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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 05:42
Les Opticiens Perrin: test et avis.

Il y a quelques jours, Babidji m'a proposé un partenariat avec les Opticiens Perrin. Et tu sais pourquoi j'ai accepté sans hésiter?

 

Parce que les yeux des mes petits diablotins ont besoin d'être bien protégés pour la vie dans le Sud bien sûr, mais surtout parce que ces opticiens sont des opticiens locaux et à taille humaine. Et tu sais comme j'aime les entreprises qui ont ce profil!

 

Les Opticiens Perrin sont implantés dans trois communes des Pyrénées Orientales, autour de Perpignan: à Rivesaltes, Thuir et Elne.

 

J'ai été conviée à découvrir le magasin de Rivesaltes, le plus près de chez moi.

 

A l'arrivée, j'ai été impressionnée par la taille du magasin. Il est vraiment très grand, et aussi par le choix proposé. Choix vraiment impressionnant, tant au rayon lunettes de vue que solaires.

 

Je te montre :

 

Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.

Au niveau des solaires pour enfants, le rayon qui nous concerne aujourd'hui, il y a beaucoup de choix pour tous les âges. Polochon et Cromignon avaient de quoi faire des essais...

 

Les marques proposées dans ce rayon sont Ray-Ban et Julbo, deux marques qui n'ont plus rien à prouver pour l'efficacité de leur protection UV. 

Pour Polochon ce fut rapide, d'autant qu'il ne s'est pas montré fort coopératif...hem. Mais l'adorable opticienne a quand même réussi, dans ces conditions proches de l'extrème avec un petit bonhomme de 20 mois pas patient pour un sou, à me montrer et m'expliquer les plus de la jolie paire de Julbo qu'elle a sélectionnée pour lui.

 

Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.

Elles sont très mimi, parfaitement à sa taille, elle tiennent bien sans lui serrer la tête. Et ça, j'en ai la preuve: il les garde un long moment et elles ne tombent pas, pourtant il n'est pas du genre à rester assis dans son coin.

Elle sont très solides et résistantes aux divers mauvais traitements que peuvent lui infliger les petits bouts, sans oublier les parents qui peuvent les glisser sans crainte dans leur sac à main vite fait. Quasiment incassables, donc. 

Elles ont un élastique amovible pour être mieux maintenances, si on le souhaite. Mais la conseillère m'a recommandé de ne l'utiliser qu'en cas de réel besoin. De la même manière, elle a eu le temps de me conseiller de les lui mettre uniquement en cas de réelle exposition au soleil. Si on prend l'habitude de les lui mettre trop souvent, ses yeux risquent de devenir photosensibles. Logique, d'ailleurs, et ça explique peut-être la photosensibilité de certains à l'âge adulte.

On les adore, ce sont vraiment de parfaites lunettes pour les petits, jolies, efficaces et faciles à vivre.

Depuis, Polochon le met à la plage et au parc. En ce moment il fait vraiment très beau, donc c'est vraiment nécéssaire.

 

Cromignon aussi a pu choisir sa paire. Mais lui, il a presque 6 ans, et des goûts bien arrêtés...

Le conseiller a d'abord sélectionné des paires au look sportif, qui semblent adaptées à un petit bonhomme baroudeur comme lui. Certes, mais Cromignon a fait une fixette sur une paire de Ray-Bans "brillantes"...et n'a pas voulu en démordre. J'avoue, elles lui vont à merveille. Il ne lui manque que le borsalino. "Maman, c'est pour être classe", a t'il argumenté avec justesse...Vu quelles étaient un chouïa grandes, l'opticien lui a resserrées pour qu'elles soient pile poil à sa taille. 

Depuis, il s'admire devant le miroir en prenant des poses, et il ne se fait pas prier pour les mettre quand besoin est. Et ça, c'est chouette!

Après avoir été super gentiment accueillis, nous sommes repartis avec les jolies lunettes, les bons conseils d'utilisation, les pochettes de rangement et les petits chiffons appropriés.

Les Opticiens Perrin: test et avis.

Concernant le magasin en lui même, je te montre en vidéo le rayon solaire enfants. Tu verras qu'il est exceptionnellement bien fourni:

Il y a des offres promotionnelles très intéressantes, ce qui ne gâche rien. Par exemple l'offre Twins, pour avoir deux paires de qualité équivalente à un prix très abordable.

 

Pour finir, savais tu qu'il existe des opticiens kidfriendly? Moi, je ne le savais pas!

 

Ici, tu trouveras une opticienne spécialisée qui travaille avec des pédiatres, et qui est d'une patience angélique avec des petits bouts récalcitrant comme l'était Polochon. Des jouets. Deux espaces de jeux et de lecture. Cromignon ne voulait plus décoller après avoir découvert un album de ses héros du moment, Macha et l'ours.Et même un jardin extérieur pour que ces petits galopent pendant que les parents font leur choix tranquillement.

 

Ah, si tous les commerces étaient aussi agréables pour les parents et leurs enfants, je n'aurais plus de suées à l'idée de faire un brin de shopping en compagnie des diablotins.

 

 

Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.
Les Opticiens Perrin: test et avis.

D'ailleurs je compte bien y retourner...je n'ai plus qu'une seule paire de solaires depuis que la Pouillette s'est assise sur ma seconde paire la semaine dernière. Et les lunettes de soleil et moi, c'est une grande histoire....malgré mes diablotins j'ai eu le temps de lorgner sur quelques jolies paires!

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 08:31
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.

Une première semaine de vacances ici, qui est passée bien rapidement.

 

En vrac il y a eu la suite de l'aménagement de la nouvelle chambre de la Pouillette et un Polochon très investi dans le montage des meubles.

Son résultat de brevet: admise avec mention bien. Chic. Du coup on lui a fait quelques emplettes en cadeau, elle est si contente et nous aussi.

 

Une sortie en amoureux. Si si! La première depuis 2 ans. Et pas des moindres: on est allés aux Déferlantes voir Sting. Je suis une vraie groupie, tu sais? Ca doit faire facile 10 ou 12 fois que je le vois en concert. Et cette fois encore, la magie a opéré. Un peu plus même, parce que c'était un show très rock, old school quoi.

C'était génial. Merci à ma chère N. d'avoir gardé les diablotins , on en a bien profité....le seul bémol c'est qu'on se rend compte à quel point c'est bon...et à quel point une fois tous les deux ans c'est insuffisant!

 

On a vu des amis, Polochon a découvert les poules, on a fait pas mal de sorties et de balades. Bébé a été porté dans une sublime écharpe voyageuse, que je viens de renvoyer. Une merveille de confort, la APP de Léora. Si un jour elle pouvait être mienne, je serais comblée. et puis en cliptsy bien sûr, un must have avec ces chaleurs.

 

En cuisine, j'ai refait des arancini, cette délicieuse spécialité sicilienne. C'est long, mais si délicieux. Ca aussi ça faisait longtemps.

 

Cromignon a déjà fini son cahier de vacances. Du coup on en a racheté...il est à fond pour être prêt pour le CP.

