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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 10:15

Mes petits bonheurs de la semaine...

 

Lundi: J'ai décidé de reprendre mon corps en main. Hier la Pouillette m'a dit "maman tu t'occupes de tout. Mais tu ne t'occupes pas assez de toi. Tu devrais demander plus d'aide." Je vais donc l'écouter afin de reprendre forme humaine! rien d'exceptionnel, parce que j'allaite le Cromignon, mais un peu d'ordre là dedans: faire mes abdos, et quelques exercices quotidiens pour le reste du corps. Arrêter de manger n'importe quoi n'importe quand. Plus qu'un carré de chocolat par jour. C'est parti pour retrouver la forme!

 

Mardi: J'ai été déjeuner à la plage, dans ce bon et très sympa petit restau de Canet, la Planxa. Invitée par la mamie de l'homme et en compagnie de sa maman aussi. Après le repas, j'ai fait quelques pas sur la plage, un petit vent frais venait tempérer la chaleur. J'ai trempé mes pieds, elle était bonne, la mer. Des gens se baignaient. Un petit moment de pur bonheur.

 

 

Mercredi: A midi, l'homme, sa mère, sa grand-mère et la Pouillette sont partis se balader et déjeuner à Collioure. Le Cromignon fait sa sieste. Je suis bien peinarde, et je me suis mitonnée une petite salade aux fruits de mer et vinaigre balsamique, mmmm pépère devant mon ordi...

 

 

Jeudi: Je me suis mise tranquillou à faire quelques cartons pendant que le Cromignon était à la mini-crêche. Et d'habitude il ne veut pas y faire sa sieste, il préfère jouer avec les copains. Ensuite quand je le récupère vers 16h, ben il est cuit, et du coup il roupille toute la soirée. J'aime pas. Eh bien là un coup de fil: il dort depuis 2h! Trop bien. J'ai donc récupéré un Cromignon en forme!

 

 

Vendredi:Départ des deux mamies, j'ai de la peine, la grand-mère de l'homme a quand même quelque chose comme 93 ans, c'est fou ça...de les avoir vus, le Cromignon et elle, se regarder et papoter, ça faisait un petit coup tout chaud au coeur, ils ont 92 ans d''écart!

 

 

Samedi: sorties, sorties! Le matin un festival en centre ville organisé par une école catalane, la Pouillette et l'homme se sont bien éclatés avec les stands de jeux en bois, on a mangé de fameux (et incontournables dans ce genre de truc) sandwiches à la saucisse catalane, vendus par des gars qui ne parlaient que Catalan, faut le faire! Et l'après midi, le Festival du livre vivant. On a eu 4 bouquins en cadeau, et des beaux! La Pouillette a vu plusieurs spectacles, a fabriqué un petit livre, j'ai essayé d'emmener le Cromignon en voir un "de 0 à 3 an" mais laisse tomber on s'est fait sortir...il voulait aller sur scène...en criant "TATATATA"...bon en même temps organiser un spectacle pour petits où il faut faire silence, c'est un peu utopiste, non?

 

Dimanche: on va aller se balader à Castelnou, un joli petit village, après avoir voté. La Pouillette veut y faire un tour à dos d'âne, je vais faire des photos-dossiers à ressortir quand elle aura 25 ans!

 

 

C'est pour Maman Bavarde et ses petits bonheurs!

 

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:43

Il y a quasiment un an jour pour jour, l'homme emmenait la Pouillette à l'expo de la cité de la musique, à La Villette, sur Georges Brassens. alors que je suis une fan inconditionnelle et que je connais toutes ses chansons depuis mes dix ans, je n'ai pas pu y aller pour cause de Cromignon dans mon ventre et d'alitement forcé.

 

Quand je pense que je ne pourrais sans doute jamais revoir une telle expo...Je leur ai donc demandé de me ramener plein de photos pour que je puisse la voir un peu quand même!

