sûrement.

 

Une balade au château de Salse, chouette même s'il faisait trop chaud.

 

Ma petite figurine de porteuse est terminée, je l'adore elle est si jolie! Si tu veux connaître le nom de l'artiste, n'hésite pas à me MP.

 

Une nuit dans une yourte en camping. J'avais peur de dormir à 5 dans un petit espace comme ça, mais en fait ça s'est bien passé. C'était la première fois que Polochon découchait, et il était à l'aise comme s'il avait toujours été là bas. On s'est tous régalés.

 

J'ai pris 30 minutes pour faire poser mon masque super hydratant au yaourt de soja. Cheveux tout doux et brillants garantis.

 

On a fait pas mal de jeux de société, encore plus que d'habitude, forcément je reste le plus possible tranquille donc on s'occupe comme ça. El Capitan est un jeu très sympa, qui fait travailler la mémoire visuelle.

 

 

 

Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.
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Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #215 et ma semaine en images.

Comme je ne peux pas porter Polochon pendant quelques temps, l'homme et la Pouillette ont pris le relai. Et tout le monde se régale, en cliptsy, comme tu vois il convient vraiment à toutes les morphologies.

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 07:00
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.

Cette semaine, on l'a commencée par une visite très chouette. Nous avons emmené les diablotins dans une grotte absolument spectaculaire, non loin de chez nous.

Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on en a pris plein les yeux.

 

Cromignon, toujours plein d'à-propos, s'était déguisé pour l'occasion en squelette...du plus bel effet.

Polochon dans le dos de son papa a pu profiter de la balade comme les grands.

Et ma grande Pouillette était aussi impressionnée que moi.

 

Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
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Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.

Sinon en vrac: le second jasmin est en fleurs à son tour. C'est chouette d'avoir deux jasmins de deux races différentes, qui se relaient. 

 

Ca a été une semaine riche en émotions pour Cromignon: il a participé à son premier tournoi d'échecs. Vu qu'il était le plus jeune et le moins bien classé, je l'avais préparé à ne pas gagner une seule partie, mais il en tout de même gagné deux sur six. Il a joué 3h d'affilée tout de même (ce que je serais bien infichue de faire!!!) et est arrivé 59ème sur 63 enfants. Tout fier, il est reparti avec sa médaille qu'il a voulu amener à l'école où la maitresse l'a laissé raconter ses exploits devant la classe.

 

Il a également cette semaine réussi à surmonter sa phobie de l"eau dans les yeux" à la piscine et il a mis la tête sous l'eau pour la première fois! Des mois qu'il était bloqué avec ça. Maintenant il va pouvoir passer dans le groupe supérieur et y rejoindre ses copains. Surtout qu'il sait nager, sans brassards, depuis un moment. 

 

J'ai fait des photos pour vendre mon si joli sling oscha (bouhouhou) et c'est Cromignon qui a voulu monter dedans! Ca arrive deux fois l'an, et encore...et l'écharpe est toujours efficace même avec un grand!

 

Ma Pouillette a monté à cheval, bien sûr, et s'est prise de passion pour les coiffures équestres. Je voudrais bien qu'elle me tresse comme ça, moi aussi!

 

Polochon est un petit coeur tout doux, il a eu 18 mois cette semaine et lui aussi adore les échecs...il sort les pièces de la boîte, les dispose sur l'échiquier, puis les range, et recommence...ça peut durer 30 minutes.

Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
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Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #214 et ma semaine en images.

Quant aux dinosaures, n'oublie pas qu'il est interdit de monter dessus...

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 18:48
Mes petits bonheurs #213 et ma semaine en images.

Oui, je suis un peu en retard mais que les fin de semaine filent!

 

Alors il y a eu: un joli mariage champêtre où j'ai emmené mes diablotins pendant qu l'homme finissait son fichu mémoire.

 

Une radio de ce fichu doigt qui m'embête depuis des semaines, et qui en fait est cassé. Du coup attelle. Mais comme c'est le majeur, c'est du plus bel effet, surtout en conduisant...je me marre toute seule au volant, et je me dis qu'au moins comme ça le message passe tout seul! ^^

 

Du portage le soir après le boulot, qui fait beaucoup de bien à bébé après plus de 9h de séparation. Et ça tombe bien, j'ai en ce moment de bien jolies et confortables écharpes voyageuses, que j'adore.