 

J'ai fait un chouette partenariat avec les Opticiens Perrins, des opticiens locaux, grâce à ma copine Babidji. Je t'en dis plus très vite, mais en attendant sache que les yeux de mes petits sont bien protégés grâce à eux! Et si tu es dans le coin, n'hésite pas à y faire un tour, il y a de supers opérations promotionnelles, des prix très doux, beaucoup de choix et ils sont kidfriendly.

 

A la maison, le nouveau chat des voisins s'est invité pour le plus grands bonheurs des petits.  Je ne suis pas branchée chat, mais j'avoue qu'il est vraiment mignon et sympa.

 

Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #221 et ma semaine en images.

Il a fait vraiment très beau et très chaud. Il va falloir que je songe à me payer un maillot de bain un de ces jours. J'espère pouvoir me baigner cet été, tout de même. Pour le moment je suis toujours indisponible niveau santé.

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

 
 
 
 
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 06:09
20 mois

Je voulais écrire un billet pour les 18 mois de Polochon, puis pour ses 19 et nous voici maintenant le jour de ses 20 mois. Heureusement il n'est plus un nourrisson, et aujourd'hui les changements et les acquisitions sont plus lents.

 

Pourtant, qu'est ce qu'il change, qu'est ce qu'il progresse, qu'est ce qu'il grandit mon petit Polochon!

 

Polochon aime tant de choses que je vais en oublier.

 

Il aime la musique, ah ça, c'est inoubliable. Ecouter de la musique, en ce moment sa passion c'est "Qui a peur du loup" de Rémi. Il se déhanche, se trémousse, bouge la tête comme un métaleux, avec un énorme sourire, en claquant la langue et en tapant des mains. Il adore qu'on danse tous ensemble, qu'on fasse de la musique: alors chacun son instrument, de la guitare de la Pouillette aux bongos de Cromignon, et il accompagne avec son xylophone ou ses maracas.

Parfois, il a des réveils un peu difficiles: le seul moyen de l'apaiser c'est de lui passer ses chansons préférées.

 

Il a plein de livres musicaux, il les lit seul souvent, en appuyant sur les boutons qui lancent les chansons. Il adore ceux avec des comptines, et aussi ceux qui sont en plus avec des rabats. Ah ceux là, ce sont ses favoris! Il peut nous demander de lire des livres pendant des heures.

 

Il aime les animaux, c'en est presque maladif. Pas moyen de croiser un chat dans la rue sans devoir lui faire 1000 fois coucou, au revoir, salut le chat, etc...Sa grande joie est d'aller voir la Pouillette à l'équitation, et caresser les chevaux. chez les amis qui ont des chiens/chats, il passe son temps à les caresser, leur faire des bisous. Et à la maison il adooooore le chien, qu'il couvre de caresses et de baisers, bien plus que nous d'ailleurs!

 

En ce moment, il aime les jeux de réflexion où il y a un défi. Colorino a ses faveurs, mais aussi les jouets en bois type puzzle, pièces à enfiler sur des tiges en bois, boîtes à contruire et à déconstruire, formes à emboiter...il aime tirer son petit chien musical, ranger et disposer les pièces d'échecs sur l'échiquier et observer les parties, transvaser pièces et jouets d'une boîte à une autre, et le Puissance 4. Quand il finit de mettre toutes les pièces sur le colorino, il le prend et, tout fier, vient nous le montrer à tous, même au chien.

 

Mais il aime aussi beaucoup visser et dévisser, les bouchons de bouteille et son jouet exprès pour visser. Il fait des petits traits de feutre sur les feuilles, mais il préfère jouer à les déboucher et les reboucher. Le gomettes, il aime les coller mais aussi les décoller!

Il s'amuse à faire des traits à la craie, sur le tableau noir.

 

Il aime apporter les objets à leurs propriétaires. S'il trouve mon téléphone, il me l'apporte, pareil pour les chaussures de son père ou de son frère. Il range aussi assez souvent ses jouyets après s'en être servi, avec une grande application.

 

Il dit plein de choses, qu'on ne comprend pas toujours...maman, téter, Cromignon, Pouillette , boiboire, tatum ou tatna pour musique, amam pour manger, chhhhh pour chien, ayyyyiii pour chat, son doudou c'est "bou" et quand il cherche quelque chose, il dit "bah?" en haussant les épaules.

 

A table, c'est un peu quitte ou double: soit il dévore, sot il grignotte. Les repas ne sont pas toujours de tout repos. Quand il ne veut pas manger, il s'agite et crie pas mal, et on cherche en lui montrant tout ce qu'il y a sur la table jusqu'à trouver ce qu'il veut manger...heureusement parfois il est tout calme aussi.

 

Polochon est un grand bébé allaité. Il n'a jamais pris un biberon. Quand j'ai repris le travail, il a eu un pic de tétées sauvages que je n'avais jamai vécu avec lui ni avec les grands. Il voulait téter à totu bout de champ. Pas forcément très pratique! Mais c'est terminé maintenant, il tête avant de dormir, parfois en se réveillant mais pas toujours, et les jours où je travaille quand on se retrouve le soir.

 

Quand il va dormir, il doit d'abord dire au revoir, avec la main, à tout le monde: papa, frère et soeur, chien, et moi aussi quand je pars de sa chambre.

 

Il nous fait aussi câlins et bisous, spontanés, qui sont tellement mignons et tendres. Il nous fait tous fondre.

 

Le portage est plus rare, c'est surtout pour la balade du soir, ou quand on part en montagne ou en promenade. A la maison, il se balade partout et joue. Fini le dos de maman pendant qu'elle fait à manger! Mais quand il y monte, c'est toujours un bon,heur partagé de profiter d'un gros câlin dans nos merveilles.

 

Polochon n'est pas toujours "facile" non plus. Par exemple, quand il veut partir de quelque part, il vient prendre ma main et tire dessus, si je ne pars toujours pas il se met à crier, fonce vers la sortie, enfin il fait bien comprendre qu'il en a marre!

Il lui arrive aussi de s'énerver quand on ne le comprend pas, ou qu'il ne réussit pas à faire ce qu'il veut. Alors il jette un jouet, fait une tête de malheur trop choupi et vient se réfugier dans mes bras comme si c'était la fin du monde.

 

C'est toujours un petit gabarit: pas encore 10 kg, 75 cm, il ne grossit pas trop et grandit doucement. Il a tellement été malade cet hiver de toutes façons qu'il ne pouvait pas tellement pousser...Le pédiatre n'est pas du tout inquiet de ce côté, d'autant que sa tête par contre est quasiment hors courbe aussi, mais vers le haut! Il semble avoir un tour de tête énorme au niveau des "normes", tout ce qu'il mange doit aller là-dedans!

 

Polochon c'est mon grand bébé rieur, doux et tendre, farceur et coquin, parfois un peu tyran, sensible, un rayon de soleil et une bouille à croquer.

 

 

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:08
Mes petits bonheurs #220

Et nous voici en vacances, enfin! Que cette période a été longue! surtout la fin, car j'ai passé 15 jours en mode déménageur, à faire des cartons 8h par jour au boulot. Epuisant, et physiquement, je n'aurais pas tenu un jour de plus!

