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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 01:19

Ça fait un bon moment que le Cromignon s'essaie à la parole, à grand coups de "tatatatatatata", "liégueuliégueu" et autres "gligligligli". C'est juste adorable, et le Cromignon est à croquer quand il s'y met. J'attendais donc avec impatience son premier "vrai" mot, que je supposais être "papapapa", à la suite de "tatatata". D'ailleurs de temps en temps c'est très proche, et l'homme croit que ça y est, mais non, le Cromignon repart sur "tatatata".


Et il y a quelques jours, il a dit un mot. Un seul, pas au milieu d'autres syllabes. Un "vrai" mot. Avec un réel but sémantique. Il a désigné la "chose" ainsi appelée. Et il l'a redit plusieurs fois, tout fier. Et depuis, dès qu'on passe à proximité, dès qu'il s'en approche tout seul, il le dit à nouveau.


On peut donc raisonnable ment dire que ça y est, il a dit son vrai premier mot.

Qu'est-ce donc que ce mot, me demanderas-tu!

DSCF5254.JPG

Est ce le fameux "papa"? Ou alors, pour mon plus grand bonheur, a t il dit "mama"? Peut-être a t'il appelé sa soeur, qu'il adore, et dont le prénom ne me semble pas trop difficile à prononcer pour de petites lèvres? Éventuellement, a  t'il demandé à manger, ou à boire?

Eh bien non!

 

Je te le donne en mille, il a dit, très bien et très distinctement: "Léïa". C'est le nom du lapin.

 

Pour Anaïs et MamanPoussinou.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 01:00

Ah le chocolat! Certains en sont dingues, complètement accros. Certains ne peuvent pas passer un jour sans en manger. Certains lui doivent leurs kilos en trop mais préfèrent garder leurs bourrelets que d'y renoncer. Certains aimeraient arrêter, mais sont drogués, pas moyen, pire que la cigarette!

 

On a tous un rapport particulier avec le chocolat...

 

Pour moi, j'aime bien, évidement, mais ça n'est pas passionnel. Je peux passer des semaines sans en manger, surtout les tablettes. Je suis plutôt branchée desserts, crèmes, mousses...au chocolat, mais là encore ça n'est pas une obligation, et d'autre parfums peuvent avoir ma préférence.


Enfin ça, c'était avant. Avant le Cromignon. Depuis le Cromignon, je ne sais pas pourquoi, chaque jour je ressens le besoin de croquer un ou deux carrés de chocolat. Quand il s'agit de tablettes, je suis chocolat noir, à fond. Je n'aime pas le chocolat au lait, je veux sentir le cacao! Plus il est noir et mieux c'est.


Alors chaque semaine je rajoutais aux courses une tablette, fort bonne ma foi, de chocolat bien noir, à 85% de cacao. Et c'est devenu mon petit plaisir quotidien, quand le Cromignon fait sa sieste, je m'octroie un ou deux carrés, pépère dans mon canapé.

lindt-lindor-chocolat-noir-150g.jpg

Jusqu'à ce que cette semaine débarque chez nous la grand-mère de l'homme. Mamie est habituée à nous apporter du chocolat quand elle vient, et souvent je n'y prêtais pas même attention, l'homme se chargeait de lui faire un sort. Mais cette fois elle nous a apporté une tablette qui a retenu mon attention, car c'est du chocolat noir.

Certes pas à 85% de cacao, mais noir tout de même. C'est le Lindor noir passionnément fondant de Lindt.

Il est noir, c'est clair, et assez fort. Et au centre il y a une couche de chocolat, noir toujours, fonadant. C'est juste une tuerie.


Moi qui n'étais pas passionnée du tout de la chose, là je ne peux plus me passer de mon carré de l'après-midi, c'est complètement addictif.

 

 

Et c'était mon mercredi gourmand pour AnneLaureT qui prépare ses vacances!

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 08:50

 

Eh oui, parce qu'un Cromignon pareil, ça se mérite.


