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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 06:01

Le Cromignon et la Pouillette sont nés par césarienne.

La Pouillette en urgence, le Cromignon était programmé.

Si j'ai un autre enfant, il naîtra aussi par césarienne.

 

Honnêtement, ça me refroidit.


J'ai raconté la naissance de la Pouillette, je vais bientôt raconter celle du Cromignon.


Je voudrais dire ce qu'il en est, parce que je lis beaucoup de choses qui montrent beaucoup d'ignorance et d'idées reçues.


Je voulais dire que non, la césarienne n'est pas un accouchement facile ou sans douleur.

Je voulais dire que oui, c'est dur et long de s'en remettre (enfin, dans mon cas).

 

Je voulais dire que c'est une opération. Qu'on se fait ouvrir le ventre.

Qu'on souffre beaucoup après.

Que non, ce n'est pas un accouchement de tout repos.


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Ok, c'est vrai que ça fait de beaux bébés...quoi, je ne suis pas objective???


Quand on m'a opérée pour faire naître la Pouillette, j'étais dans les vapes tant j'avais reçu de produit anesthésiant.

Je délirais à moitié. Je n'arrivais pas à garder mes bras immobiles et l'anesthésiste a du me les attacher, en croix.


Ce que je ressentais derrière le rideau était indescriptible.


J'avais l'impression qu'une horde de mecs avec des barres de fer me rouaient de coups. Je ne ressentais pas de "douleur" mais je sentais mon corps ballottés en tous sens, comme s'il rebondissait sous les impacts.

Avec une très grande violence.


Je me souviens avoir crié, avoir hurlé: "arrêtez de me frapper!"

Ça a du les faire bien rire.


Après, j'ai beaucoup souffert de ne pas pouvoir me lever pendant 3 jours. Ne pas pouvoir me laver seule. 


Et surtout, ne pas pouvoir m'occuper de mon bébé.


Imagines-tu comme c'est dur de voir son nouveau-né hurler de faim à 50 cm de soi sans pouvoir le prendre?


De devoir sonner pour qu'on vienne te le donner pour le nourrir?

De devoir attendre que quelqu'un soit libre,parfois 20 minutes?


Et puis ensuite, d'être faible, de souffrir, beaucoup, à chaque mouvement.


Une des choses les plus désagréables à supporter pour moi, ce fut la sonde urinaire. Je l'ai aïe, et j'ai pleuré pour qu'on me l'enlève.

A chaque mouvement je sentais ce tuyau de plastique enfoncé dans mon canal urinaire. Une sensation qui me fait serrer les jambes, là maintenant, en l'écrivant.


Et puis une perf dans chaque bras, pendant 4 jours, des doses d'anti-douleur très demandées...


Pendant 4 jours il m'a fallu attendre que mon transit refonctionne pour m'alimenter.

4 jours après avoir accouché, tout en allaitant, à boire du bouillon dégueu et à attendre sa biscotte du matin comme les Français que les Alliés débarquent.


Et puis un mois à marcher courbée, à ne pas pouvoir se pencher, ni faire quoi que ce soit d'autre que s'occuper du bébé, et encore.

 

Et ce fut ma première césarienne. Je te raconterais la seconde une autre fois, et ce fut bien pire.


Alors quand je lis ou que j'entends qu'une césarienne c'est mieux que les forceps, qu'une césarienne c'est mieux qu'une déchirure, ou pire que la césarienne c'est sans douleur...


J'ai envie de dire: essaye.

 

 

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 06:40

 

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Vendredi dernier, c'était carnaval à la crèche.

Pour l'occasion, la grande salle était occupée: tables, bonbons, gâteaux, boissons, musique...


Les enfants étaient déguisés...


On m'aurait dit que le Cromignon de 18 mois, dont c'était le premier carnaval en tant que participant, allait se laisser maquiller tout sagement, avec fierté même...

 

On m'aurait dit qu'il danserait et courrait partout en mangeant des bonbons (!!!!!!)...


On m'aurait dit qu'il bomberait le torse avec son costume de pirate...

 

Je n'y aurait pas cru!