Et voilà ce que ça a donné...

 

Missing Paris!!!!!

 

C'est mon Clic-Clac pour Cricri!

 

 

DSCF6258.JPG

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:17

Je vous fait partager une expression de la Pouillette à deux ans, qui est restée dans le vocabulaire familial tellement j'avais adoré. Elle ne disait pas "debout" mais "bodout", ce qui déjà est plutôt marrant. Mais en plus elle l'accordait au féminin! Ce qui donnait pour elle "bodoute" !!! Aujourd'hui encore je lui demande "Pouillette, tu es bodoute?" et on rigole. 

 

Le Cromignon va y avoir droit, parce que maintenant c'est lui qui est bodout!

Eh oui, après le 4 pattes, la position debout! Depuis une dizaine de jours, le Cromignon se hisse en s'aidant de tout ce qu'il trouve: fauteuil, canapé, tiroirs ouverts de la commode (chouette après on peut vider le tiroir!), chaises, baignoire, jambes de maman (et après on lui chope les mains et zou! on marche on marche partout!).

DSCF7852.JPG

Chic, le matelas de papa et maman!


Il ne marche pas encore le long du canapé mais ça ne va pas tarder. Et évidement, il faut le faire cavaler, plié en deux pour le tenir par ses petites mains (bon ça va je ne me tue pas trop le dos vu que je suis à peine plus grande que lui...). Et il adore ça, il réclame sans cesse, et se manifeste bruyamment (il crie, donc) si on n'obtempère pas!

 

 

Heureusement que la Pouillette est là pour lui faire arpenter l'appart' quand je fatigue...et ma copine V. aussi, si elle voulait bien revenir, le Cromignon veut sa tata!

 

Pour Anaïs et Mamanpoussinou

 

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Published by petitsdiables - dans Vie des diablotins
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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 01:00

Ah mon miroir, quelle histoire!

 

Quand j'étais ado, je te détestait. L'image que tu me renvoyais n'était pas celle que j'aurais voulu voir. En toi, il y avait une rouquine à la peau crayeuse et au visage lunaire, beurk! Avec des seins en poire et un bidon pas aussi plat que les créatures des clips...

 

J'ai ensuite commençé à apprivoiser cette image, et à vivre avec. J'ai mis des tonnes de maquillage, de bijoux, je me suis habillée bien sexy, et l'ensemble passait bien, surtout dans les yeux des autres. Moi je m'arrangeait pour ne jamais regarder l'ensemble, juste des petits bouts: l'oeil que je maquillais, la bouche...mais pas le visage ou le corps en entier. Ainsi, miroir, je t'ai supporté.

 

miroir.jpgEnsuite j'ai commencé le sport. Un peu, beaucoup, passionnément. Tous les jours: une heure de natation, de sport en salle ou de course à pieds. Et j'ai aimé ce que ça a donné. Très (trop?) amincie et musclée, mon visage affiné, le reflet que tu me renvoyais correspondait enfin à peu près à mes critères de beauté.

 

J'ai racheté des miroirs en pied, j'ai accepté de me regarder en entier. Et ça me plaisait assez.

 

Et puis la Pouillette est arrivée. Mon corps s'est déformé, mon visage aussi, j'ai eu du mal à nouveau avec ce que tu me renvoyais, joli miroir.

Et quand elle est née, cette Pouillette...j'ai ressenti une énorme bouffée d'amour pour mon corps, mon vilain corps tout laid et tout mou, tout meurtri, mais qui avait réussi à faire une Pouillette aussi parfaite.

J'ai réalisé que je lui en avait trop demandé. J'ai commencé à aimer ce que tu me disais que j'étais, mon miroir, quelque soit l'image que tu me renvoyais, parce que finalement peu importe, vilain miroir trompeur.

 

L'essentiel est à l'intérieur!

 

Pour le défi du jeudi chez MaCyMa et Sysyinthecity!