Suite de ma série dont tu peux lire ici les épisodes 12, 3, 4.

 

DSCF1935.JPGAu bout de quelques temps, trois semaines à peu près, malgré ma peine qui ne semblait pas vouloir s'atténuer, j'ai pu retourner au travail. J'évitais soigneusement tout ce qui avait trait à la maternité et aux bébés, mais évidement, la loi de Murphy aidant, il n'y avait pas moins de 6 femmes enceintes en même temps au travail à cette période! Dont une super copine en prime, que j'adore et qui avait galéré pour être enceinte. Donc où que je porte le regard, un gros bidon me rappelait que le mien était vide...

Je me demandais si ce petit bonhomme que j'avais porté avait su avant de s'éteindre que je l'aimais? Est-ce que je lui avais assez dit? Je pense qu'il est parti sans le savoir, et ça fait mal.


Ce fut une période difficile, je peinais pour faire les choses simples du quotidien, à commencer par me lever le matin. Tout me semblait difficile, fatiguant. Au travail, tout s'amoncelait sur mon bureau, ma liste de choses à faire en urgence s'allongeait terriblement sans que j'aie la force de m'y attaquer. Je faisais le minimum, dans ma vie, au travail. Rien n'avait de goût, je ne trouvais d'intérêt ni de petit bonheur nulle part, sauf dans le sommeil. Je culpabilisais de n'être pas à 100% avec ma Pouillette, et encore moins avec l'homme.


Une seule chose me donnait envie, la course à pied et la natation. Ça a toujours été le sport qui m'a permis de remonter les pentes de la vie, et encore une fois c'est lui qui m'a gardé la tête hors de l'eau (ben sauf à la piscine, mouarf! Pas drôle en fait...).


J'étais dans un état de tristesse intense, mais pas de désespoir. Parce que malgré l'avis de médecns qui nous avaient pronostiqué une infertilité à cause de soucis chez moi, mais aussi et surtout de gros soucis chez l'homme, j'étais tombée enceinte. J'avais gardé ce petit bout d'homme en moi, et s'il n'avait pas grandi, c'était un accident de parcours. Très douloureux, mais un accident. Je pouvais être de nouveau enceinte de l'homme donc. Et j'allais le faire! 


Je m'en sortais sans savoir comment gérer cette perte, mais combative et pleine d'espoir pour l'avenir.


Les vacances de Pâques sont arrivées, nous partions au ski. Il faut savoir que j'adore le ski. C'est ma bouffée d'oxygène annuelle. Je peux renoncer aux vacances d'été si besoin, mais pas à ma semaine de ski l'hiver. Je ne skie pas bien du tout au fait, mais ça ne fait rien, je m'éclate quand même! Avec l'équitation, c'est le sport qui permet de tout oublier, parce que quand tu es sur la piste à fond, tu as intérêt à te concentrer sur ce que tu fais sinon tu te vautres. Et donc, tes soucis passent à la trappe, par instinct de survie je crois!

A mon grand étonnement ça a fonctionné cette fois aussi. Je me sentais si faible, si fatiguée, sans entrain aucun, que je pensais faire deux descentes et aller me coucher. PAs du tout! Des le premier jour je me suis retrouvée en pleine forme dès le seconde descente, prête à affronter ma semaine sportive sans problèmes. 


J'ai passé une bonne semaine. Le soir je ressentais une grande fatigue, pas cette fatigue nerveuse qui me bouffait le corps et me donnait envie de m'enfermer dans ma chambre et de dormir 100 ans, mais une fatigue de mon corps, reconnaissant que je m'occupe de le faire travailler. Le journée je skiais tant que j'en ai profité pour passer ma fameuse 3ème étoile (tu vois que je ne suis vraiment pas un as! hihihihi!) que j'ai eu autant de fierté à arborer que la Pouillette avec sa première!


Ça m'a redonné le goût de vivre, l'espoir d'être heureuse. Si la peine restait présente, je suis revenue pleine de bonnes résolutions et convaincue que bientôt, je serais de nouveau enceinte, pour de bon cette fois.