 

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Et pourtant c'est exactement ce qui est arrivé.

Ce fut sa première "fête".

 

Il ne voulait plus partir, nous étions dans les derniers.

 

Mon petit coeur a fondu de le voir si heureux, si petit mais si grand.

Si fier de lui, de participer.

Si sérieux dans ses jeux.

 

Un vrai petit homme!

 

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J'ai vu qu'il grandissait, mon Cromignon, c'est presque un petit garçon!

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C'est mon quoi de neuf les Loulous? Pour Anaïs et Maman Poussinou.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 07:28

Tu peux lire les deux premiers épisodes ici et .

 

J'étais épuisée. J'avais tenté de pousser sans succès. La Pouillette ne descendais pas. Tout à coup, la SF a appelé le gynéco, qui est arrivé en trombe et a dit "on monte au bloc!".


Je n'ai pas compris ce qui arrivait. J'avais saisi que ça clochait, mais je ne savais pas...je ne sais plus qui m'a dit "le bébé souffre, il va mal, on doit ouvrir".

"Ouvrir"?


Ah oui, ouvrir mon ventre, bien sûr!


Comprends moi bien: j'étais jeune, j'avais passé une super grossesse, je n'avais pas du tout abordé le sujet de la césarienne et encore moins celui de la souffrance foetale, et pour moi, la mort était une chose impossible.


Et là, j'ai compris que chaque minute comptais, que mon bébé allait mal, qu'il fallait la sortir vite, que j'allais payer de ma personne pour ça.


J'ai pleuré de peur et d'impuissance.

J'ai pleuré car j'étais dépassée.

Je ne pouvais rien pour mon bébé. Quelle horreur de savoir qu'en moi, elle allait mal! Mon ventre était censé être son abri, pas son tombeau.


De l'opération je ne garde qu'un souvenir confus, je crois que la dose de péri suivie de peu par un autre machin qui m'a endormi le corps jusqu'au cou m'a complètement shootée.

 

Je me souviens d'avoir déliré, d'avoir eu l'impression qu'une grande violence se déchaînait derrière le rideau. Je disais n'importe quoi, et l'anesthésiste a du m'attacher les bras dans les gouttières pour me les maintenir en croix.


Je ne me souviens pas du premier cri de la Pouillette. J'ai dû perdre connaissance à quelques reprises.

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*crédit photo

 

Contrairement à plusieurs nanas dont j'ai lu et entendu les témoignages, je n'ai pas l'impression d'avoir raté mon accouchement, d'avoir été dépossédée de quelque chose, d'avoir essuyé un cuisant échec.


J'ai eu l'impression d'avoir été sauvée, et ce n'était pas qu'une impression. Ma Pouillette et moi avons été sauvées, et elle aurait pu mourir, dans mon ventre, sans pouvoir sortir.


Je me souviens de cette bouffée d'amour fou quand je l'ai vue. Cette quantité d'amour énorme que je ne savais pas avoir en moi. 

Ça m'a submergée, un vrai coup de foudre, bien plus fort que tout ce que j'avais pu ressentir avant.


Aujourd'hui encore j'ai une énorme reconnaissance pour l'équipe médicale qui était là. Ils ont agi au mieux, ils ont pris soin de moi et de mon bébé. Ils ont assuré. Ils ont été adorables.

Je n'étais en rien préparée à vivre une césarienne d'urgence, ce fut une sacrée épreuve. 


Quand j'ai repris mes esprits, ma Pouilette était sur moi, tétant avec toute l'ardeur se sa petite bouche, et c'était merveilleux.

 

J'en garde ma cicatrice, comme ma blessure de guerre.

Je l'aime, cette cicatrice, comme un souvenir, comme une preuve.

 

Et toi, ton accouchement?

 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 07:18

Tu peux lire la première partie ici.

 

Je suis méthodique.

Je fais une chose après l'autre.

Donc j'ai respiré et j'ai agi dans l'ordre: appeler la mater. Ils m'ont dit de venir dans l'heure qui suivait, grosso modo, sans paniquer.