Du coup j'ai eu des petits soucis de santé, liés à la fatigue, des complications post-opératoires, chute de tension, saignement, vertiges... Mais maitenant je vais pouvoir me reposer et j'espère que ce sera vite derrière moi.

Cette semaine, on est allé passer une journée dans un parc aquatique. Evidemment je n'ai pas pu me baigner, du coup Polochon et moi on a joué et admiré les grands. Cromignon a descendu des toboggans immenses que je n'aurais peut-être pas faits moi-même!

En allant faire des courses avec son papa, Cromignon a tenu à m'acheter un bouquet de roses. Toujours touchants, ces petits gestes.

On est aussi allés à la plage, vu quelques copains, et avancé la chambre de la Pouillette qu'on refait cet été.

Je suis allée l'inscrire en seconde et j'aime beaucoup la photo d'identité de son dossier. Son lycée est neuf, lumineux et agréable. Il y a es palmiers dans la cour. Ca devrait lui plaire.

J'ai bien sûr porté Polochon, ma dernière écharpe arrivé me plait vraiment beaucoup.

Sinon j'ai vacances là, alors je te laisse avec les photos.

 

 

 

 

 

Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220
Mes petits bonheurs #220

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 06:19
Wish-list #57: voyager.

J'étais au travail, en train de faire des cartons en vue du déménagement de mon CDI, et j'avais mis la radio.

Une chanson qui n'est plus d'hier est passée, tu t'en souviens peut-être: American boy. Sortie en 2008, cette jolie chanson légère et dansante m'a pourtant plongée dans une certaine mélancolie.

 

Elle est sortie en 2008, année de mon mariage, quand on est partis à Vegas à deux, et qu'on a pris la route 66 en 4x4 pour aller à L.A., dans le Grand Canyon et la Vallée de la Mort. On a beaucoup écouté ce morceau alors.

 

J'ai tellement aimé ce voyage. On a encore pas mal voyagé ensuite, mais depuis Cromignon né en 2011, c'est fini ou presque. Quelques séjours à Paris, une fois dans la famille de l'homme au Maroc, un weekend à Barcelone...vraiment rien de bien funky. Certains arrivent à barouder avec des enfants petits, ce n'est pas notre cas. Et notre budget est occupé à d'autres tâches..

 

Et de temps à autres, je me le prends dans la figure, à quel point ça me manque. C'est une vraie passion chez moi. Il y a tant à découvrir, partout, ailleurs!

 

Je voudrais voyager en Europe. Je voudrais aller en Laponie, voir le village du Père Noël, le héros de Cromignon. En Islande, un rêve depuis trèèèès longtemps. Retourner en Sicile, ma terre promise. Mais aussi découvrir la Sardaigne. Retourner à Londres, m'y balader avec ma Pouillette. Visiter l'Ecosse et l'Irlande. Mais aussi Madrid, Malte et les Iles Grecques. Faire le tour d'Italie.

 

Retourner aux USA. Nager dans le Pacifique. Rester à New York longtemps. A San Francisco. Dans les grands parcs. Le Yosemite me fait rêver.

 

Et en Argentine. Et puis en Australie.

Je voudrais marcher, découvrir à pieds, en vélo et à cheval, faire des trecks et des randonnées. Des croisières sur des rivières.

 

Manger des tas de choses que je ne connais pas. Voir comment les gens portent leurs bébés. Où ils dorment. La nature, les déserts, les créations humaines, le froid, le chaud.

Me reposer dans des cartes postales, sur des plages de rêve. Voir les Antilles, Madagascar et la Réunion. La Nouvelle-Zélande, les Seychelles. La Polynésie.

 

Je voudrais aller presque partout. J'ai la chance d'habiter en vacances ici, mais j'ai l'aéroport qui me démange et de furieuses envies d'ailleurs.

 

Et toi, des voyages qui te font envie?

 

 

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Published by PetitDiable - dans Wish List
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:28
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.

Brrr, on a eu froid ici cette semaine! Au début, un peu de fraîcheur et de pluie nous a fait plaisir mais maintenant on aimerait bien être l'été quand même.

Il a même neigé sur le Canigou vendredi. C'est joli et original pour un début juillet.

L'avantage de la fraîcheur c'est que je peux continuer à encartonner mon CDI sans crever de chaud. Des cartons des cartons...j'en rêve la nuit. J'ai mal partout. Déménageur, c'est un métier et clairement ce n'est pas le mien.

Il va y avoir des travaux pendant l'été, du coup tout doit être encartonné. Ca fait 2 semaines qu'on y est, ma collègue et moi, mais à 2 nanas à temps partiel on a vraiment peur de ne pas y arriver.

Et faire des cartons 8h par jour, ça crève.

 

La Pouillette a passé son brevet, on attend les résultats. On a rempli son dossier d'inscription pour le lycée. Elle est à la fois toute contente et un peu émue. Mais le must c'est qu'en seconde, elle pourra garder son portable dans les couloirs et la cour, et même y "faire des snaps". Il en faut peu pour être heureux.

 

Cromignon a eu son bulletin pour l'entrée au CP. Tout est "TB", et qu'est ce que ça fait du bien...quand tu sais ce qu'on a traversé et ce qu'on traverse encore parfois avec lui, voir qu'il est heureux et s'épanouit parfaitement à l'école c'est un immense bonheur et la confirmation qu'on est dans le vrai avec lui, en pratiquant l'éducation repectueuse non-punitive (RIE).

 

L'heure était aux spectacles de fin d'année. 2 pour Cromignon. Le premier a failli être annulé à cause de la pluie. Finalement il a eu lieu, mais dans une salle pas très adaptée. Trop chaud, trop de monde, trop de bruit...les gens comme moi de moins d'1m60 n'ont rien vu. Heureusement, l'homme a pris des photos. Cromignon était déguisé en homme préhistorique. Le second très sympa, dans la grande salle des fêtes de mon petit bled. Bémol: de 19 à 21h. En pleine semaine, pas trop adapté pour les enfants et vraiment pas pour Polochon.

 

Puis 3 spectacles pour la Pouillette, et une grillade du centre équestre. Je disais il y a peu que ce mois de juin aura été cool niveau mèrathon, mais en fait la dernière semaine m'a tuée. C'était chouette hein, mais avec un ptit bout de 19 mois c'est du sport et là, ca faisait un peu beaucoup.

 

Les inscriptions pour les activités l'année prochaine ont également commencé. Cromignon a pu tester l'escalade, il est enthousiaste et il a hâte d'y retourner.

 

En cuisine, j'ai fait un couscous de poisson pour la première fois. Pour l'Aid, dimanche dernier. Avec le thermomix, bien sûr. Verdict: excellent!

 

J'ai une nouvelle écharpe de portage, la Solnce Genesis Zéphyr. 100% lin, elle mérite bien son nom: fraîche et aérienne, elle est parfaite pour les chaleurs de l'été. Je la trouve magnifique.

 

Polochon a commencé à se balader tout nu pour essayer la propreté. Pour le moment, zéro pointé ou presque...il va s'asseoir dessus mais fait pipi un peu partout dans la maison. Ce qui amuse beaucoup son frère! Allez, on y croit!

 

 

 

 

Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
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Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:03
Le choix du siège-auto.