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 09:44

Je ne pensais pas qu'il était possible d'oublier de manger!

 

Quand mon estomac se rappelle à moi, je n'aime pas ça. Je déteste avoir faim. C'est une sensation très désagréable pour moi. En plus, comme je suis hypoglycémique, très vite, si je ne mange pas, j'ai mal à la tête et je me sens très faible. Si je ne mange toujours pas, j'ai la tête qui tourne, et ça peut aller certaines fois jusqu'au malaise.


repas.jpg

Donc quand j'ai faim, je mange. Et c'est ma priorité. 

 

Quand la Pouillette est née, c'était un bébé modèle: tétée, sieste, toute la journée jusqu'à ses 4 mois. Et elle a fait ses nuits à 5 semaines. Je n'ai donc pas eu à m'oublier totalement, j'avais pas mal de répit.

 

Mais le Cromignon, lui, ça a été une autre histoire. Les journées il les passait à téter. Tout le temps. 10h par jour. Pe,da,t ses 2/3 premiers mois. Quand il acceptait de dormir dan son berceau, ou quand l'homme le baladait un peu, j'en profitait pour me laver, faire un coup de ménage, gérer un peu la Pouillette, ou dormir.

 

Et souvent, vers 17h je me rendais compte que je me sentais faible, migraineuse, et là..."mais je n'ai pas mangé! j'ai oublié"!!!

 

Être mère parfois, c'est s'oublier au point de ne pas se nourrir!

 

C'est ma participation au rendez-vous de Babidji, Être mère. 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 01:00

DSCF7953.JPGJ'ai gagné ce super gâteau chez Sysyinthecity! Trop de chance, moi qui ne gagne jamais rien! Alors pour toi qui ne saurait pas ce que c'est: il s'agit d'un gâteau breton, à base de pâte feuilletée, avec du beurre demi-sel et du sucre. Que du light hein! On sent bien le beurre et il y a un fond de caramel. 

J'en avais déjà mangé il y a très, très longtemps, mais l'homme et la Pouillette, jamais.DSCF7954.JPG Ma belle-mère et ma belle-grand-mère étant là, je leur ai également fait goûter, elles ne connaissaient pas.

Un peu tiède, c'est vraiment délicieux! tout le monde a aimé, sauf ma belle-mère qui n'aime pas le goût du beurre. 

Par contre ça tient au corps, un petit bout en fin de repas ou au goûter avec du thé te suffira!

En attendant on a tout mangé! Miam!

Merci encore à Sysyinthecity!

DSCF7956.JPGEt si ça te tente d'essayer, les super pâtissiers qui le font peuvent livrer, tu trouvera toutes leurs délicieuses préparations typiquement bretonnes sur leur site www.kouignamann-locronan.fr, il s'agit de la pâtisserie Le Guillou à Locronan.

 

C'était pour AnneLaureT et ses Mercredis Gourmands!

 

Bon ap'!

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 01:00

Eh oui, parce qu'un Cromignon pareil, ça se mérite.

Suite de ma série dont tu peux lire ici les épisodes 1, 2 et 3.

"Ah. Je vois une grossesse arrêtée."

 

depression.jpgJe me souviens m'être pris la tête dans les mains. Avoir dit "non, non, pas ça!". Avoir entendu le médecin dire que l'embryon, MON BEBE, avait arrêté de se développer à 5 semaines. Que le coeur ne battait plus.

 

Si tu as suivi, vu que j'en étais normalement à 9 semaines de grossesse, ça veut dire que ça faisait 4 semaines que mon bébé était mort dans mon ventre,et que moi je continuais à avoir des nausées, à être enceinte quoi! D'un bébé mort.

 

Le médecin a dit qu'on allait attendre une semaine et que si rien ne se passait naturellement, on me ferait un curetage. Je me suis relevée. En larmes. L'homme était tout blanc, enfin je crois, je ne voyais pas grand-chose. Je répétais "ça n'est pas possible...pas ça!".