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*crédit photo

Pas moyen d'aller accoucher avec un masque capillaire et les cheveux gluants.

Je suis donc allée me doucher et me laver les cheveux. Le tout sans paniquer, c'est fou, non? Aujourd'hui encore je m'épate moi-même. Nan sans rire, je m'épate sur ce coup-là!

 

Dans la douche j'ai commencé à avoir des contractions, expérience intéressante, car je n'avais pas la moindre idée de ce que ça pouvait bien être.

Pendant ce temps la poche des eaux continuait à se vider pépère.

 

Vu que j'étais un peu poilue, j'ai décidé de me passer un petit coup de rasoir, histoire d'exhiber en l'air des jambes impec, tant qu'à faire.

En sortant de la douche, j'ai mis 25 always, trempées dans la minute...et j'ai continué à inonder mon appart.


Je me suis habillée et j'ai mis du mascara.

Ben oui, si tu me connais un peu, tu sais que je ne sors pas de chez moi sans mascara, même pour aller accoucher.

Évidemment, j'ai mis du waterproof: je me doutais bien qu'il y avait des chances pour que je pleure, en ce dimanche pas comme les autres.


Je suis organisée, hein!


J'ai pris ma valise, et puis j'ai sauté dans la voiture.

Je crois que le père de la Pouillette était plus paniqué que moi.

J'ai trempé le siège de la panda.


Il y avait des bouchons sur le périph, mais rien d'extraordinaire, et je suis arrivée une heure et demi après la rupture de la poche des eaux, toujours pas paniquée, toujours sans vraiment souffrir. Toujours sans comprendre.


J'avais beau me dire que selon toute vraisemblance, dans quelques heures un bébé serait dans mes bras, cette idée me semblait totalement incongrue.

J'ai trempé le couloir de la clinique (il y en a de la flotte là-dedans!).


Examen de la sage-femme: "mais vous êtes dilatée à 8!".

Ah bon, j'ai rien senti!


Passage en salle de travail, et début de l'attente. La sage-femme est venue me demander si je voulais la péri. N'ayant pas vraiment mal, j'ai refusé.


Et puis j'ai attendu. Les contractions sont devenues un peu plus fortes, puis de plus en plus fortes. J'ai été, comme toujours, une bonne élève: j'ai fait du ballon, j'ai marché...la SF me disait qu'il fallait faire descendre le bébé, qu'il était encore haut.


Puis j'ai commencé à souffrir. Je me suis allongée. Le col était totalement dilaté depuis un bon moment, mais le bébé ne descendais pas.

J'avais de plus en plus mal, les contractions étaient si violentes qu'elles moulaient la forme de la Pouillete en moi. C'était assez effrayant de la voir comme ça, un peu comme un alien, dans mon ventre.

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*crédit photo


J'ai demandé la péridurale. J'ai eu la chance que l'anesthésiste arrive très vite.

Et, alors qu'avant j'appréhendais cette aiguille si longue plongée dans ma colonne vertébrale, je crois bien que j'ai pas réfléchi une seconde à ça en tentant de garder l'immobilité tandis qu'il me l'enfonçait dans le dos.


C'était le soir de l'arbre de Noël de la clinique. Je connaissais bien une des auxiliaire de puériculture, puisque c'est la mère de V.

Elle était donc là, avec son fils, et venait de temps à autres voir comment j'allais. Elle me connaît depuis que j'ai 6 ans. Et j'ai compris que ça allait mal quand, au vu du monitoring, elle n'a pas répondu à ma question "est-ce que tout va bien?", et a pâli.


La suite...demain!

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 06:08

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* crédit photo

 

Ma première grossesse s'est bien déroulée. Passé les 3 semaines de nausées du deuxième mois, ce fut tranquille.

J'ai continué à vivre ma vie, à sortir, à voyager. Je n'étais pas inquiète. 


Comme je suis d'un naturel sautilleur et actif, j'ai tout de même été arrêtée de travail à 6 mois (j'avais trop sautillé au travail), mais j'ai continué à vivre ma vie: copains, bouffes, cinés...