Je l'avoue, quand ma Pouillette et mon Cromignon sont nés, je n'avais pas la moindre idée de ce qu'était le monde des sièges-auto. A ma décharge, il faut dire que c'était encore complètement inconnu pour la grande, et que ça débutait avec le moyen.

 

Je suis tombée dedans avec Polochon.

 

A sa naissance, j'ai opté pour le cosi Pebbles de Bébéconfort. Ce cosi est adaptable sur bon nombre de poussettes, comme la Quinny que nous avons pris (et qui dort au casot depuis...mars 2016! Polochon est un bébé porté, pas besoin de poussette finalement). Il est bien noté aux crash-tests, et est évolutif. Confortable pour un tout petit grâce à son réducteur, aujourd'hui à presque 20 mois Polochon y va encore.

 

Cependant quand le haut de sa tête a commencé à se rapprocher du haut du cosi, signe qu'il allait bientôt être trop petit, j'ai décidé de me mettre en quête du siège-auto qui allait prendre la relève.

 

Pleine d'idées reçues, j'ai demandé des conseils, fureté sur le net, et été regarder les crash-tests et les dossiers sur Sécurange, THE site sur les sièges-auto.

 

Première idée reçue: si c'est vendu, c'est forcément sécuritaire.

 

Faux et archi faux. Je rappelle les exemples de la cigarette, de l'alcool, de certains médicaments et aliments...non tout ce qui est vendu n'est pas bon. Et en ce qui concerne les sièges-auto, le risque est immédiat et mortel. Certains sièges sont si mauvais qu'on peut légitimement se demander s'il ne vaudrait pas mieux que l'enfant soit sans siège! Tu en doutes? Je t'invite à regarder ici ce qu'il en est. Tu trouveras peut-être le siège dans lequel voyage ton bébé, la prunelle de tes yeux, celui  qui compte plus que tout pour toi, parmi les plus mauvais...

 

Je ne vais pas polémiquer maintenant là dessus, mais certains industriels continuent de vendre sans aucun souci des sièges très mauvais aux crash-tests...ça fait réfléchir sur la société dans laquelle on vit, si on avait encore des doutes. "Geld über alles", et surtout über la vie des bébés.

 

Seconde idée reçue: le dos à la route le plus longtemps possible, c'est inconfortable pour bébé, pas pratique vu qu'on ne le voit pas, etc...

 

Faux et archi faux.

Au départ, je cherchais surtout un bon siège face route et je me suis tournée vers un modèle indéboulonnable, le Kiddy. Bien noté aux crash-tests, je pouvais le faire essayer à Polochon vu qu'une amie en a deux dans sa voiture pour ses filles, et son prix est abordable pour moi.

Mais vu que je pense ne pas être trop bouchée, je suis quand même allée voir les recommandations et les avis des sièges RF (dos à la route). Et plus je lisais, plus je me disais que j'étais pleine d'à-prioris.

 

Ca tombe bien parce que sur Sécurange, ils sont habitués aux préjugés et ils ont carrément fait une page exprès pour y répondre. C'est ici: pas assez de place pour les jambes? Risques de jambes cassées? Inconfortable? Trop cher? C'est faux! Bon, pour la partie "cher", en partie faux.

 

Ce qui me bloquait le plus, c'était l'idée que bébé allait être de dos par rapport à moi, que je ne le verrais pas, que s'il avait besoin que je lui donne quelque chose depuis les sièges avant, ce serait compliqué.

Que nenni!

 

Réfléchis: En dos à la route, bébé est finalement plus proche des sièges avant! Donc il faut simplement ajuster le mouvement pour lui refiler un biscuit ou un jouet. C'est évident mais je n'y avais pas pensé! De plus, pour le voir, il existe des miroirs qu'on accroche sur la têtière des sièges arrière: plus de soucis.

C'qu'on peut être con, à penser des trucs sans savoir, sans se renseigner, hein. Des fois, je me navre moi-même.

 

Et sinon, me diras-tu, c'est quoi l'intérêt d'avoir l'enfant dos à la route jusqu'à 2, 3, 4 ans?

 

Eh bien c'est simple: au niveau de la sécurité, les sièges RF (dos à la route) sont 5 fois plus performants que les sièges face à la route, même les meilleurs.

De plus, au moins jusqu'à 2 ans, dans un siège face route même très bon il y a des risques notamment concernant la tête, le dos et la colonne vertébrale. Le dos à la route permet de protéger l'enfant qui ne peut pas encaisser la violence de certains chocs du fait de la lourdeur de sa tête et de la lenteur de ses réflexes par rapport à un adulte. Tout est très bien expliqué chez Sécurange, ici.

 

Dans le cas d'un choc à 50 km/h: les risques de blessures sévères sont de 40% face à la route, 8% dos à la route. C'est parlant, pas vrai?

La pression exercée sur la nuque en face route est de 300 kg face route, de 50 kg dos route.

Voyager en dos route, c'est 70% de risques en moins de traumatisme crânien, par exemple.

 

Lire tout ça m'a convaincue. Evidemment, les risques d'avoir à s'en rendre compte sont minimes heureusement, et tu pourras me dire que toute ta famille a voyagé dans des sièges de supermarché et que personne n'est mort, et que pourtant ton neveu ton cousin ta cousine alouette a eu des accidents mais aucun bobo blabla.

Certes.

 

Cependant en ce qui me concerne, une fois que j'ai l'info, je ne peux plus faire genre "ah moi mes enfants sont tout ce que j'ai de plus cher au monde" en postant des photos de petits chats mignons sur facebook, et les mettre dans un siège tout pourri mal noté aux crash-tests.

Du coup quitte à faire ça bien, j'y suis allée franchement et j'ai opté pour un siège RF.

 

Le casse-tête fut de choisir lequel.

 

Il y en a pas mal, beaucoup ont des résultats aux crash-tests à peu près similaires. J'en voulais un qui s'incline assez pour que Polochon puisse dormir sans que sa tête ne tombe en avant, confortable et bien évolutif pour durer le plus longtemps possible. Je te rappelle que les recommandations sont de laisser l'enfant dos à la route au moins deux ans, et jusqu'à 4 ans dans l'idéal.

 

Il y a sur Facebook un groupe sécurange pour aider si on a des questions, j'ai demandé des avis, et j'ai fini par opter pour le Maxway de Britax-Roemer. Très performant aux crash-tests, il a eu le fameux "Plus Test Suédois" qui fait référence pour les meilleurs sièges, il a aussi un bon rapport qualité-prix.

 

Pour le moment, on a vraiment, mais vraiment galéré pour l'installer, et je ne suis pas sûre de notre installation. Je vais prendre des photos ce weekend pour les poster sur ce groupe et demander si on n'a pas loupé un truc. Ce que je n'avais pas compris, c'est qu'il y a des sangles à attacher aux rails des sièges avant, mais dans mon véhicule pourtant récent, ce n'est pas possible. Du coup il faudrait fixer ces sangles directement aux dossiers des sièges, si on veut mettre le Maxway au milieu ce qui est le plus simple avec la jambe de force. Mais alors on ne pourrait plus bouger les sièges avant, ce qui est impossible pour nous vu qu'on est deux conducteurs de tailles différentes.