La suite au prochain article sur le long chemin vers le Cromignon!

 

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 10:15

Mes petits bonheurs de la semaine...

 

Lundi: J'ai décidé de reprendre mon corps en main. Hier la Pouillette m'a dit "maman tu t'occupes de tout. Mais tu ne t'occupes pas assez de toi. Tu devrais demander plus d'aide." Je vais donc l'écouter afin de reprendre forme humaine! rien d'exceptionnel, parce que j'allaite le Cromignon, mais un peu d'ordre là dedans: faire mes abdos, et quelques exercices quotidiens pour le reste du corps. Arrêter de manger n'importe quoi n'importe quand. Plus qu'un carré de chocolat par jour. C'est parti pour retrouver la forme!

 

Mardi: J'ai été déjeuner à la plage, dans ce bon et très sympa petit restau de Canet, la Planxa. Invitée par la mamie de l'homme et en compagnie de sa maman aussi. Après le repas, j'ai fait quelques pas sur la plage, un petit vent frais venait tempérer la chaleur. J'ai trempé mes pieds, elle était bonne, la mer. Des gens se baignaient. Un petit moment de pur bonheur.

 

 

Mercredi: A midi, l'homme, sa mère, sa grand-mère et la Pouillette sont partis se balader et déjeuner à Collioure. Le Cromignon fait sa sieste. Je suis bien peinarde, et je me suis mitonnée une petite salade aux fruits de mer et vinaigre balsamique, mmmm pépère devant mon ordi...

 

 

Jeudi: Je me suis mise tranquillou à faire quelques cartons pendant que le Cromignon était à la mini-crêche. Et d'habitude il ne veut pas y faire sa sieste, il préfère jouer avec les copains. Ensuite quand je le récupère vers 16h, ben il est cuit, et du coup il roupille toute la soirée. J'aime pas. Eh bien là un coup de fil: il dort depuis 2h! Trop bien. J'ai donc récupéré un Cromignon en forme!

 

 

Vendredi:Départ des deux mamies, j'ai de la peine, la grand-mère de l'homme a quand même quelque chose comme 93 ans, c'est fou ça...de les avoir vus, le Cromignon et elle, se regarder et papoter, ça faisait un petit coup tout chaud au coeur, ils ont 92 ans d''écart!

 

 

Samedi: sorties, sorties! Le matin un festival en centre ville organisé par une école catalane, la Pouillette et l'homme se sont bien éclatés avec les stands de jeux en bois, on a mangé de fameux (et incontournables dans ce genre de truc) sandwiches à la saucisse catalane, vendus par des gars qui ne parlaient que Catalan, faut le faire! Et l'après midi, le Festival du livre vivant. On a eu 4 bouquins en cadeau, et des beaux! La Pouillette a vu plusieurs spectacles, a fabriqué un petit livre, j'ai essayé d'emmener le Cromignon en voir un "de 0 à 3 an" mais laisse tomber on s'est fait sortir...il voulait aller sur scène...en criant "TATATATA"...bon en même temps organiser un spectacle pour petits où il faut faire silence, c'est un peu utopiste, non?

 

Dimanche: on va aller se balader à Castelnou, un joli petit village, après avoir voté. La Pouillette veut y faire un tour à dos d'âne, je vais faire des photos-dossiers à ressortir quand elle aura 25 ans!

 

 

C'est pour Maman Bavarde et ses petits bonheurs!

 

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:43

Il y a quasiment un an jour pour jour, l'homme emmenait la Pouillette à l'expo de la cité de la musique, à La Villette, sur Georges Brassens. alors que je suis une fan inconditionnelle et que je connais toutes ses chansons depuis mes dix ans, je n'ai pas pu y aller pour cause de Cromignon dans mon ventre et d'alitement forcé.

 

Quand je pense que je ne pourrais sans doute jamais revoir une telle expo...Je leur ai donc demandé de me ramener plein de photos pour que je puisse la voir un peu quand même!