 

A ce propos, je trouve que je m'en sors pas mal avec cette reprise de boulot. J'avais vraiment peur d'être épuisée, mais si bien sûr la fatigue est bel et bien présente, c'est bien moins dur que je ne me l'imaginais. Le fait de pouvoir dépenser un peu de sous pour se faire plaisir joue...on passe de 50/60 e de courses hebdomadaires pour 5 à 100/110, la normale quoi pour nous, et uffff ça fait du bien. J'ai pu offrir des chaussures à Cromignon,je me suis payé de bonnes tisanes, on a recommencé à prendre un panier bio de bons fruits et légumes, on planifie des escapades...bref on souffle.

 

On a joué à un jeu très sympa, envoyé par une copine de Suisse.

 

Cromignon a tellement progressé en rollers qu'il nous suit dans la rue, et d'ailleurs il ne les lâche plus même à la maison! A peine rentré, il les met et ne les enlève que pour prendre son bain.

 

Tous les soirs j'ai pu admirer des ciels magnifiques, comme il le sont dans mon Sud au printemps. Un régal.

 

Polochon a joué avec les cerises...le transvasement n'a plus de secret pour lui!

 

Ma Pouillette a passé son brevet blanc, elle est contente, maintenant on attend les résultats.

 

Voilà, quelques cafés bu chez des copines en express, un goûter avec des amis...rien de spécial mais une petite semaine bien sympa.

 

En passant je dédicace mon attelle bien placée aux électeurs du FN.

Mes petits bonheurs #213 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #213 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #213 et ma semaine en images.
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Mes petits bonheurs #213 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #213 et ma semaine en images.

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 05:40
Elections.

Depuis un moment, j'étais déconnectée de l'actualité en général, et du monde électoral en particulier.

 

Je suivais d'une oreille distraite la campagne, regardant d'un oeil amusé discours et débats qui me semblaient si caricaturaux qu'on aurait dit des sketchs. Les candidats, campés dans leurs rôles, jouaient comme dans une mauvaise série des personnages aux caractères plus forcés que nature. Et ils jouaient mal. Acteur, c'est un métier hein, ça s'apprend.

 

Je m'apprêtais en bonne nanar à sécher ces élections inutiles, ou à aller voter pour un petit parti qui semble représenter quelques peu mes idées et qui ne passera les 3%...quand un jour j'ai entendu à la radio une partie d'un ènième discours et j'ai prêté l'oreille.

Un mot a retenu mon attention incrédule et ahurie.

"Constituante".

 

J'ai cru halluciner, m'être trompée, avoir mal entendu, mais non, il avait bien dit constituante.

J'ai ri intérieurement.

 

Je me suis dit: "il est barré celui-là, on doit encore être deux anarchistes et trois cocos en France à comprendre le sens de ce mot. Ca doit faire 100 ans que plus personne ne le connait dans ce pays. Et les médias et les pouvoirs publics s'y sont bien attelés d'ailleurs, à le faire oublier, à grand coup de chasse aux pokemons et de ch'tis à Marseille. "

 

Mais la suite m'a fait encore plus halluciner. Il faut savoir que je suis très très très nulle pour prédire le succès. Quand j'étais collégienne, je prenais mon petit dejeuner devant les clips de M6 tous les matins avant les cours. Un jour, le premier clip de Nirvana a été diffusé. J'ai regardé ce qui allait devenir un tube incontournable et le début du grunge d'un air moqueur, en me disant: "c'est quoi ce truc bruyant, ça ne marchera jamais!". Raté.

Bref. Là, pareil.

 

En fait l'équipe des Insoumis a tellement bien fait le job qu'elle a réussi à expliquer, en un temps record, à un grand nombre de personnes un minimum ouvertes, le sens de ce mot et ce qu'il implique.

 

Comment le régime dans lequel nous sommes n'est pas une fatalité. Comment on peut reprendre le pouvoir sur les élites politiques et les lobbies financiers. Comment une nouvelle république pourrait rendre le contrôle des élus aux électeurs.

 

Pourquoi je refusais jusqu'ici ma voix au second tour à un gars qui se fait élire sur des promesses qu'il sera ensuite libre de tenir ou pas, ou de faire completement l'inverse, en se couvrant derrière la conjoncture blablabla voire en ne se couvrant même pas.

Pendant 5 ans, avec mon accord initial.

Je refusais de participer à cette mascarade de république qui ne jouait ni franc jeu ni selon des règles démocratiques (démocratie = pouvoir au peuble). C'est quoi ce régime où la politique est un métier à vie? Déconnecté du terrain? Avec des familles qui entrent en politique de mère/père en fils/fille? (Certains se sont fait guillotiner pour moins que ça). N'importe quoi, et pourtant les gens continuent à jouer le jeu.

 

Mais si on redéfinit les règles, si on permet aux électeurs de contôler leurs élus, de les renvoyer s'ils ne font pas le job pour lequel ils ont été élus, alors là, ça m'intéresse.