 

Je suis repartie de là comme dans un rêve. Le reste du monde autour de moi était devenu flou, comme cotonneux. Je suis rentrée. Je crois bien n'avoir jamais autant pleuré.

 

La Pouillette a dormi chez nos amis. Je ne voulais pas qu'elle voie sa maman comme ça. Elle est restée chez eux deux jours.

 

Il a fallu trouver les mots pour lui expliquer. Je lui ai dit que la petite graine dans mon ventre n'avait pas bien poussé. Que maman allait devoir aller à l'hôpital pour qu'on la lui enlève. Elle a pleuré aussi. Depuis le temps qu'elle réclamait un petit frère ou une petite soeur! J'ai récolté sa peine en plus de la mienne, je ne me sentais pas assez forte pour nous deux.

 

Trois jours après j'ai commencé à saigner,et je suis partie aux urgences à nouveau. Ils m'ont gardée pour une nuit, pour me faire le curetage. 

 

A mon réveil après l'opération, j'avais très mal au ventre, et très froid. Le médecin qui était dans la salle de réveil m'a remis plusieurs fois de l'anti-douleur. Ils m'ont mise dans une chambre avec une autre personne, une vieille femme qui venait de se faire opérer des pieds.

A notre arrivée dans la chambre, toute sa famille était là, ils étaient six, ils avaient posé plein d'affaires sur mon lit, ils parlaient fort et n'ont pas eu un regard pour moi quand je suis rentrée, j'étais transparente. Il a fallu que l'infirmier leur demande de dégager mon lit. Je me suis couchée et ils ont continué à parler fort, à rire, comme s'ils étaient seuls dans la chambre. Moi j'étais seule, l'homme était reparti récupérer la Pouillette. 

 

Je sanglotais en silence, sous ma couverture, je me sentais horriblement seule, j'avais mal au ventre, je voulais qu'ils se taisent, qu'ils me laissent, je ne voulais pas être en compagnie d'inconnus, je voulais mes amis, ma famille, mon homme...

 

Le lendemain je suis rentrée chez moi, et j'ai voulu reprendre le travail tout de suite, pour passer à autre chose. Mais je n'aurais pas du, j'avais besoin de quelques jours, ou plus, pour me vider de ma tristesse, de ce désespoir qui avait pris dans mon ventre la place de mon bébé.

 

J'ai tenu deux jours au boulot, et je me suis effondrée à mon bureau. Je suis rentrée et mon médecin m'a arrêtée deux semaines pour commencer. Pendant ce temps l'homme gérait la Pouillette, et je m'efforçais de la rassurer, mais j'en était à peine capable. A la fois j'étais avide d'être entourée, d'avoir mes amis, d'être écoutée, et à la fois je n'en pouvais plus d'entendre que: ça n'est pas grave, ça arrive à beaucoup de femmes, ça vaut mieux que d'avoir un enfant mal-formé, que ça vallait mieux de le perdre maintenant qu'à 6 mois de grossesse, que ça n'était pas encore un bébé, parce que si pour moi, c'était MON bébé, et par dessus tout, que la nature est bien faite parce que NON elle n'est pas bien faite de permettre qu'un petit embryon s'accroche, se développe pendant 5 semaines et ensuite meure dans le ventre de sa mère, non, elle n'est pas bien faite. Il y a un bug là.

Entendre ces phrases toutes faites, même si elles partent d'une bonne intention, me donnaient l'impression que ma douleur si forte n'était pas justifiée, était ridicule.


Je suis restée chez moi, j'ai fait le minimum pour la Pouillette, j'ai tenté de me reposer. Mais j'avais l'impression qu'une tristesse sans fond s'était emparée de moi, et j'avais beau creuser et creuser, pleurer tout ce que je pouvais pour éspérer être ensuite soulagée, rien à faire, ça me semblait infini.