Et voilà ce que ça a donné...

 

Missing Paris!!!!!

 

C'est mon Clic-Clac pour Cricri!

 

 

DSCF6258.JPG

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:17

Je vous fait partager une expression de la Pouillette à deux ans, qui est restée dans le vocabulaire familial tellement j'avais adoré. Elle ne disait pas "debout" mais "bodout", ce qui déjà est plutôt marrant. Mais en plus elle l'accordait au féminin! Ce qui donnait pour elle "bodoute" !!! Aujourd'hui encore je lui demande "Pouillette, tu es bodoute?" et on rigole. 

 

Le Cromignon va y avoir droit, parce que maintenant c'est lui qui est bodout!

Eh oui, après le 4 pattes, la position debout! Depuis une dizaine de jours, le Cromignon se hisse en s'aidant de tout ce qu'il trouve: fauteuil, canapé, tiroirs ouverts de la commode (chouette après on peut vider le tiroir!), chaises, baignoire, jambes de maman (et après on lui chope les mains et zou! on marche on marche partout!).

DSCF7852.JPG

Chic, le matelas de papa et maman!


Il ne marche pas encore le long du canapé mais ça ne va pas tarder. Et évidement, il faut le faire cavaler, plié en deux pour le tenir par ses petites mains (bon ça va je ne me tue pas trop le dos vu que je suis à peine plus grande que lui...). Et il adore ça, il réclame sans cesse, et se manifeste bruyamment (il crie, donc) si on n'obtempère pas!

 

 

Heureusement que la Pouillette est là pour lui faire arpenter l'appart' quand je fatigue...et ma copine V. aussi, si elle voulait bien revenir, le Cromignon veut sa tata!

 

Pour Anaïs et Mamanpoussinou

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 01:00

Ah mon miroir, quelle histoire!

 

Quand j'étais ado, je te détestait. L'image que tu me renvoyais n'était pas celle que j'aurais voulu voir. En toi, il y avait une rouquine à la peau crayeuse et au visage lunaire, beurk! Avec des seins en poire et un bidon pas aussi plat que les créatures des clips...

 

J'ai ensuite commençé à apprivoiser cette image, et à vivre avec. J'ai mis des tonnes de maquillage, de bijoux, je me suis habillée bien sexy, et l'ensemble passait bien, surtout dans les yeux des autres. Moi je m'arrangeait pour ne jamais regarder l'ensemble, juste des petits bouts: l'oeil que je maquillais, la bouche...mais pas le visage ou le corps en entier. Ainsi, miroir, je t'ai supporté.

 

miroir.jpgEnsuite j'ai commencé le sport. Un peu, beaucoup, passionnément. Tous les jours: une heure de natation, de sport en salle ou de course à pieds. Et j'ai aimé ce que ça a donné. Très (trop?) amincie et musclée, mon visage affiné, le reflet que tu me renvoyais correspondait enfin à peu près à mes critères de beauté.

 

J'ai racheté des miroirs en pied, j'ai accepté de me regarder en entier. Et ça me plaisait assez.

 

Et puis la Pouillette est arrivée. Mon corps s'est déformé, mon visage aussi, j'ai eu du mal à nouveau avec ce que tu me renvoyais, joli miroir.

Et quand elle est née, cette Pouillette...j'ai ressenti une énorme bouffée d'amour pour mon corps, mon vilain corps tout laid et tout mou, tout meurtri, mais qui avait réussi à faire une Pouillette aussi parfaite.

J'ai réalisé que je lui en avait trop demandé. J'ai commencé à aimer ce que tu me disais que j'étais, mon miroir, quelque soit l'image que tu me renvoyais, parce que finalement peu importe, vilain miroir trompeur.

 

L'essentiel est à l'intérieur!

 

Pour le défi du jeudi chez MaCyMa et Sysyinthecity!

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 09:44

Je ne pensais pas qu'il était possible d'oublier de manger!