J'ai bien été à tous les cours de prépa accouchement, et c'est très bizarre...je n'avais pas peur de l'accouchement!

Je dois être la seule nana comme ça, non?


Je n'avais pas peur, et c'est toujours le cas, parce que le déroulement de cet évènement n'est pas de mon ressort. Je ne le contrôle pas. De plus, vu que je n'avais jamais accouché, je ne savais pas à quoi m'attendre...


Et je suis d'un naturel à ne pas avoir peur avant d'avoir mal. J'avais entendu des récits d'accouchement terribles, d'autres parfaits...donc je savais que le panel des possibilités était vaste. J'ai préféré voir venir plutôt que de paniquer en avance.


Deux semaine avant le terme, je n'arrivais toujours pas à intégrer le fait que j'allais accoucher, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.

 

C'était un dimanche. Je me suis levée, jai posé un masque artisanal sur mes cheveux (huile d'olive-jaune d'oeuf-miel). J'ai traîné devant la télé, puis j'ai commencé à passer l'aspi, en chemise de nuit.

Je me suis sentie fatiguée, et je me suis remise devant la télé.


Tout à coup, j'ai ressenti un truc indescriptible: comme si le bas de mon ventre lâchait. J'ai ressenti le bruit "crrraaaac"!

Pas entendu, mais senti, dans mon ventre. C'était très étrange, et flippant.


Je me suis relevée d'un bond du canapé, et j'ai senti un liquide chaud couler le long de mes jambes. Un liquide très abondant. J'ai filé aux WC, et ma première pensée fut "voilà que je me pisse dessus maintenant!"


Voyant que ce liquide coulait à flot sans que je n'y puisse rien, je me suis dit qu'il y a avait deux options: mon périnée avait lâché et j'allais passer ma vie avec une sonde urinaire ou une couche.

Ou je perdais les eaux, ce qui signifiait que...j'allais accoucher! Bordel!

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*crédit photo


Malgré les 8 mois et demi de grossesse derrière moi, je n'étais absolument pas préparée à ça!


 

La suite...demain!

 

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 07:37

tu as vu comme il rime, mon titre! Je suis la fille cachée de Lamartine, au moins!

Tu te souviens de Saturnain? Tu ne peux pas l'avoir oublié...


Le nain le plus célèbre de la blogo, j'ai l'honneur d'en être la propriétaire!

Né d'un délire avec des copines de blog, A la Mère Si, Foxymama et Mam'Zell A, c'est une sacrée aventure que Saturnain le nain a commencé! 


Je pensais qu'on serait 10 à le faire voyager, et voilà qu'il est parti pour plus d'un an!

Il s'agit donc de recevoir Saturnain pendant une dizaine de jours, de l'emmener partout avec soi et de le photographier, puis de poster les photos en racontant ses expériences sur la page dédiée ici.


Je n'avais pas encore raconté ses tribulations chez moi...


Il est arrivé peu avant Noël, juste à temps pour décorer le sapin avec nous:

 

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Il a fait du tourisme à Perpignan:

 

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Le Castillet...

 

 

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Les quais...

 

Et a pu voir les illuminations et le marché de Noël:

 

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Puis il a ouvert les cadeaux du Cromignon:

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Et il a pu monter dans la voiture:

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Il voulait conduire, mais son taux d'alcoolémie était un chouïa trop élevé quand même!


Puis il a lu mes bouquins de voyage, pour se préparer à faire son trip:

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Et finalement il a bouffé toute la galette:

 

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avant de me quitter, le salopiau...j'espère qu'il me reviendra comme prévu, après son long voyage!!!

 

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Pour suivre ses aventures, qui ne font que commencer, tu peux nous rejoindre ici!

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 08:02

Depuis la naissance du Cromignon, je lis beaucoup de BD.


Chez moi, c'est par phases.


DSCF0727.JPG

J'ai une petite collection de BD, que je relis à loisirs: tous les Tintin, les Lucky Luke, les Astérix, les Gaston Lagaffe et les Iznogood.

Plus quelques Enki Bilal, Corto Maltese.

J'ai aussi Murena, que j'adore!