 

Concernant le siège en lui-même, rien à redire. Il y a de la place pour longtemps, Polochon y semble bien à l'aise (en tous cas il ne se plaint pas), les bretelles se règlent facilement et l'inclinaison est correcte pour que la tête ne tombe pas quand il dort. J'ai opté pour la couleur violet, ça change un peu et c'est joli.

 

J'attends d'avoir réussi à l'installer correctement pour t'en parler plus en détails, je n'aurais pas eu de soucis s'il y avait eu des anneaux au sol dans ma voiture, ou si on avait pu glisser les sangles sous les rails...un détail que j'aurais aimé avoir compris avant l'achat.

 

Et toi, comment as-tu choisi les sièges auto de tes enfants?

 

 

 

 

 

 

 

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Published by PetitDiable - dans Tests et avis
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:29
Principes VS trois enfants.

Tu connais le dicton: "avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants". Je ne suis pas vraiment d'accord. Je pense plutôt qu'on a des idées préconçues, des préjugés, et qu'on y renonce ou qu'on s'adapte face à la réalité.

 

Avant d'avoir des enfants, j'avais un certain nombre de choses auxquelles j'étais préparées, d'autres non, et plein d'idées sur ce à quoi je m'accrocherais comme une moule à son rocher, coûte que coûte.

 

Et je reconnais que j'ai plutôt réussi, au premier enfant. Un peu moins au second mais tout de même, j'ai bataillé.

 

Mais au troisième....

 

Depuis que Polochon a comblé notre petite famille en la rejoignant, je l'avoue, j'ai pas mal lâché...des trucs que je pensais ne jamais lâcher même mourante!!!

 

1/ Les chaussettes. L'idée de mettre des chaussettes dépareillées ne m'avait même pas effleuré l'esprit avant Polochon. Ahah. C'était sans compter la montagne de chaussettes isolées qu'allait apporter, à la sortie des machines, le fait d'être 5 à la maison. Après avoir tenu le coup quelques semaines, devant l'ampleur de la tâche inhumaine de retrouver chaque soeur jumelle, j'ai laissé tomber. Je porte donc des chaussettes dépareillées, comme l'homme d'ailleurs qui ne voit pas où est le problème, comme la Pouillette qui elle, nous a informé que c'était trop cool parce que c'est à la mode!

 

2/ Les plats tout prêts. Oh blasphème! Moi qui ne jure que par les produits sains, locaux, bios ou raisonnés, la spiruline, le tahin et les graines de chia, j'ai pourtant cédé à la simplicité d'avoir au congélo, voire au frigo, quelques brandades de morues, hachis parmentiers et autres macédoines de légumes industrielles! Les soirs de grande fatigue après une mauvaise nuit et une journée de boulot, ça vous sauve un repas des sempiternelles pâtes au gruyère de dépannage. Une petite salade de tomates en accompagnement et zou. J'ai même pas honte, t'as vu! Eh oui, quoi qu'en disent les donneurs de leçons que je ne salue pas, quand j'ai une petite heure entre 18h et 19h chez moi, je préfère la passer avec mes enfants ou à me reposer qu'en cuisine. (Y en a certains qui devraient aller bosser un peu avant de parler. Et même sans bosser, chacun fait comme il veut. Dédicace: mes enfants mangent des nuggets le samedi!).

 

3/ Prendre soin de soi. Pourtant, tu me connais. Je tente d'entretenir mon moyen de transport principal, mon corps, de manière saine. J'aime le sport, je me maquille, je pratique le nopoo et la cosmétique clean...Enfin surtout avant la naissance de Polochon! Oui, il m'arrive souvent de ne pas mettre de mascara, truc ultime qui n'aurait pas pu arriver il y a 2 ans! Mes ongles n'ont pas vu de vernis depuis bien longtemps, le plus jeune de mes vêtements a 4 ans, ma coiffure la plus élaborée consiste à attacher mes cheveux avec une pince. J'ai mis 1 an à entamer la rééducation de périnée, et je n'ai pas fait de sport depuis plus de 2 ans! Inimaginable pour moi!

 

4/ La vie de couple. Hum hum. Bon, c'est vrai qu'avec un mari qui bosse une partie de la semaine à 200 km et qui croule de boulot la moitié de la nuit le reste du temps, de toutes façons c'était mal barré, 3 enfants ou pas. Cependant alors que je mettais un point d'honneur à préserver malgré tout, autant que possible, des petits moments à deux même très courts, maintenant mon énergie est vraiment dépensée avec les diablotins, le quotidien et mon travail. Ajoute à ça des emplois du temps pas faciles à concilier, pas de relais familiaux pour garder un peu les enfants...non vraiment, si on arrive à aller se coucher en même temps une fois dans la semaine et à se dire bonne nuit, c'est déjà génial. Et pourtant il y a peu j'aurais hurlé que non non non, coûte que coûte, enfants ou non, le couple était la priorité. Nan nan.

 

4/ Le look. Jusqu'à 2 enfants, je tentais de m'habiller, de me coiffer, de varier. Maintenant je mets un bas et un haut, j'ai une culotte propre, ça roule ma poule. Le confort et la rapidité avant tout. Un jean, un tshirt et des birkenstock, il ne faut pas s'attendre à plus. Je n'ai pas: de sous pour acheter des fringues, aller chez le coiffeur; d'énergie pour réfléchir à des tenues sympa.

 

5/ Lire. Honnêtement, la lecture est une grande passion contrariée chez moi depuis longtemps. Enfant, ado, jeune adulte, je dévorais des tonnes de bouquins. Une grande partie de mon argent de poche passait en librairie. Puis j'ai eu mon CAPES et la plupart de mes lectures sont devenues professionnelles. Plus trop de temps pour les lectures perso...et puis j'ai eu des enfants. Et aujourd'hui si j'arrive à lire Closer une fois par mois je suis contente, je t'avoue!

 

6/ L'organisation des sorties. Alors là, gros gros lâcher prise. Je suis du genre à planifier. Surtout nos weekends. J'aime savoir en avance où on va aller, à quelle heure, qui on va voir, etc. Sauf que depuis l'arrivée de Polochon, de ce côté là c'est freestyle complet. On décide à midi si on sort l'après midi et où. On décide le soir à 21h de passer voir tels amis, enfin, s'ils veulent bien de nous de manière impromptue, ou d'inviter telle ou telle personne le lendemain , enfin, s'il est libre...ce qui m'amène au point suivant:

 

7/ la vie sociale. Encore quelque chose qui a une grande importance pour moi: inviter, sortir, voir des copains...tous ensemble, juste moi, enfin avoir une vie sociale quoi. Comme je n'arrive plus à anticiper, forcément c'est compliqué...et à part les invitations longtemps en avance pour des mariages ou évènements du style, on a du mal à voir les copains! du coup c'est un peu à l'arrache, à la dernière minute, ou pas, sachant que 3 enfants = 3 fois plus de possibilités d'en avoir un de malade et de devoir décommander à la dernière minute...