 

Quand mon estomac se rappelle à moi, je n'aime pas ça. Je déteste avoir faim. C'est une sensation très désagréable pour moi. En plus, comme je suis hypoglycémique, très vite, si je ne mange pas, j'ai mal à la tête et je me sens très faible. Si je ne mange toujours pas, j'ai la tête qui tourne, et ça peut aller certaines fois jusqu'au malaise.


repas.jpg

Donc quand j'ai faim, je mange. Et c'est ma priorité. 

 

Quand la Pouillette est née, c'était un bébé modèle: tétée, sieste, toute la journée jusqu'à ses 4 mois. Et elle a fait ses nuits à 5 semaines. Je n'ai donc pas eu à m'oublier totalement, j'avais pas mal de répit.

 

Mais le Cromignon, lui, ça a été une autre histoire. Les journées il les passait à téter. Tout le temps. 10h par jour. Pe,da,t ses 2/3 premiers mois. Quand il acceptait de dormir dan son berceau, ou quand l'homme le baladait un peu, j'en profitait pour me laver, faire un coup de ménage, gérer un peu la Pouillette, ou dormir.

 

Et souvent, vers 17h je me rendais compte que je me sentais faible, migraineuse, et là..."mais je n'ai pas mangé! j'ai oublié"!!!

 

Être mère parfois, c'est s'oublier au point de ne pas se nourrir!

 

C'est ma participation au rendez-vous de Babidji, Être mère. 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 01:00

DSCF7953.JPGJ'ai gagné ce super gâteau chez Sysyinthecity! Trop de chance, moi qui ne gagne jamais rien! Alors pour toi qui ne saurait pas ce que c'est: il s'agit d'un gâteau breton, à base de pâte feuilletée, avec du beurre demi-sel et du sucre. Que du light hein! On sent bien le beurre et il y a un fond de caramel. 

J'en avais déjà mangé il y a très, très longtemps, mais l'homme et la Pouillette, jamais.DSCF7954.JPG Ma belle-mère et ma belle-grand-mère étant là, je leur ai également fait goûter, elles ne connaissaient pas.

Un peu tiède, c'est vraiment délicieux! tout le monde a aimé, sauf ma belle-mère qui n'aime pas le goût du beurre. 

Par contre ça tient au corps, un petit bout en fin de repas ou au goûter avec du thé te suffira!

En attendant on a tout mangé! Miam!

Merci encore à Sysyinthecity!

DSCF7956.JPGEt si ça te tente d'essayer, les super pâtissiers qui le font peuvent livrer, tu trouvera toutes leurs délicieuses préparations typiquement bretonnes sur leur site www.kouignamann-locronan.fr, il s'agit de la pâtisserie Le Guillou à Locronan.

 

C'était pour AnneLaureT et ses Mercredis Gourmands!

 

Bon ap'!

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 01:00

Eh oui, parce qu'un Cromignon pareil, ça se mérite.

Suite de ma série dont tu peux lire ici les épisodes 1, 2 et 3.

"Ah. Je vois une grossesse arrêtée."

 

depression.jpgJe me souviens m'être pris la tête dans les mains. Avoir dit "non, non, pas ça!". Avoir entendu le médecin dire que l'embryon, MON BEBE, avait arrêté de se développer à 5 semaines. Que le coeur ne battait plus.

 

Si tu as suivi, vu que j'en étais normalement à 9 semaines de grossesse, ça veut dire que ça faisait 4 semaines que mon bébé était mort dans mon ventre,et que moi je continuais à avoir des nausées, à être enceinte quoi! D'un bébé mort.

 

Le médecin a dit qu'on allait attendre une semaine et que si rien ne se passait naturellement, on me ferait un curetage. Je me suis relevée. En larmes. L'homme était tout blanc, enfin je crois, je ne voyais pas grand-chose. Je répétais "ça n'est pas possible...pas ça!".

 

Je suis repartie de là comme dans un rêve. Le reste du monde autour de moi était devenu flou, comme cotonneux. Je suis rentrée. Je crois bien n'avoir jamais autant pleuré.