Mais comme je ne peux pas tout acheter, j'emprunte chaque semaine une pile de BD à la bibliothèque.


En ce moment, je lis cette saga moyenâgeuse:

 

Les Aigles Décapitées.


J'aime bien, même si je trouve les dessins inégaux.

L'histoire me plaît beaucoup: les aventures d'un petit noble sous Louis IX, de bataille pour un fief en croisade, en passant par des amours médiévales...


Fan d'histoire de France, j'aime bien ce genre de BD.

Tout en m'évadant par la lecture, je révise un peu mes classiques.


Le petit plus de cette série: un texte imagé ponctué d'expressions en ancien français.

Il y a moult tomes, ce qui me promets encore de belles heures de lecture!

 

Ma lecture du moment, pour Virginie B.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 09:00

Je t'en parlais déjà ici et .

CP

Aujourd'hui je m'associe à d'autre, plein d'autres j'espère, pour dire à quel point cette réforme est mauvaise, contraire à l'intérêt des familles, des femmes, des enfants.

Combien cette réforme ne servira qu'à faire quelques économies à l'Etat, sur le dos de ceux qui ne peuvent pas empêcher que leur sort empire.

 

Le 8 mars prochain, Mme la ministre des droits de la femme va déposer un projet de loi concernant le congé parental.

 

Ce dernier n'existera plus comme aujourd'hui... tes droits seront détruits. Ça te choque? Pourtant, ce projet de loi est bien en préparation.

 

Finis les trois ans.

 

Finis le choix.

 

Une nouvelle difficulté va apparaître: l'obligation de partager ce congé entre le père et la mère.

 

 

Je t'explique, aujourd'hui tu as le choix, le choix de prendre  six mois, de prendre un an, de prendre trois ans. Tu as le choix de le partager avec ton mari. Tu as le choix de reprendre le travail à temps plein, à temps partiel. Tu peux faire ce que tu veux...

 

Il est vrai que  la rémunération n'est pas énorme.

566e des le 2e enfant avec 127e d'allocation, soit 693e. Mais si tu reprends le travail combien va te coûter une nounou? Et surtout trouveras tu un mode de garde qui te convienne?

 

En ce qui me concerne, j'ai VOULU m'occuper moi-même de mon Cromignon. J'ai économisé en avance pour tenir le coup.

 

Demain la rémunération sera meilleure, nous dit-on... foutaises!

Uniquement si ton salaire est déjà élevé. En prévision, 60% du salaire brut. Tu gagnes 1000e, tu toucheras 600e, donc moins qu'aujourd'hui!

 

Demain tu n'auras plus qu'une seule année avec ton enfant.

 

Demain le papa devra prendre six mois... normalement non transmissible à la maman.

Le papa va t'il se faire greffer des seins si la maman souhaitait allaiter longtemps son enfant?

 

Actuellement je prolonge mon congé parental parce que mon conjoint gagne plus d'argent que moi. S'il devait s'arrêter à ma place, nous n'y arriverions pas. Beaucoup de couples sont dans ce cas.

 

L'Etat va t'il rattraper le retard en matière de places en crèches, retard qui date de 40 ans? Bien sûr que non

 

Je pense que des questions, il y en a des milliers.

Une réforme oui, bien sûr, car le congé parental tel qu'il est n'est pas parfait.

Mais pas au dépens de notre liberté de choisir! Pas au dépens de notre droit à la garde de nos enfants en leur début de vie...

 

Le choix pourrait être laissé de prendre une année mieux rémunérée où trois ans rémunérée comme le congé parental actuel. Je pense que ce serait la meilleure réforme possible.

 

Il faut se faire entendre AUJOURD'HUI avant qu'il ne soit trop tard. Quand la loi sera passée on ne pourra plus rien faire. C'est ENSEMBLE que nous y arriverons.

 

Pour cela, il faut en parler à notre entourage. Il faut faire tourner ce billet dans les réseaux sociaux, facebook, hellocoton, twitter.

Il faut l'envoyer à vos contacts.

