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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 07:18

Tu peux lire la première partie ici.

 

Je suis méthodique.

Je fais une chose après l'autre.

Donc j'ai respiré et j'ai agi dans l'ordre: appeler la mater. Ils m'ont dit de venir dans l'heure qui suivait, grosso modo, sans paniquer.

Masque-capillaire.jpg

*crédit photo

Pas moyen d'aller accoucher avec un masque capillaire et les cheveux gluants.

Je suis donc allée me doucher et me laver les cheveux. Le tout sans paniquer, c'est fou, non? Aujourd'hui encore je m'épate moi-même. Nan sans rire, je m'épate sur ce coup-là!

 

Dans la douche j'ai commencé à avoir des contractions, expérience intéressante, car je n'avais pas la moindre idée de ce que ça pouvait bien être.

Pendant ce temps la poche des eaux continuait à se vider pépère.

 

Vu que j'étais un peu poilue, j'ai décidé de me passer un petit coup de rasoir, histoire d'exhiber en l'air des jambes impec, tant qu'à faire.

En sortant de la douche, j'ai mis 25 always, trempées dans la minute...et j'ai continué à inonder mon appart.


Je me suis habillée et j'ai mis du mascara.

Ben oui, si tu me connais un peu, tu sais que je ne sors pas de chez moi sans mascara, même pour aller accoucher.

Évidemment, j'ai mis du waterproof: je me doutais bien qu'il y avait des chances pour que je pleure, en ce dimanche pas comme les autres.


Je suis organisée, hein!


J'ai pris ma valise, et puis j'ai sauté dans la voiture.

Je crois que le père de la Pouillette était plus paniqué que moi.

J'ai trempé le siège de la panda.


Il y avait des bouchons sur le périph, mais rien d'extraordinaire, et je suis arrivée une heure et demi après la rupture de la poche des eaux, toujours pas paniquée, toujours sans vraiment souffrir. Toujours sans comprendre.


J'avais beau me dire que selon toute vraisemblance, dans quelques heures un bébé serait dans mes bras, cette idée me semblait totalement incongrue.

J'ai trempé le couloir de la clinique (il y en a de la flotte là-dedans!).


Examen de la sage-femme: "mais vous êtes dilatée à 8!".

Ah bon, j'ai rien senti!


Passage en salle de travail, et début de l'attente. La sage-femme est venue me demander si je voulais la péri. N'ayant pas vraiment mal, j'ai refusé.


Et puis j'ai attendu. Les contractions sont devenues un peu plus fortes, puis de plus en plus fortes. J'ai été, comme toujours, une bonne élève: j'ai fait du ballon, j'ai marché...la SF me disait qu'il fallait faire descendre le bébé, qu'il était encore haut.


Puis j'ai commencé à souffrir. Je me suis allongée. Le col était totalement dilaté depuis un bon moment, mais le bébé ne descendais pas.

J'avais de plus en plus mal, les contractions étaient si violentes qu'elles moulaient la forme de la Pouillete en moi. C'était assez effrayant de la voir comme ça, un peu comme un alien, dans mon ventre.

bebedans-le-ventre.jpg

*crédit photo


J'ai demandé la péridurale. J'ai eu la chance que l'anesthésiste arrive très vite.

Et, alors qu'avant j'appréhendais cette aiguille si longue plongée dans ma colonne vertébrale, je crois bien que j'ai pas réfléchi une seconde à ça en tentant de garder l'immobilité tandis qu'il me l'enfonçait dans le dos.


C'était le soir de l'arbre de Noël de la clinique. Je connaissais bien une des auxiliaire de puériculture, puisque c'est la mère de V.

Elle était donc là, avec son fils, et venait de temps à autres voir comment j'allais. Elle me connaît depuis que j'ai 6 ans. Et j'ai compris que ça allait mal quand, au vu du monitoring, elle n'a pas répondu à ma question "est-ce que tout va bien?", et a pâli.


La suite...demain!

 

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Published by petitdiable - dans Vie des diablotins
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commentaires

khukhirmu 04/03/2013 11:50


"Vu que j'étais un peu poilue, j'ai décidé de me passer un petit coup de rasoir, histoire d'exhiber en l'air des jambes impec, tant qu'à faire."