 

J'ai donc suivi cette campagne d'un oeil nouveau. J'ai cru rêver en voyant des gens donner leurs voix à des candidats corrompus jusqu'au os, qui refusent d'aller aux convocations des juges, qui piquent allégrement dans toutes les caisses en disant aux smicards qu'ils vont devoir se serrer la ceinture pour le bien de leur Etat. A des millionaires qui s'auto-proclamment candidats du peuple alors qu'ils sont nés avec une cuillère en or dans la bouche, vivent dans des châteaux avec des domestiques, dont les programmes économiques selon des experts pourtant pas du tout cocos doubleraient la dette du pays, l'inflation des prix et les impôts...qu'est ce que la haine, la médiocrité et la peur ne font pas faire aux cons incultes, hein.

Mais encore faudrait-il qu'ils sortent de l'ignorance pour se renseigner sur leur candidat, plutot que voter par haine, parce qu'une nana a désigné des coupables pour tous leurs malheurs, ou parce que le mec a de beaux yeux.

 

L'acculturation politique dans ce pays fait vraiment peur.

 

Bref. J'ai voté parce que pour une fois j'ai entendu mes idées, je me suis sentie représentée, et j'ai la nette impression que je ne suis pas la seule.

 

Vivement les législatives.

 

 

 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 14:04
Mes petits bonheurs #212 et ma semaine en images.

Cette semaine, je vais te la raconter en vrac et en un éclair.

 

Une balade au château Cathare de Quéribus. Absolument magnifique et totalement vertigineux.

Cromignon a adoré, il est fan des chevaliers, des châteaux, des ruines...il était surexcité.

Polochon a tout dévoré des yeux, je ne l'ai descendu du dos de l'homme qu'à la fin, trop dangereux là haut!

 

Une seconde semaine de travail. Je ne sais pas si je prends le rythme, mais je tiens le coup. Par contre quand arrive le weekend je suis vraiment crevée, mais crevée! Tout ce que je ne fais pas quand je suis au travail, ménage, linge, courses, cuisine...il faut le faire en condensé et pfiou, c'est du sport!

 

Quelques petits bonheurs du quotidien: faire un gâteau-séisme pour le goûter avec les copines,  porter mon bébé dans de sublimes écharpes voyageuses, merci les copines (ici c'est Sidonie et Parisienne, des bombes!), et puis au boulot ça se passe bien, c'est cool.

 

Pour finir par une récolte de cerises trop bonnes, les fameuses cerises de Céret qui sont précoces et absolument délicieuses. Et faire la cueillette dans un si joli cadre, a n'a pas de prix.

 

Bon, vu qu'ici c'est les petits bonheurs, on ne parle pas des élections hein, ni des 32% qu'a fait le FN dans mon joli petit patelin...

 

 

 

Mes petits bonheurs #212 et ma semaine en images.
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 21:33
Mes petits bonheurs #211 et ma semaine en images.

Une semaine avec une info centrale: j'ai repris le travail, après 2 ans d'interruption et 17 mois enchantés auprès de mon bébé.

Ca fait bizarre.

Le plus dur c'est de gérer les enfants, seule, le matin et de poser Polochon à la MAM à 7h30. C'est tôt. Il n'est pas habitué. Mais il a bien géré, et s'est montré gai et agréable malgré la fatigue. Il a juste demandé un peu plus à téter que d'habitude.

Heureusement j'ai repris à temps partiel et ce n'est pas tous les jours.

 

Du coup pas beaucoup de photos, hein.

Je vais prendre le rythme, en attendant je récupère...c'était violent le réveil à 6h30, même si c'est pas pour une perquisition! ^^

En vrac: la récolte de Pâques à été fameuse, Cromignon s'est éclaté aux jeux gonflables avant de faire une grosse colère! Les petits ont bien joué dans le jardin, les parcs...on a profité du beau temps.

On a repris une aide ménagère, c'est un sacré petit bonheur de rentrer chez soi et trouver sa maison nickel. Et quand on est deux au boulot avec 3 enfants, ce n'est vraiment pas du luxe. En France c'est bizarre, c'est vu comme un truc de "riche". C'est sûr que c'est un petit budget, mais il permet quand même de pas mal faire baisser ses impôts.

 

Je suis allée au travail avec mon sac Pompelop, j'ai reçu un joli protège-livret de famille Maptina créas ainsi qu'un porte clés merci!!! Ils sont parfaits.

Et j'ai porté mon bébé tous les soirs pour les retrouvailles!

 

 

Mes petits bonheurs #211 et ma semaine en images.
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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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