Leur demander de nous rejoindre, de SIGNER LA PETITION, de liker la page FACEBOOK.

 

L'UNION FAIT LA FORCE, ET ENSEMBLE ON SE FERA ENTENDRE.

 

Nous sommes responsable de l'avenir du congé parental, pour nous, nos proches, et nos enfants.

 

Signe la pétition ici

 

Rejoins la page facebook ici.

 

 

La blogo se mobilise:

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:08

Je suis devenue difficile dans mes amitiés.

Je suis tolérante envers la manière dont les gens vivent leur vie, plus par désintérêt que par ouverture d'esprit, je pense.

C'est fatiguant de juger, ça aigrit.


Cependant ça ne veut pas dire que je trouve tout le monde sympathique et fréquentable.

Donc, tout en me fichant de certaines personnes, ou à la rigueur en restant au stade de la connaissance, je n'irais pas très loin avec eux.

Ce n'est pas que je ne les aime pas. Je ne ressens pas de sentiment négatif.

 

Mais je ne suis pas intéressée par eux.

 

Certains de leur traits de caractère me sont rébarbatifs (et à poux...).

 

Mes amis ont des défauts, bien sûr. Mais leur défauts ne me gênent pas. Et s'ils me gênent, je trouve que leurs qualités les compensent largement.

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Je supporte donc très bien certains défauts. Mais pas d'autres. C'est comme ça.

 

Même pétri de qualité, je ne fréquenterais pas quelqu'un qui serait psychorigide.

Je les trouve épuisants. Pleins de vérités, de complexes et d'angoisses. Ils pensent que leurs préoccupations sont celles des voisins. Ils pensent que leur vérité est universelle. Ils pensent que leurs contraintes sont prioritaires.

Souvent à la limite du TOC, ils en pourrissent la vie de leurs proches, quand ils ne transmettent pas leur monde étriqué à leurs enfants.

Je ne rentre plus dans le jeu de ces personnes toxiques, et je leur laisse vivre leur vie, aussi loin de moi que possible.

 

 

Si un défaut me fait oublier tout sentiment positif, c'est bien la pingrerie. Bien sûr, il faut faire attention à son budget. Bien sûr, il ne faut pas ête la bonne poire. Mais pour moi, l'argent sert aussi à faire plaisir aux autres. Et j'aime l'équité. Je n'aime pas celui qui tente toujours de tirer son épingle du jeu, ne pas payer, ne pas participer.

 

 

Si les commérages ne me dérangent pas, je n'aime pas les médisants. Papoter d'un tel ou d'une telle, de la robe de la voisine ou du nouveau mec de la belle-soeur, pourquoi pas. C'est amusant et ça ne fait de mal à personne.

Mais dénigrer pour faire mal, pour blesser, pour briser, non. Lancer et propager des rumeurs, non. Tant que je peux, bien sûr, n'étant guère qu'un être humain. Les mots font mal, et une rumeur peut vraiment briser.

Je fuis ces malfaisants en les ignorant, et en priant de ne pas être leur cible.

 

 

Ceux que j'évite aussi, ce sont ceux qui se montrent trop secrets. Ceux dont on n'arrive pas à deviner les sentiments. Ce peut être un rempart, une protection. Mais dans les rapports humains, il faut un peu se livrer, il faut donner, il faut s'ouvrir. Rester toujours en retrait, ne rien laisser paraître, c'est vexant pour les autres, et déstabilisant. J'aime les rapports simples, je n'aime pas les jeux de pouvoir, ceux où on joue à qui a le plus besoin de l'autre, ou les jeux de devinettes.

 

 

Je préfère éviter, tout pleins de gentillesse soient-ils, ceux qui se plaignent sans cesse. Comme si chaque jour de la vie leur apportait une nouvelle épreuve. Ceux qui voient le verre totalement vide. Je les fuis, ils me plombent le moral et sont contagieux. Leur conversation est déprimante. Comme ils ne cherchent qu'à se plaindre et à se faire plaindre, toute tentative de réconfort ou de parler de quelque chose de positif est vaine. 