 

La Pouillette a dormi chez nos amis. Je ne voulais pas qu'elle voie sa maman comme ça. Elle est restée chez eux deux jours.

 

Il a fallu trouver les mots pour lui expliquer. Je lui ai dit que la petite graine dans mon ventre n'avait pas bien poussé. Que maman allait devoir aller à l'hôpital pour qu'on la lui enlève. Elle a pleuré aussi. Depuis le temps qu'elle réclamait un petit frère ou une petite soeur! J'ai récolté sa peine en plus de la mienne, je ne me sentais pas assez forte pour nous deux.

 

Trois jours après j'ai commencé à saigner,et je suis partie aux urgences à nouveau. Ils m'ont gardée pour une nuit, pour me faire le curetage. 

 

A mon réveil après l'opération, j'avais très mal au ventre, et très froid. Le médecin qui était dans la salle de réveil m'a remis plusieurs fois de l'anti-douleur. Ils m'ont mise dans une chambre avec une autre personne, une vieille femme qui venait de se faire opérer des pieds.

A notre arrivée dans la chambre, toute sa famille était là, ils étaient six, ils avaient posé plein d'affaires sur mon lit, ils parlaient fort et n'ont pas eu un regard pour moi quand je suis rentrée, j'étais transparente. Il a fallu que l'infirmier leur demande de dégager mon lit. Je me suis couchée et ils ont continué à parler fort, à rire, comme s'ils étaient seuls dans la chambre. Moi j'étais seule, l'homme était reparti récupérer la Pouillette. 

 

Je sanglotais en silence, sous ma couverture, je me sentais horriblement seule, j'avais mal au ventre, je voulais qu'ils se taisent, qu'ils me laissent, je ne voulais pas être en compagnie d'inconnus, je voulais mes amis, ma famille, mon homme...

 

Le lendemain je suis rentrée chez moi, et j'ai voulu reprendre le travail tout de suite, pour passer à autre chose. Mais je n'aurais pas du, j'avais besoin de quelques jours, ou plus, pour me vider de ma tristesse, de ce désespoir qui avait pris dans mon ventre la place de mon bébé.

 

J'ai tenu deux jours au boulot, et je me suis effondrée à mon bureau. Je suis rentrée et mon médecin m'a arrêtée deux semaines pour commencer. Pendant ce temps l'homme gérait la Pouillette, et je m'efforçais de la rassurer, mais j'en était à peine capable. A la fois j'étais avide d'être entourée, d'avoir mes amis, d'être écoutée, et à la fois je n'en pouvais plus d'entendre que: ça n'est pas grave, ça arrive à beaucoup de femmes, ça vaut mieux que d'avoir un enfant mal-formé, que ça vallait mieux de le perdre maintenant qu'à 6 mois de grossesse, que ça n'était pas encore un bébé, parce que si pour moi, c'était MON bébé, et par dessus tout, que la nature est bien faite parce que NON elle n'est pas bien faite de permettre qu'un petit embryon s'accroche, se développe pendant 5 semaines et ensuite meure dans le ventre de sa mère, non, elle n'est pas bien faite. Il y a un bug là.

Entendre ces phrases toutes faites, même si elles partent d'une bonne intention, me donnaient l'impression que ma douleur si forte n'était pas justifiée, était ridicule.


Je suis restée chez moi, j'ai fait le minimum pour la Pouillette, j'ai tenté de me reposer. Mais j'avais l'impression qu'une tristesse sans fond s'était emparée de moi, et j'avais beau creuser et creuser, pleurer tout ce que je pouvais pour éspérer être ensuite soulagée, rien à faire, ça me semblait infini.

D'ailleurs ça l'est car après tout ce temps, même après avoir eu mon Cromignon d'amour, elle est toujours là, cette douleur dans mon ventre.

 

 

La suite au prochain article sur le long chemin vers le Cromignon!

 

 

 

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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