D'ailleurs ça l'est car après tout ce temps, même après avoir eu mon Cromignon d'amour, elle est toujours là, cette douleur dans mon ventre.

 

 

La suite au prochain article sur le long chemin vers le Cromignon!

 

 

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:18

bonne-fete-maman.jpg

 

Demain c'est la fête des mères. J'aimerais avoir une mère pour la lui souhaiter. Mais je n'en n'ai pas. Non que la femme qui m'a donné la vie soit décédée, mais je ne la considère plus comme ma mère, et elle ne me considère plus comme sa fille.


La personne qui est censée m' aimer d'une manière inconditionnelle, être toujours là pour moi, avoir pour moi cet immense amour que j'ai pour la Pouillette et le Cromignon, et que tu as pour tes enfants, si tu en as; elle ne m'aime pas.


Elle n'a pas jugé que j'étais digne de son amour.


Elle m'a tourné le dos à un moment de ma vie où j'avais le plus besoin d'elle. Pour le premier drame de ma vie. Elle a décidé que nous n'aurions plus rien à voir ensemble. Elle m'a fait tant de mal, tant de coups tordus, avec la complicité de mon père, depuis ce moment.

 

J'ai du lutter sur tous les fronts. Je devenais mère célibataire, avec une petite Pouillette de 2 ans, d'une manière très brutale. Le père de la Pouillette a alors décidé de me pourrir la vie, bien comme il faut, ne supportant pas d'être rejeté, pourtant à juste titre et par sa faute, après le genre de trahison qu'on voit dans les séries B.

J'ai du me battre au quotidien, pour rester forte, pour rester droite dans mes bottes. Gagner ma vie et celle de ma Pouillette. Éviter qu'on ne me prenne mon rôle de mère.

 

Ma mère et mon père n'étaient pas là pour moi, et au contraire, ils étaient contre moi. A essayer de m'enlever ma fille, à me refuser la compétence de l'élever.

 

J'ai manqué d'argent. Ils n'ont pas été là. Au contraire, ils m'en ont demandé. J'ai travaillé comme un âne, cumulant les heures sup', samedi compris, jusqu'à 21h parfois. Car quand on ampute la moitié du budget d'un foyer, on n'en diminue pas de moitié les charges.

 

J'ai été aidée. Beaucoup. Énormément. Par des amis formidables, par la nounou de ma fille. Aussi par une autre partie de ma famille. Ce que je leur dois, je ne pourrais jamais le leur rendre je pense, car c'est mon équilibre qu'ils m'ont permis de restaurer, et celui de la Pouillette. J'ai été émue par tant de soutien, venu de là où il n'était pas forcément le plus attendu.


Quelle mère n'aide pas sa fille trahie et trompée d'une manière odieuse pour prendre le parti du malhonnête? 


Quelle fille est si infâme qu'elle n'est pas digne de l'amour de sa mère....? Je me pose encore la question. Suis-je si nulle, si mauvaise, pour que ma propre mère ne m'aime pas? Qu'ai-je fait de si mal? Qui pourrait m'aimer si mes propres parents me rejettent, eux qui devraient m'aimer envers et contre tout? Comment m'aimer moi-même si même eux me rejettent?


Je me suis reconstruite, sans eux. L'homme m'y a bien aidée, sans le savoir, sûrement. Mais au fond de moi la plaie est là, et elle le restera.


Alors la fête des mères aujourd'hui, c'est la mienne, juste la mienne, car je n'ai personne à qui la souhaiter. Mais quand la Pouillette m'offrira son joli dessin demain, je me jurerais comme chaque année que je serais toujours là, moi, pour elle. 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 23:00

tag.jpgCette fois-ci c'est Mam'Zell A qui m'a taguée!

 

Je rappelle les règles pour celles qui auraient hiberné ces 6 derniers mois:

 

Les règles que tu dois suivre...