 

 

J'aime fréquenter les gens qui sont simplement sympa et ouverts. Ceux qui ne réfléchissent pas trop et se livrent, et rient facilement.

Ceux chez qui il ne faut pas prendre les patins. Ceux à qui on peut parler sans tourner 7 fois sa langue. J'aime ceux qui aiment la vie, même quand elle est dure. Ceux qui ont toujours un sourire à donner.

J'aime les rapports sains, sans jeux tordus. J'aime ceux qui m'acceptent comme je suis, sans chercher à me changer. Ceux qui tolèrent mes erreurs, comme je tolère les leurs. Ceux qui me donnent plusieurs chances, si besoin est.

 

J'aime ceux qui ont compris que non, l'enfer ce n'est pas les autres. Ceux qui savent qu'au contraire, les autres, c'est nous.

 

J'ai la chance de croiser beaucoup de gens que j'adore fréquenter.

J'ai rencontré quelques personnes toxiques, et pas mal avec ces défauts que je ne supporte pas. Je suis parfois bien obligée d'en côtoyer certains, et je tente de me comporter avec eux avec le plus de naturel possible, même si la capacité de feindre n'est pas ma meilleure arme. Je pense que je n'arrive pas à cacher mon aversion, et c'est bien dommage. Mais quelquefois, il faut bien faire avec...

 

Et toi, quels sont les défauts que tu ne supportes pas chez les autres?

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 20:10

Être mère, c'est prendre des décisions pour ses enfants. 

Quand j'y pense, je trouve ce pouvoir terrible.


Ma Pouillette va entrer en 6ème en septembre. Il y a pas mal de décisions à prendre. Elle a tout juste 10 ans, je la consulte, mais je pense avoir le recul nécessaire pour mieux juger de l'importance de certaines choses qu'elle.


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Et pourtant je me souviens très bien que je regrettais beaucoup certains choix qu'on fait mes parents pour moi. Je pense que ma vie aurait pu être meilleure avec d'autres options.


Je ne veux pas faire d'erreur irrémédiable, aussi infime soit-elle, et pourtant, je n'ai pas le choix: je dois trancher.


La Pouillette voudrait entrer en section sportive. Mais le collège dont nous dépendons n'offre pas cette possibilité. Il faudrait perdre 40 minutes chaque matin et chaque soir pour que ça soit faisable.

Elle devrait aller dans une autre ville, dans un collège qui n'est pas fameux, loin de tous ses nouveaux amis. Nous avions justement choisi cette ville pour acheter notre maison car le collège y est bon, et pour que la Pouillette y ait une vraie petite vie de village...


Je dois donc décider: pas de section sportive.


J'espère qu'elle ne m'en voudra pas. J'espère qu'elle comprendra que j'ai jugé que c'était mieux pour elle, pour nous, pour notre vie ensemble.


Il faut aussi choisir ses langues et options.

 

Quand je suis entrée en 6ème, mes parents ont jugé que je devais faire de l'allemand, pour être dans une "bonne" classe.

Résultat: je me suis traîné cette LV1 comme un boulet, 7 ans de cours inutiles, après quoi je ne suis pas capable de lire une seule phrase ou d'en comprendre quoi que ce soit. Partie en vacances à Hanovre, j'ai communiqué en anglais!

 

Cependant il faut bien dire que c'est tout de même une des rares possibilités d'assurer à son enfant d'être dans une "bonnes" classe (même si ça n'a pas fonctionné pour moi...nous étions juste un tout petit groupe de 6 germanistes, ballottés dans des classes pourries comme pour contrebalancer!)


Que faire?

 

Elle souhaite faire de l'anglais, pour être avec ses copines. Je voudrais bien la laisser faire. J'aurais voulu faire de l'anglais, et être avec mes copines, moi aussi.

Mais prendre le risque qu'elle soit dans une "mauvaise" classe?


Prendre des décisions importantes pour ses enfants...qui vont influer sur leur quotidien, leur bien-être, leur avenir...une des parties les plus dures de la maternité.

 

Et toi, tu arrives à prendre ce genre de décisions facilement?

 

C'est pour toi, Babidji!

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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