 

8/ Les WC seule. Quoi? Me diras-tu, tu as tenu jusqu'au 3ème enfant! Eh oui, c'était bien ancré en moi, un principe que je pensais maintenir envers et contre tous...Mais ça y est, j'ai lâché prise. Je fais pipi en grande compagnie, même le chien vient avec moi maintenant.

 

Et toi, quels principes as tu abandonnés?

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 15:13
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218

Pif paf on est dimanche! J'aime quand ça passe vite comme ça, ça nous amène aux vacances bientôt!

 

Une semaine sous le signe de la grosse chaleur: Si dans les maisons et à l'extérieur ça reste supportable, grâce au vent, la nuit on dort bien etc...au boulot c'est l'étuve. 33 degrés dans mon CDI à 9h du matin...dur dur surtout qu'on doit tout encartoner en vue de travaux cet été. Je passe donc 8h à faire des cartons de livres par 33 degrés minimum, j'ai mal partout, les jambes lourdes et mes pieds n'en peuvent plus. Toute honte bue, je vais bosser en short et en tongs.

 

L'autre point marquant de la semaine, c'est le figuier qui s'est bien énervé, jusqu'à donner 4kg et même plus par jour. Du coup j'en donne beaucoup et je carbure en cuisine: confitures, gâteaux, glaces...à la figue!

 

Cromignon a participé à un tournois d'échecs avec son club: il était le plus jeune, le moins bien classé aussi et il a perdu ses 3 parties contre des gamins de 13/14 ans. Il était un peu triste, mais il s'est quand même bien battu.

 

On a été boire l'apéro au club d'équitation de la Pouillette, Polochon a été malade avec une grosse poussée de fièvre et le portage a été à l'honneur...tandis que la douche solaire tourne à plein régime au jardin!

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218

On a d'ailleurs eu un pic niveau colères de Cromignon, pourvu que ça passe vite. On reste RIE mais pfiou, il faut prendre sur soi parfois, c'est dur!

 

Les funérailles de la maman de mon amie ont eu lieu, je n'ai pas pu y aller malheureusement, j'aurais vraiment voulu y être pourtant. Mais tout s'est bien passé, elle était très entourée, j'ai envoyé des fleurs et ça a été une belle cérémonie. 

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:17
Récit d'un accouchement à domicile.

Entre conscience et folie, donner la vie chez soi.

Naissance de Pierre, le 2 juin 2017.

Par Hermine.

 

"C’est à chaud que je vais tenter de vous conter cette journée du 2 juin. La veille je trouve bébé bien énervé dans mon ventre : il gigote dans tous les sens, essaie de repousser les limites de ses parois qui ont l’air de lui sembler bien étroites... Et le col a l’air de travailler par la même occasion. Je me sens fatiguée, je n’ai envie de rien, je laisse traîner la vaisselle. Tout est prêt à la maison pour accueillir bébé. J’ai passé toute la grossesse avec un col modifié à imaginer qu’il pourrait arriver au plus vite. Donc dès 37 semaines j’étais prête, et j’attendais... Je suis aujourd’hui à 40sa.

 

A minuit, un écoulement de liquide chaud me réveille. Le bouchon muqueux certainement... Cela présage d’un début de travail prochain, quelques heures, ou quelques jours, je ne m’alarme pas. A 2h première contraction. Présente mais je respire en silence... Puis ça reprend toutes les 5 minutes. Je ne m’affole pas, j’ai déjà eu une petite séance similaire il y a quelques jours. Et puis quand même, c’est régulier et suffisamment fort pour que j’en informe l’homme qui tente de trouver le sommeil à côté. A 4h on décide d’appeler la sage-femme. On avait convenu que l’on appellerai au plus tôt car deuxième accouchement, donc possiblement rapide. Ma grande fille Jeanne (2ans 1⁄2) - qui n’a pas un sommeil toujours fiable ces derniers temps - passe une bonne nuit, c’est génial. Nathalie arrive à 5h, accompagnée de son fils de 4 ans, petit contretemps. Bon. On se réadapte. De toute façon, si c’est rapide, notre amie viendra garder Jeanne et ils resteront à la maison. Nous attendons également une autre amie photographe qui s’est proposée de couvrir l’événement. Ca va faire beaucoup de monde pour cet accouchement !

 

Il est donc 5h, je suis dilatée à 3 mais le col n’est pas effacé. Il y a encore du pré- travail à faire... Nathalie et son fils s’installent pour dormir un peu dans la chambre de bébé. Jeanne se réveille, elle descend jouer avec son père pendant que je reste me reposer un peu plus. Quand je descends déjeuner les contractions sont plus rapprochées, on décide d’appeler Anne-Claire qui va venir pour garder Jeanne. Lorsqu’elle arrive, je me suis allongée, les contractions se sont espacées et sont moins fortes... Je sens que ça peut s’arrêter, j’ai pourtant envie que ça démarre, tout le monde est là pour ça. Et puis tout le monde part : Nathalie amener son fils à l’école et Anne-Claire chez elle avec Jeanne. On se retrouve en amoureux, par un magnifique matin d’été dans une maison volets fermés. J’ai une envie irrésistible de profiter de ce matin là, de profiter de notre environnement montagnard, de profiter d’avoir un petit bébé d’été, de profiter des bienfaits de la marche sur les contractions, de profiter de ce moment en amoureux... Quel bonheur, les pieds dans la rosée, cueillir des fleurs au petit matin, prendre chaque contraction qui vient avec vue sur la montagne, le soleil sur le visage et l’air frais dans les cheveux... Je me rends compte de la chance que j’ai et je suis reconnaissante d’avoir cette possibilité de mettre mon enfant au monde dans mon environnement familier, dans mon foyer.

 

Car 3 cm avec des contractions aux 5 minutes depuis plus de 2h... Cela aurait été le moment de se rendre à la maternité. Pour nous cela signifie que c’est le moment de mettre la petite pancarte sur la porte : « Ne pas déranger, Naissance en cours ». Mais voilà, lorsque nous rentrons et que je me repose un peu, les contractions se sont de nouveau espacées. Lorsque Nathalie revient, nous décidons de repartir en balade tous les trois. Un petit chemin qui descend jusqu’au Replat, le petit village d’à côté. Je n’ai pas été aussi loin de toute la grossesse ! C’est très agréable, nous faisons du tourisme, de la botanique, nous parlons portage, je m’arrête régulièrement pour prendre chaque contraction suspendue au cou de Renaud pendant que Nathalie me masse le bas du dos. On a trouvé notre petit rythme. J’ai pleinement conscience de ma chance, pouvoir marcher en montagne pendant le pré-travail alors que j’arpentais les couloirs ternes de la maternité pour ma première.