Postes ces règles * Écris 11 choses sur toi * Réponds aux 11 questions posées par la personne qui t'a taguée * Créé 11 nouvelles questions pour les personnes que tu auras choisit de taguer * Choisis 11 personnes et mets le lien de leurs blog sur ton post * Rends-toi sur leur blog et dis leur qu'elles sont taguées (ne faire aucun tag sans les prévenir).

 

Alors 11 choses sur moi...


1/ Je suis à moitié Italienne. J'ai passé toute mes vacances, enfant, dans un petit bled en montagne, entre Parme et Milan.


2/Pourtant je suis rousse avec la peau très blanche, comme une Irlandaise!


3/J'ai honte mais...je regarde les Feux de l'amour! C'est comme une drogue pour moi!


4/Je déménage dans 40 jours et on a à peine commencé les cartons, j'angoisse!!!


5/Notre télé est en mode off depuis le déménagement d'il y a 10 mois. On s'en passe très bien!


6/Je voudrais 12 enfants. Sans rire. Mais bon au niveau timing ça risque d'être juste...


7/Je ne peux pas sortir de chez moi sans mascara. Éventuellement sans être coiffée, ni lavée, limite en pyjama. Mais pas sans mascara.


8/Je déteste ma tête en photo.


9/Je peux être super hypocrite en cas de nécessité. Et en plus je n'en n'ai pas honte, au contraire.


10/Je suis d'une timidité maladive. Petite, je me cachait sous les tables aux anniversaires. Je ne jouais avec personne. J'étais terrorisée par les autres. 


11/Ma vie a été un long fleuve tranquille sans drames, ou presque, jusqu'à mes 28 ans.


 

Les questions de Mam'Zell A:


1. A quel âge as-tu eu ton/tes enfant(s) ???

La Pouillette à 26 ans à peine, et le Cromignon à 34.


2. Es-tu plutôt "casanière" ou "globe trotter" ???

Globe trotter dans l'âme. A fond. Le monde est si vaste, il y a tant à voir...


3. Combien de prénom a ton/tes p'tit(s) bout(s) ??? (et si ce n'est pas trop indiscret, quel(s) est/sont ce(s) prénom(s) ???

Mes deux diablotins ont 4 prénoms chacun! Je te dis juste les derniers: Ayélé pour la Pouillette, et Désiré pour le Cromignon (clin d'oeil au long, long très long chemin vers lui...)


4. Tu aimerais être un homme pour...

ne pas souffrir la première fois.


5. Tu as appelé ton blog comme ça parce que...

C'est très long comme histoire. Et ça n'est pas définitif, j'avais mis ça au début, avant même de publier, pour mettre quelque chose, et puis je ne me suis pas repenchée sur la question...il y a encore du taf!


6. Quel objet apporterais-tu avec toi sur une île déserte ???

Un soutien-gorge. Pas moyen de rester les néné qui pendouillent!


7. Ton péché mignon...

Regarder les Feux de l'amour en mangeant un carré de chocolat noir et en buvant une bière (sans alcool!)


8. Tu as horreur de... 

ces gens qui croient détenir LA vérité. Et les choux de Bruxelles. Mais QUI aime ça???


9. Une recette simple, rapide et bonne...

Ouh j'en connais pas mal...le fondant au citron!


10. Certaines chansons donnent des frissons, pour toi laquelle est-ce ???

"Supplique pour être enterré à la plage de Sète", Brassens.


11. Si tu avais une baguette magique, que ferais-tu ???

Hum, il y a tant à faire...Je m'accorderais tous les voeux et le temps nécessaire pour que cette planête tourne enfin à l'endroit!

 

Mes questions:


- C'est quoi, ton ordi?

-et ton appareil photo, c'est quoi?

-la couleurs de vernis à ongles que tu affectionnes?

-la tâche ménagère qui te rebutte le plus?

-la qualité dont tu es le plus fière?