 


MDR


 


"Je me suis habillée et j'ai mis du mascara." mortel !


 


""mais vous êtes dilatée à 8!"." Moi j'étais à 5 cm quand la sage femme m'a examiné.


 


"un peu comme un alien" tient donc je ne suis pas la seule femme à ressentir cela :-)


 


"l'anesthésiste arrive très vite." quand il arrive très vite, ce n'est pas bon signe :-(

petitdiable 05/03/2013 09:28



Le coup de l'alien, c'est vraiment très bizarre!!!



A la mère si 26/02/2013 20:39


La naissance de Plume est exactement celle que tu racontes jusque là..... J'ai hâte de lire la suite, encore une fois !

petitdiable 01/03/2013 20:25



Ca y est c'est fini! ;-)



Rosa 26/02/2013 08:16


Ah, les contractions qui prennent la forme du bébé, je les ai eu aussi! Et spécialement la veille de ma césarienne. Quand j'étais en réa, je n'ai eu qu'une contraction, elle a commencé dans
l'après-midi et a fini lors de ma césarienne (j'exagère à peine). Mais du coup, les filles en réa trouvaient ça dingue que l'on voye autant le bébé à travers (quand elles m'ont déshabillés, puis
quand elles m'ont lavé, puis quand elles m'ont préparé pour la césarienne...). A chaque fois, elles n'en revenaient pas!


Quand tu parles que tu n'étais pas stressée/inquiète, je me retrouve aussi! Bon, c'était un peu différent, mais j'avais ma césarienne de programmée et j'avais eu le temps de m'y préparer (3
mois!), la péridurale ne m'inquiétait pas du tout, la césarienne en tant que telle non plus! Et comme les choses se sont bousculées, la seule chose qui m'inquiétait était de "ne pas pouvoir être
séparée et de ne pas pouvoir allaiter"! Comme quoi, dans certains moments, on occulte certaines choses ou éléments qui auraient pu passer différement à un autre moment!

petitdiable 01/03/2013 20:24



quelle angoisse, ne pas pouvoir allaiter...ma pire trouille je crois!!!



Marjolaine 26/02/2013 08:13


J'ai vécu le même ressenti que toi en allant à la mater : un calme olympien, pas paniquée pour deux sous, non pas que je me disais : "Yes, je vais la mettre au monde les doigts dans le nez, trop
facile" ; mais je ne réalisais tout simplement pas du tout. Ce que voulait dire tout ça, ce que ça impliquait, que nous allions être trois, que notre vie rien qu'à deux était finie, que plus rien
ne serait plus jamais comme avant. Pas moins bien, non, mais complètement différente. Je ne réalisais pas le tsunami que ce serait.
Et plus concrètement, je ne paniquais pas car ça me paraissait totalemen INCONCEVABLE de me dire que j'allais faire un truc aussi primal que d'accoucher, moi. Je ne le concevais même pas du tout
: je n'y croyais pas, je ne parvenais pas à me fiche ça dans le crâne. Du coup, je ne paniquais pas, je me laissais porter par les événements, on agissait en fonction : je perds les eaux ? OK,
les cours de prépa ont dit qu'on avait 1 heure tranquille pour y aller, je me suis apprêtée, on a pris la valise, on est partis. Faut attendre que les contrax commencent ? OK, on attend, on
regarde la téloche, on déconne, fébriles, sur ce qui nous attend. Les contrax ont commencé, je dois gérer jusqu'à 3 cm avant d'aller en salle de naissance ? Ça marche, je fais mes respi, et
j'appelle quand c'est trop douloureux. J'ai vraiment vécu les événements les uns après les autres. Même quand la SF m'a dit que je ne pourrai pas avoir la péri cause fièvre, je me suis pas roulée
par terre en hurlant. J'étais pas rassurée, mais ma foi, j'avais pas vraiment le choix, alors OK.
Bref, j'avais bien ce sentiment de surréalité moi aussi :)

petitdiable 01/03/2013 20:22



Pour être surréaliste, ça l'est!!!



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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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