 

Il est déjà midi lorsque nous rentrons ; j’ai besoin de me poser quelques minutes sur le matelas avant de reprendre des positions de suspension que nous avons imaginé. Mais là, de les voir tous les deux vaquer à leurs occupations, de voir l’heure tourner, je suis prise d’une vague de culpabilité... C’est long, je leur fais perdre leur temps... Je ne pensais pas que ce serait si long... J’ai peur que cela dure encore toute la journée ou plus... J’ai peur. Je le dis. Je me rends bien compte que je suis encore tout à fait présente et consciente entre les contractions, que je peux tenir une conversation normale. Je ne suis pas dans cette folie du travail, cette bulle d’hormones... C’est que ce n’est pas encore le vrai travail, je m’en rends compte et j’ai peur. Une larme coule. Je ne suis pas de nature à refouler mes émotions. Je suis plutôt quelqu’un qui les accueille et les extériorise. Alors je laisse aller. S’il y a bien un moment dans la vie où l’on doit lâcher les blocages, c’est au moment de donner la vie, se purifier des impuretés, renaître avec son enfant. Alors je pleure, je ne sais même plus pourquoi. D’abord quelques larmes, puis de gros sanglots incontrôlables. Du fond des tripes je vide mon sac, soutenue par les épaules de mon amoureux, simplement présent. Je sens le sourire de Nathalie, confiante, heureuse de me voir lâcher prise. Mais moi je ne sais plus pourquoi je pleure ; je raconte tout ce qui me passe par la tête, par le cœur, une douce folie s’empare de moi. « Mais après je serai plus enceinte » « C’est moi sa maman. Je l’avais à moi dans mon ventre, on était tous les deux mais après il faudra que je le partage alors ? Alors il faut vraiment que je le... mette au monde ? ». Je pense à ma fille, elle me manque, j’ai très envie de la serrer dans mes bras. Je réclame sa couverture doudou. Et pendant tout ce temps... Aucune contraction... Mon corps m’a laissé ce temps dont j’avais besoin pour évacuer un trop plein, décider mon esprit à laisser cet enfant, à vivre ce moment entre deux mondes...

 

Dès que les sanglots s’estompent, une contraction arrive, plus forte, plus longue. Et les suivantes aussi. A chaque montée de la vague, je m’agrippe à ce que je peux :

l’accoudoir du canapé, le bras fort du chéri. A genoux devant le canapé, je m’enfouie dans la pile coussins et d’oreillers devant moi, je plonge dans la sensation, ma voix accompagne la douleur: «Ohhhhhhhh Ahhhhhhhhh». C’est grave, ça vient du ventre. Je bouge le bassin. J’entends la voix de mon ange derrière, mon guide, « Visualise ton col, son ouverture ». Alors j’obéis. Je lutte. Je dirige la douleur vers le bas. Je m’efforce de m’ouvrir en me disant que ça ne pourra être que plus rapide. Mais je pars. A chaque contraction je pars loin dans la sensation, je suis un peu submergée par cette force, je n’ai pas le temps de me concentrer, de visualiser la vague qui m’aiderait à avoir moins mal. Je me prends la douleur en pleine face. A chaque pause je suis de nouveau là. Présente, consciente, « Fuck c’est puissant ! ». Je bois mon énième verre de diabolo grenadine. Je leur dis qu’il faut qu’ils mangent car il est midi passé. Et la contraction revient. Et puis il y en a une plus forte, plus longue, surprenante, que je n’ai pas le temps d’accepter, je hurle. Mais dans le fond de ma douleur je réalise « ok on passe une étape là, accepte. ». Et je lâche mes sons « Ohhhhhh Ahhhhhh », graves, qui viennent du ventre. Entre deux je reviens à cet était normal, je demande « Didonc c’est fort là tu crois que c’est le vrai travail ça y est ? ». Elle m’examine je suis à 7, le col est effacé, elle est fière et contente (je vous passe l’épisode de la contraction prise sur le dos... Insurmontable...). Je n’ai plus trop la notion du temps mais il me semble que ça ne fait pas si longtemps que nous sommes rentrés de la balade. Je crois entendre Renaud qui prépare la piscine entre deux contractions, j’entends le coulis de l’eau, ça m’apaise instantanément. Je lui demande de le laisser mais c’est difficile à réaliser, dommage. Je me dis qu’à un prochain accouchement il faudra que je prenne un CD de bruit d’eau à Nature et Découvertes... Et je me fais rire de penser ça dans un moment pareil...

 

Depuis que l’on prépare l’accouchement à la maison, je me suis toujours demandé comment j’allais bien pouvoir m’habiller, que j’aurais un minimum de pudeur et d’organisation. Quand je voyais ces images d’AAD avec ces femmes nues je me demandais bien comment elles avaient pu en arriver là. Et bien laissez moi vous expliquer. Après que Nathalie m’ait examiné, une contraction est arrivée, je n’ai absolument pas eu le temps de remettre mon slip, je me mets tout de suite à genoux, dans mes coussins, pour l’accueillir. Mais c’est pas grave je suis bien, je sens que ça libère mon bassin, en tout cas dans ma tête. Ca me rend courageusement vulnérable, libre, sauvage. Et puis d’un coup j’ai chaud. Très chaud. Enlevez moi ce T-Shirt et ce soutien gorge qui m’oppressent. Ahhhh l’air sur ma peau, la fraîcheur des tissus... Je ne veux rien d’autre, revenir à l’essentiel, à la nature. Entre deux je confirme avec Nathalie que je suis bien en travail actif et je demande la permission d’aller dans l’eau si la piscine est prête. Comment peut on être si polie dans un moment pareil... Je me dépêche avant la suivante, j’immerge le bas de mon corps juste au moment où elle arrive et ahhhhh quel soulagement immédiat. Le contact de l’eau, la douce chaleur apaisante. Les contractions sont extrêmes. Pendant une je bats des bras, je ne trouve plus mon soutien mon support je hurle « Renaud !!! Renaud !!! ».

 

Le pauvre court partout, je crois me rendre compte qu’il était en train de faire chauffer de l’eau pour remplir la piscine. Mais j’ai trop besoin de lui, de ses mains, de ses bras qui me soutiennent avec force à chaque vague comme ils l’ont fait depuis le début. Je me rends compte que je ne suis pas capable d’avancer sans cela... Et nous cheminons ensemble.

 