-ton pire cauchemar?

-ton petit-dej idéal?

-et ta voiture, c'est quoi?

-tes prochaines vacances?

-ce que tu repproches le plus à ton homme?

-ce que ton homme te repproche le plus?

 

 

Et je taggue, donc:

Mme E

Madame Moustick

Family5

Inzemood

Mamans et Créations

Lalotte

Foxymama

O Bonheur des femmes

Mon-Nid

 

A suivre...

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 21:47

Eh oui, parce qu'un Cromignon pareil, ça se mérite.

Je reprend la suite de mon récit commencé ici après un aparté que tu peux lire .

fausse-couche-300x300.jpgLe jour du rendez-vous avec le ponte de la PMA dans un grand hôpital parisien arriva donc.


Mais depuis quelques jours je me sentais un peu étrange, et j'avais des tiraillements bizarre dans les seins.

J'avais eu tellement de faux symptômes, j'avais fait tant de tests de grossesse sur un doute, toujours de la déception, que je m'étais interdit d'en refaire un...et ce matin là, avant de partir au rendez-vous, j'ai décidé de le faire.

Je me suis dit que si j'étais encore déçue, au moins je m'y attendais, et puis ça serait de courte durée puisqu'on allait commencer une vraie prise en charge, et que j'allais en retirer beaucoup d'espoir.

Donc j'ai fait un test (ben oui quand tu es en essai BB depuis un an et demi, tu as des tests en réserve...).


Positif.


Oui tu lis bien: POSITIF.


J'ai failli en tomber dans la cuvette des WC!

Encore incrédule, le coeur battant à 10 000 pulsations/minutes, le pantalon encore sur les mollets, je me suis ruée sur l'homme, qui mettait ses chaussures dans le canap': "arghmeuigyerch!" ais-je dit.

Enfin je crois. Évidemment il n'a rien compris. Alors, incapable de prononcer un autre mot, je lui ai montré le test. Mais c'est un mec hein, alors ce machin avec ses deux trais roses, il n'a pas la moindre idée de ce que c'est!

J'ai respiré un grand coup, j'ai cru que mon coeur allait s'arrêter de battre et j'ai dit "positif! enceinte!"


Je me demande bien ce qu'il a ressenti, ou pensé. Que j'étais tellement une chieuse que j'attendais qu'on parte au rendez-vous pour entammer une PMA pour être enceinte? Une réflexion de mec dans le genre, sans doute!


Je me suis vautrée dans le canap', à bout de souffle, pour reprendre mes esprits (et accessoirement remonter mon pantalon, on a sa dignité quand même).

A partir de là je me souviens de ce que j'ai fait comme dans un rêve: appeler l'hôpital pour annuler le rendez-vous, appeler ma vieille gygy pour faire les exam' appropriés, appeler ma best friend....


Les semaines qui ont suivi ont été assez classiques dans un début de grossesse. J'ai fait la prise de sang, tout ok, vérifié la toxoplasmose et la rubéole, dit adieu au saumon fumé...commencé les nausées, mais elles étaient bien plus supportables que pour ma première grossesse, où j'avais carrément été alitée tout le deuxième mois tellement j'étais malade.


Je me sentais bien un peu fatiguée, un peu serrée dans mes vêtements, mais rien de marquant.Je n'ai manqué que 2 jours de travail en 9 semaines de grossesse, deux jours où j'étais particulièrement épuisée, vers la 5ème semaine, parce que j'avais un gros rhume. Que j'ai fait soigner d'ailleurs, et mon médecin m'a dit "on va surtout faire vite baisser ta fièvre, les embryons n'aiment pas la fièvre".

J'ai revu la gygy avec mes analyses, elle m'a fait ma déclaration de grossesse. Je lui ait dit avoir un gros rhume, et des frissons de fièvre tout le temps, malgré le traitement. 

Et puis c'était tout, j'allais bien.


Pourtant j'avais une peur panique de perdre ce bébé. C'était étrange, je n'avais pas du tout ressenti ça pour la Pouillette.

Bien sûr j'avais eu peur, mais au fond de moi j'étais confiante. En même temps j'avais 25 ans à l'époque, et pas peur de la mort. J'ai mis cette nouvelle peur sur le compte de cette longue année et demi avant de réussir à être enceinte, et après s'être rendu compte que mes petits soucis additionnés à ceux de l'homme risquaient de faire de nous un couple stérile...


A chaque fois que j'allais aux toilettes, je jetais un coup d'oeil, au cas ou je saignerais...mais tout allait bien.


La 9eme semaine de grossesse arriva, je commençais à me détendre, encore 3 semaines et on serait arrivés à la fatidique 12ème semaine. Je me disais que j'angoissais pour rien, que si je n'étais pas si malade que ça c'était juste parce que chaque grossesse est différente, et puis j'avais quand même pas mal de nausées.


Un jour je suis allée aux toilettes. J'ai remarqué des pertes légèrement, oh, très légèrement rosées. J'ai eu un peu peur, mais je n'ai pas paniqué. J'ai expliqué à l'homme que ça n'était sûrement rien, mais que je voulais en avoir le coeur net, et nous sommes partis aux urgences, en posant la Pouillette au passage chez des amis.


A l'arrivée, il n'y avait pas trop de monde. Un généraliste m'a rapidement reçue. Il était sympathique, souriant, il m'a rassurée avant tout examen, me disant que des petites pertes de sang sont fréquentes pendant la grossesse, que ça n'était sans doute rien.

Il m'a fait une échographie externe, et a souri. Il a dit qu'il voyait quelque chose qui remuait, que sans doute tout allait bien. Qu'il appelait le gynéco de garde quand même pour faire une echo pelvienne, pour confirmation.


Ledit gyneco était en train de faire une césarienne. Nous l'avons donc attendu, dans la joie et la bonne humeur. L'homme me taquinait sur mon côté hypocondriaque. Je lui répondait que grâce à moi nous allions voir notre bébé en avant-première, avant l'écho du 3ème mois, prévue pour 3 semaines plus tard. On riait. 


Le gyneco est arrivé. Il avait l'air sympa aussi, quoique plus tendu. Normal après une césa en même temps. Il m'a demandé pourquoi j'avais eu une césarienne pour la Pouillette. Il m'a conseillé pour ce bébé à venir de ne pas manger trop de sucre pour éviter d'avoir un gros bébé qui ne passe pas mon bassin (n'importe quoi, soit dit en passant, la Pouillette n'était pas grosse du tout.). Il a pris la sonde, l'a préparée. Je souriais, j'allais voir mon bébé. Ce bébé tant attendu. On avait bien bossé pour le faire!

 

Il s'est assis à coté de moi, a introduit la sonde. Je déteste vraiment ça, toute intrusion d'un corps étranger en moi, sonde, aiguille, n'importe quoi, je déteste, je suis limite phobique. Mais là j'étais détendue, heureuse.


Il a regardé l'écran. Je ne pense pas que j'oublierais jamais l'expression qui s'est alors inscrite sur son visage.

 

Il s'est pincé les lèvres. Il a froncé les sourcils. Il a du se dire qu'il avait pris la chose trop à la légère. Qu'il avait mal géré. Qu'il s'était trop avancé. Qu'il n'avait pas été prudent. Que son collègue généraliste s'était bien planté.

 

Il a pris un ton neutre et froid, sans doute celui qu'il doit employer dans son métier, pour se protéger.

 

Il a dit "Ah. Je vois une grossesse arrêtée."


Et le monde s'est écroulé autour de moi.

 


 

Laisse moi te dire que j'en ai bavé pour écrire ça. Que je pleure devant mon écran.


 

La suite au prochain article sur le long chemin vers le Cromignon!

 

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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