D’un coup il se passe quelque chose d’immense, de puissant, de plus fort que moi, je ne comprends pas, je suis entièrement envahie, submergée, perdue, minuscule face à l’étendue de la sensation. Je hurle, aussi fort que je ne l’ai jamais fait auparavant je crois, je hurle du fonds de mes entrailles, le cri de la terre, le cri de la vie ; celui que l’on ne retient pas, qui nous envahit, qui dure, qui se transforme, que l’on ne comprends pas, qui nous connecte à la puissance de la vie elle même. Je me sens crispée, je lutte, c’est trop tôt, je ne suis pas prête. « Non non !!! C’est quoi ça???». J’entends la petite voix «C’est ton bébé qui descend Hermine c’est super ! ». Dès que ça se calme un peu j’analyse, j’essaie de comprendre, je récite mes bouquins. « Mais t’as dit que j’étais à 7 c’est trop tôt c’est pas possible ! Je suis pas prête ! Ahhhh ça pousse ! Non ! Mon périnée ! ». Je navigue entre deux mondes opposés : l’analyse et l’abandon. Je n’arrive pas à faire le choix entier de me laisser aller. Et j’entends mon guide, mon ange « Il faut que tu détende Hermine, laisse aller, détend toi, c’est ton bébé qui descend, il est juste là, bientôt tu sentiras son poids sur ton ventre. ». Alors j’essaie... Mais c’est dur... Je me crispe, j’ai besoin d’une pause, je serre les jambes ! Tout va tellement vite. Après avoir imaginé toute la grossesse un accouchement rapide, j’ai depuis le matin intégré l’idée que cela pourrait finalement être long... Je suis donc extrêmement surprise et peu préparée à le laisser arriver. Il est pourtant là, à quelques centimètres d’être dans mes bras. Alors je déclique. De toute façon il arrive Hermine, autant que ça se passe avec toi et pas contre toi. Ok accepte. Alors je me tourne dans l’eau, je me mets sur le dos. « Ok comment on fait, comme ça c’est bon ? ». Et ça pousse. C’est dingue, c’est immense. « Regarde Hermine, sens le ». Je mets la main, je commence à sentir des petits cheveux. Comme pour mon premier accouchement, je m’attends à ce que la tête remonte puis redescende par à-coups. Mais non. Pas d’à-coups. C’est tout tout de suite tout le temps. Je fais de la place à cette petite tête qui arrive, j’écarte les tissus en douceur pour laisser passer ce grand bonheur... Je ferme les yeux très fort dans l’immensité. Je ne vois rien. Je sens tout. Et puis un petit truc qui pique. C’est son nez, ça glisse dehors, la tête est là ! Encore un petit effort... J’attrape ce que je peux, je sens un petit bras tout flasque sortir de moi j’ouvre les yeux et là dans l’eau un petit bébé !!! Je crie ! De surprise, de joie, de soulagement, je ne sais plus ! « Y a un bébé ! Y a un bébé ! » ; tout cela en l’attrapant, tout gluant, plein de vernix, pour le déposer sur mon ventre... Je ne m’en rends pas compte sur le moment. Mais lorsque j’écris ces lignes j’en pleure...

 

Quelle chance inouïe d’avoir vécu ça. Quel bonheur. Quelle expérience tu m’as offerts là mon guide, mon ange. Ta présence si discrète, assurée et rassurante, pleine de confiance en moi, en la vie, pleine de juste retenue, pleine de justes encouragements. Je ne te remercierai jamais assez je crois, de m’avoir permis de mettre au monde mon enfant moi même... Et je découvre ce petit visage tout fripé alors qu’ils mettent des serviettes chaudes sur son petit dos. Il est beau. Il garde fermés ses petits yeux, la rencontre se fera plus tard. Il pleure. Je lui parle. « Oui ça a été dur mon bébé, ça a été rapide, violent, intense, tu en as fait du chemin pour venir jusqu’à nous, je suis fière de toi. ». Au bout de quelques minutes je réalise que l’on ne connaît toujours pas le sexe. On découvre alors les petites testicules gonflées en soulevant la couverture. Un petit gars. Ce sera Pierre. On est si heureux. Le choix du roi. Il est 14h. Deux heures à peine après être rentrés de la balade... Deux heures d’intense émotion crescendo, de perte, de panique, de concentration, de conscience, de folie.

 

Au bout d’une dizaine de minutes de flottement, le placenta n’est toujours pas là. Nathalie me propose de sortir de l’eau, ce que je fais tant bien que mal, mon fils dans les bras, toujours accroché à l’intérieur de moi. Une fois allongée, les contractions reprennent mais toujours rien... J’essaie de pousser mais toujours rien... Le temps passe, on commence à s’inquiéter. J’entrevois le transfert à l’hôpital... Mon dieu que ce serait dommage... Non pas maintenant, pas après tout ça, on est si bien chez nous. Le cordon a finalement cessé de battre, on le coupe pour me permettre de gagner en mobilité. Petit Pierre reste dans les bras de son papa. Je marche, rien n’y fait, accroupie, rien... Allez, encore un petit effort. Nathalie me guide, m’encourage, millimètre par millimètre. Encourageante mais vigilante, elle a le geste sûr. Je suis inquiète mais je n’ai pas peur. Je sais que je suis entre de bonnes mains. Les contractions sont très douloureuses, il a l’air loin ce jumeau, ce deuil de la grossesse à faire... Courage, laisse aller. Je suis exténuée par la douleur, je veux juste que ça cesse, que l’on me laisse tranquille. J’ai besoin de revoir mon bébé. De nouveau dans mes bras je le regarde, je m’apaise, il est si beau... Ah du mouvement, il paraît que ça vient. Encore un petit effort, je pousse, consciemment, sereinement, je maîtrise, de cette maîtrise qui m’a totalement échappée lors de l’accouchement. Maintenant l’effort est complet. Je suis fière. Millimètre par millimètre il arrive. Et c’est enfin la délivrance...

 

C’est à ce moment là qu’est à son paroxysme le pied d’accoucher chez soi : après avoir mis un peu d’ordre et quelques vêtements, nous nous servons une coupe de champagne ! Quel bonheur ! Mon petit bébé tout neuf chez moi, je trinque à son anniversaire avec mon homme et ma sage-femme, mes compagnons de route avec qui nous avons fait un travail d’équipe remarquable. Les petites bulles fraîches sont exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là, une fête, une récompense, le plaisir du travail accompli.

 

Il est 18h lorsque Nathalie nous laisse. Renaud remet tout en ordre, on ouvre un peu les volets. Un peu plus tard nos amis arrivent, Jeanne va rencontrer son petit frère !

 

Elle est la première à ouvrir la porte, elle a un sourire rayonnant sur le visage (comme à chaque fois qu’elle passe du temps avec eux). Je suis allongée sur le matelas encore au sol, Pierre dans les bras. Elle s’approche timidement mais assurément. Je la prends dans les bras et lui présente son petit frère. Elle semble émue et très rapidement souhaite le prendre dans ses bras, lui faire des caresses, des bisous. Ca ne s’est pas encore arrêté depuis. Nous passons la soirée à partager un bon repas par une belle soirée d’été, chez nous, entourés de nos amis chers à notre cœur, tout cela quelques heures seulement après la naissance de notre enfant... Je m’arrête un instant pour réaliser et savourer ma chance. Tout est parfait. J’en suis follement consciente. Merci la vie.

 

 

EPILOGUE :
Deux jours après cet événement, je récupère plutôt bien. Je suis heureuse d’être déjà chez moi, c’est confortable, c’est facile, c’est agréable. Pierre est un bébé très calme qui pleure peu, tète bien, dort beaucoup. Jeanne est très fière de son petit frère mais ne maîtrise pas toujours ses gestes du haut de ses deux ans et demi. Il va falloir aller le déclarer en mairie, première naissance sur la commune depuis 1948. Merci à tous ceux qui ont rendu cela possible. "

 

 

Parce que c'est magnifique, j'ai eu très envie diffuser ce texte et cette histoire. Parce que 90% des accouchements dans le monde se passent à domicile, mais qu'en France c'est une pratique jugée marginale, dangereuse, alors qu'ailleurs elle est juste normale et que c'est nous ici, qui passons pour des fous dangereux avec nos hôpitaux, nos médecins et nos piqures.

Et aussi un petit peu parce que je ne saurais jamais ce que c'est.

​​​​​​​Merci Hermine pour ce partage!

 

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